#3 – Pensées / émotions / actions

Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans ce troisième épisode de Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach. Je m’appelle Esther Taillifet et dans l’épisode d’aujourd’hui on va parler du lien qu’il y a entre les pensées, les émotions et les actions.

Je suis vraiment extrêmement contente de faire ce podcast aujourd’hui parce que je pense que c’est l’une des notions que je vais vous introduire qui est au final la raison pour laquelle j’ai envie de parler de développement personnel. C’est vraiment le truc qui a fait le plus de changement, le fait de comprendre ce que je vais vous dire. Et on va en parler à plusieurs reprises, donc on va bien en parler car c’est l’objectif principal du podcast d’aujourd’hui. Je vais parler régulièrement de ces notions de liens entre les pensées et les actions.

Déjà avant que je commence et avant que vous sachiez de quoi je vais vous parler vraiment j’aimerais bien que vous vous posiez la question : ” qu’est ce qui fait que vous en êtes au point où vous en êtes aujourd’hui dans votre vie ? “. Prenez 2 minutes pour réfléchir à ça si ça ne vous vient pas directement au moment où je vous pose cette question, si là tout de suite vous n’avez pas une idée dans votre tête.

Par situation j’entends : situation professionnelle, qu’est-ce qui fait que vous n’êtes pas dans le travail dans lequel vous êtes ? Que vous êtes pas dans le travail que vous êtes ? Qu’est ce qui fait qu’aujourd’hui vous êtes marié-e ? (peut-être avec des enfants ou peut-être en études ?), Qu’est-ce qui fait que vous en êtes au point où vous en êtes aujourd’hui ?

Et l’autre question que j’aimerais que vous vous posiez c’est : qu’est ce qui fait que vous n’êtes pas là où vous voudriez être ? Vous avez peut-être un rêve, alors peut-être que vous êtes là où vous voudriez être, auquel cas je pense que vous n’avez pas trop besoin de moi. Je pense que vous pouvez arrêter ce podcast, j’apprécie le geste mais ce n’est peut-être pas la peine.

On est tous en perpétuelle évolution et en amélioration constante au fur et à mesure de la vie. La vie sa charge de nous apprendre des choses au fur et à mesure. On a tous des objectifs, des envies, des choses qu’on aimerait faire, qu’on aimerait avoir peut-être et qu’on a pas.

Et la question que j’aimerais que vous vous posiez c’est quelles sont ces choses et pourquoi par exemple vous n’êtes pas dans le boulot dans lequel vous voudriez être ? Pourquoi vous n’avez pas la famille que vous voudriez avoir ?

Aujourd’hui ce qu’on va faire c’est qu’on va essayer de voir comment arriver là où vous voudriez être. Et comprendre pourquoi vous êtes là où vous êtes aujourd’hui.

Je vais vous donner un exemple vraiment tout bête, prenez un objet autour de vous qui est à portée de vos yeux. Pour ma part c’est une lampe de bureau puisqu’au moment où j’enregistre ça je suis assise à mon bureau. Eh bien cette lampe de bureau pour qu’elle existe, il y à un jour quelqu’un qui se l’est imaginé dans sa tête et qui a pensé :” tiens, je ferais bien une lampe de bureau “. Alors ça peut être quelqu’un qui était chargé de la création de nouveaux produits au sein d’une entreprise, c’était peut-être quelqu’un de lambda chez lui qui s’est dit : ” Toutes les lampes de bureau que j’ai connu jusqu’à présent avec tel défaut, je vais en créer une qui n’a pas ces défauts là “. Et ça va être la lampe de bureau que je vais créer. En tout cas ce qui est sur c’est que pour que cet objet existe et qu’il soit palpable, il y a quelqu’un qui a eu la pensée de le faire.

Et donc ça c’est vrai pour tout.

Toutes les choses qui existent, elles sont d’abord passées par la pensée de quelqu’un. Pour qu’il y ait un résultat il faut d’abord qu’il y ait une pensée. Maintenant, entre cette pensée et le résultat il y a pleins d’étapes, il se passe pleins de choses. La question qu’il y a déjà c’est : ” qu’est ce qu’il y a juste avant le résultat ? “.

Je pense qu’on a l’intuition de se dire que globalement si on veut des résultats dans la vie il faut agir. Dans le cas de ma lampe, il faut que la personne et l’ait fait faire. Il faut qu’un jour il y ait des gens qui aient pris des bouts de plastiques, des bouts de métaux, qui aient fabriqué la lampe d’un point de vue très palpable. Il y a eu une action qui a été faite.

Si on veut prendre du muscle il faut aller à la salle de sport ou faire du sport chez soi mais en tout cas l’action c’est de ” faire du sport “. Tout les résultats dans notre vie, il faut en passer par une action en amont.

Qu’y a t-il entre la pensée et l’action ?

Le truc c’est qu’il y a un spoil (NDA: (AnglicismeDivulgation prématurée d’un élément clé (d’une intrigue, d’un jeu, etc.) susceptible de gâcher, de spolier d’une partie du plaisir.) dans le titre du podcast, donc normalement si vous avez lu le titre du podcast vous savez de quoi il s’agit.

Que faut-il entre la pensée et l’action ?

Il faut la motivation, il faut quelque chose qui nous donne la motivation d’agir. Parce que c’est pas parce qu’on a pensé à une lampe qu’on va se mettre en action et commencer à contacter des personnes qui seraient capables de la fabriquer. Il y a un truc qui manque entre les deux. Il faut quelque chose, il faut une impulsion. Ce quelque chose, ce ce qui va nous donner la motivation c’est donné par l’émotion.

Je résume : pour avoir un résultat, il faut d’abord avoir une pensée, qui va générer chez nous une émotion, cette émotion va nous donner l’impulsion de réaliser une action ou une inaction ou une réaction. Et cette action/inaction/réaction va nous donner un résultat.

Ce que je viens de vous dire la, c’est la façon très basique de voir comment les choses s’exécutent lorsqu’on est des êtres humains sur cette terre. Cet enchainement que je viens de vous donner vous allez le retrouver dans pleins de domaines et ça porte des noms différents, en fonction de quelle est la personne qui vous l’exprime ou qui en parle, elle va en parler de manière différente.

Je vous parlerais un peu plus de ces différentes formes là dans le podcast de la semaine prochaine. Par exemple, la loi de l’attraction, c’est une façon d’exprimer ça, le fait de croire en Dieu c’est aussi une façon d’exprimer ça, bref il y a pleins de façons d’exprimer cet enchainement là. La façon qui m’a permis de réaliser cette chose là c’est un livre qui s’appelle Mindpower de James Borg qui exprime le lien entre la pensée, l’émotion et l’action.

Mais la personne qui m’a vraiment permis de l’appliquer dans ma vie et d’en faire quelque chose c’est une coach américaine qui s’appelle Brooke Castillo dont je vous ai déjà parlé sur ma chaine YouTube dont je vais surement beaucoup vous parler dans ce podcast parce que c’est quelqu’un qui m’a beaucoup inspirée et qui a surtout expliqué certains outils d’une manière extrêmement rationnelle, en invoquant pas justement la loi de l’Attraction et la force de l’Univers ou la croyance en Dieu. Et qui m’a permis de m’approprier ces outils là, et elle a proposé une façon de voir cet enchainement de choses et de l’utiliser au quotidien.

Je vais vous parler un petit peu de sa façon à elle de présenter les choses. Elle appelle ça ” le modèle “. Parce qu’en faite ce que je viens de vous donner là c’est ce une modélisation de la pensée humaine, ça reste une simplification, une façon d’expliquer simplement les choses.

Ce que je vous disais c’est que le principe d’un modèle ce n’est pas d’essayer de reproduire la réalité telle quelle, un modèle son but c’est de reproduire certains aspects de la réalité qu’on a envie de comprendre. De la même manière qu’un modèle réduit de train son but n’est pas de reproduire la taille du train, mais de reproduire ses proportions, sa forme etc…

Le modèle de Brooke Castillo ou n’importe quel autre modèle qui essaie de retracer le liens entre la pensée/les émotions/les actions, ce seront toujours des modèles simplifiés de psychologie, qui n’ont pas pour but de reproduire exactement tout les aspects de la psychologie humaine, tout simplement parce qu’on ne les comprend pas. A l’heure d’aujourd’hui on ne comprends pas en détail comment fonctionne le cerveau humain dans les moindres détails et comment chacun d’entre nous gèrent leur propres émotions.

Ce que j’aime dans le modèle que propose Brooke Castillo c’est qu’il est facile à utiliser et à implémenter dans notre vie. Je vais vous le décrire avant que l’on continue et je vais vous donner quelques exemples pour que vous puissiez voir dans quels types d’application on peut l’utiliser. Parce que j’imagine que mon exemple de la lampe est parlant mais il y a très peu de gens parmi vous qui ont pour but dans la vie de créer une lampe. On va essayer de trouver d’autres applications ce sera plus parlant pour tout le monde.

Dans le modèle de Brooke Castillo vous avez 5 choses.

La première ce sont les CIRCONSTANCES. On en a parlé dans l’épisode précédent, ce sont toutes les choses qui ne sont pas contrôlables, ce sont les faits. Ça peut être le pays dans lequel vous êtes né, l’état dans lequel vous êtes aujourd’hui même si il découle de choix que vous avez fait dans le passé, ce que vous êtes là maintenant c’est pas quelque chose que vous contrôlez, vous êtes dans la situation que dans laquelle vous êtes aujourd’hui : situation familiale, financière, professionnelle. Il y a aussi tout ce qui appartient au passé, ce sont des choses que vous ne pouvez pas modifier, sur lesquelles vous n’avez pas le contrôle.

Ensuite il y a les PENSÉES, on en a parlé la dernière fois de la différence entre une pensée et un fait. C’est une interprétation qu’on peut avoir des circonstances. Par exemple : ” votre mère est morte lorsque vous étiez enfant “ et vous la pensée que vous en avez aujourd’hui c’est ” la vie m’a arraché ma mère “. C’est une interprétation possible de la situation en question. On a énormément de pensées au quotidien, et pour beaucoup d’entres elles on a même pas conscience qu’elles sont là. Les pensées vont se traduire par une phrase dans notre tête et c’est pas n’importe quelle phrase, ça va être une phrase auquel on croit, quelque chose qui nous parait vrai. Dans l’exemple que je viens de vous donner ” la vie m’a arraché ma mère “, c’est vraiment quelque chose qui résonne en nous comme vrai, qu’on croit au plus profond de nous, quelque chose qui nous parait réel, qui nous parait retranscrire les faits et la réalité.

Ensuite il y a les ÉMOTIONS qui sont générées par ces pensées. L’émotion ça va être un mot comme par exemple ” tristesse “, ” haine “, ” peur “, ” vulnérabilité “, ” honte “, ” regret “… Des mots qui vont découler de la pensée qu’on avait juste avant. Dans l’exemple que je viens de donner, ça va être de la tristesse typiquement.

Après l’émotion viens l’ACTION, quelle est l’action/l’inaction/la réaction que nous provoque l’émotion qu’on a juste avant. L’action que l’on va choisir va nous donner le résultat. Le dernier aspect de ce modèle ça va être le RÉSULTAT.

Je répète dans l’ordre :

1) il va y avoir des CIRCONSTANCES qui vont créer chez nous 2) des PENSÉES, qui elles-mêmes vont créer chez nous des 3) ÉMOTIONS, qui seront à l’origine de nos 4) ACTIONS/INACTIONS/RÉACTIONS, qui elles-même seront à l’origine de nos 5) RÉSULTATS.

Et donc, selon Brooke Castillo, n’importe quelle chose qui vous arrive dans votre vie, ou n’importe quelle chose que vous exprimez comme un problème, vous pouvez la mettre sur l’une de ces 5 lignes.

C’est à dire que si je vous demande ” comment ça va aujourd’hui ? “, ” qu’est ce qui va pas ?” ” qu’est ce qui vous préoccupe ? “ Vous allez m’exprimer une phrase que l’on pourra faire rentrer dans l’une des 5 catégories précédemment citées du modèle de Brooke Castillo. C pour ” circonstances “, P pour ” pensées “, E pour ” émotions “, A pour ” actions “, R pour ” résultat “.

Et ce que l’on va faire c’est qu’on va prendre le problème qu’on est en train d’exprimer et on va le mettre dans l’une des ces catégorie en fonction de ce que c’est.

Si ce que l’on a exprimé c’est une émotion, on va le mettre dans la catégorie “émotions”, si c’est une une pensée on va le mettre dans la ligne des ” pensées ” et ainsi de suite. Et on va essayer de compléter la suite du modèle pour essayer de comprendre la situation. Faire cela, ça va nous permettre de comprendre pourquoi on se sent de la manière dont on se sent, pourquoi on agit ou on agit pas de telle ou telle manière. Ça va permettre de répondre à la question que j’ai posé en début de ce podcast, c’est à dire : ” qu’est ce qui vous a mené à être où vous en êtes aujourd’hui ? “  Et pourquoi, vous n’êtes pas, sur certains aspects, là où vous voudriez être aujourd’hui ?

Avant qu’on fasse tout ça, je vais vous donner quelques exemples de modèles complétés.  Et pour ça j’ai pris 2 exemples ” bateau “.

Le premier il est tellement ” bateau ” qu’il en est ridicule. J’ai pris l’exemple de la dispute avec son conjoint. Alors n’y voyez pas là une histoire personnelle ou une volonté de perpétrer des stéréotypes genrés, c’est juste des exemples qui je pense nous parle à tous, puisqu’il est extrêmement classique et culturel.

On va prendre l’exemple de Monsieur qui a laissé une paire de chaussettes sales dans la salle de bains. Dans ce cas là très simple, la circonstance c’est ” il à laissé ses chaussettes par terre dans la salle de bains “. C’est quelque chose de neutre, il n’y pas d’adjectifs. Là où on fait la distinction entre un fait donc une circonstance et une pensée, c’est que dans les pensées vous avez des verbes qui émettent des nuances. C’est un fait, tout le monde pourrait le vérifier. Brooke Castillo explique qu’un fait devrait pouvoir se prouver dans une cour de justice, on pourrait avoir la preuve tangible et ce n’est pas une question d’opinion. Ça c’est sur la ligne “C”.

Ce que je pourrais avoir comme pensée à propos de ça, ça pourrait être ” il n’écoute jamais ce que je lui dit “, ” je lui ai répété un milliard de fois de mettre ses chaussettes sales dans la panière à linge “. L’une des phrases que j’ai dans ma tête et que je crois c’est ” il n’écoute jamais ce que je lui dit “. L’émotion que je vais avoir suite à cette pensée là ça va être typiquement de la frustration, ça pourrait être autre chose car nous sommes tous différents mais là je prends cet exemple où ça va être de la frustration.

Et cette frustration elle va m’amener à agir et en là en l’occurence à réagir, et ma réaction ça va être de lui faire une remarque piquante sur le fait qu’il n’a pas encore ranger ses chaussettes dans la salle de bains, que ce n’est pourtant pas bien compliqué et que je lui ai déjà répété un milliard de fois. Et donc le résultat que j’obtiens c’est une dispute avec mon conjoint parce qu’il est très probable qu’il se justifie.

Comment je sais si j’ai bien rempli toutes les catégories ?

Une façon simple de savoir qu’on a bien complété le modèle et qu’on est pas en train de mélanger plusieurs choses c’est que le résultat que j’obtiens doit confirmer ma pensée de départ et c’est ce qui va faire que je vais là croire encore davantage. C’est le principe de la prophétie auto-réalisatrice. Dans le cadre de la dispute, ça confirme exactement ce que je pensais au départ qui était : ” il n’écoute jamais ce que je lui dit puisque là je lui exprime un problème, et il n’écoute pas, et on se dispute “ et ça en vient à confirmer ma pensée initiale.

Quel est l’intérêt de faire appel au modèle de Brooke Castillo ?

Au delà du fait que ça permet de mieux comprendre la situation, et de mieux comprendre ce qu’il se passe, ce qui est déjà très intéressant en soi. Ça va nous permettre de corriger la situation si c’est ce que l’on veut. Par exemple on a peut être envie d’arrêter de se disputer avec son mari pour des histoires de chaussettes parce que c’est quand même une sacrée perte de temps. Ce qui est intéressant, c’est qu’habituellement dans ces situations, si on a pas conscience de tous ça, on se dit : ” il y a un problème, on se dispute tout le temps, on se dispute tout le temps parce qu’il laisse trainer ses chaussettes dans la salle de bains “ et le truc c’est que pour arrêter de se disputer on se dit que la solution c’est de changer la circonstance, la circonstance qui est ” les chaussettes sont par terre dans la salle de bains “. Le résultat c’est qu’on essaie de changer son mari pour qu’il arrête de faire ça, on se dit ” à chaque fois à cause de toi, on se dispute sur cette thématique “.

Sauf que si l’on comprend tout ce que je viens de dire précédemment, et l’ensemble du modèle de Brooke Castillo, on comprend déjà que l’on a pas le contrôle des circonstances et que l’on a pas le contrôle de son mari, et de n’importe qui d’autres d’ailleurs. Ce que font les personnes c’est hors de notre contrôle et ça fait partie des circonstances. Et que la raison pour laquelle on se dispute, c’est pas « les chaussettes »  mais la pensée que l’on à à propos des ” chaussettes ” qui va générer des actions qui vont avoir un effet, un résultat dans notre vie.

Donc ce qu’on peut faire, qui est beaucoup plus efficace que faire changer son mari c’est de changer notre pensée par rapport à la situation en question. Puisque si on veut changer le résultat, il faut qu’on change l’action et si on veut changer l’action, il faut qu’on change l’émotion et si on veut changer l’émotion il faut qu’on change la pensée qu’on a au départ. Puisque la circonstance on ne peut pas y toucher. Au moment où je vois les chaussettes par terre, je peux me dire dans ma tête : « oh la la il fait de son mieux mais c’est pas encore ça ». L’émotion que je vais ressentir ça va être de l’amour ou de la tendresse, l’action qu’on va avoir après ce sentiment de tendresse et d’amour ça va être probablement de ramasser nous même les chaussettes ou peut-être de le lui dire avec amour en lui disant : « j’ai vu ce matin que t’essaies de faire un effort mais ce matin t’as oublié » à ça il va surement répondre qu’il est désolé : « ah mince il a oublié », et le résultat qu’on va avoir c’est une discussion posée sur la situation avec un mari qui et montre et qui exprime qu’il a vraiment envie de s’améliorer là dessus et donc ça confirme notre pensée de départ qui était : « il fait des efforts mais c’est pas encore ça ».

Cet exemple nous permettait de comprendre une interaction avec quelqu’un d’autre, maintenant je vais vous donner un exemple où il est question de vous et de vos pensées à propos de vous-même.

L’exemple que je vais donner c’est le cas d’une réorientation professionnelle, où une personne aurait envie d’ouvrir un bar. de quitter son emploi pour ouvrir un bar, c’est son rêve et c’est quelque chose que la personne a vraiment envie de faire. Et la circonstance qui sera commune aux deux modèles qu’on va donner ou deux états d’esprits qui vont donner deux résultats différents ça va être la même circonstance et ça va être « je n’ai jamais ouvert de bar avant » c’est quelque chose qui peut être prouvé dans une cour de justice, et la pensée que peut avoir cette personne peut avoir à propos du fait qu’elle n’a jamais ouvert de bar c’est « je ne suis pas sure d’être capable d’ouvrir un bar ». L’émotion qui découle de cette pensée ça va être du doute « je ne suis pas sur d’être capable d’ouvrir un bar », effectivement je ne l’ouvre pas donc je confirme cette pensée.

Qu’est ce qu’on peut faire dans cet exemple pour changer ce chemin de pensée et donc ce résultat qui est : « cette personne n’ouvre pas de bar » et on a envie qu’elle ouvre un bar puisque c’est son rêve. Alors à partir de cette même circonstance qui est « je n’ai jamais ouvert de bar », la pensée qu’on pourrait avoir c’est : « je suis sur que je pourrais ouvrir un bar », l’émotion qui en ressortirait ce serait plutôt de l’enthousiasme, de l’excitation. Et l’action qu’on risque de faire avec cet enthousiasme ça va être de faire des recherches sur Internet et de lire beaucoup de blogs de personnes qui ont quittés leur travail pour ouvrir un bar. Et le résultat qu’on aurait suite à cette action ce serait peut être une liste d’étapes pour passer de la situation de « j’ai un job traditionnel » à « j’ai ouvert un bar à mon compte », et on a toutes les étapes pour y parvenir. Et ce résultat il va confirmer notre pensée de départ qu’on avait qui était : «  je suis sur que je peux ouvrir un bar ».

Alors vous l’avez compris, notre pensée va déterminer notre action en passant par l’émotion. Ce qu’il faut voir c’est que ce n’est pas n’importe quelle pensée comme je le disais plus tôt mais je vais le répéter maintenant parce que c’est important. C’est pas juste une pensée qu’on a en tête, il suffit pas de penser quelque chose pour qu’elle se réalise ou se produise dans la réalité, il faut aussi la croire. C’est à dire que si vous voulez vous servir de ça pour changer votre situation comme par exemple dans le cadre de l’ouverture d’un bar si vous ne croyez pas à la phrase « je suis sur que je peux ouvrir un bar » vous n’allez pas avoir l’émotion qui va vous donner l’impulsion pour faire les actions qu’il faut pour ça. Il faudra vous trouver une phrase que vous êtes plus à même de croire. Ça pourrait être, plutôt que « je suis sur que je devrais pouvoir ouvrir un bar », « je ne sais pas si je peux ouvrir un bar » « il faudrait que je me renseigne pour savoir s’il est possible d’ouvrir un bar ».

Ce que j’aimerais que l’on fasse c’est que l’on revienne sur les questions que je vous avez posé au début de ce podcast qui étaient : « comment vous en êtes arrivés dans la situation dans laquelle vous êtes aujourd’hui ? » et « pourquoi vous n’êtes pas dans la situation dans laquelle vous voudriez être ? ».

Sur une feuille de papier vous notez les initiales (nda : du modèle de Brooke Castillo) vous cherchez le résultat qui a fait que vous en êtes là aujourd’hui. Dans la ligne des « résultats » vous mettez par exemple : «  je suis directeur commercial de la boite X » et vous essayez de trouver ce qui vous a mené à ce résultat dans votre passé. Trouvez une des choses qui a fait que vous avez eu ce résultat, c’est souvent un mélange d’actions qui a fait que vous avez eu ce résultat.

La personne qui a crée la lampe, elle n’a pas fait une action, elle en a fait une multitude qui l’on amené a créer cette lampe.

Et maintenant là même chose pour pourquoi vous n’êtes pas arrivés là où vous voudriez être. Et il est fort probable que dans la ligne des actions, vous ayez une inaction. Et lorsqu’on a un modèle comme cela avec une inaction, c’est ce qu’on appelle de la procrastination.

C’est le fait de vouloir avoir un résultat mais de pas réussir à l’atteindre parce que l’on agit pas, on ne fait pas d’action dans la direction de ce résultat. Et ce qui va nous permettre d’arrêter de procrastiner sur cette chose qui est importante pour nous a priori, puisque je vous ai demandé d’écrire quelque chose qui est importante pour vous, donc la raison pour laquelle vous n’allez pas vers cette chose là c’est parce que vous procrastinez et il faut trouver pourquoi.

Et en remplissant le modèle vous allez trouver l’émotion qui est à l’origine de cette procrastination et il faudra voir si vous ne pouvez pas modifier cette pensée pour en trouver une autre que vous pouvez croire aussi et qui vous permettra d’avoir un résultat différent dans votre vie.

Ressources

Pour vous aider à faire l’exercice sugéré dans le podcast, voici une liste (non exhaustive) d’émotions:


Comment vaincre la procrastination ?

Le programme tel qu’il était proposé lors de la sortie de cet épisode, n’est plus disponible. Il a été remplacé par un programme de coaching en ligne de groupe : Cliquez ici pour plus de details.

 

18 commentaires

  1. zoe

    Bonjour, merci beaucoup pour ces podcast je trouve c’est très agréable et instructif de t’écouter. Par contre je trouve que ce n’est pas simple de savoir sur qu’elle ligne mettre les choses. Pour ma part, mon problème est que je suis incapable de m’arrêter quand je commence à manger certains trucs sucrés. Est-ce un fait? (non contrôlable) Ou est-ce une action? (dans mon cas une inaction).
    Merci de ton retour.

    1. Esther

      Bonjour Zoe,

      Je suis contente que ce podcast t’ai plu et je suis surtout contente que tu fasses l’exercice et me poses ta question. Oui c’est bien ça, le fait de “manger certaines choses sucrées” est à mettre sur la ligne “action”. Donc tu as le modèle suivant:

      C:
      P:
      E:
      A: Manger des certains aliments sucrés
      R:

      Il te faut trouver quoi mettre sur les autres lignes. Pour la ligne “E” émotion, il faut que tu te poses la question “comment je me sens juste avant de manger certaines choses sucrées ?” La réponse doit être un mot comme “trise”, “seule”, “ennui”, “stressée” etc. Une fois que tu auras identifié l’émotion, tu pourras te demander “quelle pensée me fait me sentir comme ça ?” et tu aura la pensée. La ligne “C” des circonstances sera la version non jugeante de ta pensée. Pour la ligne “R” résultat, il faut que tu te poses la question du résultat produit par l’action “manger certains aliments sucrés”. Ton résultat doit être un fait ou une pensée. Par exemple ça peut être le fait “ne pas perdre de poids” ou la pensée “J’ai encore craqué” (ce sont juste des exemples, c’est peut être autre chose dans ton cas). Il est possible que le résultat obtenu par l’action “je mange certaines choses sucrées” soit une pensée qui engendre chez toi une émotion qui te fasse continuer à manger les choses sucrées en question.

      Commence déjà par remplir la ligne “E” et dis moi si tu as des difficultés à trouver le reste. Je vais t’y aider si tu as besoin.

  2. Mathie

    Hello,

    Je n’arrive à écouter ce podcast. Il semblerait qu’il y a un problème avec le lien soundcloud sur ce podcast et le suivant.

    Est-ce que le problème vient de mon côté ?

    Merci par avance pour ton aide.
    Et merci pour tes podcasts.
    Bonne fin de journée,

  3. Ellie

    Bonjour Esther,

    Un énorme merci pour tout ce que tu fais (sur la chaîne et ici), je crois que personne n’a jamais autant réussir à me faire grandir et me remettre en question que toi, avec ta manière douce de faire évoluer les choses.

    C’est un peu le manque de courage qui fait que je ne suis sur ce podcast que maintenant, mais j’aurais également une question sur l’exercice que tu proposes : aujourd’hui, je n’ai pas de travail. Je devrais être en réorientation (dans je ne sais quoi d’ailleurs, je ne sais pas ce que je voudrais faire) suite à la déclaration d’une maladie handicapante qui m’a empêché de poursuivre mon activité d’origine. Cela dit, au vu des contraintes, l’organisme de réorientation (spécialisé pourtant dans les handicaps) a refusé de m’intégrer au programme, considérant que j’étais “trop” handicapée pour suivre le programme. Le résultat c’est bien sûr “je n’ai pas de travail”, mais j’ai énormément de mal à remplir les autres lignes.

    J’ai beaucoup de mal à considérer ma maladie comme une “action” (puisque je n’ai aucun contrôle dessus, je suis malade), et si ce n’est pas une action, c’est donc une circonstance. Et dans ce cas, ce sont les autres lignes que je n’arrive pas à remplir… Si tu as un peu de temps à m’accorder, je t’en remercie d’avance !

    1. Esther

      Bonjour Ellie,

      Merci pour ce commentaire encourageant. Je suis ravie que ce podcast t’aide et encore plus de voir que tu appliques les outils que je propose. Bravo à toi pour la démarche.

      Oui je suis d’accord avec toi, une maladie va sur la ligne des circonstances.

      Je propose donc:

      C: J’ai une maladie handicapante.
      P:
      E:
      A:
      R: Je n’ai pas de travail.

      Pour remplir la ligne “P” des pensées, demande toi: “A quoi je pense lorsque quelque chose dans mon quotidien me rappelle ma maladie ?”. Tu auras surement plusieurs phrases en tête. Ils s’agit de tes pensées et l’une au moins d’entre elles est à l’origine du résultat que tu as aujourd’hui. Ensuite une fois que tu as trouvé quelles sont tes pensées, demande toi “Comment je me sens lorsque je pense cette phrase précise ?”. Ta réponse sera un mot qui décrit ton émotion: joie, tristesse, injustice, colère, confiance, frustration etc. Ce mot va sur la ligne “E” des émotions. Une fois que tu as identifié l’émotion, demande toi “Qu’est-ce que je fais lorsque je me sens comme ça ?” et tu auras l’action, l’inaction ou la réaction qui sera une phrase à mettre sur la ligne des “A” des actions. Cette action est celle qui sera à l’origine de ton résultat.

      Il est fort probable que dans ton cas, ton action soit une inaction “Je suis paralysée”, “Je ne fais rien”, ou quelque chose comme ça. Et c’est cette inaction qui fait que pour l’instant tu n’as pa encore de travail. Lorsque tu aura identifié l’émotion qui te paralyse, et la pensée à son origine, tu pourras réfléchir à une alternative. Pour l’instant, l’important est de determiner quelles sont les emotions que tu ressens et quelles sont les pensées à leur origine.

      Esther

  4. Pingback: #24 – Définir des objectifs – Se Sentir Bien

  5. Pingback: #27 – Les habitudes – Se Sentir Bien

  6. mia

    Salut et merci pour tes podcasts… juste brooke machinchose elle n’a rien inventé je ne sais pas si c’est ce qu’elle prétend mais tous les principes dont elle parle d’après ce que j’en comprends en t’écoutant sont basés sur les thérapies comportementales et cognitives.
    bises

    1. Esther

      Bonjour Mia,

      Oui oui. Elle le sait très bien et le dit elle même. Elle ne prétends rien tu vois. Ce qu’elle a inventé, c’est la grille de lecture en 5 lignes qui est pratique pour appliquer tout ça dans sa vie quotidienne. =)

      Esther

  7. Raph

    Salut Esther !
    Ça fait pas mal de temps que je te suis(sur youtube) et j’aime vraiment ce que tu fais, tu m’inspires au quotidien ! Je trouves déjà super honorable que tu prennes de ton temps pour nous ouvrir de nouvelles perspectives de vie, et celles qui sont présentées je les trouves vraiment efficaces pour aborder la vie d’une façon enthousiaste et optimiste, elle donnent bien les moyens de se remettre en question et également d’être dans une démarche de profond respect avec autrui en tant qu’individu qui possède au même titre que moi des droits et libertés.
    Dans tes vidéos youtubes également, je perçois que tu as vraiment envie de savoir, d’apprendre des autres et en se mettant notamment à leurs place : cette comprehensivité que tu dégages peut développer une grande cohésion et en cela incarne ma vision idéale de l’humanité !
    Et donc pour tout ce que tu m’apportes ça je te remercie !

  8. Maxime

    Bonjour,

    Tout d’abord merci pour ces podcasts, j’ai commencé aujourd’hui et c’est très parlant, je me rends compte qu’il y a beaucoup de travail et surtout que j’en ai vitalement besoin.

    Cependant j’arrive un peu tard et je rate ainsi les programmes que vous avez proposé plus tôt l’année dernière . Il y aurait il un moyen d’y accéder ?

    1. Esther

      Bonjour Maxime,

      Les 3 programmes ont été remplacés par un seul et même programme de 3 mois complet qui permet à qui le souhaite de débuter avec l’auto-coaching avec mon aide par email. Si tu veux en savoir plus, il est ici: Programme.

      Belle journée à toi.

      Esther

  9. Tiphaine

    Bonjour Esther,
    Après des mois de procrastination, je me lance enfin. En réalité j’avais commencé à écouter ton podcast à sa sortie, je faisais parti des coachés d’Octobre avant d’arrêter pendant plus de 7 mois.
    Niveau écoute, je suis à l’épisode 42 (ça fait 2 mois que je charbonne pour tout rattrapé) mais j’ai décidé de tout reprendre depuis le début afin de noter tous les exercices que tu proposes pour les mettre en application !
    Je voulais juste te dire un grand merci, car ton podcast et ta chaîne sont très utiles et interviennent aujourd’hui à un moment de ma vie où j’en ai cruellement besoin.
    Bonne continuation à toi, j’espère que tu sortiras encore pleins d’épisodes,
    Tiphaine.

  10. Pingback: #23 – Se sentir bien – Se Sentir Bien

  11. Jessica Quénard

    Bonjour Esther! Merci beaucoup pour ces podcast ça me fait un bien fou!! c’est vraiment enrichissant, motivant et efficace à chaque podcast j’ai l’impression de pouvoir vraiment appliquer tout de suite après ce que j’ai écouté ou que ça influence vraiment ma façon de penser qui est parfois un peu détraquée…je ne sais pas si tu va me répondre vu que j’ai pris le podcast un peu tard ^^ mais j’ai deux questions par rapport à ce modèle.
    Si j’ai bien compris, une fois que le modèle est rempli, et qu’on a une vision du schéma de pensée et de ces conséquences qu’est ce qu’on fait après pour améliorer les choses? est-ce qu’on travaille sur ce que l’on peut changer : la pensée par exemple? pour susciter une nouvelle émotion plus positive?
    Deuxième question, l’émotion est-elle synonyme de sensation dans ce cas? par exemple si des circonstances nous mettent tellement mal à l’aise, qu’on se crispe, qu’on se ferme au niveau du visage….ici le problème est physique c’est la sensation (qui est certes liée à l’émotion) qui pose problème…qu’est-ce que tu en pense?

    1. Esther

      Bonjour Jessica. Tu devrais trouver les réponses à tes questions dans les prochains épisodes. Je te laisse les écouter et si il te reste des quesitons, n’hésite pas. =) Bise et bienvenue ici !!

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *