#55 – Perdre du poids


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet et dans ce 55ème épisode nous allons parler de perte de poids et de comment mettre en place certains outils dans ce but. Nous allons parler entre autres de frustration, si vous n’êtes pas concerné par le surpoids mais que vous utilisez des tampons émotionnels dans votre vie dans d’autres domaines que la nourriture, ou que vous n’êtes pas concerné par le surpoids mais que vous utilisez malgré tout la nourriture comme tampon émotionnel, je vous invite à écouter ce podcast parce qu’il peut vous être utile. Nous allons parler de thématiques qui sont également applicables à d’autres domaines bien que je vais me focaliser sur l’alimentation et sur la nourriture qui est utilisée en guise de tampons émotionnels dans le cadre d’une démarche de perte de poids.

Vous savez c’est un sujet qui me passionne et dont je vous ai déjà parlé dans deux podcasts précédents dont je vous mets les liens juste ici et ici. Vous avez aussi un document gratuit et téléchargeable avec les notes écrites du podcast pour que vous puissiez avoir à portée de mains l’ensemble des notions évoquées à cette occasion. Je donne également des ateliers sur le surpoids, vous retrouverez l’ensemble de ce que je propose en cliquant ici.

Je vous en ai déjà parlé dans les podcasts sur le surpoids mais il y a un moment donné où si nous nous retrouvons en situation de surpoids c’est que nous mangeons plus que ce dont nous avons besoin pour vivre. Nous avons vu que réduire son apport calorique ou bouger plus ne suffit pas toujours parce que ces démarchent occultent tout un pan hormonal qui fait que sur le long terme, nous allons avoir tendance à reprendre le poids que nous avons perdu parce que notre corps vous nous amener à le faire. C’est pour cela qu’il existe toute cette part de la population qui fait ce que l’on appelle du yoyo, même si le fait de restreindre les calories fonctionne sur le moment. Le but du jeu n’est pas de changer drastiquement son alimentation du jour au lendemain, si on ne peut pas le faire sur le long terme, il va plutôt s’agir de penser son alimentation intelligemment, de faire en sorte de donner à son corps l’occasion de retrouver ses sensations de faim et de satiété et de s’auto-réguler lui-même. Le corps n’a pas forcément envie que vous restiez en surpoids ou en obésité si c’est votre cas de figure. Votre corps a une seule envie : vous ramener à un poids de forme et ce n’est pas un poids avec lequel vous souffrez de douleurs articulaires et que vous n’êtes pas dans la meilleure des formes. L’objectif est de laisser l’opportunité à vos hormones de réguler votre sensation de faim, de satiété et par extension votre poids. Ce sont vos hormones qui décident ou non de stocker de la graisse.

Comment y arriver ? Eh bien il va s’agir de baisser son insuline, nous en avons parlé précédemment mais cela va passer par à la fois retirer les sucres raffinés de son alimentation, fortement les diminuer. Je vous recommande personnellement de les supprimer, parce que cela me parait totalement inutile d’un point de vue nutritionnel et parce que cela va avoir une réponse en dopamine qui est élevée, la dopamine est un neurotransmetteur qui veut dit que ce que vous faites c’est très bien, c’est une hormone de plaisir, cela va avoir tendance à renforcer une habitude, à renforcer un comportement habituel. Si vous consommez beaucoup d’aliments qui vont vous donner beaucoup de dopamine, vous allez créer pour vous-même une forme de dépendance mentale à ce plaisir lié à la dopamine. Pour vous nourrir, j’aurais tendance à vous dire que vous n’avez pas besoin de sucre raffiné, j’aurais tendance à vous encourager à les diminuer fortement voire à les supprimer totalement. La deuxième façon de faire baisser son insuline va être d’allonger sa période de jeune, toutes les nuits nous jeûnons et l’objectif va être d’allonger cette période au maximum, durant cette période vous n’avez pas d’insuline dans votre sang parce que vous n’avez pas d’aliments dans votre estomac et donc vous n’avez pas votre glycémie qui s’élève, si vous ne mangez pas, elle ne s’élève pas, votre insuline ne vient pas dans votre sang.

Je vous l’avais déjà expliqué, soit votre corps est en mode ” je stock “ soit en mode ” je déstocke “, il en va de même pour le sommeil, soit vous dormez, soit vous êtes éveillé mais d’un point de vue hormonal vous ne pouvez pas faire les deux. Si vous avez constamment de l’insuline dans votre sang parce que vous mangez un petit peu tout au long de la journée, vous n’avez jamais l’occasion d’attaquer votre stock de graisses, surtout votre stock de glycogènes. Ce qui fait que votre corps va rester en surpoids même si vous lui apportez peu d’aliments. Comme vous lui apportez peu et que votre corps ne peut pas accéder à vos stocks, généralement ce qu’il va se passer c’est que votre métabolisme de base va baisser, c’est pour cela que plus vous faites de régimes plus vous avez besoin de baisser les calories pour que le régime continue de fonctionner. Nous ne voulons pas de tout cela, nous vouons que le corps s’auto-régule avec ses propres hormones pour pouvoir leur permettre de se réguler seules et qu’elles puissent réguler votre poids, que vous puissiez retrouvez votre poids de forme. Ce poids de forme, c’est celui qui vous est physiologique, c’est celui auquel vous allez vous stabiliser sans aucuns efforts, et lorsque vous mangerez à votre faim vous ne prendrez pas de poids.

Première étape : travailler sur le levier de l’alimentation

Le premier objectif va être de faire un travail sur l’alimentation, de la remettre en question et se demander si il y a des moments où vous mangez alors que vous n’avez pas faim, que vous vous forcez à prendre un petit déjeuner parce que l’on vous a appris à le faire, parce que c’est censé être le repas le plus important de la journée alors que c’est totalement faux, et auquel cas vous pouvez arrêter de prendre un petit déjeuner et ne pas manger avant midi au moment où vous aurez vraiment faim. Il y a aussi le fait de s’être auto-convaincu de manger du pain, du sucre, des pâtes, alors que parfois nous n’en avons pas envie ou pas besoin et que nous pouvons arrêter de manger des sucres raffinés, de rajouter du sucre partout et de se nourrir avec des choses qui ne sont pas nutritives et s’auto-convaincre que nous sommes en train de se nourrir. Par exemple, prendre une mousse au chocolat en dessert, nous ne sommes pas en train de nous nourrir, nous n’avons absolument pas besoin de cela pour se nourrir, nous le faisons car nous utilisons la mousse au chocolat en guise de tampon émotionnel, si on ne la mangeait pas on se sentirait frustrée, on ne se sentirait pas bien, on devrait gérer une émotion désagréable, du coup on la mange pour ne pas ressentir cette émotion désagréable ou nous mangeons cette mousse au chocolat pour ce que nous avons décidé de nous faire plaisir, nous décidons que culturellement cela nous fait plaisir, mais à aucun moment il est question de se nourrir.

L’objectif premier va être de trouver une alimentation qui va nous nourrir, je parle de 90% de vos repas, il s’agit de décider pour vous-même, à l’aide d’un nutritionniste si vous ressentez le besoin de vous faire aider, je vous recommanderais notamment de vous orienter vers un nutritionniste du G.R.O.S, parce que ces personnes vont être sensibilisées à la question de l’obésité, de réponse à la faim et à la satiété, j’aurais tendance à vous orienter vers ces personnes plutôt qu’à un nutritionniste lambda qui va vous prescrire un régime classique avec une fiche assez impersonnelle, même si maintenant de nombreux nutritionnistes sont à l’écoute de leurs patients.

Une fois que vous êtes au courant de ce qu’il faut faire d’un point de vue alimentation pour vous nourrir, il vous reste encore de vous occuper des aliments que vous allez manger non pas pour vous nourrir mais pour vous faire plaisir, pour des raisons sociales et culturelles, comme par exemple nager du popcorn au cinéma parce que cela fait partie de l’expérience, manger du gâteau d’anniversaire… Ce sont des choses qui ne vont pas vous nourrir mais que vous mangez par plaisir, mais ce ne sont pas des choses que vous avez décidés comme étant bon pour votre santé. A ce moment là nous ne nous attardons pas sur le fait que ce soit trop gras, trop sucré, trop salé… ce n’est pas le propos. Au moment où vous êtes en train de prendre du popcorn au cinéma parce que vous avez décidé de le faire pour vous faire plaisir, et que vous l’avez décidé consciemment à l’avance. Il s’agit juste que l’alimentation plaisir de se substitue pas à votre alimentation du quotidien, si vous ne mangez que pour vous faire plaisir, cela aura un impact sur votre physiologie.

Manger est un hobby, si je puis dire, qui a un impact sur votre santé, ce n’est pas comme le cinéma ou la pétanque, manger des aliments sucrés provoque une réponse physiologique de votre corps. Nous allons devoir prendre en compte cela, lorsque vous mangez pour le plaisir des aliments non-physiologiques qui auront un impact négatif sur votre insuline, il faut que cela cela reste exceptionnel pour que l’impact reste minime sur votre corps. Si pendant une semaine de vacances vous mangez un peu plus gras/sucré/salé que d’habitude, si vous reprenez un mode de vie normal toute le reste de l’année cela n’aura pas d’impact majeur sur votre santé à long terme, il en va de même si vous mangez une fois par semaine un dessert juste pour vous faire plaisir, à condition que cela reste occasionnel sinon cela devient une habitude et si vous vous avez l’habitude de vous nourrir avec du McDo, des chips, du Coca Cola, forcément que cela aura un impact sur votre santé à long terme.

Deuxième étape : agir sur le levier des tampons émotionnels/aller à la source des pensées

Il y a cet aspect de changer l’alimentation que l’on choisit pour se nourrir mais il y a aussi tout le reste. Par tout le reste, j’entends choisir ce que l’on veut pour se faire plaisir et il y a toutes les fois où l’on se raconte que l’on fait cela pour se faire plaisir alors que l’on fait cela pour échapper à une émotion du moment. On se dit qu’on l’a bien mérité parce que l’on a eu une dure journée, on essaie de fuir peut-être une émotion de doute sur ce que l’on est en train de faire, nous avons peut-être des doute sur notre capacité à accomplir ce projet, on se dit alors qu’un cookie pourrait nous changer les idées, alors que l’on est en train de fuir une émotion désagréable qui était le doute. A un autre moment on va peut-être rentrer frustré de sa journée parce qu’elle a été compliquée, avec une patron et des collègues avec lesquelles ont ne s’entend pas forcément, où dans notre activité indépendante, nous avons dû faire des tâches qui ne sont pas forcément très drôles comme de la comptabilité, de l’administratif… des choses qui ne nous plaisent pas vraiment et pour lesquelles nous n’avions pas signés au départ mais que l’on se retrouve à devoir faire malgré tout, on peut se retrouvé frustré, il va être facile à ce moment là de se tourner vers un plaisir facile et accessible immédiatement.

On se dit mentalement : ” je le fais pour me faire plaisir “, la réalité c’est que sur le moment je ne le fais pas pour me faire plaisir, si jamais je me posais la question en ces terme, on prend plaisir à le manger alors qu’en réalité on le fait de manière très machinale, ancré dans l’action et pas tellement dans le plaisir. Ce n’est pas comparable à un moment où l’on va manger en terrasse une pâtisserie, ou boire un verre d’alcool, parce que pour certains l’alcool est un tampon émotionnel. Nous allons boire une bière en terrasse pour nous faire plaisir, ce qui est totalement différent de la bière dont on a besoin maintenant pour nous faire détendre sinon nous allons nous sentir mal. Je vous avais parlé de cela dans une FAQ, c’est comme cela que l’on distingue les moments où l’on mange pour se faire plaisir et les moments par tampons émotionnels. Il en va de même pour Netflix, il y a le cas de figure où vous adorez cette série et que vous la regardez par plaisir et il y a un autre moment où vous la regardez pour échapper à vos émotions du moment, que vous utilisez Netflix en guise de tampon émotionnel. La chose à éliminer là-dedans, ce n’est pas la série Netflix en elle-même, il ne s’agit pas de retirer le cookie ou la bière, ce qu’il faut enlever de sa vie sont les moments où je vais le faire pour échapper à ma propre vie et à mon émotion. Il n’est pas question de me raconter des histoires et de me convaincre de quelque chose de totalement faux qui est : je fais cela pour me faire plaisir. Si je faisais cela pour me faire plaisir je prendrais le temps de déguster ce cookie, lorsque je suis en train de manger un produit sucré et que je le fais de manière complètement inconsciente, à ce moment là je ne le fais pas par plaisir, je le fais parce que je veux surtout échapper à mon émotion désagréable.

Dans notre travail ensemble, lorsque vous voulez être coaché en groupe ou en individuel sur ce sujet là, ce que je vous amène à faire c’est que je vous pousse à réfléchir à ce qu’il se passe lorsque vous êtes confronté à cette situation là. C’est un travail que vous pouvez également mener seule et vous demandez : ” que se passe-t-il dans ma tête à ce moment là ? “, ” pourquoi je me retrouve à rentrer chez moi, et que j’ai envie de manger des chips ? “, vous allez avoir des pensées qui vont vous venir à l’esprit. Vous le savez, les habitudes sont le résultat d’un déclencheur, d’une suite d’action puis d’un résultat sous la forme d’une récompense. Notre déclencheur va être le moment où l’on rentre chez nous et où l’on va avoir envie de chips, la site d’action va être d’effectivement les manger et la récompense va être la dopamine que l’on va recevoir en ayant mangé un aliment qui nous fasse plaisir. A ce moment là, ce n’est pas de pomme dont on a envie, ni d’un vrai repas mais nous avons besoin d’aliments qui nous donnent beaucoup de dopamine, c’est pour cela que dans le reste de votre alimentation je vous recommande vivement d’exclure ce type d’aliments pour éviter d’avoir des appels à la dopamine dans des moments où potentiellement vous êtes dans un état émotionnel qui vous pousse à tamponner. Du point de vue de la grille de Brooke Castillo, si on souhaite le lire ainsi :

Circonstance : ” je rentre à la maison “

Pensées : ” je l’ai bien mérité/ j’ai eu une dure journée j’ai besoin de me faire plaisir/ ça à l’air bon “

Et la question qu’il va falloir se poser c’est : “est-ce que j’ai envie de croire à ces pensées là ? “. Je viens de vous dire à l’instant que ces pensées là sont du ” bullshit “ qu’elles ne sont pas vraies. Ce n’est pas vrai que vous avez envie de vous faire plaisir, vous avez juste envie d’échapper à l’émotion que vous allez ressentir en rentrant le soir comme faire face à votre frustration, à votre solitude, à votre fatigue physique, qui fait que manger ou allumer la télé, aura été un moyen d’échapper au moment présent. Ce que j’ai envie de vous proposer c’est de vous demander quelles sont les pensées que vous avez à ce moment là, qu’est-ce que vous vous dites et quelles sont les pensées déclencheurs de votre action. Dans la suite d’actions qui est liée à votre habitude il y a un déclencheur, ce déclencheur est une ou plusieurs pensées. Je vous ai donné des exemples, mais trouvez pour vous quelles sont les pensées que vous avez à ce moment là.

Ce sont ces pensées qui vont créer les émotions qui vont faire faire agir, qui va être d’aller chercher le paquet de chips, de vous poser sur le canapé et de le manger. Quelle est l’émotion qui va vous donner envie de faire cela, eh bien cela va être l’envie, lorsque je parle de tampon émotionnel on imagine le syndrome de Bridget Jones, celui où l’on mange un pot entier de glace en pleurant devant un film, alors que cela peut aussi être des émotions insidieuses du quotidien, c’est le moment où au travail on m’a dit quelque chose de frustrant ou stressant et je prends dans mon placard une tablette de chocolat que j’ai gardé pour l’occasion. Les émotions du quotidien vont être produites par un flot de pensées dans notre tête qui était : ” ça a l’air bon/ c’est l’heure du gouter/ je l’ai bien mérité…”. Je vais avoir mon envie et je vais agir sur mon envie en mangeant et ma récompense va être d’avoir de la dopamine et mon résultat que je vais créer c’est que je vais rester dans la même situation, je vais continuer à maintenir mon surpoids.

Le travail que l’on fait ensemble, ensemble sur le podcast je veux dire, il s’agit déjà de mener une phase d’observation et de vous observer avoir ce cheminement là, quelles sont les pensées qui vont font manger contre votre plein gré ou dans des situations où vous auriez pu ne pas manger parce que vous n’aviez pas faim ? Toutes les fois où vous mangez parce que vous n’avez pas faim c’est une raison émotionnelle, ou alors c’est peut-être une raison lié à un plaisir social que vous avez décidé à l’avance. Si vous n’avez pas décidé à l’avance c’est que c’est lié à une émotion. Nous en avons parlé dans la réponse à la FAQ, si vous êtes devant un buffet et que vous mangez alors que vous n’avez pas faim, si vous ne le faisiez pas il y aura une émotion qui resterait, vous auriez peut-être la peur qu’il n’y en ai plus, la sensation de passer à côté de quelque chose, de l’envie avec lequel vous devriez rester et tout cela combiné vous pousse à aller manger, ce n’est pas l’obligation sociale qui vous pousse à la faire mais ce sont plutôt vos émotions. Posez-vous la question de quel est votre cheminement de pensées, quelles sont les petites pensées invisibles : ” il faut toujours finir son assiette/ le petit-déjeuner c’est important/ je l’ai bien mérité “, remarquez toutes ces pensées là et assurez-vous d’être d’accord avec, parce que si ces pensées on un pouvoir sur vous c’est parce que vous les croyez, vous vous rappelez peut-être l’exemple des cheveux bleus ? Si je vous dis : ” les cheveux bleus ça ne vous va pas du tout “, si vous n’avez pas les cheveux bleus eh bien cette phrase va vous faire rire et elle ne va pas vous atteindre et ne va pas créer une émotion chez vous.

Si vous ne croyez pas les pensées, elles ne vont rien produire chez vous.

Si l’on vous dit que le repas le plus important de la journée c’est le petit-déjeuner et que vous n’êtes pas d’accord avec cela, vous n’allez pas vous sentir obligé de manger, si vous croyez cela vous allez être poussés à manger, mais si ce n’est pas le cas, cela va être facile de ne pas le faire. Cela va être la même chose dans le cadre de tampons émotionnels et demandez-vous si vous êtes d’accord avec tout ce que vous pouvez vous raconter, une fois que vous avez fait ce long travail d’observation, que je vous recommande de faire dès maintenant à l’écrit, dès que vous remarquez que vous faites appel à un tampon émotionnel et que cela est déjà trop tard et que la situation s’est produite, ce n’est pas trop tard pour ne pas s’en occuper. Avoir remarqué ce qu’il s’est produit et être conscient que cela s’est produit c’est énorme, la plupart d’entre nous n’avons même pas conscience que l’on utilise des tampons du type : Netflix, les cigarettes… n’ont pas forcément toujours conscience que cela implique une problématique émotionnelle.

Le simple fait de le remarquer est déjà un vrai travail en soi, une fois que vous avez passé ce stade la qui est de le remarquer, juste après il s’agit de se poser et de faire un flot de pensées sur ce qui vient de se passer. Vous vous racontez à vous-même ce qu’il vient de se passer et vous allez avoir accès à ce qu’il se passe dans votre tête et à votre brouhaha mental, ce qui est à l’origine de vos raisons de manger. Vous allez pouvoir vous demander à ce moment là si vous êtes d’accord avec ces pensées, il y a des pensées avec lesquelles vous n’allez pas être d’accord, vous allez voir que vous vous raconter peut-être des choses qui ne sont pas vraies du tout, vous vous dites que le petit-déjeuner est le repas le plus important alors que si vous vous renseignez vous verrez que ce n’est pas le cas, alors que le plus important est de suivre sa sensation de faim et de satiété parce que votre corps sait très bien lui-même ce dont vous avez besoin. Il est question de vous proposer de comprendre cela et de voir ce qu’il reste comme pensées.

Les pensées qui restent, avec lesquelles vous êtes en accord actuellement, soit vous allez vous proposez vous-même un autre travail de pensées que vous allez pouvoir mener seul, soit il vaudra le coup de voir quelqu’un en coaching, quelqu’un qui va vous aider à lever les croyances que vous avez à propos de vous-même qui sont fausses et qui vous desservent : des choses liées à votre identité, liées à vos habitudes… Cela peut-être des choses comme par exemple : ” je sais qu’il y a des chips et je suis sûre que je vais les manger quoi qu’il arrive “, c’est une croyance, vous pouvez très bien rester là sans les manger, que se passerait-il ? Vous seriez frustré ? La frustration fait partie de la vie, c’est une émotion humaine comme les autres, c’est l’une des premières émotions que l’on apprend aux enfants, nous sommes frustrés et ce n’est pas grave. Dans l’alimentation c’est très grave, on nous dit qu’il ne faut surtout pas l’être au risque que notre corps ” se venge “, alors que c’est faux. La frustration fait partie de la vie, l’exemple que je donne souvent c’est dans la rue vous voyez quelqu’un de beau (je suis hétérosexuelle et je suis une femme), il a des jolies fesses, eh bien vous ne vous sentez pas obligée de lui mettre une main aux fesses ? Vous êtes peut-être frustré de ne pas le faire, mais c’est la vie. Pourquoi lorsqu’il s’agit d’un gâteau il vaut mieux le manger parce qu’après on risque d’être frustré, si vous pensez que ce n’est pas bon pour vous : ne mangez pas ce gâteau.

Vous pouvez ne pas le faire, mais il est vrai que cela pourrait vous mettre en résistance si vous le faites, vous allez agir sur l’action. Si l’on reprend le modèle de Brooke Castillo, vous agissez sur l’action et non sur la pensée, ce que je vous propose c’est de ne pas rester juste dans l’action et de vous dire : ” je ne mange pas le gâteau “ ce qui va vous maintenir dans un brouhaha mental, dites-vous : ” ce gâteau n’a aucun pouvoir sur moi et je peux ne pas le manger, je préfère être en présence avec qui je suis, je suis en effet frustré parce que ma journée s’est mal passée/ parce que j’ai l’habitude de prendre un gâteau à cette heure là et là je ne vais pas le faire, eh bien je serais frustré et ce n’est pas grave “.

La frustration fait partie de la vie et il est possible de vivre avec, c’est une émotion comme les autres, je peux la laisser me traverser, d’être en colère, d’être fatigué et je peux travailler sur la cause de toutes ces émotions désagréables et me dire que si mon problème c’est que j’ai passé une mauvaise journée eh bien la solution ce n’est pas de manger des biscuits, ma solution c’est de faire en sorte que mes journées soient un peu moins nulles et de me dire : ” qu’est-ce qui ne me convient pas dans mon quotidien “ et d’adopter potentiellement une autre façon de voir les choses si ma situation me convient parce qu’elle me permet d’avoir la situation financière dont j’ai besoin, d’adopter un système de pensées qui va être positif face à ce travail et de me dire : ” ce travail n’est certes pas parfait, ma collègue ,n’est peut-être pas très intelligente, ce process là je le trouve inutile mais ce travail me permet d’avoir une sécurité financière, de donner à manger à mes enfants et je suis heureux de cela, et je ne veux pas ressentir d’émotions désagréables face à ce travail parce que j’estime qu’il m’apporte assez, je décide d’adopter un autre système de pensées pour me sentir mieux et d’arrêter de manger des aliments qui ne me conviennent pas pour les mauvaises raisons “.

Si ce système de pensées ne correspond pas à mes valeurs, encore une fois lorsque le change, il faut le faire vers un système de pensées envers lequel nous sommes d’accord aussi, si cela ne va pas dans vos valeurs d’accepter un travail où les process sont inutiles, dans ce cas il va falloir vraiment travailler sur la cause qui est : ” ce travail dont les process sont inutiles “ et chercher un travail qui est plus en phase avec vos valeurs. Quoi qu’il en soit, la solution n’est jamais de manger des aliments gras/sucrés/salés/boire de l’alcool/fumer des cigarettes/binge watcher une série sur Netflix. Cela ne résout pas les problèmes liés aux émotions.

Le travail que je vous propose est de mener à bien ce travail d’introspection, dans le podcast je vous donne beaucoup d’outils dans ce but, je les décris au fur et à mesure, c’est un travail que vous pouvez faire seul ou alors vous pouvez vous faire accompagner dans ce travail en ligne, il y a des outils PDF que vous pouvez télécharger, il faut avoir envie de se prendre en main, vous pouvez aussi venir en coaching avec moi, vous pouvez demander un coaching avec moi en cliquant ici, et en fonction de la situation nous pourrons travailler ensemble et si je pense que mon travail n’est pas la meilleure solution pour régler votre problème, j’essaierais autant que faire ce peu de vous orienter vers un professionnel qui sera plus à même de vous aider. Si vous savez que vous pouvez faire ce travail en autonomie puis revenir vers moi, vous pouvez aussi car cela est plus abordable financièrement de cette manière, après c’est à vous de le voir.

Cela dépend des personnalités, je sais qu’il y a des personnes qui aiment bien faire le travail seul, de faire cela à leur rythme, d’autres qui ont besoin d’être poussés par un coach… C’est à vous de voir, je vous propose tout cela pour avoir le plus d’opportunités possibles pour pouvoir vous sortir de cela parce que c’est quelque chose que je trouve tellement dommage, et j’en faisais partie, c’est à dire de se pourrir la vie avec toutes ces pensées, lorsque l’on passe sa journée à ne penser qu’à la nourriture, le temps de cerveau disponible pour autre chose est limité, cela me rend très triste de voir que beaucoup de personnes ne font pas les choses qui sont les mieux pour elles parce qu’elles ont tout ce brouhaha mental en faisant les choses les mieux pour elles, c’est pour cela que ce sujet me tient tant à coeur et c’est pour cela que je vous en parle beaucoup.

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je vous embrasse, je vous souhaite une excellente semaine, un excellent week-end et je vous dis à vendredi prochain !


Le programme tel qu’il était proposé lors de la sortie de cet épisode, n’est plus disponible. Il a été remplacé par un programme de coaching en ligne de groupe: Cliquez ici pour plus de détails.


Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)

22 commentaires

  1. Aurélie

    Salut Esther, super épisode comme chaque fois.
    Merci pour le contenu que tu proposes.
    Concernant les boissons sucrées ou light, ou alcoolisées, faut-il les considérer au même titre qu’un cookie, par exemple?

    Beau week-end 😊

    1. Sabrina Ghadaouia

      Petite question: je ressent souvent l’envie de grignoter par ennui (au travail notemment). J’ai un peu pris l’habitude de combler ces envies avec un en cas sain (pomme, yaourt galette de riz etc.)
      Penses tu que je ferai mieux d’arrêter puisque au final j’active quand même le circuit de récompense ? En limitant les dégâts hahaha.
      Merci pour ton travail j’ai perdu 5 kgs juste en passant 1 mois à me demander “est ce que je veux vraiment manger ça ?”. J’ai encore du mal à gérer le côté social de la nourriture et surtout de l’alcool !! Mais ta vision du comportement alimentaire m’a aider à revoir mes habitudes et à déculpabiliser donc merci beaucoup !

      1. Esther

        Bravo pour tes 5 kg ! Continue comme ça ! 💪

        Demande toi, pourquoi je mange cet encas là maintenant tout de suite ? Si la réponse n’est pas “pour me nourrir”, alors oui, tu peux envisager d’arrêter. On s’en fiche que le truc que tu manges soit sain ou non. C’est juste une pensée “Oui mais ça va, c’est sain” qui te permet de trouver une excuse pour manger. Si tu as faim et que tu es en train de te nourrir, tu n’as même pas l’idée de chercher une excuse. =)

  2. Rhia

    J’ai cliqué mais ça me dit erreur.
    Je ne fais pas de yo-yo mais j’ai l’impression que depuis des mois peut importe ce que je fais je reste dans un certain poids tjs 89 ou 88 kg.
    Oui à une époque j’ai dû trop manger pendant l’allaitement de mes enfants, après je ne mangeai plus du sucre ni d’industriel et je n’ai pas vu de différence donc j’en ai repris un peu. Et aucun changement. Le vin rouge compte t il comme sucre ? Merci 🙂

  3. Karine

    Bonjour 🙂

    Je suis parfaitement d’accord avec le fait qu’il faille apprendre à vivre ses émotions au lieu de les étouffer avec de la nourriture ou tout autres tampons émotionnels, mais comment peut-on faire ensuite pour gérer ses émotions? J’imagine que chaque cas a sa solution. Ce que je ne trouve vraiment pas facile à gérer ce sont les émotions ”long terme”. Comme les émotions provoqués par une rupture par exemple ou le fait de ne pas savoir si on est dans le domaine professionnel qui nous convient (on pourrait parler d’une sorte d’angoisse permanente). Faut-il alors compenser les compulsions par d’autres activités qui peuvent apporter de la dopamine sans causer de tort à notre corps, comme le sport?

    Vous faites un boulot exceptionnel, bonne continuité! 😀

    1. Esther

      Bonjour Karine,

      J’aurais tendance à recommander de ne pas remplacer un tampon par un autre. Beaucoup de personnes qui fument utilisent ensuite la nourriture comme tampon. J’ai envie de vous aider à résoudre le vrai problème plutôt que de le transférer ailleurs. Demande toi pourquoi tu as besoin d’un tampon émotionnel et comment peux-tu t’en régler ce problème ? Faire du sport ou tranvailler c’est super, mais comme toute les activités (manger des aliments plaisir y compris), ce qui fait que ce sont des activités saines, c’est la raison et l’état d’esprit avec laquelle on les pratique. =)

      Belle journée à toi !

  4. Natacha

    Merci Esther! Je te suis depuis quelques semaines et cela complète bien ce que je comprends en ce moment dans ma vie. Et ça fait plaisir de lire une autre chercheuse 😉
    Petites questions :
    J’ai parfois – le matin surtout – une “fausse” faim dans le ventre : une sensation désagréable dans le haut de l’estomac qui ressemble à de la faim mais n’en est pas. Une idée sur ce que c’est et comment le gérer quand on lutte pour perdre du poids?
    Aimant bien manger et étant particulièrement émotionnelle, j’ai encore de peine à faire la différence entre l’envie de se faire plaisir pour vraiment apprécier un aliment et le fait de fuire une émotion.

    1. Esther

      Bonjour Natacha,

      Pour la sensation désagréable dans l’estomac, je dirais de t’assurer que tu n’as pas de remonter acides ou quoi que ce soit d’autre. Une simple consultation devrait apporter des réponses. Souvent aussi on confond la faim avec la soif. Il est possible que le matin, tu aies surtout soif. Commence peut-être par boire un grand verre d’eau et vois si cela change tes sensations au niveau de ta gorge/haut de l’estomac.

      La distinction entre l’envie émotionnelle et celle de se faire vraiment plaisir c’est l’urgence. S’il te faut qqc là tout de suite maintenant, alors c’est émotionnel. On en parle largement dans l’atelier dont un replay est disponible dans le programme en ligne ➜ICI

      1. Natacha

        Cette fausse faim a disparu dès le moment où je n’ai plus mangé de pain blanc!
        J’ai perdu 5kg et c’est tellement facile! J’ai l’impression de respecter mon corps et ça me plaît !
        Merci pour toutes tes productions. Je ne les écoute/regarde pas forcément dans l’ordre mais c’est très utile !
        Tu envoies toujours des newsletters ? Je ne les reçois plus mais c’est peut-être parti dans les spams.

  5. Pingback: Il existe une réponse au surpoids (ou au souspoids) – Les Petits Bonheurs

  6. Lou

    J’ai trouvé le livre sur la FNAC sur “code obésité ” = géniale et merci.
    Depuis 3 semaines environ je ne petit déjeune plus le matin. Même après un footing de 45 minutes je ne mange que vers 13h : aucune fatigue ou faim !
    Par contre vers 17h j’ai faim et je ne sais quoi trop manger 😉
    Là j’essaie de limiter tous les sucres mais sans pression 😉
    J’espère que tu nous feras des posts sur l’alimentation.
    Merci encore pour toutes ces infos.
    Lou

  7. Liz

    Bonjour Esther

    Je nutilise pas la nourriture comme tampons emotionels par contre juste avant mes regles et surtout durant le syndrome pre-menstruel c’est beaucoup plus difficile. Pas forcement par manque de volonte, de ne pas vouloir vivre ses emotions mais tout d’abord par faim (j’ai tres faim et je vais manger beaucoup en commencant par des aliments sains et nutritif) mais aussi par fatigue physique et mentale. J’essaye vraiment de mettre en place un podcast de brooke castillo ou elle parle de comment applique ces outils quand on est depressif car c’est comme ca que je me sens a ce moment la de mon cycle. Je ne me sense meme pas triste, je me sens vide, je me sens pas motive, je me sens sans emotions et donc plus rien n’est important. Je sais que c’est passage et que cette emotion de vide ne va pas me tuer, mais c’est difficile a vivre et souvent je mange juste ce que je trouve pas pour calmer mes emotions, mais juste peu etre pour ressentir plus peut etre?. As-tu des conseils la dessus, car c’est une emotions qu’on ne choisi pas, celle ci elle arrive par le corps, sans raison. Je sais quand je vais avoir mes regles d’un coup jai cette sensation de vide et ensuite de fatigue intense et de faim, puis la faim disparait dans la jours suivants, mais le vide reste plus lontemps. Desole ce message n’est pas tres concis et brouillon, mais jaimerais avoir ton opinion la dessus. Merci!

    1. Esther

      Bonjour Liz,

      Merci pour ton message et non ce n’est pas brouillon. J’ai très bien compris ce que tu veux dire. Je pense que tu trouveras des réponses dans l’épisode sur accueillir les émotions désagréables. Je parle en details de comment appliquer les outils dans ce cas là. Passe une belle fin de soirée. Bise.

  8. Sarah

    Bonjour Esther
    Je te suis depuis un moment sur YouTube
    J ai découvert ton podcast et du coup celui de Brooke
    Je te suis très reconnaissante de tout le contenu que tu donnes si généreusement…
    J ai arrêté les produits industriels depuis quelques mois, je pratique presque chaque jour le jeune intermittent (8-16)
    J ai remarqué que souvent le fait de savoir que je vais arrêter de manger pendant un moment, fais que je mange bcp trop au repas d avant… as tu des conseils à ce sujet?

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