#166 – Les 5 blessures de l’âme (Lise Bourbeau)


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet, coach certifiée et dans ce 166ème épisode nous allons parler des 5 blessures de l’âme de Lise Bourbeau qui est une actrice canadienne qui s’est intéressée à de nombreuses questions autour de la thématique du développement personnel. Je sais que beaucoup de personnes qui écoutent ce podcast connaissent cet ouvrage et mon objectif aujourd’hui n’est absolument pas de venir résumer son contenu, même si je vais vous présenter la théorie dans les grandes lignes. Mon objectif est de vous inviter à vous montrer en quoi cela peut être un outil utile dans le cadre de votre développement personnel, comment cela se complète avec tout ce que je vous enseigne sur le podcast, est-ce qu’il y a des points de convergence ?

Je pense que vous l’aurez remarqué mais j’ai très peu recours à cette technique qui consiste à juste vous délivrer de l’information brut sans y apporter un nouveau regard (Wikipédia existe et fais cela très bien). Mon objectif ici est plutôt de vous amener à faire des ponts entre différentes notions que je peux apprendre dans différents domaines qui n’ont pas forcément à voir au premier abord, tout en vous faisant des partages d’expériences.

Avant de rentrer dans le vif du sujet je vais explique ce que sont les 5 blessures de l’âme.

Qu’est-ce que les 5 blessures de l’âme ?

C’est une théorie proposée par Lise Bourbeau inspiré du travail d’un psychiatre qui l’avait inspirée, il faut d’ailleurs préciser qu’à la base ce n’était pas quelqu’un qui était formé à la psychologie ou au coaching. Au fil de ses expériences, elle en est tenue à émettre la théorie qu’il existait 5 blessures avec lesquelles on naissait tous, et qui se révélaient au fur  à mesure des années de vie. Ces 5 blessures de l’âme seraient héritées d’une vie antérieure d’après Lise Bourbeau. On constate donc qu’il y a une base de croyances pour pouvoir être sensible à cette théorie, mais vous allez voir que même si vous n’y croyez pas, cela pourra être un outil pragmatique pour savoir où se situe votre égo, quelles sont les pensées que vous avez à propos de vous-même, et vous allez voir que cela va pouvoir vous apporter de la valeur et c’est ce que je vais tenter de vous montrer aujourd’hui.

Je reprends : vous avez 5 blessures de l’âme que vous avez hérité dans votre vie antérieure et elles vont se manifester dans votre vie dans l’ordre chronologique suivant :

– le rejet
– l’abandon
– l’humiliation
– la trahison
– l’injustice

Ces 5 blessures vont se manifester dans votre vie et vous allez développer ce qu’elle appelle des masques qui vont être là pour vous aider à ne pas revivre cette blessure encore et encore. Vous allez voir que ces masques ne sont pas du tout efficaces et ne vous permettent en aucun cas de vous affranchir de la blessure et au contraire vous mettent dans une position qui fait que vous n’allez cesser de la revivre encore et encore. Tout cela est explicable par le fonctionnement de notre cognition, et que l’on peut mettre en parallèle avec le modèle de Brooke Castillo que je vous enseigne ici, c’est très intéressant de voir que toutes les théories qu’il existe dans le développement personnel, en sciences cognitives, et en sciences dures, il y a beaucoup de sujets qui se recoupent parce que la pensée humaine façonne notre expérience.

Je vous avais déjà parlé de masques de de « faux-self » dans un précédent podcast, l’épisode #162. Pour se protéger dans notre vie, on a tendance à développer des masques, on ne va pas se présenter au monde tel que l’on est réellement, mais on va le faire avec un masque, avec une personnalité qui n’est pas vraiment la nôtre, mais qui est quelque chose que l’on pense que l’autre attend de nous, ou quelque chose que l’on va développer dans le but d’obtenir quelque chose. Comme par exemple, être sympa avec nos grands-parents pour avoir un billet à la fin de la semaine… Vous voyez bien que votre manière de vous comporter n’est pas la même au travail, avec un masque de la personne qui fait bien son métier, qui est toujours à l’heure… Peut-être qu’avec vos parents vous avez peut-être un autre masque, c’est très compliqué d’être réellement soi et de se dire qu’en dehors de tout ces masques que je présente aux autres, qui suis-je vraiment en fin de compte ?

Tout cela fait partie de la construction de l’égo dont je vous ai déjà parlé sur le podcast, notamment dans l’épisode #37, je vous expliquais que pour se présenter, on va développer ce que l’on appelle un égo, qui est là pour vous montrer qu’il y a des dangers, pour vous présenter le fait qu’il faut vous protéger, le but est de protéger vos besoin. L’égo est plutôt une bonne chose si vous en avez un, cela signifie que vous fonctionner correctement, que c’est sain d’en avoir un qui est là pour protéger votre psyché. Les masques vont faire partie de l’égo en quelques sorte, ils vont être là pour nous protéger des blessures. Autrement dit, le travail de Lise Bourbeau est une autre façon de hiérarchiser les différents types d’égo. C’est très intéressant de le voir sous cet angle là, de se dire : « ce masque que j’ai développé vient d’une blessure que j’ai eu, une blessure que je ne veux pas revivre et qui m’a fait souffrir, dont mon inconscient se souvient, ce qui va faire que je vais avoir malgré moi des comportements complètements absurdes et insensés et qui vont me protéger de cette blessure ». Or, ces masques ne fonctionnent pas très bien et nous allons voir ensemble pourquoi, cela s’explique très bien avec le modèle de Brooke Castillo.

Passons en revue ces différentes blessures et chacun des masques qui y sont associés.

Masques et blessures de l’âme

Pour la blessure du rejet, le masque qui y est associé c’est le masque du fuyant. C’est à dire que vous avez cette blessure, cela fait que vous avez peur d’être rejeté-e et pour ne pas l’être, vous allez avoir tendance à fuir pour éviter le rejet. Vous voyez que lorsque vous fuyez pour éviter ce rejet, au final, vous allez finir par être rejeté parce que l’on ne viendra plus vers vous parce que vous êtes constamment dans la fuite. La peur de vivre cette blessure, vous allez la re-créer.

La deuxième blessure est l’abandon, et le masque que vous développez est celui du dépendant, vous avez peur d’être abandonné-e, vous allez être très demandeur en terme d’attention, vous allez peut-être demander de l’aide sur des choses où vous n’en aviez pas vraiment besoin, vous avez besoin de l’attention des autres et cela fait que vous allez vous rendre dépendant en ayant ce comportement, alors qu’en réalité vous ne l’êtes pas vraiment, vous n’avez pas vraiment besoin de l’aide des autres mais vous la demandez malgré tout, par peur d’être abandonné-e. Evidemment, ce qu’il se passe à terme, c’est qu’à force de demander de l’aide à des personnes alors que vous n’en avez pas vraiment besoin, les personnes se lassent et finissent par vous abandonner parce que cela peut être pénible d’avoir quelqu’un qui vous demande de l’aide alors qu’il n’en a pas réellement besoin, et vous allez recréer cela malgré vous.

La troisième blessure est celle de l’humiliation, et le masque associé est celui du masochiste. Je précise bien sur que ce sont des informations générales sur les blessures, sachant qu’on les possède tous mais à des degrés différents. Nous sommes davantage sensibles à certaines blessures et donc prompt à développer certains masques que d’autres, ce que je vous dis ici est à titre indicatif, cela va être compliqué pour vous de faire un auto-diagnostic, je vous encourage à lire le livre si c’est quelque chose qui vous intéresse. Le masque du masochiste, cela peut partir d’un petit incident de l’enfance du type « j’ai fait pipi à côté du pot et on la montré à tout le monde pour m’humilier », on va créer le masque du masochiste qui consiste à s’auto-flageller, cela va se manifester par le fait d’avoir beaucoup (trop) d’autodérision envers soi-même, de prendre les devants en se moquant de soi-même parce que l’estime de soi est basse, le fait d’anticiper et de s’auto-dénigrer évite que l’autre le fasse avant. En réalité, la personne s’humilie en le faisant et elle donne par extension l’autorisation aux autres de l’humilier.

La façon dont vous vous traiter montre l’exemple aux autres la manière dont il faudrait vous traiter.

Si vous-même vous ne vous traitez pas avec amour, les autres se donneront davantage le droit de ne pas vous traiter avec amour. Si vous vous traitez avec respect et que vous vous aimez, vous verrez que le comportement des autres autour de vous sera très différent. Lorsque l’on agit sur la blessure d’humiliation avec le masque du masochiste, on va recréer le fait de vivre de l’humiliation et du harcèlement.

La blessure suivante est la trahison associé au masque du contrôlant, le fait d’avoir la sensation d’être trahi, cela va donc donner lieu à des personnes qui vont être dans la méfiance, qui vont regarder dans votre téléphone ce que vous faites pour vérifier que vous n’êtes pas en train de le tromper, qui vont aller vérifier les informations que vous donnez, comme vous contrôlez, ce qui est très désagréable pour l’autre, ce qui va faire que la personne va mentir pour ne pas que vous la soupçonniez, cela est fatiguant d’être méfiant H24, elle va finir par vous trahir parce que vous êtes méfiant tout le temps, c’est de cette manière que vous allez recréer cette trahison alors que la personne ne l’aura pas fait initialement. Par exemple, si vous êtes extrêmement jaloux, la personne peut ne pas vous dire qu’elle va voir un ami, même si il n’y a rien de suspect dans cette relation, mais juste pour ne pas avoir à se justifier, ce qui fait qu’elle vous ment alors qu’elle ne l’aura pas fait initialement. En étant contrôlant vous allez revivre la trahison, vous pensez pouvoir vous en protéger grâce au masque et en réalité c’est tout l’inverse qu’il se passe.

La dernière blessure à se manifester chronologiquement dans notre vie, c’est la blessure d’injustice avec le masque du rigide, cela va être quelqu’un qui a besoin que tout soit juste, qui veut que les choses soient droites, qui va respecter des règles très strictes pour s’assurer qu’il y ait de l’équité, ce qui fait que cela devient tellement compliqué, cela devient une telle machinerie de rigidité que l’on contourne la règle et les personnes vont juste contourner les règles et rendre par la même occasion les choses encore plus injustes que s’il n’y avait pas eu cette rigidité là. Notre réflexe va être de rendre les choses encore plus rigides, de « serrer la vis », je dis « on » parce que c’est l’égo de l’état français qui a peut être eu eu une blessure d’injustice et qui adopte donc le masque du rigide. Cela ne marche pas, plus on impose de règles et plus les gens les contournent et fraudent.

C’est très intéressant à mon sens de savoir que ces blessures existent et que des égo différents existent par la même occasion. Ce qui nous ramène à la notion des manuels de bonne conduite, je vous en ai parlé dans un épisode précédent (l’épisode #12). Les manuels de bonne conduite permet de se rendre compte que l’on est tous différents et qu’on va tous réagir de manière différente dans certaines situations et ce n’est pas parce que vous réagissez d’une certaine manière en fonction de vos valeurs et de vos blessures que les autres vont réagir de la même manière. Par exemple : vous envoyez un sms à quelqu’un, cette personne ne vous réponds pas. Elle le regarde et n’y répond pas, en fonction de vos blessures et de celles qui sont les plus présentes pour vous à l’heure actuelle, vous n’allez pas forcément réagir de la même manière en fonction de ce qui vous met en insécurité à titre personnel.

Peut-être que vous allez vous dire : « cette personne m’abandonne, je ne suis pas importante dans sa vie, cette personne ne m’intéresse pas à moi, je l’ennuie, je savais bien qu’elle me laisserait tomber et qu’elle se lasserait de moi à un moment donné » (masque du dépendant / blessure d’abandon).

Ou vous vous dites que cette personne vous avez promis que vous pourriez toujours compter sur elle et au final je lui demande de l’aide et elle n’est pas là, pourtant j’ai bien vu qu’elle était connectée, j’ai vu sur son Facebook, elle devrait être disponible à cette heure là » (masque du contrôlant / blessure de trahison).

Sinon vous vous dites : « je ne mérite pas que l’on s’intéresse à moi, pour qui je prends en pensant que cela pourrait l’intéresser », on finit par effacer le message que l’on avait initialement envoyé de peur de déranger. (Blessure de rejet / masque du fuyant).

Et vous pouvez réitérer cet exercice avec toutes les blessures. Ce qui est intéressant de voir c’est que votre réponse à la façon de vivre quelque chose d’aussi banal que quelqu’un qui ne répond pas à votre message, cela va être basé sur votre blessure. Votre manuel de bonne conduite, de comment on doit se comporter face à un message, va être aussi basé sur vos blessures. Vos blessures est une façon comme une autre de classifier les différents égo qui existent. C’est une belle lecture de la part de Lise Bourbeau car cela retrace de nombreux comportements humains que l’on a en commun. C’est très intéressant de se servir de cette grille de lecture, comme un moyen de voir ce qui nous chagrine en ce moment, qu’est-ce qui nous bloque, qu’est-ce qui ne nous plait pas en l’état actuel des choses, quels sont les besoins qui ne sont pas remplis ici, quelles sont les valeurs qui sont entravées ici, en quoi cela nous blesse lorsque quelqu’un ne répond pas à notre message. Que se passe t-il pour nous ?

Je trouve cela très intéressant comme apport qu’à pu faire Lise Bourbeau avec son travail, rien que pour nous permettre de voir qu’une même situation peut être vu par des prismes différents, en fonction de notre histoire, en fonction de ce qui. vous touche et de ne pas faire de projection sur autrui.

Ce qui est intéressant de voir également c’est de constater que les masques ne nous protègent pas, et au contraire nous fait revivre en permanence cette humiliation, ce rejet, cette trahison que l’on a pas envie de vivre… Si on regarde cela avec le mode de fonctionnement de notre cognition. Je vous rappelle que le modèle de Brooke Castilllo est le fait que toutes les situations peuvent être vues selon une grille de lecture qui est que cela est : soit une circonstance, soit une pensée, soit une émotion, soit une action, soit un résultat. La théorie nous dit que toutes les circonstances sont neutres, ce sont nos pensées qui ne sont pas neutres et qui sont amenées par nos circonstances, nos pensées créent nos émotions, ce sont nos émotions qui sont à l’origine de nos actions, c’est parce que l’on se sent d’une certaine manière que l’on agit/réagit ou que l’on agit tout simplement pas. Ce sont nos actions qui créent nos résultats et les résultats que l’on créent valident toujours notre pensée de départ. Cela va être intéressant de le voir par rapport à la théorie de Lise Bourbeau.

Si vous vous dites : « je n’ose pas trop lui envoyer un message parce que peut être que je le dérange », on identifie chez soi la blessure de rejet, la pensée va être : « pour qui je me prends pour demander de l’aide, je ne mérite pas cette aide »… Mettez la pensée qui est le plus juste pour vous à ce moment là, vous allez voir que si vous placez cette pensée dans le modèle de Brooke Castillo, vous allez créer le résultat que vous redoutez le plus. Si votre action part d’une pensée liée à votre blessure, par exemple l’action d’envoyer un message cache cette blessure, cette peur de déranger, la peur d’être rejeté-e, de se dire qu’il est possible qu’il ne réponde pas, il va y avoir tout vos biais de confirmation à l’oeuvre, dans les résultats que vous allez obtenir va être quelque chose qui valide votre pensée de départ. Que la personne ait répondu ou non, vous allez avoir vos biais de confirmation à l’oeuvre, à partir du moment où vous vous êtes dit que cette personne allait vous rejeter, vous allez voir que c’est ce que vous allez créer comme résultat pour vous même. C’est juste le fonctionnement de votre cognition, vos biais de confirmation qui vont être à l’oeuvre parce que c’est la pensée de départ que vous avez. Quel que soit le masque que vous portez, si vous envoyez votre message et vous fuyez votre téléphone, nous ne regardez pas l’écran en vous disant que vous avez pris le risque de déranger l’autre, le résultat est que vous dérangez cette personne parce que vous lui demandez de l’aide et vous ne répondez pas quand elle vous répond, vous la dérangez pour rien, vous êtes en train de créez ce que vous redoutez le plus par le simple fait de le penser. Votre pensée qui motive ces actions là, vont créer ces actions là et donc valide votre pensée de départ. Finalement, le fonctionnement de ces masques est lié au fait que vous avez une pensée de départ qui est que cette blessure existe, qui est que les gens pourraient vous trahir, que les gens pourraient vous rejeter, vous abandonner ou vous humilier. C’est très intéressant de se rendre compte que lorsque l’on a peur que quelque chose se produise, on va avoir tendance à le matérialiser dans notre vie, on va mettre de l’attention dessus et c’est ce que l’on va manifester dans notre vie. C’est important d’en avoir conscience. Le but est de se dire que je porte de l’attention sur cette peur, comme toutes les émotions désagréables, la peur est là pour vous dire qu’il y a potentiellement un besoin qui n’est pas rempli, dans le cadre des blessures de l’âme, c’est intéressant de se demander quel est le besoin qui n’est pas rempli.

Quand j’ai peur d’être abandonné, quel est le besoin humain qui n’est pas rempli ? Cela peut être l’amour, l’appartenance, la connexion aux autres, le besoin de sécurité émotionnelle… Si vous voulez sortir du fonctionnement de ces blessures ou tout du moins mieux comprendre votre égo et faire votre développement personnel en vu d’être de plus en plus serein face à vos masques… Cela va être très important d’accepter que vous vous sentez blessé, humilié, rejeté, abandonné, trahi… Accepter l’émotion qui vient avec et de comprendre quel est le besoin qui n’est pas rempli ici ?

La seule façon que vous avez de vous sortir de ces blessures là va être de remplir le besoin qui n’est pas rempli ici. Si vous ne le faites pas, vous allez continuer de perpétuer cette blessure avec l’usage de ce masque. L’analogie que je vous donne souvent la douleur physique versus l’émotion désagréable : c’est comme une plaie, tant que vous l’avez vous aurez la douleur. Tant que vous n’avez pas soigné la blessure vous avez la douleur et à recréer ce schéma là.

Quelles solutions apporter face aux blessures de l’âme ?

C’est de se demander quel est le besoin qui n’est pas rempli ici ? Quand je me sens rejeté-e, humiliée etc… quel est le besoin qui n’est pas comblé ? D’aller remplir ce besoin en changeant ses pensées et ses actions.

Cela va vous permettre de changer de perception des choses et donc de changer vos comportements, c’est à dire que la fois suivante, lorsque vous serez confronté à une situation qui vous met face à votre blessure, imaginons l’abandon, vous allez pouvoir vous dire et vous auto-rassurer en vous disant que cette personne n’essaie en aucun cas de vous abandonner, c’est une personne qui m’aime, une personne ne mon entourage, une personne qui contribue à ma sécurité émotionnelle et je sais pertinemment que si elle ne répond pas c’est qu’elle a une raison propre à elle qui n’a absolument rien à voir avec moi.

Vous allez pouvoir changer votre comportement, comme dans l’exemple du fuyant qui supprime le message qu’il vient juste d’envoyer, vous allez pouvoir vous dire que cette personne ne va pas vous rejeter parce que je lui demande un service par exemple, je vais juste lui laisser le temps de me répondre et de me dire non si elle n’a pas l’espace pour m’aider. Je sais que c’est ma blessure qui est à l’oeuvre ici, en me disant cela, je vais changer mon comportement, à savoir ne pas supprimer ce message et donc laisser à mon ami le temps de le regarder.

Ce sont les ponts que je voulais faire entre le modèle de Brooke Castillo et le travail de Lise Bourbeau aujourd’hui.

Je trouve que son travail est vraiment intéressant, ce n’est jamais qu’un outil de lecture de l’égo, je trouve cela très utile, cela nous permet de catégoriser les choses, surtout lorsque l’on ne se comprend pas encore, parce que l’on a pas encore appris à se connaitre et donc de tracer de grandes lignes, finalement les autrices comme Lise Bourbeau ont vraiment réfléchi aux différentes façons de réagir face à des situations différentes de la vie, ce sont des personnes qui ont déjà classifié les types de pensées et cela permet de gagner du temps et d’avoir des solutions précises.

Si vous me connaissez, vous savez que je ne suis pas de celles qui ont des croyances ésotériques, j’ai une pensée davantage rationnelle, ce qui peut être un obstacle par moment pour s’ouvrir à de nouvelles choses par exemple. Je m’efforce de garder un esprit ouvert, ce n’est pas quelque chose qui me touche particulièrement de parler de blessures que l’on hérite de vies antérieures, même si je m’intéresse à cela. Je trouve cela très intéressant de remettre en question tout ce que propose Lise Bourbeau parce qu’elle parle de la forme physique du corps, ce qui est pour moi de la pseudo-science, ce n’est pas prouvé scientifiquement, c’est simplement basé par des biais de confirmation et biais cognitifs, ce qui est très bien au demeurant parce que nous sommes tous à la merci de nos biais cognitifs, ce n’est pas factuel. Je trouve que son travail et accéder à ce type d’outil est très utile, pour débroussailler le terrain et cela permet d’aider énormément de personnes d’avoir des blessures auxquelles se référer, des types de personnalités et d’avoir des mots pour exprimer des idées.

Je vous encourage à vous faire votre propre avis en lisant son livre.

Je m’arrête là pour ce podcast, j’espère qu’il vous aura plu, je vous embrasse, je vous souhaite un excellent vendredi, une excellente semaine, et je vous dis à vendredi prochain !

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