#47 – Besoins et valeurs


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet et dans ce 47ème épisode nous allons parler de besoins et de valeurs morales.

Ce sont deux notions qui sont au coeur de notre travail ensemble de développement personnel, parce que lorsque l’on commence à travailler sur soi, que ce soit avec des outils comme le flot de pensées ou encore la méditation. Lorsque l’on va se pencher sur ce qu’il se passe dans notre tête, dans notre coeur et via notre intuition, les besoins et les valeurs morales sont des choses qui vont ressortir naturellement. Notamment l’ensemble de nos besoins non-comblés, tout ce qui ne va pas, tout ce qui est problématique dans notre vie.

Si dans l’un de nos flots de pensées on écrit que notre patron est une mauvaise personne/ que notre mère est géniale pour telle ou telle raison/ que notre conjoint manque d’empathie sur tel sujet… lorsque cela ressort dans notre flot de pensées, il ne s’agit pas là de faits, dans le sens où l’on ne fait pas de point sur la réalité par ce biais, mais ce que l’on est en train de dire c’est : quelles sont nos valeurs et quels sont nos besoins ? A ce moment là où l’on écrit que nous pensons que notre patron n’est pas une bonne personne, nous exprimons notre besoin de pouvoir compter sur lui et notre valeur qui est ici d’avoir en face de nous quelqu’un qui par exemple, respecte ses engagements. Lorsque l’on est en train de dire que notre mère est géniale, nous ne sommes pas vraiment en train de parler d’elle mais plutôt de notre besoin d’appartenance et d’amour qui est comblé et de notre valeur qui est celle de la famille. Lorsque l’on dit que notre conjoint manque d’empathie, c’est le besoin d’amour qui n’est peut-être pas comblé et la valeur de la famille. Ce que nous sommes en train de dire c’est que nous parlons de nous et c’est bien tout l’intérêt que de faire des flots de pensées, de la méditation ou tout autre exercice de développement personnel, c’est d’apprendre à se connaitre.

Si nous voulons avoir une vie intentionnelle, si nous voulons créer des choses volontairement et avoir une vie qui est alignée avec qui l’on est, qui est authentique et dans laquelle on s’exprime en tant que notre nous réel sans filtre, et dans laquelle nous allons pouvoir avoir une bonne estime de nous parce que nous agissons en tant que ” vrai nous “, eh bien pour atteindre ce but il faut déjà connaitre au départ quelles sont nos valeurs et nos besoins. C’est cela que l’on fait ensemble, c’est le coeur du travail du développement personnel, c’est être au fait de ses besoins et valeurs qui ne sont pas forcément des choses faciles à saisir parce que nous avons ne nombreuses injonctions qui nous sont proposées socialement sur ce que sont nos besoins et valeurs, sans que l’on se soit vraiment posé la question et en plus on se retrouve parfois dans des situations où nos besoins et valeurs peuvent rentrer en conflit.

Je vous en avais parlé lors d’un précédent podcast, je vous avais parlé de l’exemple de la personne qui travaille dans une banque mais qui est profondément contre le système bancaire d’un point de vue moral, mais vous travaillez dans une banque pour pouvoir combler l’un de vos besoins qui est tout simplement celui de sécurité financière, ou tout simplement les besoins physiologiques comme celui de se nourrir par le biais de ce travail bien qu’il ne soit pas aligné avec vos valeurs. Vous êtes alors dans une situation où vos valeurs rentrent en conflits avec vos besoins.

Si vous avez envie de vivre une vie intentionnelle, plein et authentique, cela va être important d’identifier vos valeurs et vos besoins. Ce que j’ai envie de faire dans ce podcast c’est de vous aider à cela et de débroussailler le terrain si je puis dire et de voir avec quoi cela peut rentrer en conflit et de vous proposer une démarche pour toutes les personnes qui ne travailla pas avec moi en direct via des coachings individuels mais qui voudrait malgré tout mener à bien ce travail en autonomie. Ce podcast va donc aller un tout petit peu plus loin que tout ce que l’on a pu dire sur ces sujets là jusqu’à maintenant.

La pyramide des besoins

Je vais vous faire un rappel de la pyramide des besoins dont je vous ai déjà parlé que st un modèle qui est compréhensible de tous sans pour autant avoir fait des études poussées en psychologie. Il nous explique que les différents besoins humains peuvent s’organiser selon une pyramide, la pyramide des besoins, qui nous dit que le niveau le plus bas de la pyramide représente les premiers besoins que l’on rencontre et que le niveau le plus haut c’est le dernier besoin que l’on a envie de combler dans notre vie.

1) La première famille de besoin c’est l’ensemble des besoins physiologiques : se nourrir, boire, dormir… Toutes les choses vitales.

2) La deuxième famille de besoin sont liés à la sécurité : matérielle ou émotionnelle.

3) La troisième famille de besoin : amour et appartenance (appartenir à un groupe social, à un groupe politique, à une religion, à une famille)

4) La quatrième famille de besoins : estime (recevoir de la confiance et du respect de la part des autres, de la reconnaissance pour nos qualités et nos valeurs et être apprécié)

5) La cinquième famille de besoins : accomplissement de soi (être authentique avec soi-même et le besoin de se réaliser, d’utiliser son plein potentiel

La théorie associée à cette pyramide c’est que le besoin besoin d’accomplissement ne se manifeste pas tant que le besoin d’estime n’a pas été comblé, qui lui-même ne se manifeste pas tant que notre besoin d’appartenance n’a pas été comblé et ainsi de suite. Ce qui dans le pratique est assez faux, si vous faites vos flots de pensées vous allez vite vous rendre compte que vous avez tout ces besoins qui se mélangent et qui sont souvent plusieurs à se manifester en même temps.

Le besoin d’accomplissement de soi, qui est le dernier besoin de cette pyramide, qui est un besoin de riche, qu’on se le dise. Si on se pose cette question là c’est qu’en théorie que l’ensemble de nos autres besoins sont globalement comblés. Cela veut dire que nos besoins vitaux sont remplis, que nous sommes en sécurité (matérielle et émotionnelle), que nous ne sommes pas dans un pays en guerre, nous avons des personnes autour de nous qui nous apprécient et qui nous aiment, nous avons un sentiment d’appartenance, nous avons globalement l’estime des autres. C’est là que vous pouvez constatez que se manifeste des besoins en dessous de l’accomplissement personnel. Disons que dans les grandes lignes que le besoin d’accomplissement se présente tardivement dans notre évolution et c’est exactement ce dont nous parlons dans ce podcast : être authentique et d’être soi-même.

Ce qui se cache derrière le besoin d’accomplissement c’est le besoin d’agir selon ses valeurs, et d’avoir une vie alignée selon ses valeurs.

Qu’est-ce que les valeurs ?

Les valeurs sont un ensemble de notions dans lesquelles on se reconnait et qui vont nous permettre de distinguer le bien du mal, ce sont des notions qui émettent un jugement et qui orientent nos décisions d’un point de vue moral. Si vous avez une valeur forte d’engagement, et que vous avez dit que vous viendrez à tel endroit, il vous est impensable de décommander. Il y a de fortes chances que si quelqu’un vous a dit qu’il viendrait à votre soirée et qu’il décommande, il est fort probable que vous trouviez selon impensable et pas correct, parce que chez vous il s’agit d’une valeur forte. Alors que si la personne le fait, il y a de fortes chances pour que ce ne soit pas important pour elle a contrario.

Nous avons cette envie de vivre selon ses propres valeurs et d’être aligné avec soi, le souci c’est que lorsque l’on essaie de le faire nous allons nous retrouver à mettre en danger des besoins dans notre vie qui sont actuellement comblés et qui ne le seront plus si nous allons dans le sens de nos valeurs. C’est à dire que si actuellement nous avons un CDI dans une banque, que l’on gagne bien notre vie et que nos parents sont très fiers de nous, et que du jour au lendemain nous avons envie de tout quitter pour monter une pâtisserie végane (oui je sais elle vous avez manqué !), le problème c’est qu’en faisant ce choix nous allons être plus alignés avec nos valeurs mais nous allons avoir un autre problème qui est de perdre la satisfaction de plusieurs besoins : le besoin de sécurité financière, ni le besoin d’estime et de reconnaissance sociale qui va se manifester à ce moment là. Nos parents ne seront plus aussi fiers de nous et ils vont penser que nous sommes en train de faire une bêtise, que ce que l’on est en train de faire n’est pas très raisonnable, que cela n’a pas de sens de faire cela, ils vont peut-être nous décourager très fortement de nous lancer là-dedans, ils vont peut-être nous juger de façon négative parce qu’ils n’ont pas nécessairement les mêmes valeurs que nous et ils ne voient pas que nous nous essayons juste de vivre selon nos propres valeurs.

Que se passe t-il dans ce cas de figure ?

La plupart du temps ce qu’il se passe c’est que l’on a peur parce que nous avons nos besoins humains qui sont forts et présents et nous décidons avec notre tête et de façon tout à fait raisonnable de ne pas mettre en péril nos différents besoin et de laisser de côté notre besoin d’accomplissement de soi. Ce que j’ai envie de vous proposer, c’est que si vous décidez d’aller dans le sens de votre besoin d’accomplissement de vous-même, que vous suivez vos valeurs sur toute la ligne coûte que coûte (il faut déjà dans un premier temps être au courant de ses valeurs et mener ce travail sur vous-même afin de savoir ce qui est important pour vous et ce qui ne l’est pas), une fois que vous le savez et que vous décidez d’aller dans cette direction là, les autres besoins vous allez les combler par vous-même.

Ce qu’il se passe c’est que l’on nous a tellement expliqué que nos émotions dépendent des circonstances, de l’extérieur, de comment se comporte les autres, du gouvernement, de ce que que disent et font les autres, de notre conjoint qui a la responsabilité de nous faire nous sentir aimer, de notre patron qui a la responsabilité qui a le devoir de nous faire nous sentir en sécurité… Nous avons tellement l’habitude d’attendre que ce soir l’extérieur qui comble ces besoins, que nous les avons entièrement délégués à l’extérieur de nous. Lorsque l’extérieur s’effondre, parce que je vous le rappelle, l’extérieur ne dépend pas de nous, ce que nos parents pensent de nous et l’estime qu’ils nous accordent ne dépend pas de nous mais bien d’eux, le jour où nous n’avons plus l’estime de nos parents, cela entraine en effet boule de neige que nous n’avons plus d’estime de nous non plus, parce que je vous le répète :

Nous avons appris que nos besoins doivent être comblés par l’extérieur.

Nous avons délégué ce pouvoir à l’extérieur, ce besoin de sécurité nous ne l’avons pas rempli, nous attendons que ce soit l’environnement qui soit stable et prévisible, que ce soit l’extérieur qui soit sécuritaire d’un point de vue émotionnel, moral et financier. Nous n’avons pas appris à combler ce besoin de sécurité en partant de nous-même, en se disant : ” je ne vais pas le laisser tomber, je n’ai pas peur de ne plus être en sécurité, parce que je sais que je peux être là pour moi et que je vais être là pour moi et que je n’ai aucunement à avoir peur de ne plus être en sécurité “. Il en va de même pour le besoin d’amour et d’appartenance, nous avons complètement délégués cela à l’extérieur, nous avons donné la responsabilité aux personnes de notre entourage de nous aimer et s’ils ne nous aiment pas et si on se sent seul c’est de la faute de l’extérieur.

Bien sur que l’extérieur a son rôle à jouer dans notre vie et que les interactions sociales sont importantes, mais le fait de se sentir aimé cela part déjà de soi, se demander si nous-même nous remplissons ce besoin d’amour, est-ce que nous nous aimons uniquement s’il y a des personnes à l’extérieur qui nous aiment ? Est-ce qu’on laisse les autres déterminer si on va nous aimer ou non ? Si on décide de s’aimer de manière inconditionnelle, qu’on l’on ait réussi, que l’on ait raté, que l’on ait besoin de s’améliorer ou non… Si l’on s’assure de s’aimer soi-même, ce besoin nous allons le combler nous-même, il en va de même pour le besoin d’estime, pourquoi avons-nous besoin que la reconnaissance vienne de l’extérieur ? Nous avons constamment besoin que ce soit les autres qui nous disent : ” c’est super ce que tu fais “, mais est-ce que l’on s’accorde nous-même ce respect et cette considération ? Avons-nous de l’estime pour ce que l’on fait ? Ce que je vous dis c’est que si vous vivez selon vos propres valeurs, vous allez combler par vous-même tout ces besoins là, vous allez vous-même vous aimer, vous apporter votre propre estime, combler votre besoin de sécurité, je dirais même qu’à un moment donné, cela va être nécessaire de partir de soi pour pouvoir aller vers l’accomplissement de soi.

Si vous avez toujours appris à déléguer, chose qui est normal puisque c’est quelque chose de socialement appris, nous avons appris à déléguer nos émotions aux autres, nous avons délégués l’ensemble de nos besoins aux autres, nous avons même appris à formuler nos besoins aux autres (notamment dans la thérapie de couple) pour qu’ils puissent enfin les combler, le manuel de bonne conduite dont je vous ai parlé, nous avons appris à avoir des attentes de l’extérieur, lorsque ce n’est pas comblé on se dit : ” non mais c’est de la faute de l’extérieur “, parce que nous n’avons pas du tout appris à se responsabiliser. Une fois que l’on apprend cela, nous n’avons plus de soucis, surtout si on veut vivre selon nos valeurs, cela va être nécessaire parce qu’à un moment donné il va falloir que l’on fasse ce pour quoi l’on est fait, et que l’on suive qu’il l’on est, nous n’aurons jamais l’approbation de l’intégralité de notre entourage, il y aura toujours des personnes pour nous dire que notre projet ne leur convient pas. La question ne sera pas de savoir ce que les autres en pensent mais de se demander ce que nous nous en pensons, suis-je d’accord avec mes actions, est-ce que je me sens bien en faisant cela, est-ce que cela me parait juste et bon ? Est-ce que c’est la personne que j’ai envie d’être ? Est-ce que c’est ce vers quoi j’ai envie d’aller ? Est-ce que je me fais confiance sur le chemin ? Est-ce que je vais m’aimer dans mes réalisations autant que dans mes échecs ?

Si nous sommes capables de combler nos besoins de l’intérieur en partant de soi, alors on pourra aller vers son accomplissement personnel parce que l’on aura plus besoin de la validation extérieur.

Maintenant, la question qui se pose c’est que nous sommes des êtres sociaux, je suis en train de vous expliquer que tout par de soi mais malgré tout la solitude est une vraie problématique, nous savons très bien à l’aide d’étude réalisées sur le sujet que lorsque l’on interroge des personnes âgées et qui relatent ce qu’elles retiennent de leurs vies, où l’on commence à savoir que globalement ce qui rend heureux ce sont les interactions sociales, ce ne sont pas toutes les choses que l’on essaie de nous vendre (on s’en doutait) mais ce n’est pas l’argent qui rend heureux mais ce sont les connexions que l’on a avec les autres, les souvenirs, l’amour et les interactions sociales, et vous allez me dire : ” cela ne peut pas partir de soi “, le besoin d’être aimé par une famille par exemple. Nous allons pouvoir combler le besoin d’être aimé par nous-même, mais il va être difficile de combler par soi-même l’amour d’une famille qui est extérieur à nous. Je suis complètement d’accord avec cela, cela fait partie des besoins humains, nous sommes des êtres sociaux, nous ne sommes pas des animaux qui vivent de façon solitaire, nous sommes en train de le devenir parce que la société actuelle dans laquelle nous sommes nous pousse naturellement à cela mais nous sommes des animaux de meute qui vivent ensemble.

Moi ce que je vous propose face à cela c’est qu’une grande partie de ce besoin là vous pouvez le combler par vous-même, et si vous le faites, ce qu’il se passera c’est que le jour où vous déciderez d’être authentique et que vous allez risquer que votre maman vous dise : ” je crois que tu ne devrais pas faire ça “, vous allez être en mesure émotionnellement et en terme d’estime de vous-même et de votre force personnelle, d’écouter et d’entendre l’inquiétude de votre mère et de pouvoir vous dire : ” est-ce que je suis d’accord avec cela ? Je comprends la bienveillance de la démarche, mais suis-je d’accord avec elle ? Si ce n’est pas le cas et que je décide de le faire malgré tout, et que pendant un temps j’avance sans l’approbation de ma mère, cela ne remet pas en question qui je suis, parce que j’ai conscience à ce moment là que c’est l’avis de quelqu’un d’extérieur à moi, que je suis en mesure de me faire confiance et que cela veut dire que si demain mon monde extérieur s’effondre et que demain je me retrouve sans rien, je ne vais pas m’effondrer moi-même parce que mes besoins vitaux et principaux, parce que je les ai remplis par moi-même, j’ai le tronc de départ “.

Alors évidement cela ne veut pas dire que ce n’est pas génial d’avoir une famille qui nous aime et qui nous reconnait pour notre valeur, qui nous disent qu’ils sont fers de nous, qu’ils trouvent que ce que l’on fait c’est utile, que l’on est génial. Transposez pour vous-même n’importe quel valeur ou besoin qui sont les vôtres. Bien sur que ces choses sont agréables et bien sûr que cela va contribuer à votre bonheur, que d’avoir des personnes autour de vous qui partagent une certaine vision de la vie. Si vous avez le tronc de vos besoins qui sont remplis par vous-même, si d’un seul coup l’extérieur effondre, vous n’allez pas vous effondrez avec parce que vous avez le minimum nécessaire en vous. Vous allez aussi plus facilement pouvoir prendre ce risque, si vous agissez selon vos propres valeurs, vous allez pouvoir prendre le risque qu’il y ait des gens qui ne soient pas d’accord avec vous, vous allez pouvoir prendre le risque que l’on ne vous aime pas, prendre le risque d’être un peu moins en sécurité d’un point de vue émotionnel ou financier, parce que vous savez que le minimum de vos besoins sont comblés par vos soins et que l’on ne pourra jamais vous l’enlever.

C’est vers cela que je vous encourage à aller, si vous êtes actuellement dans une situation où vous vous retrouvez dans l’exemple du banquier que j’ai donné plus tôt dans ce podcast, vous êtes cette personne qui a comblé tout ses besoins principaux mais qui n’a pas son besoin d’accomplissement de comblé, et qui se rend compte que pour pouvoir le remplir il va peut-être falloir faire une croix sur vos autres besoins et qui est terrifié face à cette idée parce que ces besoins sont présents et réels.

Je vous propose de commencer par là en vous demandant si vous ne pouvez pas commencer par combler une partie de ces besoins par vous-même, quelle est ma peur lorsque je crains que ma mère pense que je suis nul, est-ce que c’est parce que je pense moi-même que je sis nul ? Posez vous la question si vous comblez vos besoins principaux. Ensuite, tenter de faire la distinction entre vos besoins et vos valeurs, si vous avez téléchargé la boite à outils qui est mise à votre disposition gratuitement, vous pouvez la télécharger ici. Cette boite à outils contient un tableau avec différentes valeurs et besoins, il y a un résumé de beaucoup de notions que vous présente ici à l’écrit. Vous avez un tableau avec une liste de besoins et de valeurs, et vous allez vous rendre compte que parfois il y a des besoins qui sont en réalité des valeurs, les besoins en questions font partie du besoin d’accomplissement de soi. Ce besoin d’accomplissement de soi va passer par le fait d’être aligné avec ses valeurs, si vous reconnaissez des besoins qui sont aussi des valeurs pour vous dans cette liste, c’est parce que ce sont des choses qui font partie de la famille de besoins qui correspondent à votre accomplissement de vous-même et qui vont vous permettre d’aller dans la bonne direction et qui est la vôtre.

Comme par exemple : la liberté qui est à la fois un besoin et une valeur, qui fait partie de la famille des besoins d’accomplissement de soi entre autre. Si vous avez ce besoin, il est fort probable que ce soit également une valeur pour vous.

Prenez le temps de reconnaitre cela, si vous avez envie de faire ce travail par vous-même, il s’agit de prendre la boite à outils et de faire des flots de pensées sur plusieurs jours, et demandez-vous quels sont les besoins non-comblés qui ressortent de ces flots de pensées, quels sont les besoins et valeurs non comblés qui ressortent, essayez de débroussailler cela pour pouvoir vous approchez encore un peu plus de qui vous êtes et de mieux vous comprendre, et mieux cerner ce qu’il se passe dans votre tête, comme je vous l’ai dit en début d’épisode, lorsque l’on pointe du doigt quelque chose dit par notre mère/ notre patron/ notre ami nous pointons du doigt nos besoins et nos valeurs. Identifiez-les pour savoir où vous devez concentrer votre travail, si vous remarquez que votre besoin d’estime et d’amour est très fort, demandez-vous déjà si vous avez déjà commencé par vous estimer et vous aimer pour commencer.

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je vous embrasse et je vous souhaite un excellent week-end et je vous dis à vendredi prochain !


Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)

17 commentaires

  1. Sandrine

    Bonjour …tout d’abord merci merci merci pour tous ces partages qui provoquent chez moi des prises de conscience et changements incroyables.
    Je lance dans ce message une bouteille à la mer. ..très intéressée par l’atelier “manger pour se nourrir. ..” auquel j’ai une folle envie de participer je ressens cependant un blocage…est ce mon ego, ma petite voix, mon auto saboteur ? ?? J’ai passé l’aprem à regarder les billets de train, les hôtels, les appart, à budgetiser etc etc…je pensais finir par m’inscrire après avoir tous les renseignements et pourtant il y a un truc qui bloque (prendre du temps pour moi me semble peut être inaccessible ? )
    Bref j’ai besoin du petit truc qui me fera basculer pour m’autoriser ce plongeon vers ce qui j’en suis sûre sera très très bon pour moi.

    1. Esther

      Bonjour Sandrine,

      C’est très compliqué éthiquement pour moi de t’influencer car je ne suis pas parti neutre. Je gagne de l’argent si tu t’inscris. J’ai envie que tu le fasses si tu en as les moyens financiers car je sais à quel point cela a été une expérience “life changing” pour les participants de l’atelier de juin (qui est exactement le même). Je peux te recommander d’aller voir le webinaire gratuit que j’ai donné jeudi soir (tu as du recevoir le lien dans la newsletter) et voir si tu trouves de la valeur. Certaines participantes à la précédente edition ont commenté leur expérience si tu veux jeter un oeil.

  2. Lo

    Salut Esther! Merci pour ce nouveau podcast qui est vraiment super, comme tous les autres! Tu fais référence à “la boite à outils” à un moment, en précisant qu’on peut la télécharger gratuitement dans les notes de ce podcast mais je ne la trouve pas ici. Pourrais-tu s’il te plait m’indiquer à quel endroit je peux la télécharger?
    Un grand merci d’avance et une très belle soirée à toi!

  3. Sandrine

    Merci Esther pour cette réponse. ..j’ai vraiment une folle envie d’y venir mais quand je fais le calcul ce sont 2 jours qui reviennent à environ 600 euros…l’atelier, le trajet, 400 km donc essence et péages ou billets de train, l’hébergement, la nourriture (parce que je ne vais pas jeûner pendant 2 jours tout de même ! !!!) Bref ça me frustre au plus au point tellement j’y crois et tellement pour une fois un discours aussi clair, intelligent, documenté et sensé me redonne la foi, en comparaison avec toutes les arnaques qu’on trouve sur le net dès qu’il s’agit du poids. Une atelier à Marseille ce serait envisageable ? Please Please Please ! Promis j’en ferai une pub monstrueuse ! !!

    1. Esther

      ^^ A la rentré, j’aurai un programme en ligne. Peut-être que ce sera un meilleur investissement pour toi peut-être. Pour Marseille je ne sais pas car on m’a demandé Nantes et Strasbourg et Bruxelles. Bref, j’en fini plus mais peut-être que je vais céder je ne sais pas. ^^

  4. Sandrine

    L’espoir renaît!
    Est ce qu’il existe un forum ou une page Facebook qui permettrait aux gens qui te suivent d’échanger entre eux? J’ai cherché mais peut-être pas suffisamment bien!
    Merci encore mille fois pour tous ces partages…je ne vais pas l’expliquer ici mais j’ai eu une énorme prise de conscience à l’écoute du podcast qui m’a libérée d’un très lourd fardeau que je traînais depuis 30 ans…voilà pourquoi je suis aussi enthousiaste et intéressée car aucun psy ou autre “aidant” ne m’avait permis jusque là d’accéder à une telle libération…

    1. Esther

      Non. Je n’ai pas souhaité qu’un endroit comme celui-ci existe.
      1) Parce que pour l’instant je ne pourrais pas le modérer. Il faudrait que j’arrête de faire certaine choses et je ne le souhaite pas.
      2) Parce que les personnes se conseilleraient entre elles au lieu de se coacher ou de s’auto-coacher et c’est contre productif dans le travail de développement personnel que je propose sur ce podcast. Que grâce à moi il y ai des échanges comme “a ta place je ferais ça” ou “moi j’ai essayé ça tu devrais essayer aussi” ou encore “mon cousin avait ça aussi et son psy lui a dit que c’était de la déréalisation c’est surement ce que tu as” n’est pas du tout ce que je veux encourager ici car je ne crois pas que cela résolve le problème de fond. Biensur, je trouve cela génial de pouvoir débattre, partager ses valeurs, ses réfléxions personnelles et ses expériences. C’est génial de pouvoir connecter et voir que les autres rencontrent les même difficultés que nous. Je le fais très largement sur youtube et les réseaux sociaux mais ce n’est pas du coaching. Le but du coaching et de l’auto-coaching est de chercher en soi les réponses et de ne pas demander l’avis, les conseils ou la validation des autres justement ! Tu peux demander l’aide d’un coach pour te guider pour trouver les réponses qui sont les tiennes si c’est difficile de faire ce travail seule mais ce n’est pas dans un groupe facebook que tu trouveras ce guide. Est-ce que tu vois ce que je veux dire ?

  5. Julissa

    Bonjour Esther!
    Cela fait un moment que je n’écoutais que tes vidéos (ou que je regardais) puis grâce à ta dernière vidéo je voulais m’y remettre au podcasts mais sur l’application il ne m’affiche que jusqu’au 28eme… tu ne poste plus là bas?
    Désolé pour le commentaire qui n’a pas vraiment de lien mais je veux l’écouter celui ci!
    Merci pour tes vidéos qui sont vraiment très inspirantes.

    1. Esther

      En fait je publie mon podcast sur soundcloud et il est envoyé automatiquement sur toutes les plateformes de podcast. Ce n’est pas moi qui le publie sur les applications mais toi qui telecharge et mets a jour les applications pour recevoir tes podcasts préférés. Quelle application utilises-tu pour les écouter ?

  6. Sandy

    La liberté est une de mes valeurs fortes.
    Aujourd’hui, écouter tes posdcast c’est allez dans ce sens.Libre de revenir aussi sur ce travail qui sont mes valeurs.Réalisé il y a un an et demi.Cela peut évoluer. La liberté suprême pour moi est de s’autoriser à les remettre à jour.
    Merci à toi pour ce flow de lumière.

  7. etouna

    Bonjour Esther,
    Merci beaucoup pour ce podcast ! Je tombe un peu de haut que ce soit le message qui passe dans la société que c’est l’extérieur qui doit remplir nos besoins. Est-ce que ce serait culturel? En Suisse, je n’ai pas l’impression que ce soit si présent dans la mentalité. Pour ma part, je trouve que partir de soi est possible mais ne résout pas le problème car nous sommes tout aussi faillibles que les autres. Je trouve qu’avoir une espérance divine permet de partir d’une base d’amour inconditionnel et parfaite impossible à trouver sur terre. Cela me libère et libère les autres de devoir remplir mes besoins. Juste une vision différente mais cela ne remet pas en question ce que tu dis 😉

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