#120 – Les coûts irrécupérables [biais cognitifs ép.3]

Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet, coach certifiée et dans ce 120ème épisode nous allons parler des coûts irrécupérables, qui est un biais cognitif, car comme vous le savez, tous les épisodes qui sont multiples de 5 sont des épisodes dédiés à cette thématique.

Je suis très heureuse de vous retrouver aujourd’hui pour vous parler de biais cognitifs et de coûts irrécupérables. 

Qu’est-ce que sont les coûts irrécupérables ?

Le biais cognitif des coûts irrécupérables, comme tous les autres biais cognitifs, c’est notre cerveau qui fait des raccourcis pas forcément logique mais qui ont pour but de faciliter notre prise de décision. Dans votre journée vous avez tout un tas de micro-décisions à prendre et votre cerveau a besoin d’être efficace dans cette tâche et non que vous ayez à peser le pour et le contre à chaque fois et que vous ayez à faire un choix rationnel de A à Z, ce qui fait qu’il fait des raccourcis et ils sont faits de tel sorte que globalement ça marche, mais parfois on se rend compte qu’avoir recours à des biais cognitifs nous fait adopter malgré nous des comportements qui sont loins d’être logiques.

Dans le cas des coûts irrécupérables c’est le fait de prendre en compte les coûts déjà engagés dans la prise de décision. Et c’est un comportement illogique par nature. Cela signifie tenir compte des frais financiers, du temps, de toutes les ressources déjà engagés lorsqu’il s’agit ou non de continuer une activité.

Je vous donne un exemple : vous achetez une place de cinéma, vous êtes dans la salle et vous vous rendez compte que le film n’est vraiment pas intéressant, c’est un mauvais choix de film, vous n’aimez pas les acteurs et vous vous ennuyez à mourir, mais vous prenez la décision de rester dans la salle jusqu’à la fin du film, pour ne pas perdre la place de cinéma. Eh bien c’est un raisonnement illogique. Les coûts dont on tient compte pour prendre cette décision : le prix de la place, ce coût est déjà engagé et ce coût est déjà irrécupérable. C’est à dire que vous décidiez ou non de quitter la salle à cet instant précis après une demie heure de film, vous aurez malgré tout dépenser vos 10 euros de place de cinéma, ce qui rend votre raisonnement complètement illogique.

Mais sur le long terme, faire ce type de raisonnement fonctionne, c’est pour cela que nous avons un biais cognitif pour cela, statistiquement cela fonctionne, votre cerveau ne vous fait pas faire des actions complètement dénuées de sens. Ce n’est pas idiot de prendre en compte ce que l’on a déjà fait par le passé avant de prendre une décision parce que cela nous permet de faire preuve d’un minimum de persévérance. Il se trouve que dans la réalisation des projets et des tâches, dans le succès ou dans n’importe quelle chose que l’on entreprend, avoir un minimum de persévérance, c’est plutôt quelque chose qui a tendance à amener à la finalité que l’on souhaite. Comme toujours, les biais cognitifs ici, nous servent dans l’absolu. Ils ont un intérêt dans notre vie quotidienne, mais dans le cas précis d’une prise de décision, surtout si c’est une décision importante pour nous. Dans le cas de la décision d’une place de cinéma, nous aurons perdus 2 heures de notre vie mais ce n’est pas si grave. Mais au niveau de le cadre d’une prise de décision importante dans notre vie, il peut être intéressant d’être au courant que ce biais cognitif existe pour pouvoir en tenir compte et s’apercevoir qu’il peut être à l’oeuvre lorsque l’on commence à réfléchir à une décision à prendre. 

Ce biais cognitif est en lien avec le biais cognitif de l’aversion à la perte, c’est l’illusion que les pertes sont plus importantes et nécessitent d’être prise en compte davantage que les gains, même si c’est exactement le même montant, ce qui peut arriver dans le cas de figure de la prise de décision dans le cadre d’un projet, le montant des gains et des pertes peuvent être exactement les mêmes, mais la perte pèse davantage dans la balance dans la prise de décision. Comme ici, dans le cadre de l’exemple de la place de cinéma, le gain de sortir de la salle de cinéma, de passer le reste de la soirée à faire quelque chose qui ne nous inspirerais davantage que de regarder ce film qui n’était pas si intéressant, cette perspective ne pèse pas beaucoup dans la balance par rapport à la perte illusoire qui est cette somme qui de toute façon est perdue quoi qu’il arrive puisqu’elle a déjà été engagée quoi qu’il arrive.

Je vais vous donner un exemple tiré de mon expérience personnelle, dans lequel ce biais cognitif a déjà été à l’oeuvre et m’a finalement desservi. Je ne suis pas certaine d’avoir déjà évoqué cet exemple dans le podcast, je ne m’en rappelle plus, pour rappel, nous commençons à avoir pas mal d’épisodes de podcast. Je l’ai peut être déjà raconté en interview ou en conférence mais je ne me rappelle plus si je l’ai déjà raconté ici sur le podcast.

C’est l’histoire de ma première relation amoureuse qui a duré 9 ans, ce qui représente malgré tout une longe relationnel c’est bien là le problème puisque ce biais cognitif des coûts irrécupérables était totalement à l’oeuvre dans l’exemple dont je vais vous parler. On remarque la présence de ce biais cognitif en observant nos pensées. Vous avez l’habitude mais je vous le répète ici.

Qu’est-ce que la cognition ?

C’est l’ensemble des pensées, des émotions et des actions. Nous avons accès à toutes ces choses là. Nous pouvons regarder les actions que nous avons mises en place, quelles sont les émotions que l’on a ressenti, quelles sont les pensées qui sont à l’origine de ces émotions. Si nous remplissons la grille de lecture de Brooke Castillo qui nous permet de bien comprendre cette cognition, nous pouvons compléter en ajoutant la circonstance ainsi que les résultats que cela créé pour nous. Si on regarde les pensées en question, dans le cadre d’une relation qui se termine au bout de 9 ans. Pour vous expliquer le contexte, c’était une personne avec qui je m’entendais très bien, c’était une très belle personne avec de très belles valeurs, nous avons grandis ensemble puisque nous sommes restés ensemble de nos 19 à 28 ans, ce sont de longues années de constructions, pendant lesquelles on force notre identité et notre vie d’adulte au sens plus large du terme. Nous ne sommes pas forcément toujours au clair avec ce l’on veut dans la vie, avec nos valeurs… En tout cas nous ne l’étions pas vraiment, et ce qui fait que nous nous sommes engagés dans notre vie, et moi j’ai commencé à très vite avoir des pensées, j’ai compris qu’il y aurait des choses qui n’allaient pas fonctionner sur le long terme, lui n’avait pas envie de construire les mêmes choses dans sa vie, que moi, nous n’avions pas la même vision. Je savais personnellement que je voulais être indépendante, que je voulais monter mon entreprise, je n’avais pas encore mis des mots dessus et je n’étais pas encore assertive à ce sujet là, mais c’était vraiment quelque chose auquel j’aspirais, j’aspirais à beaucoup plus d’aventures de manière générale, beaucoup plus de liberté, beaucoup plus d’aventures et de voyages… Alors que lui avait un tempérament beaucoup plus posé qui aspirait à une vie de famille, à des choses un peu plus calmes que moi. 

Nous aurions su assez vite si nous avions été en mesure d’être à 100% honnête avec nous-mêmes à ce moment là, que cette relation n’allait pas durer sur le long terme, mais de mon côté j’avais des pensées du type : “oui mais cela fait déjà un an que nous sommes ensemble, il serait tellement dommage de gâcher cette année là en arrêtant cette relation”… Et je me disais que si nous avions du nous séparer, cela aurait déjà été fait depuis longtemps. Vous voyez comment ici, je prenais compte de certains facteurs pour poursuivre ou non cette relation, alors j’avais des raisons convenables et raisonnables de cesser cette relation, je tenais compte de choses qui étaient de toute façon irrécupérables : le fait d’avoir passés X nombres d’années avec cette personne, cela n’était pas quelque chose de pertinent dans la prise de décision, ce qui était pertinent de prendre en compte était les coûts futurs. Et finalement, j’ai fini par tenir compte de cela pour prendre ma décision de rester avec cette personne à l’époque. Alors évidemment nous nous entendions très bien alors le quotidien que nous partagions n’était en rien horrible, évidemment il y avait pleins de facteurs qui faisaient que cette relation fonctionnait, nous n’avions pas forcément des valeurs compatibles pour avoir un avenir ensemble sur le long terme, mais au quotidien nous étions d’accord sur les choses qui étaient acceptables et qui ne l’étaient pas. Cette relation fonctionnait… mais pas assez pour construire sa vie ensemble et cela ne suffisait pas dans ma prise de décision dans la mesure où j’avais le biais cognitif des coûts irrécupérables à l’oeuvre. 

Ce qui nous amène à discuter d’un sujet connexe qui est que, très souvent, la raison pour laquelle ce biais cognitif est coûteux, parce que c’est en quelque sorte un engagement, un premier pied enfoncé dans la porte en quelques sorte, qui nous emmène dans une sorte d’engrenage. Si vous êtes dans une relation longue, pour reprendre l’exemple que je viens de citer, ou si vous êtes dans un projet entrepreneurial où vous avez investi 2000 ou 3000 euros de votre trésorerie personnelle pour un projet et que cela n’a pas encore fonctionné, et que vous vous dites, plutôt que d’abandonner, je vais me réengager une certaine somme et que dans cette prise de décision vous avez pris en compte que vous aviez déjà engagé 3000 euros et que vous ne vouliez pas les perdre mais c’est un faux raisonnement. Vous allez rentrer dans cet engrenage où vous allez toujours investir davantage alors que peut-être que ce projet n’est pas viable et vous n’êtes pas en mesure de l’évaluer si il l’est ou non à cause de ce biais cognitif qui impact votre prise de décision et qui vous empêche d’être rationnel dans cette prise de décision en particulier. 

De la même manière que dans l’exemple de ma relation amoureuse, j’avais ce biais cognitif là, cette illusion que ce temps passait ensemble avait une valeur qui faisait que je ne pouvais pas prendre cette décision de la stopper, je tenais compte de cela dans ma prise de décision ce qui m’amenait dans un engrenage où la relation, au lieu qu’elle prenne fin au lien de 2 ou 3 ans, elle s’est arrêtée au bout de 9 ans. Les coûts irrécupérables étaient encore plus élevés. 

C’est souvent la même chose qui s’applique aux projets entrepreneuriaux où il y a de l’argent en compte, dans les projets immobiliers, dans les projets de rénovation… Dans n’importe quel projet où il y a une ressource investie, en l’occurrence du temps ou de l’argent, l’un ou l’autre ou les deux. Nous avons souvent ce biais là en oeuvre, c’est à dire de prendre en compte ce qui a déjà été engagé alors que cela n’a pas de sens. L’intérêt de comprendre les biais cognitifs ce n’est pas tellement de vouloir absolument s’en affranchir, on ne peut pas totalement s’en affranchir parce que, par définition c’est quelque chose d’humain, c’est quelque chose que notre cerveau fait pour nous faciliter la vie et nous protéger, pour nous permettre globalement d’être un minimum persévérant ce qui est plutôt une bonne chose dans la plupart des situations. Le but n’est pas de s’en affranchir totalement, c’est aussi avoir l’humilité de reconnaître que nous restons des êtres humains avec une cognition, nous restons des êtres humains dotés de cognition dont nous ne pourrons jamais nous affranchir totalement. Savoir que ces biais cognitifs existent permet, dans le cas de grandes prises de décision dans notre vie, nous puissions savoir que ce biais en particulier pourrait être à l’oeuvre et donc être mis en garde en quelques sortes. Si je commence à tenir compte du temps que j’ai déjà investi, de l’argent que j’ai déjà investi, ce n’est pas logique et pertinent que de prendre cela en compte dans ma prise de décision, et surtout cela pourrait m’amener dans un cercle vicieux, dans une sorte d’engrenage qui serait négatif.

La conclusion de cet épisode de podcast est que lorsque vous prenez une décision, de tenir compte du fait que potentiellement votre cerveau va vouloir tenir compte de tous vos engagements passés, de vous dire que tout cela est une perte, si tu t’arrêtes là, c’est une perte, alors qu’en réalité ce n’est pas le cas comme ce sont des coûts qui sont déjà engagés, et ce n’est pas une perte dans la mesure où c’est quelque chose qui vous a permis de faire le chemin qui a déjà été fait. Par exemple, dans un projet entrepreneurial c’est de l’argent qui vous a permis de lancer ce projet et de voir si il était viable et si la réponse est non, eh bien c’est OK. Dans le cadre d’une relation amoureuse, le temps engagé vous a permis de voir si cette relation fonctionnait, elle vous aura permis de vous apprendre des choses sur vous-même, d’en apprendre davantage sur vos besoins, les choses qui sont importantes pour vous dans une relation, et il s’avérait que cette personne n’était pas celle avec qui vous aviez envie de faire votre vie. Mais en soi, vous n’avez en aucun cas perdu votre temps, vous n’avez pas perdu votre argent, tout cela est une illusion de perte, une illusion que cette perte est plus importante à prendre en compte que le gain potentiel de juste arrêter là, de juste arrêter cette relation ou ce projet et de passer à la suite.

Je peux dire que c’est la grande conclusion que vous reteniez de ce podcast là sur ce biais cognitif en particulier, c’est de tenir compte de cela et lorsque vous prenez une décision, vous posez cette question de : “est-ce que je suis en train de prendre en compte les coûts irrécupérables ? Si oui, eh bien c’est une erreur de raisonnement”

Maintenant viens la question de : “est-ce que je dois persévérer ou non ?”, je vous l’ai dit mais ce biais cognitif est tout de même présent à la base pour vous protéger du fait de quitter un projet trop rapidement, ça c’est mon interprétation et je ne sais pas si c’est exactement ce à quoi sert ce biais cognitif, c’est l’un des gains de ce biais cognitif que j’ai pu constater, il nous permet de persévérer un minimum, si on tient compte d’un point de vue complètement émotionnel et irrationnel des pertes déjà engagées et des coûts qui de toute façon ne peuvent être récupérés, nous allons avoir tendance à persévérer davantage. Comment savoir si cela est pertinent de continuer ou de s’arrêter, qu’il soit question d’un projet professionnel ou d’une relation ?

C’est là qu’il va être intéressant de faire un raisonnement logique dans un premier temps et surtout d’interroger son intuition, cela va dépendre de la situation. Est-ce que c’est une situation où l’intuition très peu d’impact, ou que c’est une situation où la décision se fait de façon pragmatique ou par l’intermédiaire de la logique… un choix d’appartement en fonction du moyen par exemple. Il n’y a pas tellement d’émotionnel ou d’intuitif à prendre en compte. Dans tous les autres cas, dans toutes les situations où le rationnel n’a pas vraiment sa place, il va être important pour nous d’écouter notre intuition et de prendre le temps de se poser, en sachant que mon intuition est connectée à qui je suis vraiment et à mes valeurs, à la personne que j’incarne, à la personne que je veux être, à ce que je juge de manière tout à fait subjective comme étant bon ou mauvais. Cette intuition est aiguisée pour cela, pour me faire aller dans la direction de mes valeurs. Je me pose la question : “Que me dit mon intuition dans cette prise de décision ?”. Très souvent, si vous voulez avoir accès à votre intuition, et être en mesure de reconnaître le signal de l’intuition parmi tout le bruit de fond qu’il y a entre l’émotionnel et le rationnel, alors je vous préviens, c’est Esther astrophysicienne qui vous parle ici. En astrophysique on dirait que le mieux dans ce cas de figure est de faire un “dark”, vous le savez peut-être mais lorsque l’on fait des photos du ciel étoilé, par exemple, si nous essayons de prendre une photo de la lune ou d’un quelconque autre astre, on prend également une image, on a un bruit de fond, on a de la pollution lumineuse, c’est à dire que le fond du ciel n’est pas tout à fait noir. Pour bien distinguer l’astre que nous sommes en train d’essayer de prendre en photo, ce que l’on fait c’est que l’on pointe le télescope juste à côté pour prendre une photo de noir à côté de l’astre, qui n’est pas totalement noir puisqu’il y a de la pollution lumineuse, parce qu’il y a des réverbères autour de nous, parce qu’il y a la diffusion dans l’atmosphère de la lumière qui provient de la Terre, cette pollution lumineuse fait que notre ciel noir n’est pas tout à fait noir. On prend une image que l’on appelle le “dark” qui est une image du fond du ciel et ensuite une image de l’astre que l’on veut prendre en photo et ensuite on soustrait les deux images. C’est un peu comme faire une balance des blancs si vous êtes familiers avec la balance des blancs en photographie. 

L’idée dans votre précision c’est justement de faire un “dark”, c’est à dire de regarder quel est le bruit de fond, plutôt que d’essayer de discerner quel est mon intuition au milieu de tout ce brouhaha, et d’essayer de distinguer cette petite planète au milieu de ce ciel qui est malgré tout pollué à cause de toute cette luminosité environnante, ce que je vais faire c’est que je vais pointer mon objectif sur la pollution lumineuse, et je vais prendre une photo de cela puis soustraire cette image de la photo finale pour voir de manière plus clair l’intuition. 

Dans notre situation, je vais observer ce que me dit mon mental, c’est à dire ma partie rationnelle, je vais observer ce que me dit ma partie émotionnelle, et je vais vraiment prêter attention à cela. Et compte tenu de la partie rationnelle et émotionnelle, que me dit mon intuition ? Et là, il va falloir apprendre à calibrer ce télescope en quelques sortes, il va falloir apprendre à bien pointer l’objectif sur l’astre, à faire la mise au point sur l’astre en question et cela demande un petit peu de pratique. Je vous en parle d’ailleurs dans un épisode spécialement dédié à l’intuition. Je vous recommande l’épisode sur “La petite voix” et celui sur “La lettre à mon intuition” qui vont beaucoup vous aider si vous voulez apprendre à faire appel à votre intuition pour pouvoir prendre une meilleure décision en vous affranchissant de ce biais cognitif qui est celui de l’illusion du coût irrécupérable. 

Je m’arrête là pour cet épisode aujourd’hui, je vous embrasse, je vous souhaite une très belle journée, un très beau week-end, et je vous dis à vendredi prochain !

2 commentaires

  1. Kevin Abroad

    Salut Esther ! Si je peux me permettre une remarque bienveillante, le son de certains épisodes est un peu bas parfois. Celui là ça va mais le précédent était pas facile à écouter dans la rue ! Voilà je voulais juste te le dire au cas où tu ne t’en était pas rendue compte !
    En tout cas comme d’hab’,j’adore le podcast !

    1. Esther

      Merci Kevin. Je n’enregistre pas toujours dans les mêmes conditions c’est pour ça qu’il peut y avoir des différence de volume. Tu fais bien de me le signaler. Merci.
      Belle journée à toi.

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