#24 – Définir des objectifs


Episodes reférencés

  • Épisode 2 – Croyances, réalité et champs des possibles
  • Épisode 3 – Pensées / émotions / actions
  • Épisode 4 – Se sentir bien par la pensée
  • Épisode 16 – L’échec

  • En savoir plus le programme “Connaissance de soi”: ici.

    Télécharger gratuitement “La boîte à outils”: ici.


    Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)

    7 commentaires

    1. Nadia

      Bonjour Esther,

      avant tout je te remercie pour cette mine d’or que tu nous mets à disposition.
      Je souhaite télécharger la boîte à outils mais je n’arrive pas y accéder.
      Peux-tu m’aider?

      Je te remercie par avance pour ton aide.

      Nadia

    2. Julie

      Bonjour Esther,

      Je découvre ton podcast depuis quelques jours seulement, et j’en suis déjà bouleversée. Je suis très heureuse que Coline, du blog Et pourquoi pas Coline, t’ait citée dans ses podcasts favoris et je te suis tellement reconnaissante de ce que tu fais.

      Je reconnais que j’écoute un peu les épisodes dans un ordre aléatoire ou selon mon intuition ou mes plus grands questionnements, donc peut-être que ma question trouve une réponse dans l’un de ceux que n’ai pas encore écoutés.

      Dans cet épisode Définir des objectifs, tu parles d’écrire quelque part ce dont on a vraiment envie dans sa vie, puis de faire le point sur les barrières qui nous séparent de ces objectifs et d’identifier les points bloquants qui ne relèvent pas de nos croyances limitantes.
      Ma question porte sur le fait que tu proposes ensuite de se poser la question : est-ce que, si je suis ce chemin vers l’un de mes grands objectifs, je serai plus moi, ou moins moi ?
      C’est sur ce point que je rencontre des difficultés. J’imagine que c’est le point clé et peut-être l’un des plus difficiles (autrement, ton programme ne s’appellerait pas Connaissance de soi…). Mais personnellement, j’ai du mal à trancher. J’ai parfois l’impression que deux objectifs contraires pourraient tout autant l’un que l’autre m’amener à être plus moi. Peut-être parce que je trouve les valeurs qu’il y a derrière, et qui peuvent être opposées ou concurrentes peut-être, tout aussi belles l’une que l’autre sans savoir laquelle correspond plus à ce que je suis, ou à ce que je voudrais être, que l’autre.
      Pour donner un exemple, si je me fixe l’objectif : avoir une vie sédentaire et stable, un conjoint, une maison dans un lieu que j’affectionne et une certaine sécurité financière ; si à l’inverse je me fixe l’objectif : avoir une vie faite de voyage, quitte à ne pas toujours savoir de quoi demain sera fait et à limiter mes attaches émotionnelles, j’ai dans les deux cas l’impression que ces objectifs correspondent à une partie de qui je suis et de qui je voudrais être, ainsi qu’à des valeurs que je trouve belles.
      Est-ce alors une question de choix ? Comment faire pencher la balance ? Ou bien y a-t-il encore derrière une question d’image de soi vs. vrai soi (/se défaire de l’idée que l’on se fait de soi-même), donc des choses dans lesquelles on se projette plus volontiers alors qu’elles correspondent peut-être moins à qui l’on est vraiment ? As-tu des conseils, des petites questions intermédiaires à se poser pour s’aiguiller et répondre à la question : est-ce qu’en faisant ça, je deviens plus moi ou moins moi ?

      Désolée pour la longueur du message et merci beaucoup d’avoir pris le temps de me lire,

      Julie

      1. Esther

        Bonjour Julie,

        Soit la bienvenue ici. Je suis ravie que tu aies rencontré mon podcast et qu’il t’apporte. Merci aussi de m’en faire car cela me touche beaucoup que tu aies pris ce temps.
        Pour te répondre, je pense qu’il s’agit d’une question de vrai soi vs son égo (image de soi). Certaines valeurs prévalent sur d’autres et il te faut déterminer lesquelles pour savoir comment faire les meilleurs choix pour toi. Demande toi si tu veux mettre en place ces objectifs pour remplir un besoin autre que celui de t’épanouir comme par exemple: le besoin de sécurité financière ou de reconnaissance de la part de tes parents. Je pense que le podcast que j’ai mis en ligne cette semaine sur les besoins et valeurs devrait pouvoir t’aider aussi.

        Je t’embrasse et ne soit pas désolée pour la longueur des commentaires. Ici on apprécie le partage et la profondeur des discussions.

        Esther

        1. Julie

          Recoucou Esther,

          Merci beaucoup pour ton retour.

          J’ai écrit une réponse à ton commentaire, ou plutôt quelques pages word suite aux réflexions que j’ai poursuivies à l’aide de ta réponse et du podcast sur les besoins et les valeurs – mais pour le coup, ce texte est vraiment interminable 😉 et surtout un peu personnel. Je ne suis pas encore sûre des conclusions que j’en tire, mais je peux dire que continuer de réfléchir et d’écrire à ce(s) sujet(s) m’aide à y voir de plus en plus clair sur mes réelles envies, et sur les raisons pour lesquelles je peux être amenée à les modérer moi-même.

          J’ai commencé par me demander à nouveau comment savoir quelles valeurs prévalaient pour soi, surtout lorsque les différentes valeurs entre lesquelles on “hésite” sont susceptibles d’entrer en contradiction (par exemple hédonisme/changement/audace/liberté/découverte et stabilité/appartenance/modération de ses impulsions/engagement dans un ensemble de traditions…).

          Et je me suis demandé s’il était possible de reconnaître comme siennes, et donc de suivre par ses choix/actions, des valeurs qui nous paraissent pourtant moins profondément belles que d’autres. Et donc, de choisir de ne pas agir selon les valeurs que l’on trouve les plus profondément belles. Comment expliquer que l’on ait envie de faire un tel choix ? Comment expliquer que l’on ne veuille pas vivre en suivant des valeurs que l’on trouve belles… seulement chez les autres (ou certains autres), finalement ? (Par exemple, on trouve que l’altruisme est la plus belle des valeurs, mais on ne veut pourtant pas que ce soit cette valeur qui guide nos choix). Et comment l’accepter ? Comment (s’)accepter de suivre des valeurs auxquelles on trouve des côtés assez déplaisants, finalement ? (Par exemple, agir avec hédonisme même si l’on trouve cela égoïste ?)

          J’ai aussi pensé au fait que l’on pouvait changer de système de valeurs au cours de sa vie. Je me suis dit que peut-être que lorsque l’on se connaît encore mal, et donc lorsqu’on est jeune souvent, il est compréhensible d’agir selon le premier ensemble de valeurs que j’évoquais (changement/audace/hédonisme/liberté/découverte etc.).

          La façon dont je viens de tourner cette idée en dit déjà pas mal sur moi-même 😉 et sur le fait que, comme tu le soulignes souvent dans tes podcasts, nous jugeons, souvent sans même en être conscient, certaines valeurs à l’aune de ce que notre système social et d’éducation nous en a appris. Les valeurs liées au plaisir et à l’accomplissement de soi sont souvent associées à l’individualisme et/ou à l’égocentrisme, qui sont connotés très négativement (ce qui est assez ironique, au vu de certains aspects de notre société). Cette connotation peut nous amener à porter nous-mêmes un jugement sur ces valeurs, que l’on sent pourtant être importantes pour nous mais auxquelles on se refuse alors.

          Moi-même, je porte ce jugement négatif sur ces valeurs que je trouve belles et que j’envie chez d’autres par ailleurs… (et peut-être que si je trouve les valeurs de stabilité etc. potentiellement plus profondément belles encore, c’est encore lié à mon éducation et à ma culture ? Je ne sais pas). Mais ton podcast m’a fait relativiser un peu ce jugement, et j’ai pu y réfléchir grâce à l’épisode sur les besoins et les valeurs.
          Nous sommes éduqués à avoir l'”égocentrisme” en horreur. Dans cet épisode, tu expliques aussi que nous sommes éduqués à remettre la satisfaction de nos propres besoins entre les mains des autres. Et je trouve là un paradoxe : satisfaire soi-même ses propres besoins (notamment en se donnant de l’amour, de l’estime, en cherchant à s’accomplir personnellement) est associé à de l’égocentrisme et est perçu négativement, mais réclamer voire exiger de nos proches qu’ils nous aiment, nous estiment, nous mettent en sécurité etc…. ça, ce n’est pas associé à quelque chose de négatif. Alors que ça me paraît bien pire ! Immature et irresponsable, capricieux, potentiellement dévorateur…

          Et je faisais le lien avec l’épisode 6 sur la fausse générosité, dans lequel tu expliques en quoi nous faisons généralement preuve d’une certaine hypocrisie (parfois en nous croyant nous-mêmes de bonne foi) en déclarant faire les choses « pour les autres », alors qu’en réalité nous les faisons d’abord pour nous et pour nous sentir bien. Il ne me paraît pas impossible que des personnes qui percevraient négativement d’autres personnes (qui, celles-ci, assumeraient leur besoin d’accomplissement personnel) en condamnant le fait qu’elles soient tournées vers elles-mêmes plus que vers les autres (ce qui est déjà un jugement/une interprétation…), puissent en réalité chercher à juger négativement ces personnes parce qu’elles culpabilisent elles-mêmes (plus ou moins consciemment) d’être incapables de “vraie” générosité. Ces personnes, qui porteraient ce jugement négatif, se refuseraient en fait à assumer qu’elles font d’abord les choses pour elles-mêmes. Elles seraient blessées, et envieuses à la fois, de voir d’autres personnes assumer cela avec lucidité, sérénité et bienveillance.

          Je pense que ces personnes existent parce que je me reconnais moi-même dans la description que je viens de faire… Et c’est là où je trouve que ton podcast, Esther, n’a pas que pour effet de se centrer sur soi-même. Il permet aussi d’être dans une plus grande compréhension d’autrui. Et, s’il permet de se comprendre soi-même et de comprendre ses propres pensées et comportements, il permet par-là même de comprendre lesquelles de nos pensées et lesquels de nos comportements sont susceptibles d’être toxiques (pour faire le lien avec le podcast 46 ;)) pour les autres.

          J’ai lentement digressé mais je crois que tout cela se tient, quelque part haha.
          En tout cas, communiquer quelques-unes (oui oui, seulement quelques-unes!) de mes réflexions revient aussi pour moi à te remercier Esther… Tu peux voir à quels point tes partages font résonance pour tes auditeurs 😉

          Merci et belle semaine

          Julie

          PS: j’en oublie une autre réflexion dont je voulais faire part. Mais là, il s’agit plutôt d’un petit “truc” en pratique, auquel j’ai pensé aujourd’hui.
          J’ai constaté que je me sentais mal pour plusieurs raisons ; de manière générale j’avais l’impression de rien avoir “réussi” dans ma journée, et quand j’ai décomposé le problème, j’ai notamment trouvé que j’étais insatisfaite de ma session de yoga du matin. En creusant, je me suis rendue compte que ça n’avait pas coincé à cause de mes capacités, mais à cause de petits détails circonstanciels comme : je ne savais pas où placer mon téléphone pour suivre correctement la vidéo que j’avais choisie pour ma pratique ; le tapis était glissant ; je n’avais pas suffisamment d’espace autour de moi pour bouger sans être contrainte…
          Bref, je me suis dit que parfois, un jour, on se lance dans quelque chose qui nous paraît assez banal et facile (bien qu’important pour nous) (ici le yoga, donc), et si cela “rate”, on s’en veut, on se l’attribue à soi etc. Mais c’est parce qu’on n’a pas pris le temps de considérer cela comme un vrai objectif que l’on se fixait, et donc de faire la liste de tout ce qui nous paraît indispensable pour atteindre cet objectif – comme tu conseilles de le faire dans ton podcast (et dans ton podcast 2 – Croyances, réalité et champs des possibles).
          Parfois, quand on n’arrive pas à faire quelque chose, il suffit de prendre du recul et de faire une telle liste des tâches (même là où l’on n’aurait jamais pensé cela indispensable – ça l’est pour certains, pour d’autres non), et de constater que certaines tâches (objectivement indispensables pour mener à bien ce que l’on veut faire) n’ont juste pas été complétées. Comme : faire suffisamment d’espace autour de soi pour pratiquer le yoga. C’est tout.
          C’est un peu prendre la méthode de ton exercice dans l’autre sens (en partant d’une action insatisfaisante du quotidien), mais je trouve cela utile aussi pour reprendre confiance et repartir sur de meilleures bases, quand on rencontre ce genre de situation.

    3. Sonia

      Bonjour Esther,

      je prend tes podcasts en retard et j’ai déjà l’impression qu’il m’apportent beaucoup. Donc merci! 🙂

      Je me demandais si la “boîte à outils” était toujours en ligne quelque part. Quand je clique sur le lien je n’y ai pas accès. Merci encore.
      Bonne journée!
      Sonia.

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