#114 – Témoignage d’une coachée


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet, coach en émotion certifiée, et dans ce 114ème épisode, ça passe tellement, vite, nous avons une invitée, c’est un épisode un peu particulier puisqu’il va s’agir d’un témoignage de la part d’Emilie qui est l’une de mes anciennes clientes, qui a terminé le programme aux alentours de janvier ou février 2020, et qui vous partage aujourd’hui son expérience, je voulais aussi profiter de cet épisode pour prendre un peu de temps pour vous présenter le programme (le programme tel que décrit ici a connu de légères modifications, il décrit le programme tel qu’il était au moment de l’enregistrement de cet épisode en janvier 2020), je vais pouvoir également pouvoir répondre à vos questions sur qui je coach, sur quelles thématiques etc… Et cela nous permettra d’en discuter, je ne prends pas forcément le temps de le faire parce que dans ce podcast on parle de beaucoup de thématiques, l’objectif est de vous donner tout ce qu’il vous faut pour être indépendant émotionnellement, pour vous auto-coacher, vous donner tous les outils, toutes les idées clés etc… Si vous voulez le pratiquer avec nous, c’est quelque chose que l’on propose au sein de La Communauté, qui est un abonnement qui coûte 34 euros par mois et où on va vraiment aller apprendre à utiliser tous ces outils, et c’est vous qui faites tout ce travail de coaching par vous même. C’est un accompagnement très généraliste où l’on va traiter tous les aspects de votre vie où vous avez besoin d’indépendance émotionnelle, cela peut être la vie personnelle, professionnelle, le relationnel… Il y a deux types de profils des personnes que j’accompagne en coaching : soit les personnes qui sont là dans une démarche de perte de  poids, dans une démarche d’apaisement avec la relation avec la nourriture, dans une démarche de vouloir arrêter de tamponner avec la nourriture, arrêter d’utiliser la nourriture comme un moyen de se fuir et il y a les personnes qui sont en création d’entreprise ou qui ont déjà une entreprise et qui cherchent à la développer, et là aussi c’est un travail sur les émotions, sur le fait de ne pas manger au lieu de faire le travail que l’on a à faire et ne pas être en train de procrastiner, il y a toutes sortes de tampons émotionnels, et voilà trouver quels sont les blocages, en général il y a des blocages sur l’argent, sur la légitimité, la peur de l’échec, la peur de la réussite… Je voulais prendre un peu de temps pour vous expliquer tout ça, vous expliquer par quoi Emilie est passée, comme ça vous comprendrez mieux son expérience. 

Pour ce qui est de la perte de poids et de la relation à la nourriture, nous avons un programme, qui est notre programme principal, c’est avec ce type de profil que l’on travail en premier, et après je travaille avec quelques clients particuliers sur l’entreprise, mais la majorité des personnes avec qui nous travaillons au sein de Se Sentir Bien ce sont des personnes qui souhaitent travailler sur leur rapport avec la nourriture. C’est un programme haut de gamme (une partie des informations citées dans ce podcast sont obsolètes au moment de l’écriture de la retranscription, veuillez vous référez au site internet Se Sentir Bien pour avoir les informations à jour concernant la nature et la durée du programme en perte de poids). Vous rentrez dans le programme où vous avez à la fois un programme de groupe et un programme individuel tout en un parce que j’ai remarqué avec l’expérience que c’était en groupe que nous obtenions les meilleurs résultats. Dans ce programmes nous parlons notamment de croyances limitantes, le but du jeu si vous voulez c’est de vous libérer de la nourriture, de ne plus y penser, que vous laissiez de côté cette identité de “grosse”, cette identité de “oui mais je suis une bonne vivante”, “oui mais si je suis au régime qu’est-ce que les autres vont penser ?”, “si je ne fais pas attention qu’est-ce que les autres vont penser ?”… Toutes ces croyances bien ancrées sur le fait que ce n’est pas possible pour vous de perdre du poids, pour vous c’est trop compliqué, vous avez un passif, ce que j’appelle “l’identité de grosse”, qui sont toutes ces croyances limitantes qui font que l’on s’est auto-persuadé qu’on ne peut pas maigrir et que ce n’est pas possible qu’on le fasse durablement. Nous allons vraiment aller chercher ces croyances limitantes et les soulever, il y a beaucoup de ces croyances limitantes qui sont inconscientes, on ne se rend pas forcément compte que l’on a ces croyances là, peut-être que pour vous, vous avez écouté les podcast sur le sujet et vous vous êtes dit : “waouh, mais en faite c’est exactement ce que je vis, mais je n’en avais pas conscience parce que je n’avais pas mis de mots dessus”, pourtant vous vous êtes bien reconnus dans ce que je disais dans le podcast, vous savez exactement que c’est ce que vous viviez, parce que j’ai énoncé tout haut des croyances limitantes que vous aviez, des visions de choses que vous aviez, sans en avoir conscience. Vous voyez la puissance que cela représente d’avoir quelqu’un qui le formule pour vous, le fait d’avoir un groupe, c’est ça que cela nous permet de faire, vous allez vous retrouver dans un groupe, les appels se font au maximum avec 5 personnes, votre coach accompagnés de 4 ou 5 autres personnes, pour que chacun puisse avoir un temps de paroles et puisse se faire coacher et sur l’appel, la personne en face de vous va peut-être dire : “moi je rencontre tel problème et il se passe ça dans ma vie” et là vous allez vous dire que c’est ce que vous viviez mais vous n’en aviez pas conscience, et vous ne l’aviez pas formulé, le problème c’est qu’en séance individuelle, vous n’auriez jamais pu faire remonter ce problème puisque vous n’en aviez pas conscience. Je me suis rendue compte au fil de mon travail de coach, en me faisant coacher par d’autres personnes sur des problématiques qui étaient les miennes à ce moment là, que le coaching de groupe avait vraiment cette vertu là. Je sais aussi que dans un domaine comme celui de l’alimentation, dans une domaine comme le rapport au corps, le rapport à soi, cela peut toucher à des choses d’ordre très personnelles, parfois nous allons toucher à des sujets qui sont très délicats, ce qui rend intéressant la partie du coaching en individuel, dans le programme, vous aurez une partie en séances individuelles, vous avez une coach référence qui s’assure que tout se passe bien pour vous, que vous comprenez bien le programme, que vous comprenez bien les exercices, que vous n’avez pas de résistance dessus, que si vous en avez eh bien que l’on vous aide à les lever. C’est donc une prise en charge qui est haut de gamme, vous avez également accès à une nutritionniste, si vous trouvez que le sujet de l’alimentation mérite d’aller voir avec quelqu’un qui va composer vos menus, même si honnêtement, pour la plupart d’entre vous, là n’est pas le problème, ce n’est pas que vous ne savez pas quoi manger, c’est que vous ne le faites pas en pratique et vous avez du brouhaha à propos de ça, parce que vous avez potentiellement cette perte de contrôle que vous ne comprenez pas, ça vous dépasse. Vous avez pris l’habitude d’utiliser ça pour fuir pleins d’aspects de vous-même, et c’est peut être ça qui bloque que réellement le fait de ne pas savoir équilibrer un menu, mais si vous en avez besoin c’est quelque chose que l’on propose également. Pendant cet accompagnement vous avez également accès à un groupe Whatsapp. 

L’ensemble des coach de Se sentir Bien sont formées par la méthode de Brooke Castillo à la Life Coach School, nous avons tous en mains les outils du modèle, nous avons également toutes des formations complémentaires, nous avons toutes des formations différentes ce qui fait que nous avons toutes une sensibilité différente, nous n’allons pas toutes vous coacher exactement de la même manière.

Nous nous assurons que vous devenez indépendante par rapport à l’alimentation et l’objectif est qu’à la fin de ce programme la nourriture ne soit juste plus un problème, que ce soit un non sujet, que vous fassiez partie de ces personnes qui sont naturellement minces, qui n’ont pas de problèmes avec la nourriture, qui ne sont posent pas de questions à ce sujet, qui ne sont pas en train de se demander si c’est trop gras, trop sucré, si elles ont déjà fait une exception cette semaine… Vous allez devenir quelqu’un qui suit juste sa sensation de faim et de satiété, il n’y a pas de drama interne en jeu en rapport avec la nourriture, de choses émotionnelles liées à la nourriture et c’est vers là que l’on tend, et c’est ça que l’on fait durant le programme. Le but c’est que pendant cette période tous les outils soient en place, en général c’est une période où vous avez bien perdus du poids, cela va dépendre de votre corpulence de base, mais pour les personnes de base qui sont en léger surpoids, ça va perte 3 ou 4 kilos, pour les personnes qui arrivent dans le programme et qui sont en obésité morbide, c’est typiquement 20 kg dans ce que nous on observe au sein du programme, c’est très variable en fonction de là où vous en êtes, c’est sur que c’est une connaissance appréciable, c’est sur que c’est une conséquence appréciable mais ce n’est pas le but, pour maigrir c’est simple : il suffit de manger équilibré, de faire du sport, de dormir suffisamment, la question est : avec quelle énergie vous le faites ? Le but n’est pas n’est pas que vous appreniez à être super doué à résister à la nourriture, que vous soyez super douées à appliquer un régime, le but c’est qu’il n’y ait plus les pensées de base qui créent l’envie, que vous n’ayez plus envie de manger que vous n’avez pas faim, en résolvant le problème à sa source. C’est pour cela que l’on met en place tous les outils et que cela prend du temps. Une fois que vous avez terminé, vous rejoignez un groupe Facebook dans lequel on continue à vous coacher à l’écrit, on continue de vous proposer des livre pour répondre à vos questions, c’est un groupe privilégié et vous avez accès à ce groupe à vie. Vous aurez toujours un soutien, imagina qu’au bout du programme vous êtes complètement indépendant et autonome, et imaginons que quelques mois ou années plus tard il vous arrive quelque chose dans votre vie, vous ne savez pas le gérer et vous avez besoin d’un petit coup de booster eh bien sachez que vous avez accès à ce groupe Facebook. Vous aurez toujours la possibilité de demander de l’aide, de recevoir de l’aide si vous en cherchez, un soutien sur le long terme en quelques sorte, bien que vous soyez complètement autonomes à l’issue du programme pour la plupart d’entre vous, vous avez même mis un point final à votre perte de poids, cela va dépendre de là où vous démarrez, si vous êtes en obésité morbide, vous n’aurez pas fini à l’issu du programme, mais si vous rentrez dans le programme avec un léger surpoids ou une petite obésité, il y a de fortes chances pour que vous ayez fini votre perte de poids à la fin du programme. 

Voilà comment se déroule le programme. Pour la partie administrative, on signe un contrat avec vous qui nous engage à vous emmener à votre résultat et vous en contrepartie, vous vous engagez à faire le travail de votre côté, à prendre vos responsabilité, et si il se trouve qu’au bout du programme, parce qu’il vous arrive quelque chose de particulier, une circonstance qui fait que vous n’êtes pas exactement là où vous vouliez être, de toute façon on vous suit jusqu’à que le résultat soit obtenu, c’est arrivé pour certaines clientes, cela arrive malgré tout très rarement, et c’est déjà arrivé par le passé et cela s’est plutôt bien passé par la suite, je pense notamment à l’une de nos coachés qui est n’a pas réussi à mettre en place tous les outils, elles ne s’est pas tout approprié pendant le temps imparti parce qu’elle était en période d’examen tout simplement, elle avait d’autres choses qui sont devenues prioritaires, je ne veux pas vous ancrer la croyance que si vous êtes en période d’examen vous ne pouvez pas vous faire coacher, mais comme elle était en période d’examen elle a décidé que sa priorité n’était pas le coaching, forcément elle n’a pas eu le résultat escompté si elle en avait fait sa priorité, ce qui est tout à fait normal. Elle a juste eu les résultat en décalé et qu’à l’heure actuelle elle est à plus de 20 kg perdus, donc c’est super : plus de problèmes au dos.

Au sein du programme vous avez aussi dû contenus vidéo, tous les outils au format pdf, toutes les semaine son fait un appel spécial croyances limitantes et c’est vous qui choisissez le sujet et on lève ensemble des croyances précises sur une thématique précise comme par exemple : le repas de Noël, le retour du travail, des moments vraiment précis dans votre journée, ou des croyances autour de l’argent… Dès que l’on s’aperçoit qu’il manque quelque chose à votre réussite, on va le rajouter, on a des webinaires qui sont ajoutés, des FAQ sur le sport, sur la nutrition, vous avez énormément de choses à votre disposition, et vous pouvez vous approprier tout cela, vous n’êtes pas obligés de tout utiliser, nous on vous guide pour que vous ne soyez pas submergée d’informations, tout est fait pour que vous puissiez faire ça à la carte et après tout ce qui touche au contenu vidéo etc… vous y avez accès à vie. 

C’est un programme qui coûte plusieurs milliers d’euros, c’est un accompagnement haut de gamme je vous le rappelle, nous avons fait ce choix là parce que c’est la façon dont on aime travailler, je pense que je vous l’avez déjà expliqué lors d’un épisode précédent, moi c’est vraiment la façon dont j’aime travailler, suivre les personnes, avoir une relation privilégiée et les amener jusqu’à leur résultat et avoir un engagement au résultat c’est ce qui me convient le mieux, ce qui me motive et ce qui me plait le plus dans ce métier. Et cela me permet également de délivrer tout ce contenu gratuit, de délivrer de nombreux outils gratuits pour les personnes qui n’ont pas envie de faire d’un coaching haut de gamme, leur priorité dans leur vie. 

 

J’ai jugé que c’était la manière la plus efficace d’aider un maximum de personnes et d’avoir malgré tout une entreprise qui soit rentable et qui permette de faire vivre le podcast, de faire vivre les personnes qui travaillent pour moi également. Je prends un plaisir infini, même si ce n’est pas le sujet de cette vidéo, à travailler sur ces thématique et à faire ce travail avec vous, je suis tellement fière quand je vois comment les filles sortent du programme et le changement de vie que cela opère, parce que cela touche à tout les aspects de la vie, nous allons parler du poids mais comme vous le savez : le problème n’est pas la faim, la solution n’est pas de manger, du coup la question se pose : quel est le problème ? Vous imaginez bien qu’il se cache quelque chose que l’on identifie ensemble, on résout pleins de choses pendant le programme et c’est vraiment génial. 

LE TÉMOIGNAGE D’ÉMILIE

Emilie : Ça fait déjà quelques mois que l’on a fini le coaching ensemble, je suis heureuse de participer à ces témoignages, essayer d’expliquer aux gens mon parcours. 

Esther : Quand as-tu coaché avec moi, quels résultats as tu obtenus ? 

Emilie : J’ai d’abord commencé à écouter les vidéos et les podcasts avant que l’on commence à coacher ensemble, c’est ce qui a fait parti du déclic, ce sont vraiment les choses qui en commencer à se mettre en place avant même d’être coachée.

Il y avait notamment pleins de petites choses que je ne faisais pas bien, typiquement il y avait des choses que je n’avais pas compris comme par exemple sur le jeûne intermittent (puisque je prenais un jus d’orange le matin) [nda : ce qui casse le jeûne en faisant monter l’insuline], c’est en faisant la première séance ensemble qui permet de savoir si l’on va s’entendre sur le coaching que tu m’as déjà débloqué pas mal de choses, donc il faut vraiment que je commence à m’y mettre.

Entre fin septembre 2018 et fin janvier 2019 j’ai perdu 25kg.

Là nous sommes 3 mois plus tard, évidemment le poids perdu rajoute dans le bien-être au quotidien mais c’est surtout la partie du brouhaha mental et d’avoir compris les choses et de savoir gérer les tampons émotionnels, les tentations lorsqu’elles se présentent, savoir s’écouter […] si je n’ai pas faim je ne vais pas manger, ce qui ne m’était jamais arrivée avant.

Esther : La perte de poids c’est génial mais qu’est ce qui a changé de plus de ta perte de poids ?

Emilie : Pour le coup je ne fais pas partie des personnes qui avaient fait du yo-yo et qui avaient fait pleins de régimes dans leur vie, j’ai pris du poids assez progressivement sur une vingtaine d’années, entre mes 18 et mes 38 ans, je savais qu’un jour j’aurais un déclic et que je comprendrais quelque chose que je ne faisais pas bien, j’avais raison d’y croire parce qu’effectivement c’est exactement ce qu’il s’est passé. Ce qui est intéressant, ce n’est pas que le poids qui est perdu (bien que ça rajoute au bien-être quotidien), c’est surtout la partie sur le brouhaha mental, d’avoir compris les choses, de savoir gérer les tampons émotionnels, de savoir gérer les tentations quand elles se présentent, de savoir dire oui oui dire non, m’écouter, savoir quand je mange ou non. Dans le cadre de mon activité professionnelle je suis souvent invitée à des cocktails, et si je n’ai pas faim je ne vais pas manger (ce qui ne m’était jamais arrivé avant). Ça fait écho à l’exemple du macaron que tu évoques régulièrement dans ton podcast notamment. Il m’arrivait tout le temps au moment du dessert, même si je n’avais pas faim, si il y a des choses que j’aime bien sur le buffet avant je les mangeais sans jamais me poser la question, alors que maintenant, naturellement et par défaut, je ne les mange pas, et après je peux me poser la question de si j’ai faim, je peux prendre la décision en amont (de manger ou non), et je m’y tiens assez bien.

Esther : Je veux bien que tu nous explique ton parcours, d’où tu viens etc… ? Tu avais déjà travaillé sur ces thématiques avant de venir en coaching.

Emilie : Moi je viens d’une famille où il y a beaucoup de personnes obèses, on est là pour se faire plaisir, on est là pour l’affection, quand quelqu’un ne va pas bien on lui donne à manger, quand on veut faire plaisir à quelqu’un on lui prépare un bon repas. Comme dans toutes les régions de France, on avait de bonnes raisons de manger. Jusqu’à mes 18 ans, j’étais dans un certain embonpoint, mais je n’étais pas du tout dans l’obésité, je devais faire un 42, je n’étais pas filiforme mais on va dire que ça allait bien comme ça. Et puis le drame a débuté quand j’ai commencé mes études, je suis partie faire mes études à Paris (alors que j’étais originaire du sud de la France), disons que je ne rentrais pas très souvent. Petit à petit j’ai arrêté le sport, j’ai commencé à manger n’importe quoi, comme une étudiante qui ne sait pas se faire à manger. petit à petit, j’ai pris 2 à 3 kilos par an au fur et à mesure. J’ai toujours bien assumé mon poids, je ne me suis jamais trop dénigrée, j’assumais assez bien les choses, mais comme cela est venu assez progressivement, ça allait pas trop mal pour moi, ce n’était pas vraiment un problème. Mes préoccupations n’étaient pas vraiment concentrées sur le poids, je suis atteinte d’endométriose qui m’a été diagnostiquée lorsque j’avais 27 ans, qui m’a fait beaucoup souffrir pendant toute mon adolescence et le début de ma vie d’adulte, disons que j’ai focalisé tout mon développement personnel et toute mon énergie de travail sur moi sur la maladie plutôt que sur le poids. J’ai suivi tout ce qui est de l’ordre des traitements hormonaux, ce qui ne facilite pas vraiment la perte de poids, mais j’ai cherché des informations sur tout ce qui est régime anti-inflammatoire, médecine naturelle de manière très large. J’ai essayé beaucoup de choses comme la méditation, mais aussi d’autres choses un peu plus étranges, cela m’a permis de travailler beaucoup sur moi, j’ai réfléchi au sujet de cette maladie, ce qu’elle vient faire là, ce qu’elle vient m’apporter dans ma vie… J’ai plutôt travailler là-dessus pendant une quinzaine d’années, depuis mes 27 ans. 

Depuis 3 ans maintenant je me suis lancée avec mon conjoint dans un parcours de FIV (Fécondation In Vitro) qui n’a pas grandement aidé sur la partie du poids, parce qu’encore une fois je me suis focalisée sur ce parcours de FIV et pas vraiment sur le reste. Au premier échec, j’ai arrêté de regarder tout ce qui touchait de près ou de loin à mon corps, dans la mesure où j’avais passé toute une année à tout bien faire : plus de perturbateurs endocriniens, une vie la plus saine possible, reprendre le sport… Après l’échec, disons que j’ai un peu fait n’importe quoi, je pense que j’ai du prendre une bonne dizaine de kilos à ce moment là. Et là, ça a commencé à avoir des impacts sur ma santé. Le diabète, la glycémie qui commence à monter, des petits signes de début de diabète qui n’étaient pas très bon signe, c’est à ce moment qu’avec mon médecin je me suis dit qu’il allait falloir faire quelque chose. En plus, si je voulais me relancer dans un parcours de FIV, il me fallait un IMC (Indice de Masse Corporelle) en dessous de 35. Cela fait partie aussi des motivations qui m’ont poussés à vouloir perdre du poids. 

Au moment de ma réflexion sur : “tiens il va falloir que je m’y mette”, j’étais en pleine écoute de tous les premiers podcasts que tu avais fait et des premières vidéos que tu avais mis sur ta chaîne YouTube, qui commençait à parler : du système hormonal, de comprendre comment tout cela se passe, et c’est tout cela qui était important pour moi, c’était l’aspect scientifique des choses, souvent dans les régimes que j’avais vu jusque là, j’y croyais moyennement, alors que là j’avais un outil et un moyen de comprendre comment mon corps fonctionnait, et l’envie de m’y mettre. J’avais réglé mes problèmes d’endométriose, j’avais de l’énergie mentale à consacrer au fait d’essayer de me sentir mieux dans mon corps, non pas en terme de perte de poids, mais surtout en terme de santé, et j’ai été très attirée à l’idée de penser H24 à manger, à passer l’après-midi à me dire : “bah tiens, qu’est-ce que je vais bien pouvoir manger ce soir ?”, et finalement avoir une vie qui tourne autour de la nourriture.

Esther : C’était donc ça ton quotidien… Tu avais vraiment cette sensation que tout tournait autour de la nourriture, que tu y pensais toute l’après-midi etc… ?

Emilie : J’étais à peine levée le matin, j’étais encore dans mon lit et je pensais à ce que j’allais me faire pour le petit-déjeuner, et à partir du moment où j’avais décidé ce que j’allais manger pour le petit-déjeuner ça me faisait me lever, vraiment. C’était assez central dans ma vie.

Esther : En plus, au travail tu as souvent des réunions, des conférences etc… les croissants, les aliments disponibles sont monnaie courante dans le cadre de ton activité.

Emilie : C’est exactement ça. Les croissants, les rendez-vous du soir avec les cocktails et tout ce qui va avec. Typiquement, les viennoiseries ne sont pas le genre d’aliments sur lesquels je craque, c’est plutôt l’aspect social de : “tout le monde est là en train de manger, de boire un café”, que je sais très bien assumé maintenant. par exemple, de prendre un café sans sucre ou de ne rien prendre même si les autres sont en train de manger. Je pense que dans le travail à faire, il y a de nombreuses habitudes à casser, et pour cela il faut au moins 6 mois pour pouvoir mettre en place les différentes approches : l’arrêt du sucre raffiné, le jeûne intermittent, les tampons émotionnels, il y a beaucoup de sujets différents. On les traite dans un ordre ou l’autre, je crois que tout le monde a une approche différente. Je sais que me concernant, tout ce qui concerne les produits transformés a été assez facile pour moi parce que j’avais déjà fait ce travail en amont avec le régime anti-inflammatoire entrepris dans le cadre de mon endométriose, c’est quelque chose que je faisais assez naturellement. Le sucre par contre, a été l’une des choses les plus difficiles à arrêter (au départ) mais le plus facile à stopper par la suite. Il suffit d’une semaine d’arrêt du sucre et on en a déjà plus envie, c’est assez fou. 

J’en parlais l’autre jour à mon collègue, nous étions dans une boulangerie et je vois tout ces magnifiques gâteaux, qui d’habitude me font super envie. Disons qu’à ce moment là, ça pouvait presque me dégouter. Imaginer mettre en bouche ce type de gâteaux industriels (même si c’était une bonne pâtisserie), ça ne me faisait pas du tout envie.

Esther : Ça c’est souvent la chose qui revient : les personnes qui viennent se faire coacher ont très peur de ça. Lorsque l’on parle de jeûne intermittent, de l’arrêt du sucre raffiné, arrêt des produits industriels… c’est perçu comme un régime, même si factuellement d’un point de vue hormonal, cela fait sens d’aller dans cette direction là. Souvent, la première chose qui vient à l’esprit d’une personne à qui je dit ça va être : “Mon dieu, ça va être super triste”. J’essaie d’expliquer à cette personne que son échelle de plaisir va changer. A un moment donné, ces gâteaux très sucrés ne vont plus te faire envie, cela ne veut pas dire qu’elle ne prendra plus de plaisir dans son alimentation, mais c’est complètement l’inverse. On en arrive à prendre du plaisir avec tout ce que l’on mange au quotidien, parce que l’échelle de plaisir dans l’alimentation change. On prend son pied en mangeant de la salade, des avocats et des brocolis, et on prend son pied avec les repas plaisirs que l’on se prévoit, mais d’une manière totalement différente. Je ne sais pas si tu as ressenti ça ? Est-ce que tu as l’impression que ta vie est plus fade depuis que tu n’as plus envie de pâtisserie dans ta vie ?

Emilie : Au contraire. Il y a des aliments qui me faisaient plaisir auparavant, comme le chocolat (que j’ai arrêté pendant pas mal de temps), et maintenant, quand je prends un carré de chocolat, je me régale. J’avais jamais eu ce goût là auparavant, c’est à dire qu’en mangeant une tablette entière de chocolat, je ne découvrais pas le goût réel du produit

Les aliments pour lesquels je pensais me sacrifier ne me font plus envie. Et maintenant, le gros craquage que je me fais aujourd’hui c’est par exemple du fromage blanc à la vanille. Nous ne sommes plus dans l’optique de consommer des aliments très caloriques. Même lors d’un tampon émotionnel, je ne vais pas me jeter sur une barre chocolatée. 

Esther : La grosse différence avec les tampons émotionnels aujourd’hui, et dis moi si je me trompe : la différence c’est qu’aujourd’hui tu as conscience qu’il s’agit de tampons émotionnels. Tu n’es plus dans cet état d’esprit du : “je l’ai bien mérité, j’en ai besoin”. Tu sais très bien que si tu as une émotion que tu n’as pas envie de vivre, tu te dis que tu aurais pu t’acheter un vêtement sur Internet en guise de tampons émotionnels, ou fumer une cigarette, ou regarder une série Netflix, j’ai décidé de choisir du fromage blanc à la vanille et je sais que je suis dans un tampon émotionnel. 

Emilie : La phrase clé que je me suis répétée depuis le début c’est bien : “si la faim n’est pas le problème, manger n’est pas la solution”. Maintenant, quand je vais avoir envie de manger, je vais systématiquement avoir cette phrase en tête, qu’est-ce qui fait que je vais avoir envie de manger un petit quelque chose, est-ce que je suis en train de m’ennuyer, est-ce que ce j’ai envie de procrastiner sur ce que je dois faire parce que j’ai pas envie d’avancer, est-ce que je suis triste ? … Si je suis en train de m’ennuyer, je me dis : “tiens, fais quelque chose”.

Esther : Lorsque tu as débuté le coaching, tu étais déjà sur un jeûne intermittent il me semble, quelles sont les étapes que tu as dû traverser, les difficultés que tu as pu rencontrer ? Dans quel ordre cela s’est fait pour toi ? Ce que l’on fait lors des coaching de groupe, ce que l’on va faire c’est utiliser tous les outils que nous avons à notre disposition, notamment pour l’alimentation, pour retrouver ses sensations physiques de faim et de satiété… Idem pour les tampons émotionnels, j’ai de nombreux outils à ma disposition, ce que l’on fait c’est que l’on adapte ces outils à chacun. Comme tu le disais à juste titre, certaines personnes arrêtent le sucre, d’autre font le jeûne intermittent, on finit toujours par tout faire mais pas forcément dans le même ordre, pour toi comment cela s’est passé ? Pourquoi as-tu opté pour cet ordre en particulier ? Quelles-ont étés les difficultés, quels ont étés les moments où tu as eu un déclic dans le coaching, que tu t’es dis : “non mais là je me raconte une histoire, il faut que je passe à l’étape suivante… ? Comment tu as vécu tout cela ?

Emilie : Au début du coaching, j’avais bien arrêté le sucre, j’avais commencé un jeûne intermittent mais que je ne faisais pas bien, parce que le matin je prenais tout de même un verre de jus d’orange. Deux jours avant de commencer le coaching, j’ai commencé le jeûne intermittent en mode warrior, j’ai appris que cela s’appelait le “warrior diet” qui consiste à faire un repas par jour. Mais c’est quelque chose que je faisais en m’écoutant, en me disant que j’allais essayer pour voir, et c’est à ce moment là, dès les premiers jours du coaching où j’ai pu regarder un croissant en me disant : “il est joli, regarde comme il est doré”. Il y avait beaucoup d’écoute de mes sensations, et de motivation pour y arriver. Après je suis quelqu’un qui, lorsqu’elle a décidé quelque chose, fait les choses jusqu’au bout, en mode battante. Je sais que je ne suis pas capable de tenir ça pendant très longtemps, j’avais besoin du coaching pour pouvoir le tenir sur la durée, mais le début a été incroyable. Je perdais grosso modo, 500g par jour. Les 20 premiers jours du coaching. En semaine, 500 g par jour et le week-end, entre 100 et 200g par jour. Ce qui est déjà incroyable. Je pense que la première chose que j’ai fait a été l’arrêt du sucre, ensuite, ça a été le jeûne intermittent, d’abord sans le petit-déjeuner, et ensuite avec un seul repas par jour. J’ai testé le repas du soir parce que je voulais manger avec mon conjoint, et en réalité c’était compliqué pour moi le repas du soir, je suis passée sur le repas du midi, je mangeais mon repas du midi avec mes collègues et je ne mangeais pas le soir. Une des choses qui a été compliquée au commencement du coaching, et ce qui m’a aussi beaucoup aidée d’être en groupe et de pouvoir échanger avec les autres, c’est le rapport aux autres. Le rapport aux proches, qu’est-ce que l’on dit à ses collègues, qu’est-ce que l’on dit à son conjoint, comment on le gère dans sa famille, comment on fait pour expliquer à quelqu’un qu’on aime toujours partager des bons moments avec lui, mais des bons moments qui ne seront pas toujours des repas, c’est quelque chose qui est malgré tout très ancré dans notre culture, et qui n’est pas si facile, à surmonter. Cela les gens, ça peut être plus ou moins complexe. Je n’ai pas d’enfants, donc pour moi c’est un peu moins difficile que ceux qui ont des enfants, et devoir leur faire à manger etc… Cela m’a permis d’arriver à Noël, 15 jours chez mes parents, où je ne mangeais que le midi et je ne mangeais pas le soir, et où j’étais capable de me mettre à table avec eux, et de partager le repas avec eux, sans manger. 3 mois plus tôt, jamais je n’aurais imaginé pouvoir faire ça. Et c’est vrai qu’en discutant et en amenant le sujet, je pense que j’ai une famille assez compréhensive et qui a accepté que je procède ainsi, que j’ai pas eu de reproches de leur part. Mais il faut malgré tout expliquer, il faut amener la chose.

Esther : Je tiens à préciser qu’il n’est pas du tout obligatoire de procéder ainsi, c’est toi qui a fait ce choix là. C’est à dire que tu aurais pu perdre du poids de la même manière, calmer ton brouhaha mental en faisant deux repas par jour, surtout pendant cette période en particulier. C’est juste un choix que tu as fait. A ce moment là tu n’avais pas envie, tu as fait ce choix et tu te sentais bien comme ça, tu n’avais pas du tout envie de te remettre à manger deux repas, et te sentir mal.

Emilie : C’est que c’était facile, c’est pour cela que j’ai continué à le faire. J’avais plus d’énergie, contrairement à ce que l’on pourrait penser. En ne faisant qu’un seul repas, je mangeais vraiment tout ce que je voulais, je ne me restreignais pas du tout en terme de quantité, ni même sur la nature des aliments (bien que pour parvenir à perdre 500g par jour il fallait que ce soit un repas équilibré). Pendant la période de Noël, soit je faisais le choix de faire 2 repas équilibrés ou un seul repas avec des petits écarts. Je suis d’accord avec toi que c’était ma manière à moi de fonctionner, parce que j’ai trouvé cela facile de cette manière. Je pense que si je souhaite me remettre à perdre du poids, je me remettrais bien dans ce mode de fonctionnement là, parce que j’ai trouvé que c’était une expérience incroyable, de voir les résultats apparaître aussi facilement, au quotidien. Plus on le pratique, plus le corps et l’esprit ont l’habitude de ce mode de fonctionnement (mais aussi l’entourage). A la fin du processus cela devient vraiment très facile. 

Esther : Qu’est-ce que tu fais aujourd’hui ? Tu es sur un jeûne intermittent mais avec deux repas par jour c’est bien ça ?

Emilie : Il y a peu de petits-déjeuners dans ma routine, mais ça peut m’arriver le week-end. En semaine, je ne prends jamais de petit déjeuner. En semaine, je prends un ou deux repas par jour, cela varie en fonction de mes envies, si je sens qu’à 19h ou 20h, que je ne vais pas être capable de tenir jusqu’au coucher : je vais manger. Si tout va bien dans ma vie, que j’ai pris un bon repas le midi, je n’ai pas faim le soir. Je ne mange pas et ce n’est pas un problème, disons que le week-end je suis encore moins calée en terme d’horaires, avec mon conjoint on décide de manger quand on avait faim, parfois ensemble et parfois pas. Ce n’est pas grave, il y a vraiment cette liberté d’écouter son corps et de se dire : je mange si j’ai faim et je ne mange pas si je n’ai pas faim. Il n’y a pas vraiment de régularité, je suis totalement stable sur mon poids, et ce mode de fonctionnement je suis vraiment capable de le tenir à vie. Ce n’est pas quelque chose où je me dis : oui mais je suis tout de même en train de me restreindre, je ne sais pas si je vais y arriver, je vais finir par reprendre… Je ne me pose même pas la question, je sais que j’ai perdu ces 25kg, et que je ne les reprendrais pas, si j’ai envie de descendre davantage en terme de poids il va falloir que je me remette avec un peu plus de précision dans ce mode de fonctionnement, c’est la précision dans l’ensemble des outils qui m’a permis d’avancer. Pour l’instant je me sens bien dans mon corps, j’ai d’autres choses à gérer pour le moment. D’ailleurs, un des freins que j’avais envers le coaching c’était que je savais qu’à un moment donné j’allais passer à autre chose, au moment où j’allais passer à autre chose, j’arrêterais de perdre du poids, ça a été une réalité en effet, à la fin du coaching, je suis passée à autre chose dans ma vie et je gère d’autres choses, j’arrête de perdre du poids, mais je sais que si j’en ai envie je peux le refaire, que j’ai tous les outils, et que quoi qu’il en soit je n’ai pas repris le poids que j’avais perdu pendant ces quelques mois.

Esther : Et donc tu sais que tu ne les reprendras pas, tu as cette certitude. Qu’est-ce qui fait que tu as cette certitude ?

Emilie : C’est comme quand tu as appris à faire du vélo, tu sais que tu sauras faire du vélo toute ta vie en faite, il n’y a pas besoin de se dire : “est-ce qu’un jour je vais désapprendre ?”. J’ai appris comment fonctionnait mon corps. Peut-être que si je n’avais plus de balance, la balance m’aide malgré tout à réguler, je varie à plus ou moins 1kg selon les semaines. Je sais que les périodes de ma vie où j’ai pris beaucoup de poids, c’est parce que je ne regardais plus du temps ma balance. Si je ne suivais plus du tout mon poids, il est possible que je m’emballe et que je ne regarde plus où j’en suis. Mais dans l’état actuel des choses, je n’ai pas envie de reprendre ce poids, dans la mesure où je me sens quand même mieux comme ça. J’avais de gros problèmes de dos, et désormais je n’ai plus du tout mal au dos, j’avais de gros problèmes de régulation du métabolisme, j’avais toujours très chaud (j’habite à La Réunion, ce qui ne facilite pas non plus choses), mais j’ai beaucoup moins chaud qu’avant, je peux porter les chaussures que je veux (ce qui commençait à devenir un peu compliqué avec le poids que je faisais). 

Esther : J’allais justement te poser la question concernant le pré-diabète, la glycémie? de l’endométriose également ? Est-ce qu’il y a eu des changements à ce niveau là ?

Emilie : Concernant l’endométriose, je suis sous traitement hormonal depuis plusieurs années maintenant et c’est difficile de juger à ce niveau là, concernant le diabète, j’ai revu mon médecin qui a été estomaqué à propos de ma perte de poids, mais je n’ai pas eu le droit au classique : “c’est trop rapide”. J’ai un peu provoqué les personnes auxquelles j’étais confrontée, celles qui m’ont dit : “25 kg en 4 mois, non mais il ne faut pas”, et je leur demandais pourquoi elles pensaient ainsi, quel va être le problème si je perds trop de poids, à part qu’effectivement, j’ai la peau un peu moins tenue qu’avant ? Quel est le danger.

Esther : Surtout que dans ce cas de figure c’est ton corps qui décide, dans la mesure où tu n’es pas dans un régime restrictif. A aucun moment tu n’as décidé de te restreindre, c’est ton corps qui a choisi le rythme auquel tu as perdu, tu l’as juste calibré nominalement et il a eu l’opportunité de perdre du poids et c’est d’ailleurs ce qu’il a fait. 

Emilie : En tout cas j’étais très contente de le perdre. Je ressens une différence sur tout ce qui concerne ma digestion, le fait de moins manger le soir, voire même moins souvent, j’ai moins de problèmes gastriques. L’amélioration au niveau de mon dos a été radicale. Ensuite, il s’agit davantage de petits plaisirs de femme de pouvoir porter à nouveau dans certains vêtements, de pouvoir rentrer dans un centre commercial et de pouvoir choisir les boutiques dans lesquelles je vais, et non pas aller dans la seule et unique boutique où il y a du 52. Cela m’a appris à être plus forte, et à être davantage centrée sur moi (sans pour autant être égoïste), centrée sur mes besoins. Certes, cela fera très plaisir à la personne qui m’invite que je mange une part du gâteau qu’elle me propose, mais moi je sais que cela va avoir un impact sur les deux ou trois jours suivants au niveau de mes appels au sucre, dans ce cas de figure, je suis tout à fait capable de lui dire : “non merci, je ne vais pas manger de gâteau maintenant. Si tu veux, tu peux m’en donner une part que je mangerais avec plaisir demain, mais pas maintenant”. Je ne sais pas si j’aurais été capable de dire cela avant, c’est une habitude que j’ai pris depuis le coaching. Toute seule, je ne l’aurais jamais fait, je n’aurais jamais assumé de pouvoir faire ça, c’est à la personne en face de gérer son émotion, et je ne veux pas que cela ait un impact sur ma psyché pendant plusieurs jours parce que j’ai “dû manger une part de gâteau”. 

Esther : Je trouve que le travail que tu as mené est très courageux, il est vrai que c’est l’une des choses qui fait le plus peur, est-ce que je vais assumer qui je suis ? Est-ce que je vais réussir à faire les choses rien que pour moi ? C’est ce que l’on apprend en coaching, apprendre qui vous êtes, c’est un travail de développement personnel que l’on fait ici, apprendre à se réaffirmer, à se demander ce que l’on veut vraiment, ce que l’on vraiment, quelle est notre identité ? Parce que bien souvent l’on s’est forgé une identité de “la bonne vivante” ou “mamie gâteau”, “la fille fun qui n’est jamais au régime”. Nous ne sommes plus cette personne là depuis longtemps, certains comportements vont juste à l’encontre de qui l’on est vraiment. C’est génial de voir que tu as repris possession de la personne que tu es vraiment. 

Emilie : Il est vrai qu’en ce qui concerne l’identité, je ne suis pas celle sur qui cela a posé le plus de problème dans le groupe, on se rend compte que lorsque l’on change radicalement de corps, cela a un impact sur notre perception. On ne nous regarde plus de la même manière, que ce soit notre conjoint, nos proches, les personnes dans la rue, les vendeuses dans les magasins, les personnes ne vous regardent plus pareil, ce qui fait que vous n’avait plus le même positionnement. J’ai eu un peu peur de cela, je suis quelqu’un qui s’impose professionnellement parlant, et le poids aide à s’imposer.

Esther : Je me rappelle de cette histoire de charisme que l’on avait abordé lors de ton coaching.

Emilie : J’ai acquis mon positionnement professionnel au fur et à mesure que j’ai pris du poids, et du coup c’était assez ancré en moi, le fait qu’en perdant du poids, je perdais en quelques sorte de la “visibilité”. Le fait d’être en obésité me rendait en quelque sorte plus “visible” dans l’environnement professionnel. Bien que je le sois déjà pas mal, puisque je travaille dans le domaine de l’informatique et qu’en étant une femme c’est déjà assez différenciant. Ce qui était intéressant pour moi c’était le fait de le faire en ligne, je n’aurais jamais pu le faire si ça n’avait pas été le cas, puisque j’habite à La Réunion. Il y a quelques heures de décalage horaire avec la France mais c’est quelque chose qui s’est plutôt bien goupillé sur l’ensemble des séances. Pour moi c’était le lundi soir, c’était le moment où je faisais le point, je n’ai pas trop utiliser les outils de routine où je travaillais sur moi tous les jours, ce n’est pas de cette manière là que j’ai avancé. Je savais qu’au moins une fois par semaine, j’avais une à deux heure où j’allais réfléchir sur mon parcours, mes objectifs, sur mes affirmations positives, sur ce que je voulais faire, sur ce que j’avais mal fait la semaine d’avant, qu’est-ce que j’allais faire autrement la semaine suivante et ensuite on débriefé pendant une heure ou plus si on étaient particulièrement bavardes ce soir là, pour moi, il s’agissait de m’obliger à faire le point. C’est ce que j’ai trouvé intéressant dans le coaching, et c’est ce qui me manque maintenant. Le fait d’être en groupe, c’est intéressant parce que lorsque je parle de mes problématiques du moment, je ne parle que de celles qui sont remontées à ma conscience alors que lorsque j’entends celles des autres, il y a des sujets auxquels je n’avais pas pensé, et cela me permettait de me poser des questions, d’appréhender le problème sous un nouveau jour. J’ai trouvé cela intéressant de le faire en groupe, pour ces raisons là. Mais également de pouvoir aussi partager ensemble ses satisfactions personnelles, et les satisfactions des autres. Il est vrai que cela a un coût, il ne faut pas le nier, dans son quotidien, pouvoir sortir plusieurs milliers d’euros il faut pouvoir y réfléchir et savoir pourquoi on le fait, je pense que c’est l’argent le mieux investi de toute ma vie, j’ai rarement investi de grosses sommes sur ce genre de sujets, et c’est vraiment un tel changement dans ma vie aujourd’hui, je ne le regrette pas. Je n’ai aucun problème là dessus, j’avais opté pour la mensualisation. Finalement, j’arrivais à assurer sur l’aspect financier. Je pense que ce qui est intéressant, c’est le fait que c’est gagner pour toujours. C’est comme quand on passe son permis, certes ça coûte un peu cher sur le moment, mais après vous savez conduire et vous avez votre permis pour toujours. Ce n’est pas comme acheter quelque chose que l’on va devoir racheter plus tard, ou qui a un bénéfice sur le court terme.

Esther : C’est quelque chose dont je parle aux filles lorsqu’il est question du tarif. Il s’agit de plusieurs milliers d’euros, je compare souvent cela à une opération de chirurgie esthétique, c’est un peu le même genre de prix que tu vas investir et la question à te poser est la suivante : “est-ce que tu es prête à investir cette somme pour résoudre ton problème de manière définitive ?”. Et au vu de la somme, la réponse vient très vite dans ta tête, soit la réponse et “non”, “non” dans le sens, ce n’est pas si important pour moi dans ma vie, ce n’est pas quelque chose que je veux faire ou cela peut être l’exact opposé : “la question ne se pose même pas, oui je vais y aller. Certes je ne sais pas du tout comment je vais financer encore, mais oui je vais le faire”. Et pour moi c’est très important d’avoir cette certitude là au moment où tu te lances, de se dire “là j’investis sur moi, et je vais le faire”. Ce qui est très intéressant dans ton témoignage et que j’ai vécu pour moi. A partir du moment où tu t’es inscrite, tu as déjà changé. C’est à dire que l’on avait pas encore commencé, que tu avais déjà instauré certaines choses. 

Emilie : C’est exactement ça.

Esther : Récemment, j’ai pris un coaching en business, et j’ai réglé le premier paiement, et en faite je ne voyais pas mon coach avant une semaine après, et dans le semaine je n’ai jamais mis autant d’actions en place dans mon entreprise que cette semaine là. Le cerveau est débile quelque part, parce que ce serait tellement bien de ne pas avoir besoin de mettre cette somme sur la table, mais cela fait partie du processus.

Emilie : Et puis ça joue beaucoup aussi, dans la mesure où l’engagement financier joue énormément sur le fait que l’on a encore plus envie de réussir. Le fait de se dire qu’il aurait été dommage de dépenser tout cet argent pour rien. On s’y consacre probablement un peu plus. Ce qui est super dans la prestation de Se Sentir Bien, que je n’ai jamais vu ailleurs dans d’autres prestations, c’est ce que tu fais après avec le groupe Facebook, gratuitement. le fait de pouvoir avoir un suivi collectif, d’avoir des réponses à nos questions. Moi je n’ai pas forcément de questions toutes les semaines, mais cela me permet de passer un moment où je me consacre à cela, je sais que le mercredi, il va y avoir le live sur Facebook, je me pose un peu avant, cela me permet de réfléchir un peu à tout ça, je pense que cela représente un vrai plus. Et puis bien évidemment, il y a toujours le podcast, les vidéos… désormais, il y a des choses qui sont ancrées en moi, il y a des choses qui sont moins présentes chez moi, je n’ai pas pu travailler sur l’ensemble des outils, et sur tous les blocages que j’ai pu avoir durant ces 4 mois de coaching, mais le fait de pouvoir continuer à travailler dessus après, c’est quand même très pratique.

Esther : Le fait d’avoir le groupe Facebook, cela permet aussi, le jour où il t’arrive quelque chose qui fait que tu aurais besoin d’un coup de main, tu as ce soutien là. C’est pour cela que je fais de la prestation haut de gamme, je veux pouvoir proposer ce genre de choses, et c’est ce qui m’intéresse, de faire le travail en profondeur. Finalement, avec la chaîne YouTube, les podcasts… les personnes qui désirent faire ce travail en autonomie peuvent le faire.

Emilie : Pas que je sois là pour essayer de convaincre les personnes à opter pour ce coaching mais il y a quelque chose que j’ai trouvé intéressant dans les valeurs que tu partages, c’est qu’en payant mon coaching, j’étais consciente que je te permettais de délivrer du contenus gratuitement à d’autres. Cela faisait partie des choses que je trouvais intéressant, tout le monde n’a pas les moyens de financer ce genre de prestations. Avant de me lancer dans le coaching, j’avais commencé à mettre en place les outils, et le fait que tu les délivres ainsi, gratuitement, à un moment il faut que cela paie, et le fait de pouvoir participer à cette action collective, j’ai trouvé cela important.

Esther : Je suis très heureuse de pouvoir faire ce travail là comme tu peux t’en douter, ça me fait un effet de flow incroyable. Je me sens très privilégiée de pouvoir vous accompagner pour faire ce type de travail. Vous avez toutes changé votre vie. Sur Le Groupe vous étiez 8, parfois je ne le dis pas trop parce que ça peut faire peur mais dans ce groupe en particulier, il y a la moitié qui ont quitté leur travail au cours du coaching. C’est un travail de fond qui est mené dans ce coaching, il y a la perte de poids dans un premier temps, ce n’est pas que c’est le coaching qui leur a permis de quitter leur travail, mais c’est juste qu’il y a des choses qui se passent en profondeur. Lorsque vous êtes dans un cadre de coaching, vous n’êtes pas là pour rien, vous êtes déjà dans une démarche de développement personnel, vous êtes déjà en train de déconstruire certaines choses, et de prendre la place qui est la vôtre dans votre vie, cela a des impacts. Parfois ces impacts se font dans la vie personnelle, parfois cela se fait dans la vie professionnelle parfois sur les deux. Je me sens extrêmement privilégiée de vous voir évoluer, et c’est un plaisir et une satisfaction assez intense de voir quelqu’un qui vient me voir quelques mois plus tard et qui me dit : “ça a changé ma vie”.

Emilie : Sur les croyances limitantes, il y a un impact incroyable. On travaille ensemble sur le poids, tu nous challenges un peu en terme d’objectifs. Jamais j’aurais cru que mon corps était capable de perdre 500g par jour, 4 jours d’affilé, c’était impensable. Ce travail sur les croyances limitantes, m’a fait me dire qu’un jour je pourrais atteindre une taille 38/40. Je verrais ce que mon corps me propose. Avant le coaching, je ne l’aurais jamais imaginé. Je partais tout de même d’un poids de départ à 116kg, c’était malgré tout un beau challenge, et cela m’a enlevé des croyances limitantes dans de nombreux autres domaines : au niveau professionnel notamment. Cela permet de se dire : “pourquoi je m’arrêterais à ça ? Pourquoi je n’irais pas plus loin ?”. Que vous ayez déjà fait ou non du développement personnel avant, cela permet d’avancer. Ceux qui en ont fait peu, avant de se lancer dans ce type de coaching, cela va générer beaucoup de changements.

Esther : Bravo à toi, je suis super fière du parcours que tu as pu avoir. il n’y a pas une fille qui n’a pas connu un changement incroyable au niveau du mental. Merci d’avoir pris le temps de partager, comme tu es extravertie, plus que certaines autres. Tu étais d’accord pour témoigner alors merci pour ça. Vous m’apportez aussi beaucoup, c’est super inspirant de mon côté aussi.

***

Merci beaucoup d’avoir écouté cet épisode, je suis super contente que vous soyez encore là, ce qui veut dire que vous y avez vu de la valeur, que cela vous a plus. Si vous êtes intéressé par un coaching, si vous voulez en savoir plus sur ce que l’on propose, voir si cela s’applique à vous et que cela est adapté à la problématique que vous rencontrez, sachez que l’on fait des premiers appels individuels qui sont totalement gratuits, vous pouvez prendre un rendez-vous, le lien se trouve toujours dans les notes du podcast, vous arrivez directement sur notre calendrier et vous prenez rendez-vous et voilà. On vous reçoit lors d’un entretien qui dure 45 minutes, c’est totalement gratuit, le but de l’entretien c’est de voir si oui ou non ce que l’on propose est pour vous, est-ce que c’est ce dont vous avez besoin en ce moment, ou pas du tout, est-ce qu’au contraire il faut que l’on vous redirige vers quelque chose d’autre, et de parler avec vous des modalités, de toutes les questions que vous pouvez avoir, et voir si oui ou non vous vous inscrivez au programme, si c’est ce qui vous convient, on procède de cette manière pour toutes les personnes qui rentrent dans le programme, on passe par cet entretien là parce que l’on veut vraiment s’assurer que vous êtes la bonne personne pour ce programme et que vous n’allez pas investir dans quelque chose qui ne vous convient pas, c’est important pour nous de prendre ce temps là, et même si vous décidez au final que ce programme ne vous convient pas, ou que nous on décide de ne pas vous le proposer parce qu’on pense qu’il ne vous convient pas, dans tous les cas vous repartirez avec beaucoup de valeur et beaucoup de clarté de cet appel parce que c’est l’occasion pour vous de mettre les mots sur la problématique que vous rencontrez, de vous poser, d’en parler et d’explorer l’effet que cela peut avoir sur votre vie, ce que vous souhaitez vraiment, c’est un appel que l’on vous offre avec grand plaisir et qui vous permet vous aussi d’y voir plus clair. 

Je m’arrête là pour aujourd’hui, je vous embrasse, je vous souhaite une très belle journée, un excellent week-end, et je vous dis à vendredi prochain !

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *