#104 – Apprendre à désirer


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet et dans ce 104ème épisode nous allons parler du fait d’apprendre à désirer, d’une manière a réellement créer ce que l’on désire.

Nous sommes nombreux à désirer beaucoup de choses et à ne pas les obtenir dans notre vie, et à se dire : « non mais pourtant je le veux vraiment, mais pourtant je ne parviens pas à l’obtenir ». Avant que l’on commence, j’aimerais que l’on se mette d’accord sur quelque chose : le désir est complètement nécessaire pour créer ce que l’on veut dans notre vie. On ne peut pas créer des choses sans en avoir envie. ça ne peut pas seulement nous tomber comme ça en un claquement de doigt, ou alors ce n’est pas nous qui l’avons créer, ce sont d’autres personnes qui l’ont créés et qui vient elles-mêmes un désir. Toute création de quoi que ce soit dans notre vie par d’un désir. Vous vous souvenez peut-être, dans les tous premiers épisodes du podcast, nous avons parlé du fait que tout partait d’une pensée, et qu’on crée tout ce que l’on voulait dans notre vie à partir de nos pensées. Je vous avais donné l’exemple qu’autour de moi il y avait une lampe ou une chaise, je ne me souviens plus très bien, il y avait forcément eu quelqu’un à un moment donné qui avait eu des pensées à propos de l’existence future de cette chaise et que c’est comme ça que la personne qui y avait pensé l’avait créé. Si il n’y avait pas pensé à un moment donné, s’il n’avait pas eu ce désir de créer cette chaise justement, eh bien il ne l’aurait jamais créé. Parmi les émotions apportées par les pensées qu’a eu cette personne à propos de cette chaise qu’il allait faire, il y avait le désir. Le désir fait partie de ces émotions là dont on a absolument besoin. Je commence ce podcast là dessus parce que c’est quelque chose qui revient assez souvent autour de moi, soit avec mes coachés ou avec mes amis par exemple, il y a cette impression que désirer c’est mal, comme si ce n’était pas socialement correct de désirer. Je veux vous montrer que cela est nécessaire de désirer et qu’à un moment donné si vous voulez créer intentionnellement quelque chose, il va falloir un désir pour lui. Exemple simple : Si vous voulez devenir infirmier, il faut qu’à un moment donné vous ayez cette carrière là, si vous n’avez pas le désir de faire cette carrière là, vous n’allez pas vous inscrire en cours, vous n’allez pas aller aux examens et vous n’allez pas obtenir le diplôme et par extension vous n’exercerez pas ce métier. C’est qu’il y bien eu un moment donné, un désir de faire cette chose là. Cela ne nous ait pas tombé dessus, l’inscription à l’examen ou à l’école ne tombe pas du ciel sans qu’il y ait un désir au départ de notre part.

Ce que j’aimerais parler dans ce podcast c’est que lorsque je parle de désir, et du fait de désirer d’une manière qui soit efficace, je veux vous montrer que la plupart du temps, lorsque l’on désire, on le fait de manière totalement inefficace. C’est à dire que nous allons avoir des pensées qui ne créent pas vraiment le résultat qu’on veut, cela crée du désir, le désir peut être une émotion créatrice comme je viens de vous le montrer, ce que j’appelle les émotions créatrices ce sont toutes les émotions qui vont nous permettre de créer le résultat que l’on veut dans notre vie, mettre en place des actions qui vont nous donner les résultats que l’on veut dans notre vie : le désir, la détermination, la motivation, la confiance, la certitude…. Ces émotions vont créer des choses dans notre vie, des choses que l’on veut avoir. J’ai consacré tout un épisode sur les émotions créatrices, c’était l’épisode #80 si vous ne l’avez pas écouté. Les pensées que l’on a souvent lorsque l’on désire ou que l’on exprime que l’on a envie de quelque chose, cela va être des pensées du type : « Esther, j’ai tellement envie de perdre du poids, je voudrais tellement que ça arrive, j’ai tellement envie, ce serait tellement génial si… », ce sont donc des pensées de désir, mais ce sont des pensées qui ne créent pas seulement du désir. Dans la formulation : « Ce serait tellement génial que je gagne ma vie grâce à mon entreprise parce que cela me permettrait de gérer mon emploi du temps que je le veux et donc d’aller chercher mes enfants à l’école ». Lorsque que je dis cela : « ce serait génial si… », je ne crée pas que du désir, je crée aussi du doute, de la peur, de l’incertitude, je crée d’autres émotions qui elles ne sont pas créatrices. Quand je doute, quand j’ai peur, je ne vais pas mettre en place des actions qui vont me permettre d’avoir le résultat en question. Quand je doute, ce n’est pas le moment où je vais me lancer dans le site Internet qu’il faudrait que je fasse pour pouvoir mettre en place mon activité en ligne et obtenir des clients dans ma nouvelle société. Au moment où je doute, c’est là que je vais rester dans l’inaction, je vais peut-être même procrastiner, aller me faire une tartine de Nutella, rester sur Netflix ou YouTube (par exemple). C’est le moment où je vais tamponner mes émotions et surtout ne pas être dans la création de mon résultat. Toutes ces pensées qui semblent constructives en apparence, quand on vient me voir et que l’on me dit : « Ok, j’ai super envie de faire ça, ce serait tellement génial si… », on pense que c’est créateur mais en faite ça ne l’est pas, ça ne provient pas d’une intention qui est claire et juste, derrière cela se cache tout un lot de doutes, d’incertitudes et toutes ces émotions là. Notre travail va consister d’aller lever tout ces doutes et toutes ces incertitudes.

Comment je sais qu’il y a du doute derrière cette phrase ?

C’est parce que si c’était juste du désir accompagné d’émotions créatrices, et non du désir accompagné de doutes, de peurs, d’incertitudes etc… Parce que la phrase ne serait pas au conditionnel s’il n’y avait pas de doute. La phrase ressemblerait à : « Je veux perdre du poids/ Je suis dans une démarche de perte de poids », formulé de manière très affirmative qui crée non seulement du désir mais aussi de la certitude, de la confiance, de la détermination, toutes ces émotions là dont je vais avoir besoin pour mener à bien ce projet, effectivement il va falloir que j’agisse sur ce désir et que je mette des actions en place qui vont potentiellement me faire sortir de ma zone de confort, me créer un inconfort, au moment où je vais sortir de ma zone de confort et être confronté-e à de potentielles émotions désagréables, mes pensées qui sont à l’origine de la création de ce nouveau résultat soient vraiment des pensées qui génèrent des émotions créatrices. Cela va être important pour nous de se poser la question : « Où j’en suis lorsque je désire, comment je me sens lorsque je désire, est-ce que je désire juste pour le désir ».

Socialement, on ne nous a pas appris à désirer juste pour le plaisir de désirer. On a appris à s’autoriser à désirer, uniquement si on manque, uniquement si on est dans la nécessité, dans le besoin et pas juste parce que l’on désire quelque chose de nouveau, et c’est quelque chose qui se retrouve tellement dans les personnes que j’accompagne, on a cet héritage culturel qui est celui de la culture judéo-chrétienne qui était de se contenter de peu, qui nous empêche de créer plus, de créer plus de valeur pour nous mais aussi plus de valeur pour le monde de manière générale. On va avoir tendance à dire, dans un simple contexte de perte de poids, que c’est OK de désirer perdre du poids si l’on est en obésité, parce que c’est une nécessité pour notre santé de perdre du poids, pour ne pas avoir de problèmes cardio-vasculaires, pour ne pas développer de diabète, il sera socialement correct dans ce contexte de désirer perdre du poids. Par contre, désirer perdre du poids et devenir plus tonique quand on a un poids qui est déjà dans la norme et que l’on est déjà en bonne santé, on va bien se confronter à des remarques comme : « mais tu es sure de vouloir perdre du poids ? Est-ce que cela est vraiment nécessaire ? Tu n’en as pas besoin », et si vous venez d’un point de départ où vous avez déjà perdu du poids avant et que vous étiez en obésité avant cela, on entend des choses comme : « tu devrais déjà te contenter de ce que tu as, c’est déjà bien tout ce que tu as perdu », ce qui fait que l’on ne s’autorise pas à juste désirer d’aller plus loin.

On nous apprend à désirer ce dont on manque, et ce dont on a besoin, ce qui fait que l’on a appris à désirer avec une émotion de manque, de peur, de peur de ne pas avoir assez. Lorsque l’on commence à créer ces nouveaux résultats, on se retrouve face à beaucoup de résistance parce que l’on bloque. C’est quelque chose que l’on constate beaucoup dans le cadre de la création d’entreprise c’est cette difficulté que l’on a à créer davantage de valeur dans notre entreprise à partir du moment où l’on gagne suffisamment pour vivre.  Il y a des blocages supplémentaires à lever pour s’autoriser à gagner plus d’argent que ce dont on a besoin pour vivre, parce que socialement nous n’avons pas instinctivement appris à le faire. Il y a un exercice qu’aime bien donner Brooke Castillo sur cette thématique là que je trouve vraiment très intelligent, que je vous encourage à faire aussi, qui est de faire une liste de toutes les choses que l’on désire mais qu’on a déjà. Si je vous demande tout ce que vous désirez dans votre vie, vous allez surement dire des choses que vous n’avez pas encore, et que vous aimeriez bien avoir et qui sont au conditionnel, alors que si je vous dis : « Quels sont les choses que vous désirez vraiment mais que vous avez ? », vous allez voir que vous avez pleins de choses à mettre sur cette liste. Déjà c’est beau de s’apercevoir que l’on vit dans l’abondance, il y a pleins de choses que l’on veut vraiment et que l’on a, cela peut être la situation socio-professionnelle dans laquelle vous êtes actuellement, la maison dans laquelle on se trouve, l’ordinateur que l’on a devant nous et que l’on a vraiment désiré, le sac à dos que l’on a… La façon de procéder pour mener à bien cet exercice c’est de se demander : « si il y a quelque chose que je voudrais recréer que j’ai déjà, qu’est-ce que j’ai toujours envie d’avoir et que je désirerais toujours ? ». Cela peut être vos diplômes, votre situation amoureuse, vos enfants, votre maison, des objets autour de vous etc… C’est vraiment intéressant de se poser cette question là, parce que vous allez voir que vous faites cette liste et que vous vous proposez toutes les pensées qui vont avec, vous allez voir qui a juste un désir accompagné de rien d’autre, il n’y a pas de doute, de peur de manquer, c’est juste un désir qui est pur. Et c’est vraiment intéressant de vivre cette émotion là, de se rendre compte de désirer quelque chose juste pour la chose en question et non pour combler un manque, pas par peur de quelque chose d’autre.

Ce qui nous permet aussi d’expérimenter cette émotion de juste désirer, de pouvoir se créer d’autres pensées qui vont nous permettre de nous autoriser à désirer juste pour le plaisir de désirer. Ce que je vous encourage à faire c’est de vous dire que si vous voulez apprendre à désirer d’une manière qui est efficace, il va falloir que je me dise : « qu’est-ce que je souhaite obtenir dans ma vie, que je décide de l’obtenir et de le désirer, d’aller le chercher juste pour la chose en question ». J’ai le droit de décider de désirer des choses dont j’ai besoin, de gagner plus d’argent dans l’entreprise que je viens de créer parce que je vais en avoir besoin pour vivre, mais de distinguer ce besoin d’argent pour vivre du désir que j’ai, celui qui dit que j’ai juste envie d’avoir une entreprise rentable et qui crée de la valeur, parce que ça m’excite, parce que je trouve cela génial et que ça me parle. Il faut s’assurer que ce que l’on désire nous plait vraiment en soit, et que nous sommes toujours ok avec le fait de désirer cette chose là. Est-ce que cela me parle d’avoir une société qui gagne de l’argent, est-ce que cela me parle d’avoir un corps mince, est-ce que cela me parle d’avoir une jolie maison, d’avoir tel ou tel diplôme ? Juste pour la chose en question et non pour combler un manque. Et s’assurer que l’on crée des pensées à partir de cet état d’esprit. Vous allez peut être vous apercevoir qu’il y a des choses que vous n’avez pas envie de désirer.

Demandez-vous lorsque vous désirez quelque chose, est-ce que vous êtes ok avec la raison qui vous pousse à désirer cette chose en particulier ?

Et est-ce que cette raison est suffisante pour vous pour créer en plus de ce désir, de la détermination, de l’enthousiasme et toutes les autres émotions créatrices dont j’ai besoin pour mener ce projet à bien et mettre toutes les actions en place les unes après les autres. C’est quelque chose auquel on se heurte beaucoup en coaching dans la perte de poids et aussi dans le business d’ailleurs, c’est ce moment où l’on va se demander : « est-ce que j’ai vraiment envie de perdre du poids ? », parce que je fantasme peut être le fait de perdre du poids, et en même temps j’avais des doutes, parce que je me disais qu’il allait falloir mettre des actions en place qui vont être difficiles, et j’avais des doutes par rapport au fait d’avoir envie de faire cette chose là parce que je me disais : « si je suis mince, eh bien je n’ai plus ce problème dans ma vie », on se rend compte que si on règle ce problème là, on a réglé notre problème de vie, ce qui est un peu embêtant parce que c’était mon but dans la vie, ce qui fait que je n’ai plus d’autres objectifs, donc qui je vais être si je suis plus mince ?  Je ne connais que cette version de moi-même, cette nouvelle version de moi-même que je vais devenir, je ne suis pas certaine qu’elle me sera familière. Il y a toujours un moment dans le coaching où je demande : « Est-ce que tu es ok avec le fait de maigrir ? Est-ce qu’on est bien d’accord qu’on est bien dans un coaching de perte de poids, est-ce que c’est toujours quelque chose que tu veux faire ? Et est-ce que tu es ok avec la raison qui te pousse à ça ? ». Peut-être que la raison de désirer perdre du poids c’est parce que l’on se sent socialement poussé à devenir mince, est-ce que t’es ok avec cette raison là ?, il y a des chances pour que tu me dises non, je n’en sais rien en faite.

Je pense que la seule et unique bonne raison pour désirer quelque chose c’est se sentir alignée avec cette chose là.

Je suis certaine qu’il y a d’autres personnes qui ont de nombreuses autres raisons à cela, qui le font pour des choses que je ne valoriserais pas mais dans mon cas, la seule et unique raison de désirer quelque chose c’est juste de se dire que je me sens alignée avec cette chose là, j’ai envie d’être plus mince un point c’est tout, je me sentirais plus moi en étant plus mince et j’ai juste envie de ça, ou j’ai juste envie de gagner plus d’argent parce que j’ai envie d’avoir plus d’argent pour pouvoir faire plus de projets, et parce que cela me ressemble davantage, cela me permettra d’être plus aligné-e avec moi-même, ou j’ai envie d’avoir une grande maison, parce que j’ai envie d’avoir un jardin, parce parce que j’en ai besoin, juste parce que ça me parle, ça me ressemble de pouvoir faire mon yoga dans le jardin et c’est tout. Juste de s’autoriser à désirer de cette manière là et ne pas attendre d’a voir besoin pour pouvoir s’autoriser à désirer.

C’est tout pour aujourd’hui, je m’arrête là pour cet épisode, je vous embrasse, je vous souhaite un excellent week-end et je vous dis à vendredi prochain !


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