#13 – Bienveillance et amour inconditionnel


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet et dans ce 13ème épisode on va parler de bienveillance et d’amour inconditionnel.

Avant de commencer, j’aimerais prendre un moment pour vous dire quelques mots et pour vous remercier, car je dois dire que ces derniers jours et ces dernières semaines et même depuis le début de ce podcast : je me sens extrêmement comblée, et tellement heureuse d’avoir commencé ce travail ici avec vous, de vous avoir partagé tout cela dans le podcast. Pour moi ça a été une évidence qu’il fallait de faire ce podcast, j’ai commencé très vite à travailler à sa réalisation, au site web bref à tout ce que je projetais pour ce podcast. Tout ce que je reçois en retour va au-delà de mes espérances, non pas que j’avais particulièrement espéré quelque chose en retour, en particulier sur le programme d’auto-coaching que je propose chaque mois (remplacé par La Communauté).

Aujourd’hui on va parler de relations bienveillantes.

Qu’est-ce que la bienveillance ?

La bienveillance si on regarde sa définition, c’est à la fois être une personne compréhensive, sans jugement et aimante. C’est ça être une personne bienveillante. Dans cette définition il y a 3 mots : la compréhension, le fait de comprendre, le fait de ne pas juger et le fait d’aimer.

Je vais scinder ce podcast en 3 parties : je vais d’abord vous parler de la compréhension, ensuite du non-jugement et ensuite de l’amour.

Qu’est-ce qu’on entends par comprendre ?

Qu’est-ce que ça veut dire de comprendre les personnes qu’il y a autour de nous, de se comprendre soi-même ? (puisque lorsque l’on parle de relations bienveillantes cela s’applique autant aux autres qu’à nous-même et idéalement les deux).

Comprendre ça veut déjà dire prendre le temps d’observer et d’accéder à l’information, parce que si on veut la comprendre il faut s’observer. Quand on parle de relation avec soi-même, la façon que l’on a de s’observer c’est typiquement prendre le temps de faire des flots de pensées chaque jour. Je vous ai déjà explique ce qu’était un flot de pensée mais je vais le refaire malgré tout parce que c’est un outil qui est extrêmement important et que j’utilise quotidiennement à titre personnel.

C’est le fait de prendre le temps d’écrire, sans jugement tout ce qui se passe dans notre tête à propos d’un sujet précis et de l’écrire. Alors ça peut être pendant une durée limitée, par exemple 5, 10 ou 15 minutes, sans le juger, sans le corriger, sans se préoccuper du style littéraire, comme pour le sortir de son esprit, pour pouvoir prendre de la hauteur dessus et l’observer. Soit le faire jusqu’à temps que l’on ait plus rien à dire sur le sujet en question, c’est généralement comment je fonctionne et comment je vous propose de procéder, parce que j’ai vu d’expérience que c’était le plus efficace, parce que lorsque l’on s’arrête c’est parce que l’on a vraiment plus un mot à dire sur le sujet, on a vraiment toute l’étendue de ce qu’il y a dans notre tête à propos de ce sujet en question.

La façon que l’on a d’observer et de s’observer c’est d’écrire son flot de pensées et de prendre de la hauteur dessus, de le regarder et l’écouter.

Quand il s’agit d’autres personnes, il s’agit plus d’écouter l’Autre, et de l’écouter vraiment. Cela pourra être plus ou moins facile selon votre personnalité puisque l’on est tous différent dans notre façon d’interagir avec l’Autre. On est soit introverti soit extraverti, cela va changer notre façon d’interagir avec la personne que l’on a en face de nous et la façon de récolter l’information autour de nous.

Si l’on est introverti, la façon dont on traite l’information va être plutôt tournée vers soi, vers l’intérieur donc on va besoin de s’isoler pour réfléchir, de prendre un temps seul-e pour pouvoir formuler notre opinion.

A l’inverse si l’on est extraverti, on va être davantage tourné vers l’extérieur, cela veut dire que l’on va avoir besoin d’exprimer ce que l’on ressent, ce que l’on pense pour pouvoir faire le tri dans l’information.

Ce sont deux modes de fonctionnements qui sont complètement différents qui va changer notre façon d’écouter l’autre.

Sans surprises, si l’on est plutôt extraverti-e on va être naturellement moins dans l’écoute alors que si on est introverti on va avoir besoin d’écouter l’autre pour pouvoir ensuite traiter l’information et avoir une opinion dessus.

Disons que le travail d’écoute va être un peu plus fastidieux si vous êtes comme moi extraverti, mais c’est tout à fait possible.

L’une des façons d’écouter l’autre c’est de l’observer, d’observer ses comportements et d’être attentif et de lui poser des questions. Si vous êtes extraverti comme moi et que vous avez des personnes introverties dans votre entourage, vous verrez qu’elles sont plus enclines à poser des questions, parce qu’elles ont envie d’avoir l’information, elles ont envie que vous leur parliez, pour qu’elles aient le maximum d’informations pour pouvoir observer. Ce sont des personnes qui observent beaucoup et dont on peut apprendre beaucoup lorsque l’on est extraverti.

Ne pas hésiter à réellement s’intéresser à la personne en face, à lui poser des questions, ça c’est la meilleure façon d’écouter et considérer que l’on est tous différents et que les personnes en face de nous n’ont pas tous les mêmes réactions, ce qui fait que l’on ne peut pas déduire ce qu’elles pensent en projetant sur elles notre propre mode de fonctionnement.

Par exemple si une personne agit d’une certaine manière, il faut éviter de faire des suppositions hâtives et prendre le temps de se dire : ” on est tous différents et il est possible que cette personne agisse de telle manière pour une toute autre raison que ce que je peux bien imaginer “. Compréhensif veut également supposer le meilleur, c’est à dire supposer a priori que les personnes en face de nous sont belles, avec de belles intentions. Ne pas supposer que, si on personne agit d’une manière différente que ce que nous nous aurions fait de prime abord et d’après nos valeurs, ne pas supposer que cette personne est une mauvaise personne et il est tout à fait probable que cette personne possède ses propres raisons d’agir comme elle agit.

Ce qui nous amène au deuxième point de la définition de la bienveillance, après la compréhension, qui est le non-jugement.

Qu’est-ce que le non-jugement ?

Depuis le début de ce podcast, on a beaucoup parlé du lien entre les pensées, les émotions et les actions (je vous laisserais aller voir le podcast numéro 3 et numéro 4) si vous voulez en savoir plus.

Chacun d’entre nous agissons dans le but de se sentir d’une certaine manière, nos intentions sont forcément bonnes. Même lorsque l’on agit d’une manière qui est répréhensible selon certaines valeurs morales, on agit en pensant faire le meilleur. Et ça c’est une bonne façon d’appréhender les choses si vous avez des relations conflictuelles avec vos proches, ou que vous avez des personnes qui vous ont fait du mal, qui ont volontairement ou involontairement fait du mal, ce qui est intéressant de comprendre qu’elles ont fait ces choses pensant bien faire, pensant faire le meilleur.

Cela peut être une bonne façon d’aller vers le pardon, quoi qu’il arrive, même si mes parents, mon petit frère etc… n’ont pas été les meilleurs pour moi mais ils ont toujours fait d’après eux ce qu’ils leur semblaient être le meilleur à un instant T.

La bienveillance et le non-jugement s’appliquent aussi envers soi bien évidement : ” j’ai toujours fait ce que je pensais être le meilleur pour moi avec les outils que j’avais entre les mains et avec les outils que je connaissais et avec ce que je savais à l’instant donné “.

Ça c’est la première partie du non-jugement, c’est comprendre qu’on agit dans le but de se sentir d’une certaine manière, que ceci est vrai pour nous, que ceci est vrai pour les autres aussi.

La deuxième partie du non-jugement, toujours en rapport avec les pensées/les émotions/les actions, il est crucial de réussir à distinguer les pensées et les circonstances et c’est difficile à faire au début. Vous me dites que dans le podcast ça à l’air facile alors que quand on veut vraiment le faire et lorsque finalement on tente de faire la distinction entre la pensée qui est ce que je choisis d’avoir à propos de cette circonstance et cette même circonstance qui est complètement neutre et dénuée de tout jugement. Faire la distinction entre les deux c’est assez difficile au premier abord.

Le non-jugement c’est ça : c’est faire la distinction entre ce qui est une pensée et ce qui est une circonstance et comprendre aussi que ne nous sommes pas nos pensées et ne nous sommes pas les pensées des autres.

Quand on parle de jugement, on s’identifie à nos pensées. Si l’on pense que l’on est nul, on pense que ça fait que l’on est quelqu’un de nul. Ce n’est pas parce que l’on a une pensée ou un jugement sur une personne que ça la rends mauvaise/négative. C’est juste un jugement, seule elle sait ce qu’elle est réellement. On peut se détacher complètement des pensées des autres et des pensées en général.

C’est ça exercer le non-jugement, c’est faire la distinction entre les pensées et les circonstances et comprendre que l’on agit toujours pour se sentir d’une certaine manière et donc supposer que l’on fait toujours de notre mieux.

Et l’amour ?

La troisième chose qui rentre en ligne de compte dans cette définition après la compréhension et le non-jugement c’est l’amour, en particulier le fait d’aimer inconditionnellement, d’être une personne aimante et d’aimer l’autre. Aimer inconditionnellement ça veut dire aimer quoi q’iil arrive, aimer même si on se comporte mal, même si on échoue (quoi que veuille dire ” mal se comporter ” et ” échouer “). Que ce soit dans le bonheur, dans le malheur, dans la santé ou dans la maladie. Et ça c’est un choix qu’on peut faire, d’aimer.

Parce que je vous rappelle que ce sont nos pensées qui créent nos émotions, on peut choisir des pensées qui vont créer chez nous l’amour, ou un sentiment qui est l’amour. On peut choisir dès aujourd’hui d’aimer inconditionnellement les personnes qui sont autour de nous, les personnes qui nous sont proches, notre conjoint, nos enfants, peu importe ce qu’ils nous on fait ou pas fait.

Je ne dis pas que c’est facile, je dis juste que c’est possible. On peut analyser les pensées que l’on a à propos de nous, si on parle d’amour envers nous ou envers nos proche, et donc comprendre pourquoi on a ces pensées là et décider de les changer pour ressentir de l’amour inconditionnel.

Pourquoi a t-on envie de ressentir de l’amour inconditionnel ?

Tout simplement parce que c’est bon d’aimer, en particulier de l’amour, c’est probablement l’une des émotions les plus agréables et on a envie de le ressentir parce que ça fait du bien.

Ce qui est intéressant de voir c’est que même si on est en désaccord avec quelqu’un de notre entourage ou même que l’on a fait quelque chose dont on est pas fier, on ne punit personne en ne l’aimant pas et en lui donnant de la haine. Ce que l’on fait lorsque l’on ressent de la haine, ce n’est pas punir la personne qui est en face, parce que la personne en face ne peut ressentir notre haine. La seule qui ressent notre haine c’est nous-même puisque nous sommes les seuls à pouvoir ressentir nos émotions. La personne en face décide de ressentir ses propres émotions par rapport aux pensées qu’elle a décidé de créer pour elle-même.

On ne punit personne à ressentir une émotion négative, à part nous-même.

Nous n’avons aucun intérêt à ressentir autre chose que de l’amour pour les gens qui nous entoure. On peut faire ce choix délibérément, évidemment ce n’est pas quelque chose qui se fait du jour au lendemain, cela peut se faire notamment en travaillant sur les pensées que l’on choisi d’avoir. L’une des façon de changer sur nos pensées va être de travailler sur notre compréhension et notre non-jugement dont on parlé dans les deux points précédents, puisque si l’on travaille sur cela on va avoir sur un plateau, des pensées alternatives possibles pour aimer les personnes de façon inconditionnelle. Le type de pensées que l’on peut avoir seraient : ” les autres font toujours de leur mieux “ ” les autres font ce qu’ils peuvent avec les outils qu’ils ont “. Voilà ce type de pensées vont pouvoir être créées lorsque l’on exerce notre compréhension et notre non-jugement. Et on va pouvoir aimes les personnes de façon inconditionnelle.

Je vous invite à remarquer que ces 3 points s’applique aussi dans votre relation avec vous-même. Prenez-vous le temps de vous considérer, de vous observer de vous écouter, de regarder qui vous êtes ? Prenez le temps de supposer que vous faites toujours le meilleur. Est-ce que vous exercez le non-jugement ? Prenez-vous le temps de distinguer vos pensées et votre réalité ? De vous dire que si vous pensez quelque chose de négatif à propos de vous, cela veut dire que c’est forcément vrai. Prenez-vous le temps de faire cette distinction entre ce qui est vrai sur vous-même d’une simple pensée qui vous traverse l’esprit et qui peut être changée, et qui ne reflète pas qui vous êtes réellement. Prenez-vous le temps de vous aimer inconditionnelement pour le simple fait d’exister, et de vous dire : ” j’ai la chance d’être la pour moi-même et d’exister pour le reste de ma vie “ j’ai la chance d’expérimenter ma rencontre avec moi-même “.

Prenez le temps de ressentir cette émotion positive envers vous-même.

N’hésitez pas par commencer par écrire un flot de pensées, à propos ce que vous penser à propos d’une relation que vous avez avec quelqu’un ou à propos de votre relation avec vous-même, à exercer votre non-jugement et votre amour inconditionnel. Choisissez une pensée qui ressort de votre flot de pensée, et prenez le temps de faire la distinction entre cette pensée et la circonstance qui est à l’origine de cette pensée, et quelle est la pensée alternative neutre que vous pouvez vous proposer à vous-même, et qui vous servirait davantage.

Je m’arrête là pour aujourd’hui, si vous pensez que ce podcast peut être utile n’hésitez pas à lui laisser 5 étoiles sur Apple Podcast/iTunes, à le partager à vos proches… Je trouve cela super et ça me rempli de joie et merci beaucoup pour ça !

Relations bienveillantes

Le programme tel qu’il était proposé lors de la sortie de cet épisode, n’est plus disponible. Il a été remplacé par un programme de coaching en ligne en groupe: Cliquez ici pour plus de details.

Le webinaire, comme promis, reste disponible en replay gratuitement: ici

 


Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)

7 commentaires

  1. Magalie

    Merci pour le contenu que tu transmet, suite à l’écoute de ce podcast, j’ai lâchée prise sur la façon que j’ai de me voir, c’est comme si tu m’avais donner l’autorisation ou plutôt que tu m’as permis de me donner cette autorisation, je pense sincèrement qu’il y a un blocage qui vient de se libérer grâce à cette écoute, reste plus qu’à le travailler.
    Et je n’ai pas pour habitude de laisser des commentaires mais je tenais vraiment à te remercier, déjà pour mettre des mots sur des maux qui me font sens, ensuite pour nous proposer des solutions, de ne pas juste nous laisser avec l’information et sûrement pour un tas d’autres choses que je ne suis pas en capacité d’exprimer pour le moment.
    Voilà merci et bonne continuation.

  2. Florence

    Coucou ! Me voilà… j’arrive un an après… cela fait 2 semaines que je t’écoute dans ma voiture…. tous ce que tu dis est tellement juste. Tu nous apporte de l’or sur un plateau… j’ai hâte de pouvoir me poser et t’écouter à nouveau plus tranquillement pour mettre en pratique (non je ne procrastination pas !! Haha !!). Merci infiniment. Flo.

  3. Pingback: DANS MA TÊTE : Dire je t'aime - VidShaker

  4. Malo

    Bonjour Esther,

    Je pense avoir bien assimilé cette notion de bienveillance depuis longtemps, et je pense aussi qu’elle était déjà bien présente de manière innée. Les valeurs de la transcendance de soi sont pour moi les plus prépondérantes d’après le test que tu as partagé dans le podcast 8, derrière la stimulation cependant.
    Et c’est indécent à quel point cela a un impact sur mes états lorsque que je n’arrive pas/ne peux pas “aimer”, et de manière inconditionnelle (parce que je fais difficilement moins) les gens… alors je me dis qu’il y a peut-être un peu de narcissisme dans tout ça (bien que ce monsieur narcissique soit un peu de partout), qui pourrait mêler la bienveillance à la stimulation…? bref. J’ai déjà bien écrit, tout ça pour dire que j’essaie de l’appliquer à moi-même de manière plus constante, cette notion de bienveillance. Mais j’ai le sentiment que je transpose ça aux autres, seulement, peut-être un peu pour faire abstraction du fait que je ne l’applique pas à moi-même. Je souffre de ne pas aimer ducoup.
    … Ok j’ai compris certaines choses là. Enfin peut-être. Peut-être que je me trompe un peu, et que ce n’est certainement pas QUE ça. Mais peut-être que je souffre de ne pas savoir “bienveiller” sur moi… (?)
    Bon en tout cas je crois que tu dois t’attendre à lire certains flots de pensée de ma part, un peu sur youtube et un peu ici (c’est le 2ème à mon actif) XD
    Merci pour toute ta bienveillance, ton altruisme, ton humilité… !

  5. Pingback: #59 – L’auto-sabotage – Se Sentir Bien

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