60 – Actions passives, actives et massives

Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se sentir bien le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach. Je suis Esther Taillifet et dans ce 60ème épisode nous allons parler de passage.

Comme vous le savez, le passage à l’action c’est ce qui nous permet d’obtenir des résultats dans notre vie, nous avons très vite compris cela et c’est quelque chose d’ancré socialement. Si tu veux un corps svelte il va falloir manger de telle manière, faire du sport, si tu veux devenir avocat, il va falloir faire un diplôme un avocat et passer le barreau, si tu veux avoir une nouvelle salle de bain il va falloir acheter de la faïence, la poser ou trouver quelqu’un pour le faire… enfin vous avez compris pour obtenir un résultat il faut mettre une place une suite d’actions.

Très souvent on ne sait pas et on n’a pas socialement appris que la mise en action n’est pas qu’une histoire de volonté et de se dire : ” allez, je me mets en action, je résiste à mes émotions négatives qui m’en empêcherait “. Nous n’avons pas cette notion là, ce n’est pas quelque chose que l’on a appris naturellement.

Si vous écoutez le podcast depuis le début vous le savez maintenant mais, pour pouvoir être en action il faut ressentir l’émotion qui est associée à l’action pour que cette action coule de source. Donc si on ressent une émotion qui est de la motivation, de l’envie des émotions comme cela qui vont être positives, cela va nous emmener vers l’action de faire la chose en question. Si à l’inverse on ressent du doute ou de la peur ou ce genre d’émotions là nous allons avoir tendance à rester dans l’inaction.

Mais ce qu’il faut voir c’est que c’est toujours cette action/ cette inaction/ cette réaction qui va produire le résultat que l’on a dans la vie. C’est sur elle que l’on va pouvoir porter notre regard et sur elle que l’on va pouvoir agir. Notre but va être de nous mettre dans une action qui va nous donner le résultat qu’on veut dans notre vie, tout en comprenant d’où vient cette action et pourquoi on agit de cette manière là, quelles sont les émotions, et si vous avez suivi le podcast depuis le début, quelles sont les pensées qu’on a qui créent cette émotion chez nous ? Si vous arrivez tout juste sur cet épisode et que vous n’avez jamais entendu parler de tout ça, je vous recommanderais de recommencer les épisodes depuis le début et d’écouter au moins les 10 ou 15 premiers avant de revenir à cet épisode là.

Nous avons cette ligne d’action et on sait qu’il faut faire des actions dans notre vie. Ce qui est génial lorsque l’on fait des actions on voit qu’on a des résultats.

Faire la distinction entre action passive et action active

Maintenant ce que j’aimerais aujourd’hui c’est faire la distinction entre les actions qui sont passives et les actions que j’appelle les actions actives que l’on appelle aussi action massive, qui vont encore plus loin que les actions actives. Je vous l’accorde, action massive n’a pas beaucoup de sens si on le sort de son contexte.

Là où je veux faire la distinction c’est que dans l’un des cas, il y a un changement qui est certes réel mais qui est un résultat qui nous garde dans notre confort, dans notre zone de confort, dans notre petit cocon. Ce qui va être une action passive, va être par exemple d’écouter mon podcast, lire des livres sur le sujet, s’intéresser à cette question, peut-être même passer des diplômes pour en apprendre toujours davantage. Ce sont certes des actions qui vont nous faire évoluer, qui vont nous donner un résultat, qui vont nous permettre de grandir mais qui vont nous maintenir dans une certaine passivité. Par passivité j’entends qu’on n’est pas dans une action qui nous sort de notre zone de confort, nous ne sommes pas dans l’action active, pas dans l’action massive, nous ne sommes pas en train de mettre en place les outils.

C’est la distinction entre lire un livre sur comment jouer au tennis, de lire la bibliographie des plus grands tennismen qui aient existé, regarder tous les matches, connaitre les règles par coeur et réellement savoir jouer au tennis. Il y a une énorme différence entre la connaissance et l’action, les actions passives vont nous permettre d’acquérir de la connaissance, évidement c’est utile il faut passer par là avant de passer par l’action active ou même l’action massive lorsque l’on veut aller plus loin, mais le risque c’est que ces actions passives nous donnent une certaine satisfaction intellectuelle, ce qui va nous donner un certain plaisir, une certaine sensation d’avoir avancer lorsque l’on écoute un podcast, lit un livre, regarde une interview, lors d’une discussion constructive avec quelqu’un, nous allons avoir la sensation d’avancer alors que ce n’est pas vraiment le cas en réalité. Le projet n’est pas réellement mis en place, à ce moment là, lorsque l’on a écouté le podcast sur le flot de pensées, lorsque l’on a écouté le podcast sur le fait d’accepter ses émotions, le constat c’est que l’on a pas encore fait l’exercice, nous avons compris certaines choses, il fallait les comprendre pour pouvoir faire mettre en place l’exercice, mais nous n’avons pas agit. Nous n’avons pas mis en place les choses.

C’est quelque chose qu’on dit souvent dans le milieu entrepreneurial, je ne sais pas en réalité si c’est propre à ce milieu mais on entend souvent : ” si on a un projet il ne faut pas le dire “. Il à cette peur de se faire voler l’idée, mais si on enlève cela du tableau si je puis dire, il y a cette peur de perte de motivation parce que lorsque l’on a partagé notre idée et que l’on a vu le plaisir de la réaction des personnes autour de nous, cette sensation que le projet était fait, qu’il avait quasiment était mis en place, nous avons cette satisfaction intellectuelle qui est passive, qui est le fruit d’une action passive et pas du tout quelque chose qui va réellement nous donner un résultat. Ce n’est pas parce que vous parlez de votre projet à quelqu’un, que ce projet existe. Ce n’est pas parce que vous avez discuté ou que vous avez dit que vous êtes en train de le faire que réellement vous êtes en train de le faire.

L’idée va être de ne pas se piéger dans cette action passive et de comprendre qu’elle est utile, effectivement cela va être utile de parler de son projet, de brainstorming avec des gens autour de nous, d’avoir des idées, d’en parler, de soumettre son idée aux autres pour voir la réaction, pour grandir de ça, pour faire évoluer l’idée, c’est génial. Il va être aussi utile de lire des livres sur le sujet, si vous voulez vous mettre au tennis, cela peut être intéressant de lire un livre sur les règles de l’art du tennis, sur les différentes stratégies, sur la mise en condition physique…pourquoi pas.

Il va même être nécessaire d’avoir certains diplômes, d’apprendre, de gagner de la connaissance, de comprendre les choses, mais ça ne remplacera jamais l’action active. L’action passive ne donne pas le résultat, elle donne la ligne d’action pour obtenir le résultat. Elle vous donne juste une suite d’idée de ce que vous allez pouvoir mettre en place pour obtenir des résultats. Souvent on me dit : ” Esther c’est génial, j’écoute ton podcast ou j’écoutais tes vidéos où je suis venue à ton atelier et c’est super. J’ai compris plein de trucs mais ça ne marche pas, ça ne marche pas sur moi “ et moi ma question c’est : ” explique-moi quels outils tu as mis en place, que s’est-il passé ? Qu’est ce qui s’est passé ? Comment ça n’a pas marché ? Quelles sont les difficultés rencontrées à la mise en place ? “. Dans 100% des cas la personne me dit qu’elle n’a pas le temps de faire des flots de pensées, qu’elles n’arrivent pas à le mettre en place dans leur quotidien. Je ne suis pas du tout en train de juger, j’étais la première à faire cela par le passé, mais ce n’est pas que la personne ment ou qu’elle ne pense pas s’être mis en action, ce n’est pas parce que je mens, que j’ai vraiment essayé de mettre en place certaines choses mais que cela n’a pas marché, mais la réalité c’est que l’on confond l’action passive et l’action active.

On confond le fait d’avoir écouté et d’avoir compris des concepts, d’avoir peut-être fait une fois l’action en question, on confond cela avec l’action action ou massive. Pour moi l’action active est le moment où vous passez à l’action, que vous mettez en place l’outil, par exemple vous entendez que cela peut être une bonne idée de faire des flots de pensées, et vous vous dites que demain matin en rentrant du travail, vous ferez un flot de pensées, vous le faites une, deux ou trois fois. Vous vous dites que vous l’avez fait un certain nombre de fois mais que ça ne vous a pas permis d’obtenir des résultats dans votre vie, pour commencer je dirais qu’il y ait déjà de fortes chances pour que vous constatiez un résultat, même au bout de trois flots de pensées.

Je vais repartir sur l’exemple du tennis pour que cela soit plus parlant, vous avez lu pleins de livres sur le sujet, je ne sais pas pourquoi je prends toujours l’exemple du tennis parce que je n’ai pas d’affinités particulière avec ce sport. Vous vous dites que vous avez regardé Roland-Garros cette année, que vous êtes très motivés, que vous connaissez bien les règles, que vous parvenez à voir lorsque les joueurs font des erreurs grossières, vous finissez par enfin être sur un terrain, de faire une séance et de finir par ne pas y arriver. Votre coup droit est terrible, vous avez très mal au bras, vous n’avez pas de force et on ne parle même pas du revers qui est de la même qualité que le coup droit dont je parlais tout à l’heure, vous n’avez pas les bonnes baskets, vous n’avez pas vraiment envie d’investir là-dedans, c’est une mauvaise séance pour vous mais vous vous dites que c’est normal, vous recommencez et au bout de quelques fois vous vous rendez compte que votre niveau n’a pas transcendantalement évolué, vous êtes toujours aussi nul et vous ne voyez pas vraiment de grands résultats dans votre vie à part quelques courbatures. Le risque dans l’exemple que je viens de vous donner c’est de se dire que ça ne marche pas pour vous, que ce n’est pas un sport fait pour vous, ce n’est pas grave et qu’à la place vous allez vous mettre à la natation, et puis vous en faites de même pour la natation, vous allez à un cours, vous lisez des ouvrages sur le sujet, vous regardez les Jeux Olympiques, et puis il n’y a rien à faire vous n’arrivez pas à respirer en faisant du crawl, vous avez beau à lire des milliers de livres sur le sujet ou de demander à un professeur de vous expliquer comment respirer, vous finissez par vous arrêter et vous dire que la natation ce n’est vraiment pas fait pour vous.

La différence avec ce que je vous disais précédemment c’est que l’on est plus dans l’action passive, nous ne sommes plus juste en train d’apprendre passivement, nous sommes en action mais nous sommes dans une action où nous sommes dans une certaine impatience et nous ne sommes définitivement pas dans un cas d’action massive. L’action massive se caractérise par le fait de se dire que l’on a confiance envers ce que l’on a appris, faire confiance à son coach sportif (pour reprendre l’exemple du tennis), vous lui faites confiance et vous vous dites que si vous faites l’ensemble des exercices qu’il vous a conseillé, vous allez finir par obtenir le résultat vers lequel il souhaite vous emmener, de par votre condition physiques et de vos circonstances extérieures, c’est son travail en tant que coach, de vous accompagner dans ce travail, vous aurez la certitude qu’en mettant l’ensemble de ces actions en place vous obtiendrez le résultat escompté. Peut-être que cela ne va pas marcher tout de suite et peut être il va falloir agir encore et encore.

Distinction entre action et action massive

Voilà la distinction entre l’action et l’action massive. L’action massive représente le fait de continuer sans jamais vous arrêter, tant que vous n’avez pas obtenu le résultat que vous souhaitez obtenir, vous continuez à mettre en place des actions. En effet, il y aura des choses qui ne vont pas marcher sur le moment, mais vous vous rendez compte qu’il y a un effet cumulé qui est en train de se créer, il s’agit de mettre en places des petites actions répétitives que vous allez obtenir un grand résultat mais vous n’êtes pas encore en mesure de le voir.

Et parfois il s’agit juste de tenter votre chance encore et encore. Si votre but c’est de publier votre roman, il faut le soumettre dizaine d’éditeurs avant qu’il soit accepté. Et ce n’est pas parce qu’il y a un éditeur, deux éditeurs, trois éditeurs qui vous ont dit non que cela veut dire que votre livre ne va pas être publier. L’action massive c’est un peu ce qui va tester votre motivation, parce qu’à chaque fois que vous allez mettre en place une nouvelle action, il va falloir que vous ayez l’émotion qui vous permette de mettre en place cette action et cette émotion va typiquement être de la motivation, de l’envie. Il faut que l’émotion ressentie soit plus importante que la potentielle émotion désagréable qui serait peut-être amenée par le fait de ne pas réussir après x demandes, ou après 5 envois de CV, après x tentatives pour atteindre un projet ou une entreprise de votre choix.

L’action massive va vraiment être le fait de ne pas lâcher le morceau, cela va être la persévérance, cela va être le fait de continuer à agir. Alors cela ne veut pas dire agir dans tout les sens, cela ne veut pas dire faire n’importe quoi mais au contraire persévérer et continuer à grandir, et en général ce qui est la recette magique en quelque sorte, c’est de combiner à la fois action passive et action massive. Vous êtes en train d’agir de façon active afin d’obtenir un résultat, vous ne l’obtenez pas grâce à votre action que vous venez de mettre en place et vous apprenez de ce résultat, vous apprenez avec l’aide des autres, vous apprenez des autres pour pouvoir voir quelle est votre prochaine étape et ajuster le tir au cours du travail. Ce que j’ai envie de vous dire dans ce podcast par rapport à l’action massive, elle se met en place lorsque l’on a un réel désir, et lorsque l’on sait vers quoi nous allons.

Le but du jeu ne va pas être de foncer tête baissée et agir sans réfléchir, le risque est de ne pas avoir pris le temps d’évaluer la situation, ne pas avoir pris le temps de prendre une décision et ne pas agir selon ce qu’on a réellement envie de faire. C’est important de prendre ce temps d’action passive mais de faire la distinction entre le moment où on est en train de se complaire dans ce temps d’action passive. Ce sera à vous de le jauger, ce sera à vous d’être honnête avec vous-même et de savoir si vous êtes en train de lire le énième livre sur comment ouvrir sa pâtisserie vegan et qu’en réalité vous savez déjà tout ce qu’il faut faire, maintenant il n’y a plus qu’à mettre en place les étapes. Ou est-ce que c’est réellement qu’il vous manque des informations. Est-ce que réellement votre désir n’est pas encore au point parce que vous vous n’avez peut-être pas précisé votre projet ou parce que vous ne savez pas encore comment le réaliser ou que vous ne savez pas par quel bout prendre, parce que vous n’avez pas besoin de savoir comment réaliser du début à la fin pour pouvoir vous mettre en action.

Il y a un phénomène de feedback lorsque vous vous mettez en action, lorsque vous rencontrez de petites difficultés sur lesquelles vous allez pouvoir apprendre par le biais de l’action passive et ensuite avancer, évoluer et grandir en direction de votre objectif. Le message que j’ai envie de vous transmettre ici c’est : ne confondez pas le plaisir de comprendre, de rêver à des objectifs, de lire des livres et d’avoir des déclics dans sa tête avec le réel plaisir d’obtenir le résultat que vous désirez, qui lui ne s’obtient que par le biais de l’action, l’action active, voire massive la plupart du temps et dans la plupart des cas.

Ce que j’ai envie c’est que vous repartiez avec ce message là et que vous vous posiez la question dans votre vie sur sur quels aspects vous n’êtes pas dans l’action massive ? Sur quels aspects vous êtes un peu dans votre petit cocon de votre zone de confort, votre petit truc d’auto complaisance, on se dit : ” regarde j’évolue, je grandis malgré tout, regarde j’ai fait tout ça “ alors qu’en réalité on reste dans sa bulle de confort.

Sur quels aspects de votre vie êtes-vous dans votre zone de confort et sur quels aspects aimeriez-vous réellement aller vers de l’action active voire massive pour obtenir des résultats dans votre vie ?

Posez vous cette question et commencez à vous demander quelles actions, par quel bout vous pouvez commencer à être dans l’action massive sur cet aspect là. Par exemple je vais écrire mon livre par quoi je dois commencer ? Si je vais écrire mon livre : passer des heures sur Internet à me renseigner sur les éditeurs, ce n’est pas la chose qui va tout de suite va me servir, c’est une action passive qui va être nécessaire à un moment donné, c’est sûr qu’il va falloir que je me renseigne sur le type d’édition : auto-édition, édition auprès d’un éditeur, si oui lequel… Mais à ce moment précis ce qu’il faut c’est écrire le livre. Qu’est-ce que j’ai mis en place comme action dans mon quotidien, de l’action active pour obtenir le résultat en question. Posez-vous également la question au niveau de votre auto-coaching, qu’est ce que vous faites réellement dans votre vie dans votre quotidien pour évoluer dans votre relation avec vous-même, pour apprendre à vous connaître, pour apprendre à connaître votre mental, vos émotions et vos réelles aspirations, besoins, vos réelles valeurs ?

Dans ce podcast vous avez tous les outils nécessaires pour mettre en place cela, mais est-ce que vous le faites réellement ? Et si ce n’est pas le cas comment vous pouvez changer ça, petit à petit à votre rythme, comment pouvez-vous mettre en place des actions dans votre quotidien qui vont vous permettre d’obtenir des résultats que vous voulez.

Je m’arrête là dans cet épisode je vous laisse avec ça je vous embrasse. Je vous souhaite une excellente semaine !


Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)

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