#5 – L’indépendance émotionnelle


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien. Le podcast est là pour vous aider à devenir votre propre coach. Je m’appelle Esther Taillefet et dans ce 5ème épisode on va parler d’indépendance émotionnelle. Ce sujet c’est vraiment un sujet qui me passionne, c’est un sujet qui me parle et qui est important pour moi parce qu’il touche à l’une de mes valeurs profondes qui est l’autonomie et l’indépendance. Il touche également au fait de s’assumer soi-même et de ne pas dépendre des autres et des circonstances. Cette notion nous parle de vraiment posséder sa vie et de ne pas être à la merci du hasard des choix des autres et des circonstances.

Qu’est-ce que l’indépendance émotionnelle ?

Qu’est ce que j’appelle l’indépendance émotionnelle. Pour moi, l‘indépendance émotionnelle est le fait de ne pas dépendre des circonstances et des autres (parce que les autres font partie des circonstances). Je me rappelle qu’on ne peut pas contrôler ce que font les autres, ce que pensent les autres, ce que disent les autres ça fait partie des circonstances. Cela fait partie des choses qui sont indépendantes de nous qui ne dépendent pas de nous et sur lesquelles on n’a pas le contrôle.

Pour moi l’indépendance émotionnelle c’est le fait de ne pas dépendre de ces choses là pour se sentir bien ou mal. C’est le fait de décider de comment on se sent ou du moins de choisir de réaliser que la façon dont on se sent dépend de nos pensées et dépend de quelque chose qu’on peut décider. On peut choisir de se sentir bien ou de se sentir mal et de posséder cette émotion dans notre quotidien. On est constamment dépendant émotionnellement des autres. C’est à dire que dans beaucoup de situations, on a l’habitude de se sentir bien ou mal dépendamment de ce qui nous arrive.

On peut prendre l’exemple de quelqu’un au travail qui dit quelque chose derrière notre dos ça va nous faire nous sentir mal.

On a l’habitude de penser que les circonstances sont directement responsables de nos émotions et en particulier ce que font les autres.

L’exemple du conjoint trompé-e

Je vais prendre l’exemple d’un conjoint qui nous aurait trompé-e.

Si l’on est en couple et que l’on apprend que notre conjoint nous a trompé-e, on va ressentir tout un panel d’émotions qui peut aller de la colère, à la tristesse, à la honte… Cela va vraiment dépendre d’une personne à l’autre, mais quoi qu’il en soit il s’agit d’une émotion négative qui va avoir un effet négatif sur nous.

On risque de se sentir mal et si cette émotion perdure on risque d’être dans l’inaction. On risque de faire des choses qu’on ne désire pas/dont on n’est pas particulièrement fier. Si on pense à Bridget Jones ça va être de manger des donuts tout en restant affalé-es sur le canapé mais ça peut aussi être d’appeler son conjoint (ou son future ex selon la décision que vous aurez pris à l’issu de cette situation) et de l’injurier au téléphone par exemple.

Bref on va avoir des actions qui ne sont pas forcément positives pour nous qui vont nous donner un résultat avec lequel on n’est pas forcément très en phase et avec lequel on n’est pas forcément très satisfait.

Je rappelle un petit peu ce que je disais dans les précédents podcasts mais le lien entre nos résultats et les circonstances c’est que les circonstances sont totalement neutres et dénuées de tout jugements.

Ensuite on a nos pensées qui sont un jugement face à ces circonstances et on ne se rend pas forcément compte que ces pensées sont là immédiatement, c’est à dire que notre jugement est immédiat, et on en arrive à confondre avec la circonstance. On a appris socialement que certaines circonstances seraient ” intérprétables ” d’une certaine manière ce qui fait qu’avec le temps on en vient à confondre pensée et circonstance.

Cette pensée va produire une émotion chez nous et cette émotion va être l’allumette, l’étincelle de notre action. On va agir en réaction avec cette émotion, qui va elle-même générer un action et elle-même un résultat qui va venir valider notre pensée de départ.

Plus on répète ce cycle, plus notre pensée de départ en devient renforcée, ce qui en fait une croyance de plus en plus ancrée en nous. Ce que je viens de vous décrire c’est bien entendu le modèle de Brooke Castillo que j’ai pu évoquer notamment dans l’épisode n°3 de ce podcast.

Le cas de la tromperie

Prenons l’exemple que j’évoquais dans le podcast n°3, le cas de la tromperie. Dans une telle situation on peut avoir des pensées du type ” je me fais toujours avoir “, “comment il/elle a pu me faire ça ? “, ” les autres me font toujours du mal “, ” je suis toujours la bonne poire “

Toutes ces pensées ont en commun qu’elles nous mettent en position de dépendance face à l’autre, comme si nos émotions étaient complètement dépendantes de la personne en face de nous.

La raison pour laquelle on se sent mal d’après nous c’est parce que notre ex nous a trompé. C’est quelque chose auquel on croit profondément et qu’on ne remet pas en doute.

La circonstance ” mon ex m’a trompé-e “ est complètement neutre en réalité.

Ce sont les pensées que vous allez à voir qui vont faire que vous vous sentez mal. On a des pensées vis à vis de cette tromperie.

Vous allez pouvoir vous dire des choses du genre : ” il a brisé ma confiance “, ” je suis trop conne je me suis fait avoir “

L’émotion qu’on ressent est liée à notre pensée et non à la circonstance. Et ça c’est une nouvelle dont on peut se réjouir.

Ce qui signifie que la façon dont on se sent dépend de nous, dépend de la pensée qu’on choisit d’avoir.

Le problème c’est que cette pensée elle apparait presque immédiatement, parce que l’on a l’habitude de penser la même chose tout le temps sur certaines circonstances, ou parce que socialement on a appris que dans une telle circonstance pouvait être interprétée d’une telle manière parce qu’on a des valeurs morales communes au sein d’une société.

Comme par exemple, la fidélité est une valeur morale qui est ancrée dans nos sociétés occidentales, ce qui fait que l’interprétation est immédiate et l’émotion aussi par la même occasion.

Ce qui est intéressant de voir ce qu’en vivant cette situation, on devrait se sentir bien et qu’on devrait culpabiliser de se sentir mal parce que c’est notre faute. Après tout il ou elle nous a trompé-e mais il ne tient qu’à nous de se sentir bien finalement.

Ce qui est intéressant de voir c’est que l’on va pouvoir s’approprier cette émotion, en effet j’ai peut-être envie de me sentir mal à l’instant T parce que j’avais conclu un pacte moral avec cette personne et la fidélité en faisait partie.

Aujourd’hui, j’ai envie de me sentir mal face à ça parce que j’ai envie d’avoir telle pensée face à cette situation. C’est quelque chose qui nous donne beaucoup plus de pouvoir. En fait nous ne sommes pas à la merci de ce que font les autres.

On est en contrôle de l’émotion qu’on est en train de vivre et on peut choisir de vivre une émotion négative. On peut choisir de se dire ” oui je crois profondément que cette action est répréhensible “

J’ai le droit d’interpréter cette action de telle manière à me sentir mal. Mais la différence c’est que je suis en contrôle et je m’approprie cette émotion, je peux la vivre sereinement.

Cela veut aussi dire qu’on va beaucoup plus facilement pouvoir passer au delà parce qu’il y aura un moment où on voudra passer au delà des émotions désagréables que cela génère.

Cette émotion désagréable va avoir des effets désagréables dans notre vie : ça peut être de l’inaction, ou ça peut être par exemple d’appeler notre ex de façon enragée, et toutes ces actions ne sont pas des actions qui vont nous servir et qui vont nous donner un résultat qu’on a pas vraiment envie d’avoir dans notre vie.

Alors que ce que l’on pourrait avoir comme résultat en ayant des pensées différentes ça pourrait être : passer à autre chose, trouver quelqu’un d’autre, être heureux, faire pleins de choses positives que l’on ne peut pas avoir si l’on continue avec cette émotion.

Là où par le passé on aurait été persuadé-e qu’on ne pouvait pas arrêter d’avoir cette émotion parce qu’elle est liée à la circonstance qu’on ne peut pas changer (car elle est en dehors de notre contrôle), la bonne nouvelle c’est que l’on peut décider de changer notre pensée par rapport à la circonstance (parce qu’on ne peut pas changer le fait que cette personne nous ait trompé-e).

Je ne dis pas que c’est facile, c’est quelque chose qui est simple intellectuellement à mettre en oeuvre. Ce qui est compliqué c’est de trouver la pensée à laquelle on va croire et qui va nous permettre d’avoir une émotion qui sera plus positive et qui va davantage nous servir.

Responsable de la façon dont on se sent ?

Cela voudrait dire que si l’on se sent mal c’est de notre faute et que n’importe qui a le droit de mal se comporter envers nous et ça leur permet donc de se dédouaner.

Pour résumer : ” si tu te sens mal, c’est ton problème, tu n’as qu’à gérer ta pensée “

Non ce n’est pas ce que je dis. Ce que je dis c’est que les personnes (nous y compris) sont responsables de leurs actions.

Nous sommes responsables de nos actions parce que nos actions sont générées par nos pensées, ce qui a crée une émotion puis une action.

Pour reprendre l’exemple de cette personne qui nous a trompé-e, elle est responsable de ce qu’elle fait mais elle n’est pas responsable de la manière dont on se sent.

Si par exemple vous étiez mariés et que vous aviez fait voeu de fidélité cette personne est responsable du fait d’avoir brisé ce pacte moral entre vous.

Mais cette action pour vous est une circonstance.

Elle est responsable de son action qui est pour vous une circonstance et elle n’est pas responsable de votre émotion. Donc ça ne veut pas dire que cette personne peut faire tout ce qu’elle veut. En réalité elle peut, mais ça ne veut pas dire que en faisant tout ce qu’elle veut vous allez toujours la pardonner ou être encore la bonne poire.

Vous n’êtes pas à la merci des autres en ce qui concerne la manière dont vous vous sentez.

En fait vous n’êtes pas dépendant émotionnellement des actions de cette personne et vous pouvez choisir de ne plus vous sentir mal au moment où vous l’aurez décidé.

Le jour où j’ai fait cette découverte ça a changé ma vie, ce sont des choses que l’on ne m’avait jamais dit auparavant. Depuis toute petite j’avais même plutôt entendu l’inverse avec des phrases du type ” ne fais pas ça sinon maman va s’énerver “, ” tu ne veux pas rendre triste maman alors fais ça “.

On nous apprend depuis tout petits que les émotions des autres autour de nous dépendent de nos actions, ce qui fait que lorsque l’on est trompé-es, on pense que l’émotion négative que l’on ressent est une fatalité. Mais en plus de ça on pense que la façon dont se sentent les gens autour de nous (qu’on aime ou qu’on n’aime pas) dépend de la manière dont on agit.

Se dire qu’on est constamment en train de faire que les gens autour de nous se sentent bien est une hérésie, ils sont les seuls maitres de ce qu’ils peuvent ressentir, seuls eux peuvent choisir de se sentir bien ou mal.

Et les actions positives envers nous ?

Et qu’en est-il des actions positives que l’on fait envers nous, admettons que quelqu’un fasse quelque chose de gentil envers nous. Ce qui en résulte c’est qu’on se sent bien.

En réalité tout est une question d’interprétation. Nous avons des valeurs socialement ancrées, ce sont des valeurs communes qu’on a d’un commun accord.

Prenons l’exemple du copain qui offre des fleurs à sa copine, l’interprétation possible ça pourrait être ” mon copain m’aime “, du coup lorsque notre copain nous offre des fleurs on se sent aimé-e, mais ce ne sont pas les fleurs qui font que se sent aimé-e mais bien l’interprétation qu’on fait du fait de recevoir des fleurs.

Le soucis de l’interprétation c’est qu’elle est propice aux quiproquos, il peut y en avoir au sein d’une même famille, d’une même culture…

Ce qui mène constamment à des problèmes de communication parce qu’on ne réalise pas qu’il y a notre filtre de pensée qui interfère.

Et en plus de cela, on met nos émotions entre les mains d’autres personnes et on se donne la responsabilité des émotions de nos proches alors qu’en réalité nous sommes tous responsables de la façon dont on se sent.

Vers l’indépendance émotionnelle

Nous pouvons choisir d’être complètement indépendant émotionnellement, c’est quelque chose d’extrêmement libérateur. Réaliser que nous sommes maitre de l’interprétation que l’on veut faire des choses qui sont autour de nous, et que l’on peut choisir de se sentir bien si l’on veut. On peut aussi choisir de se sentir mal, parce que parfois on a besoin de se sentir mal (basé sur une croyance qui nous est propre).

Comment faire face à une situation où l’on se sent mal ?

Pour reprendre l’exemple de la tromperie, lorsque l’on apprend que l’on est trompé-es on croit fermement que cette personne a brisé notre confiance, nous sommes d’accord avec cette pensée. Et l’émotion que l’on peut avoir c’est de la tristesse par exemple.

Comment faire lorsque cette pensée et cette émotion nous traversent ?

Très souvent, le réflexe que l’on va avoir c’est que l’on va vouloir changer la pensée immédiatement. Sauf que si cette pensée est vraie pour vous c’est qu’il y a une raison, et il faut lui laisser du temps d’être digérée.

Il faut un certain temps pour l’assimiler, peut-être que vous allez être triste, peut-être que vous allez être déçu-es, il faut prendre le temps de ressentir cette émotion.

Un exercice qu’il peut être intéressant de faire c’est de décrire l’émotion. De décrire à l’écrit ce que l’on est en train de ressentir (sur son téléphone, à l’aide d’un papier et d’un crayon, peut importe la méthode), et donc de décrire comment cela se traduit chez nous ?

Peut-être que ça va nous donner la gorge serrée, peut-être nous allons avoir les mains moites… Cela va dépendre de l’émotion ressentie, cela va dépendre de chacun d’entre nous. Mais cela reste intéressant de noter les sensations physiques qui nous traversent. Déjà ça permet de mieux comprendre notre mode de fonctionnement, comment se traduit telle ou telle émotion chez nous ?

Parce que bien souvent c’est très abstrait et on ne parvient pas à mettre des mots sur l’émotion que l’on ressent. On arrive juste à dire ” je me sens mal “ et au final on ne sait pas vraiment ce que l’on ressent. C’est intéressant de décrire nos émotions et de les décrire pour voir par exemple ce que représente pour nous la tristesse et comment cela se manifeste chez nous.

La manifestation ça peut être que l’on pleure, qu’on a la gorge serrée, la bouche pâteuse etc…

Cela permet de comprendre que nos émotions sont inoffensives, les sensations physiques que l’on ressent c’est le pire qui puisse se produire chez nous. On ne va pas en mourir.

Lorsque l’on est trompé-es par son conjoint ou que l’on vient de se faire quitter, on a l’impression qu’on va mourir, notre cerveau nous dit que l’on va finir seul-e.

Et le fait de décrire tout cela permet de se rendre compte que non, on ne va pas mourir, le pire qui puisse nous arriver c’est d’avoir les mains moites.

Je pense que c’est un exercice intéressant à faire surtout si vous êtes sujet aux crises d’angoisses ou aux crises de panique, pas parce que je pense que ça vous guérir mais plutôt parce que ça va vous permettre de mieux comprendre vos émotions et ce qu’elles provoquent chez vous.

Se concentrer sur l’émotion va vous permettre de lâcher-prise, et à terme vous allez pouvoir remplacer cette émotion par quelque chose du genre ” c’est pas grave la vie continue “. Cela va vous permettre de relativiser, ça ne va peut-être pas durer très longtemps, quelques minutes plus tard vous allez de nouveau vous dire ” quel ordure ” ” je suis toute seule “.

En décrivant vos émotions vous allez pouvoir à terme choisir de penser autre chose et pouvoir plus facilement lâcher-prise.

Prendre le temps d’être attentif à ses émotions peut se faire également par le biais une séance de méditation si le fait d’écrire n’est pas naturel pour vous.

Je trouve que c’est extrêmement utile pour s’approprier l’émotion et réaliser à quel point elle nous appartient et à quel point elle est créée par notre propre corps, par notre cerveau, par nos pensées, par notre être et que du coup on peut choisir autrement pour la suite.

Et voilà je vais m’arrêter là pour ce podcast. On se retrouve la semaine prochaine vendredi prochain pour un prochain podcast.

Si vous avez aimé n’hésitez pas à vous abonner. Vous pouvez le faire sur de nombreuses applications (Apple Podcast, Soundcloud, Deezer, Spotify etc…).

Retrouvez ce podcast sur le site sesentirbien.coach il y aura aussi un article qui va être associé à ce podcast disponible à cette adresse : sesentirbien.coach/podcast/5.

Retrouvez une liste d’émotions positives et négatives pour vous aider à réaliser l’exercice mentionné dans le podcast

Je vous donne rendez-vous la semaine prochaine dans un prochain podcast je vous embrasse et je vous souhaite un excellent weekend.

Comment vaincre la procrastination ?

Le programme tel qu’il était proposé lors de la sortie de cet épisode, n’est plus disponible. Il a été remplacé par un programme de coaching en ligne en groupe: Cliquez ici pour plus de détails.

 

Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)

10 commentaires

  1. oceane

    Bonjour,
    Tout d’abord merci beaucoup pour tes podcasts, c’est très impressionnant! et intéressant! J’adore!
    Cependant je reste perplexe sur ce post, j’ai du mal à comprendre l’affirmation qu’une émotion est inoffensive. Le stress (j’y suis beaucoup confronter et ai du mal à le gérer), peut engendrer des ulcers, des problèmes d’arythmie. Ce qui est loin d’être inoffensif. Du coup, je pense que soit j’ai mal compris, soit je confonds.

    Merci beaucoup 🙂

  2. Pingback: Développement et pod casts d’Esther Tallifet | L'attache d'encre

  3. Amandine

    Je suis souvent en proie à de nombreuses angoisses, d’anxiété et les podcasts et vidéos que tu fournis ainsi que le contenu m’amènent à de nouvelles perspectives. Je perçois les choses sous un angle différent cela semble éclaircir des points en moi dont je n’avais pas conscience. Merci infiniment.

  4. Anaïs

    J’ai commencé tes podcasts et je suis passionnée et vraiment très intéressée. Je sens qu’ils vont beaucoup m’aider. Merci beaucoup pour ce travail.
    J’ai reconnue une idée des accords toltèques, non ?

  5. Matthew

    Bonjour Esther,
    J’ai découvert ton podcast ce week-end. Je l’adore. Je trouve tes points de vue toujours super intéressants, et tu les expliques si bien. Je suis au tout début des épisodes donc j’ai de quoi faire 😉 Merci de partager tout ça c’est vraiment super comme démarche. Je traverse une période compliquée de ma vie, et j’ai l’impression que tout ça va m’aider dans mon chemin. Merci encore.

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