#162 – Masques et faux selfs


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet, coach certifiée et dans ce 162ème épisode nous allons parler des masques et autres “faux self”.

Peut-être que dans votre vie vous êtes en train de découvrir l’univers du développement personnel, peut-être que vous êtes en train de lire des choses au sujet de la psychologie, sur la cognition… Peut-être que vous êtes en train de découvrir de nombreuses choses sur la société en elle-même, sur toutes les constructions sociales que vous aviez depuis l’enfance, des choses en lien avec les luttes sociales, le féminisme, le sexisme, le racisme, luttes de genre et de classe… Et vous êtes dans cette démarche là pour beaucoup d’entre vous, vous arrivez à un stade où vous vous dites :

OK, j’ai acquis de nombreuses connaissances qui m’ont été enseignées par la société dans laquelle je vis, ma famille, mes expériences etc… Je comprends que j’ai des masques, des mécanismes de défense, mais j’arrive à un stade où si je me pose la question je ne parviens pas à savoir qui je suis.

Si c’est votre cas j’ai envie de vous dire que c’est normal, c’est quelque chose qui n’est pas étonnant étant donné qu’on vit dans une société qui encourage à se construire à travers le regard de l’autre, pour obtenir son approbation et combler le besoin qui est celui d’être accepté par le groupe, celui d’être aimé. C’est quelque chose que l’on fait naturellement dès l’enfance. Dans un premier temps on va tenter d’être accepté par ses parents, par ses proches, par les personnes que l’on fréquente à l’école : les professeurs, les amis, et plus tard par ses supérieurs et par la hiérarchie au travail notamment. On essaie de se faire accepter, on va développer des comportements pour obtenir une certaine validation, on se crée toute une identité qui est construite sur le principe de la validation extérieure. C’est un comportement tout à fait normal, c’est quelque chose que l’on fait et qui ne nous pousse pas à nous poser la question : qui sommes nous intrinsèquement.

C’est toute la question autour de l’identité, c’est tout le travail que l’on est en train de faire ensemble ici lorsque l’on fait son développement personnel, lorsque l’on essaie d’apprendre sur soi, d’apprendre à s’aimer, apprendre à gagner confiance et estime de soi, on doit passer par apprendre à se connaitre et se rencontrer, savoir qui l’on est vraiment. Quand on fait cet exercice et que l’on essaie de se demander : “si ça ce sont des masques ou des mécanismes de défense que j’ai développé pour plaire aux autres et être accepté-e du groupe, qu’est-ce qu’il en reste et qui suis-je derrière tout cela ?”.

Je vous en avais parlé dans un épisode qui était consacré à l’identité, qui était l’épisode #79. Dans cet épisode je vous racontais ce qui est l’identité selon moi. C’est l’ensemble des pensées que l’on a à propos de soi, et à propos du monde extérieur. Ce qui fait notre identité, et qui fait notre individualité, c’est l’ensemble de nos valeurs. Ce qui fait notre humanité à mes yeux c’est notre capacité à distinguer le bien du mal, le beau du laid, c’est le fait d’être capable d’avoir un jugement. L’idée d’aller trouver quelles sont nos vraies valeurs, qu’est-ce qui sonne juste et vrai à nos yeux, et souvent nous avons un problème avec cela parce que nous avons tous conscience collectivement que la vérité absolue n’existe pas vraiment, c’est quelque chose qui est lié à nous et à ce qu’on a envie de croire personnellement. C’est quelque chose de très individuel qui peut parfois nous faire peur, parce que cela peut être différent des autres personnes, cela peut même ébranler notre acceptation par le groupe.

Pour aller chercher ses valeurs, je vous propose d’aller un peu plus loin que l’épisode sur l’identité et d’aller explorer la partie “faux-self”, la partie “masque”.

Qu’est ce que “faux-self”/ le masque ?

Ce sont des mots que je vais utiliser de manière interchangeables dan ce podcast. dans les deux cas, cela désigne cette “identité narrative” que l’on va adopter auprès des autres dans un premier temps. Dans l’identité il y a trois facettes selon moi :

l’identité auprès des autres / le masque (la performance que l’on va mettre en place, qui ne va pas être le même pour tous les autres, on peut avoir un masque différent avec sa famille, un autre au travail, un autre avec certains amis, on va montrer une partie de nous qui va être soit : exacerbée, légèrement modifiée ou au contraire inhibée, on va montrer quelque chose qui n’est pas complètement incohérent, dans le sens où cela va être en lien avec qui l’on est vraiment mais qui est une performance

l’identité de performance auprès de soi. Cela ne va pas être l’histoire que l’on raconte aux autres mais l’histoire que l’on se raconte à soi-même. C’est là que se trouve le “piège”, c’est à cet endroit que l’on parviens à “s’auto-bullshiter”, à s’auto-convaincre que l’on est cette personne là alors que c’est encore une image que l’on a de nous même et que l’on se renvoie à nous-même.

Il existe ces deux identités distinctes, qui sont dans les deux cas des “faux-self”/des masques.

Et il y a l’identité authentique, la personne que je suis vraiment selon mes valeurs, c’est la personne qui va être vraie à mes yeux. On la juge comme étant une mauvaise personne, ce qui fait que l’on a très peur d’aller dans cette direction, dans ce que l’on croit vraiment, dans ce qui nous semble vraiment juste concernant qui l’on est. Ce qui induit la création de ce masque vis-à-vis de soi, cette histoire que l’on se raconte de soi à soi parce que c’est beaucoup plus facile à avaler comme pilule que de se confronter vraiment, de peur de ne pas trouver “cool” ce que je vais trouver au final.

Pour illustrer tout cela j’ai envie de vous donner deux exemples.

L’exemple de l’identité ou je suis une bonne personne et où je suis serviable dans tous les cas de figure. Je me suis créé cette identité, c’est peut-être basé sur toute mon enfance, on m’a dit assez vite que j’étais quelqu’un qui allait vers les autres, assez serviable et gentille. Ce qui fait qu’auprès des autres, lorsque les autres appellent cette personne pour lui demander un service, je vais répondre à l’appel et y aller.

L’histoire que je me raconte auprès de moi-même, ce n’est pas que je suis quelqu’un de serviable et de génial etc… Ça m’arrange que les autres le pensent parce que cela me permet d’être acceptée par le groupe, mais moi ce que je me dis c’est que je trouve ça normal de faire des efforts pour les autres, j’essaie d’en faire même si il y a des fois où ce n’est pas marrant, je ne leur montre pas, je ne leur dit pas, je pense malgré tout que c’est d’être une bonne personne que de faire des efforts de temps en temps pour aller aider à faire un déménagement, aider à monter des meubles… Je suis toujours quelqu’un de serviable mais ce n’est pas tant que je suis intrinsèquement serviable c’est juste que je fais des efforts et que je me force un peu car je pense que c’est d’être une bonne personne qu’être dans le sacrifice et de se forcer un peu dans certaines situations.

Ça c’est l’histoire que je me raconte à moi-même, ce n’est pas l’histoire que je raconte aux autres. Je ne dis pas que je me suis forcée pour venir, je laisse les autres se créer l’image de moi qui est “je suis une personne serviable”, et cela nourrit quelque part l’image que j’ai envie d’avoir de moi-même, qui est un peu moins belle que cela mais qui est malgré tout un “faux-self”. Dans les deux cas nous faisons face à deux “faux-self”.

Le problème c’est que très souvent on s’arrête là, on se dit : “ok je suis quand même assez authentique avec moi-même, je ne me raconte pas que je suis géniale, j’ai une vision beaucoup plus objective de moi-même que cela, j’ai conscience que je me force un peu, mais c’est ok car c’est aussi ça être alignée avec mes valeurs, je suis quelqu’un qui valorise la générosité, et c’est ça être aligné-e avec mes valeurs, c’est être généreux, être dans le sacrifice, je trouve cela bien et ça c’est être vraiment moi”.

Le risque est de rester là et de continuellement se sentir en décalage, se dire que l’on se sent mal quelque part, se dire qu’il manque quelque chose d’indéfinissable, de se dire que l’on est pas totalement authentique avec soi-même et pour autant ne pas avoir l’impression de se raconter des histoires, ni de m’idéaliser ou de me dévaloriser, j’ai l’impression d’avoir une image authentique de moi-même. En réalité il nous manque une étape, très souvent on en reste là parce que cette identité que je me construis auprès de moi-même ou auprès des autres, elle me protège, elle protège mon ego, elle est là pour faire que je ne sois pas en danger. Nous avons parlé de l’ego dans un épisode précédent, l’épisode #37 où je vous disais que l’ego est là pour construire une fausse identité en guise de carapace, cette protection peut aussi être vis-à-vis de nous-même, parce que nous n’avons pas envie de ne pas nous aimer en quelque sorte. Nous avons une protection vis-à-vis des autres pour qu’ils nous aiment, on leur livre une identité, une performance pour qu’ils nous aiment et nous faisons exactement la même chose après de nous-même, on se livre à une performance pour pouvoir s’aimer et se dire qu’on est une bonne personne.

Ce que je vous propose c’est d’aller un peu plus loin que ça et d’aller chercher votre “vraie identité”. C’est à dire, si vous vous posez la question et que vous n’avez pas peur de vous-même et que vous allez dans vos retranchements et que vous regardez ce qui sonne le plus juste pour vous, si vous allez vers votre authenticité, votre vérité, peut-être que vous allez trouver que vous avez un jugement complètement négatif par rapport à vous-même parce que vous ne pensez pas du tout être une bonne personne et vous avez de la culpabilité de ne pas avoir envie d’aider les autres et de le faire quand même. Vous le faites malgré tout pour vous sentir en adéquation avec cette chose là, si vous disiez que vous n’êtes pas quelqu’un de serviable, que vous vous rendez compte que vous avez la flemme, que vous n’aimez pas ces gens en réalité, et que vous vous dites que vous n’avez pas envie de faire de sacrifices pour eux que vous trouvez qu’ils abusent de votre gentillesse, mais que vous ne pourrez pas vous regarder dans un miroir si vous vous disiez cela parce que cela vous ferez vous sentir tellement de culpabilité que vous ne pourriez pas le faire. Ce qui fait que vous préférez vous raconter l’histoire qui est que je trouve cela bien et généreux d’aider quitte à se forcer un peu, car c’est ça être un bon être humain et c’est ce que je fais. J’ai trop peur d’aller regarder qui je suis vraiment et d’aller me dire : “si je me fais face, je suis terrifiée, à l’idée de me dire que, peut-être, je suis quelqu’un qui n’est pas serviable. Peut-être que je suis quelqu’un qui n’a pas envie d’aller vers les autres et de les aider”.

Ce qui est très intéressant c’est de voir cette différence entre le “faux-self” que vous vous livrez à vous-même pour vous protéger et qui vous pensez être vraiment quand vous allez dans votre authenticité. Je vous invite à voir cette différence là et à ne pas vous bullshiter vous-même et de vous rendre compte que cette pensée de qui vous êtes vraiment, que vous tentez d’enfuir, la culpabilité qui en découle dans l’exemple que je viens de citer est présente malgré tout, c’est juste que vous faites en sorte de ne pas la voir et vous faites semblant de ne pas la voir et qu’elle n’existe pas, et que vous êtes en train de faire des choix alignés avec vos valeurs parce que votre prétendue valeur principale serait la générosité.

Cette culpabilité existe quoi qu’il arrive, cette émotion est présente, ce ne sera pas constructif quoi qu’il arrive. J’entends “non-constuctif” pour votre propre développement personnel j’entends, si c’est votre démarche bien entendu. Je suppose que c’est le cas si vous écoutez ce podcast.

Je vous invite également à voir qu’en réalité, votre cerveau vous dit que cela va être terrible si vous vous faites face parce que vous allez peut-être découvrir que vous êtes une mauvaise personne est c’est affreux, ce qui est génial c’est qu’on a une vision très négative de ce qui pourrait arriver, nous avons très peur de ce que l’on pourrait découvrir et c’est pour cette raison que l’on y va pas, mais quand vous y allez vous allez y aller vous vous rendrez compte que ce n’était pas si terrible que ce que vous pensiez. Peut-être que vous ‘n’avez pas très envie d’aider la tante Huguette parce que ce n’est pas quelqu’un que vous appréciez particulièrement, elle est raciste, elle est constamment dans la victimisation, vous trouvez qu’elle radote et si vous regardez cela en face, vous n’avez peut-être pas un si mauvais jugement que cela de vous-même, vous vous dites qu’en réalité c’est normal que cela vous fatigue qu’elle vous répète constamment les mêmes choses, je suis juste un être humain qui a besoin de diversité, qui a besoin d’être stimulé intellectuellement et ce qui ne fait pas de moi une mauvaise personne pour autant. Vous allez voir que lorsque vous allez voir dans ce que vous pensez être vraiment, vous allez au premier abord vous dire que vous êtes une mauvaise personne, que je suis méchante et égoïste, tout un tas de défauts que vous avez intégré comme étant de mauvaises choses à incarner socialement. Vous allez peut-être devoir faire face à une vague d’émotions désagréables en vous disant que si vous êtes authentique avec vous-même c’est ça que vous voyez. En réalité, une fois que vous allez mettre de la lumière là-dessus et que vous allez essayer de comprendre pourquoi vous vous dites ça, vous allez voir que ces pensées ne sont pas vraies à vos yeux, et pour cela il faut pouvoir les toucher du doigt, il faut pouvoir aller “gratter la surface”. C’est quelque chose qui nous fait peur, on a peur de qui l’on est vraiment.

Si vous vous faites face avec authenticité, vous ne pouvez pas être une mauvaise personne. Je vous rappelle ce que je vous disais en début d’épisode : l’identité c’est la personne qui suit ses valeurs, c’est l’ensemble des valeurs qui vous semblent justes et vraies et qui ont du sens à vos yeux. Le pire que vous puissiez trouver ce sont des choses qui sont alignées avec vos valeurs, et ce qui l’est, ce sont des choses que vous trouvez bien et si vous êtes quelqu’un qui est alignés avec ses valeurs, vous allez forcément être une bonne personne à vos yeux.

Ce dont vous avez peur c’est de vous rendre compte que vous êtes une bonne personne à vos yeux mais pas aux yeux de la société. Voyez que quoi que vous trouveriez, vous serez forcément aligné avec qui vous êtes vraiment et vous êtes donc forcément une belle personne à vos yeux.

Je vais vous donner un deuxième exemple pour illustrer ces trois identités :

– identité de performance auprès des autres
– identité de performance auprès de soi
– identité authentique

Je vais vous donner l’exemple de l’identité de fille intellectuelle, pas superficielle. Auprès des autres vous allez avoir cette identité de grosse tête, vous avez fait de longues études : en sciences, en lettres, en droit… Quelqu’un d’intelligent qui réfléchit vite et les autres vous voient comme cela. Lorsque je leur dit le boulot que je fais ils vont me dire que je suis une “grosse tête”. C’est l’identité que je maintiens auprès des autres et qui me permet d’être protégée, cela fait que l’on appartient à un groupe, que l’on est aimée, qu’on est validés par nos parents, nos amis et notre famille… Nous avons un statut social, l’amour des autres et la reconnaissance sociale qui va avec. Ça c’est vis-à-vis des autres. Par rapport à soit, on ne parvient pas à se dire qu’on est une grosse tête, on y croit pas, on sait que ce n’est pas aussi simple que cela et dans notre quotidien, l’identité que l’on a vraiment touché du doigt c’est : j’ai fait ce qu’il faut à l’école pour avoir des bonnes notes mais je ne me suis pas foulée non plus, je suis surtout une personne qui parvient à performer et qui arrive à faire croire que je suis meilleure que ce que je suis vraiment, c’est juste que les autres ne s’en rendent pas compte, ils ne voient pas que je suis aussi bien que ce qu’ils l’imaginent. Cela va nous amener à se fameux “syndrome de l’imposteur” que vous connaissez  probablement, j’en ai parlé dans un épisode sur la légitimité qui devait être l’épisode #54. Je me raconte que je suis une imposture, que je ne suis pas aussi douée que ce que les autres veulent bien croire, et moi cela me permet de m’aimer et me regarder en face. Je vais être dans une sorte de dualité qui fait que je me dit que je m’aime parce que je suis une bonne personne parce que je ne me dis pas que je suis géniale, en plus cela est valorisé socialement de ne pas être trop prétentieux, et cela me valide d’une certaine manière, cela me permet de me regarder dans un miroir, je ne supporterais pas le fait d’être prétentieuse et de me dire qu’ils ont raison de dire que je suis géniale et en même temps je me déteste parce que je me dévalorise parce que d’autres personnes me disent que je suis une “grosse tête”, que j’ai des diplômes qui sont respectés socialement. Si je vais chercher mon moi authentique à un instant T, si je me pose la question de ce que je pense vraiment, je me dis que je ne me suis tellement pas foulé à l’école que j’ai eu les diplômes, je n’ai pas du tout été dans ma performance où j’aurais été la meilleure, je me sens nulle, et je déteste penser cela et je me dis qu’en pensant cela je suis beaucoup trop prétentieuse et que cela fait de moi quelqu’un de mauvais. Je me dis que je me suis cachée et que j’aurais tellement pu faire mieux.

Vous voyez comment on préfère se dire que l’on a le syndrome de l’imposteur plutôt que de se dire : “le jugement que j’ai de moi-même c’est que je suis prétentieuse”. Ce qui serait le plus authentique sur un instant T, mais est-ce que je pense que je suis prétentieuse, eh bien non en réalité, c’est juste le jugement de la société, des autres, de ma familles etc… aurait sur moi si je disais que je vaux encore mieux que les longues études que j’ai fait. Ce jugement ne m’appartient pas, mon jugement est que je pourrais faire mieux et ce n’est pas grave, ce n’est ni bien ni mal, c’est juste ce que je pense, c’est juste ma vérité, si je le regarde en face cela peut me donner des ailes et me dire que j’ai envie de faire des études plus approfondies etc… On en se sent pas prétentieuse pour autant de penser cela parce que ce n’est pas ce que l’on ressent, si la prétention n’est pas quelque chose que l’on valorise, ce ne sera pas qui l’on est, puisque l’on est forcément une personne qui est alignée avec ses valeurs. La personne que vous êtes vraiment,nt est celle qui est alignée avec ce que vous croyez comme étant juste, comme étant vrai et beau, vous allez forcément aller dans cette direction là. C’est très intéressant de faire cet exercice là, d’aller distinguer le “faux-self” que vous vous racontez à vous même de celui que vous racontez aux autres. J’ai l’impression que le “faux-self” que vous racontez aux autres est quelque chose sur lequel on tape beaucoup dans le cadre du développement personnel, nous en avons parler notamment dans l’épisode sur le regard des autres. Je trouve qu’il y a vraiment l’étape d’après dans le travail sur l’identité, c’est de se dire : “qu’est-ce que j’en pense dans mon authenticité” et pas seulement l’identité que je me raconte à moi-même alors que je me bullshit, parce que j’ai très peur d’aller regarder qui je suis vraiment, parce que j’ai peur de penser du mal de ce cette personne que je suis vraiment, j’ai très peur d’aller regarder qui je suis à un instant T parce que j’ai une image négative de moi-même mais en réalité je ne suis pas encore allée voir et je ne suis pas qui je suis vraiment, je n’arrive pas à voir que lorsque j’aurais exploré cela, même si au premier abord j’aurais une vision négative de moi-même, cette vision négative ne m’appartient pas, parce que ce que je suis vraiment à mes yeux est aligné avec mes propres valeurs, ce sera forcément une belle personne car je suis aligné-e avec mes propres valeurs. Peut-être que les choses que je trouve justes personnellement, pleins de personnes ne trouverons pas cela juste parce qu’ils ont d’autres valeurs hautes et c’est tout à fait OK.

Ce que je vous encourage à faire et d’aller creuser sur votre “faux-self” vis-à-vis de vous même, le bullshit que vous vous racontez à propos de vous-même et d’aller prendre le temps d’aller chercher votre authenticité et votre identité authentique. Je vous encourage de faire un flot de pensées sur le sujet : “Quelles sont les choses qui me font le plus peur à propos de moi ?”, d’aller creuser là dessus, d’avoir peut être peur mais d’y aller quand même et d’en faire une liste et de les prendre un par un, de se demander ce que vous en pensez vraiment. Vous allez voir que c’est en faisant cette démarche là que vous allez vraiment être dans une démarche d’amour de vous même. L’amour de soi ce n’est pas se raconter des conneries à propos de qui l’on est vraiment, ce n’est pas enrober tout ce que l’on est dans un joli papier aluminium doré, être soi c’est savoir se regarder dans le miroir et se dire que parfois je suis super égoïste et que je suis un être humain, ce n’est pas ce que je préfère dans le fait d’être un être humain mais c’est une réalité auquel je ne peux échapper quoi qu’il arrive, je peux aussi me focaliser sur des points que j’apprécie davantage sur ma personne, soit je me raconte du bullshit à mon sujet, ce qui entrainera de la culpabilité et d’autres émotions désagréables quoi qu’il arrive.

Je m’arrête là pour cet épisode, je vous embrasse, je vous souhaite une excellente semaine et je vous dis à vendredi prochain !

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