#7 – L’origine des émotions

Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien. Le podcast est là pour vous aider à devenir votre propre coach. Je suis Esther Taillifet et dans ce 7ème épisode je vais vous parler des émotions.

En effet je vous parle des émotions depuis le début du podcast mais j’avais envie d’y consacrer un épisode entier et on va essayer de comprendre d’où viennent les émotions? Comment sont-elles produites dans notre corps ? Quel est leur rôle dans le processus de développement personnel ? Puisque je vous rappelle l’objectif de ce podcast : donner le meilleur de nous-mêmes.

Qu’est-ce qu’une émotion ?

Commençons par définir ce qu’est une émotion. Il en existes de nombreuses que je peux vous citer : la joie, la tristesse, la peur, la colère, le dégout, la surprise… Ceux parmi vous qui connaissent un peu ce domaine remarqueront d’ailleurs qu’il s’agit d’émotions de base.

Il existe plusieurs façon de classifier les émotions. Il y a plusieurs écoles sur le sujet, tout le monde n’est pas forcément d’accord mais il existe plusieurs façons d’organiser les émotions. Je ne vais pas me servir de ces classifications personnellement parce que je trouve que dans le cas du développement personnel ce n’est pas forcément nécessaire.

J’évite de complexifier les choses mais si vous avez envie de creuser la chose vous pouvez aller voir du côté des émotions de base.

Il y a une théorie qui dit que toutes les émotions sont dérivées de ces émotions de base.

Une émotion c’est une réaction physiologique et cognitive à une situation. C’est généralement une expérience qui est intense et brève.

Ce que j’appelle réactions physiologiques c’est parce que vous avez une émotion qui va procurer chez vous quelque chose dans votre corps qui est palpable comme par exemple : des frissons, la gorge serrée, de la sueur, l’accélération de votre cœur ou de votre respiration voire même des larmes.

Une réaction cognitive c’est l’ensemble des processus mentaux qui mettent en jeu le raisonnement mais aussi la prise de décision, l’intelligence… toute la partie la plus évoluée de notre cerveau.

Une émotion va avoir une réaction cognitive dans le sens où elle va créer chez nous une réflexion et une pensée, une prise de décision.

C’est ce qu’on a vu dans le modèle de Castillo dont je vous ai parlé depuis le début du podcast et dans les différentes façons de décrire l’impact des pensées sur les émotions et sur les actions.

Dans le mot émotions vous avez motion qui veut dire ” mouvement “, une émotion c’est une mise en action, les émotions sont les étincelles qui nous permettent d’agir. Il existe de multiples définitions très variées et plus floues des émotions mais j’ai essayé de vous présenter celle qui à mon sens était la plus complète.

La raison pour laquelle c’est assez flou c’est parce que tout ce qui concerne la psychologie et la sociologie sont ce qu’on appelle des sciences empiriques. Ce sont des sciences qui ne vont pas au bout de la démarche scientifique. Je pense que c’est un sujet qu’il est important d’aborder, alors peut être que c’est lié d’une certaine manière à mon biais culturel de par mon métier (astrophysicienne de formation*).

Je trouve qu’il est intéressant de comprendre pourquoi il existe plusieurs théories en psychologies et pourquoi les différents psychologues ne sont pas forcément d’accord et pourquoi on entend très souvent que les sciences humaines ne sont pas des sciences.

Les sciences humaines et la démarche scientifique

Je trouve qu’il est intéressant d’aborder le sujet dans un épisode qui a pour but de décrire la science des émotions dans le cadre de la sociologie et de la psychologie humaine.

Qu’est-ce que la démarche scientifique pour commencer ?

C’est une observation du monde extérieur, à partir de cette observation va découler une hypothèse (ce que l’on appelle en pratique une théorie) et ensuite on essaie de vérifier cette théorie par l’expérience.

Je vais m’appuyer sur un exemple que je connais bien par le biais de mon métier. Par exemple quelqu’un remarque un point dans le ciel d’un jour à l’autre, ça c’est l’observation. Il va faire l’hypothèse que c’est une nouvelle planète qui n’aurait pas été détectée. Et il va tenter de vérifier cette hypothèse par l’expérience.

A l’aide de calculs mathématiques il va pouvoir calculer son orbite pour retrouver la planète, par l’observation il va en déduire que l’objet céleste en question est le point dans le ciel vu de prime abord. Il en déduit que sa théorie était juste et cela permet de la valider.

La démarche scientifique complète est une science empirique, c’est une science qui ne peut pas aller au bout de la démarche scientifique, qui s’arrête à la théorie, qui ne fait que de l’observation. C’est une démarque qui consiste à émettre des théories à partir des observations mais qui ne peut pas vérifier ces théories.

C’est notamment le cas en psychologie et en sociologie parce que pour pouvoir vérifier une hypothèse il faudrait avoir accès à des choses auxquelles on n’a pas accès comme par exemple réussir à isoler des processus mentaux ou des fonctionnements du cerveau ce qui peut être très difficile. L’être humain est une entité qui est très complexe et qui est globale qui fonctionne comme un tout. Aller au bout de la démarche scientifique dans ce cas de figure voudrait potentiellement dire recourir à des process qui ne sont pas éthiques.

Pour vous donner un exemple : si on voulait vérifier par l’expérience que certains comportements sont acquis socialement, il faudrait en faire une observation. On se rend compte que dans différentes sociétés il y a des moeurs qui sont différentes.

On en déduit alors que certains comportements sont acquis socialement. Ça c’est juste une hypothèse, ce n’est pas vérifié, ce n’est pas scientifiquement valide dans le sens où la démarche scientifique n’est pas terminée.

Pour valider cette théorie dans le cadre de la sociologie et pouvoir vérifier la démarche scientifique il faudrait par exemple choisir un échantillon d’enfants, les isoler socialement pour être surs et certains qu’ils n’aient rien acquis socialement et avoir un autre échantillon d’enfants (avec un nombre suffisant d’enfants pour que notre étude soit statistiquement valable). Il faudrait alors isoler socialement l’un de ces deux groupes d’enfants et les suivre toute leur enfance, leur adolescence jusqu’à l’âge adulte. Il faudrait ensuite comparer les résultats et valider (ou non) notre hypothèse. Vous imaginez bien que cela n’est pas vraiment possible pour des raisons éthiques évidentes. Il en va de même dans beaucoup de domaines de la science et de la biologie notamment.

En biologie il est possible de recourir aux animaux pour résoudre partiellement le problème mais dans le cadre du cerveau humain et des expériences sociales, de la réponse cognitive de l’être humain c’est très compliqué de transférer cela sur des animaux.

C’est pour cela que la sociologie et la psychologie sont des sciences qui peuvent paraitre moins valides que les autres sciences.

J’appelle cela des sciences empiriques parce que cela veut dire valider par l’expérience, c’est à dire uniquement vérifié avec les observations.

Je voulais faire un point là dessus parce pour moi c’est important puisque j’ai un esprit scientifique du fait de ma formation et je trouve cela important de se rendre compte qu’il existe beaucoup de théories différentes pour les mêmes observations, parce que ces observations ne peuvent pas toujours être vérifiées par l’expérience.

C’est important de rappeler et de comprendre que lorsque vous lisez des choses sur la psychologie et la sociologie, toutes les descriptions que je peux vous faire, ou que vous aller lire sur d’autres sites n’ont en réalité pas accès à toute l’information.

Je ne veux pas dire par là qu’on ne comprend rien à l’être humain et au fonctionnement du cerveau humain. Il y a malgré tout beaucoup de choses qu’on a pu vérifier avec des expériences, notamment dans le cadre de la génération des émotions.

D’où partent les émotions ?

Les émotions prennent leur origine dans le système limbique, c’est une zone du cerveau qui est un peu plus primitive que les autres et qui est le coeur de la gestion des émotions et de la mémoire.

Je ne vais pas entrer dans le détail aujourd’hui mais juste pour que vous compreniez, c’est l’une des raisons pour lesquelles on se rappelle mieux des choses qui ont une empreinte émotionnelle, c’est pour cela qu’on va se rappeler des moments de notre enfance par exemple pour lesquels on a eu un évènement émotionnel fort.

Dans ce système limbique il y a l’amygdale qui a pour but d’évaluer les stimuli qu’elle va recevoir de l’extérieur et la gravité de ces mêmes stimuli.

Imaginons quelqu’un qui rentre dans votre bureau alors que vous avez des écouteurs dans les oreilles, cela vous surprend et vous allez sursauter. C’est une réaction qui est automatique.

Que s’est-il passé à ce moment là ?

Votre amygdale a dit au reste de votre corps qu’il se passait quelque chose de grave et urgent, ce qui va activer l’hypothalamus qui est responsable du système nerveux autonome qui régit l’ensemble des réflexes vitaux : le fait de respirer d’avoir le cœur qui bat mais aussi des effets de l’émotion. Ce que je vous décrivez un peu plus tôt, c’est à dire le fait d’avoir des frissons, le cœur qui bat fort etc…

L’amygdale ce qu’elle va faire c’est qu’elle va dire à l’hypothalamus ” vite envoie nous un afflux sanguin “ typiquement si on a peur il faut qu’on soit en mesure de partir très vite et de s’échapper du danger.

L’amygdale permet également d’avoir une connexion avec le cortex pré-frontal, qui est la partie du cerveau la plus évoluée, la partie responsable du raisonnement et de la prise de décision. On l’associe souvent à la partie du cerveau la plus intelligente, la plus raisonnable. C’est en quelque sorte le coeur de la raison, c’est la partie qui caractérise le plus notre humanité en quelque sorte et qui nous différencie généralement des autres animaux.

L’amygdale va transmettre l’information au cortex pré-frontal qui va pouvoir ensuite analyser et prendre une décision.

Dans le cas de figure du collègue qui nous surprend dans notre bureau typiquement il n’y a pas de danger, ce n’est pas un ours qui est en train de nous attaquer par exemple.

Dans ce cas de figure l’information va retourner au système limbique (le centre les émotions) et la situation va pouvoir se calmer parce que le système limbique va recevoir cette information et va faire ce qu’il va transmettre l’information à l’hypothalamus et ainsi de suite.

Je trouve cela extrêmement intéressant de prendre conscience que les émotions sont gérées dans notre cerveau et génèrent chez nous des sensations physiques qui interagissent avec la partie de nos cerveaux qui nous permet de faire des raisonnements.

Ce qui est intéressant c’est d’être capable d’observer cela chez nous, d’observer nos émotions et les effets physiologiques qu’elles ont sur nous. C’est un exercice que je vous proposais dans un précédent podcast, c’est à dire de prendre le temps, quand vous ressentez une émotion, de l’écrire et de décrire quels sont les symptômes physiques physiologiques que vous ressentez suite à cette émotion.

Cela permet de prendre du recul sur l’émotion en question parce que la raison pour laquelle les émotions donnent cette impression de force et d’urgence c’est parce que cela dépend de la manière dont fonctionne notre système limbique, ce qui nous a maintenu en vie jusqu’à présent. Les émotions comme la peur signifiait ” danger “, alors qu’aujourd’hui on a pas de danger de mort lorsque l’on ressent de la peur. La plupart du temps il s’agit davantage d’une peur sociale, c’est une peur qui ne met pas directement notre vie en danger, mais ça notre corps n’est pas au courant, notre cerveau de se rend pas du tout compte de cela.

L’exemple que j’aime donner c’est lorsque l’on a besoin d’appeler le dentiste et qu’on a peur de parler au téléphone, on ne va pas mourir en appelant le dentiste cela va de soi.

Ce qui peut nous arriver de pire

Il peut être intéressant de décrire nos émotions afin de se rendre compte que le pire qui puisse nous arriver c’est juste des sensations physiques qui sont relativement bénignes, qui ne sont même pas de l’ordre de la douleur et qui sont plus de l’ordre de l’inconfort.

Pourquoi ça nous intéresse de nous centrer sur nos émotions, de les observer et de les comprendre ?

La première raison c’est parce que cela nous renseigne sur nos besoins. Si on a peur de prendre la parole en public par exemple lors d’une réunion de travail peut être que prendre conscience de cette peur va nous permettre de comprendre la raison à l’origine de cette peur. Peut-être que l’on va comprendre qu’en fait on a peur de dire quelque chose d’incorrect ou de ne pas être écouté.

C’est une peur sociale qu’on va pouvoir identifier qui va nous permettre de mettre en avant un besoin comme par exemple le besoin d’être écouté par ses collègues, le besoin d’être respecté ou le besoin d’avoir une parole qui a du poids.

La deuxième raison pour laquelle il est important de s’intéresser aux émotions dans le cadre du développement personnel c’est que cela va nous permettre de nous rendre compte d’un phénomène qui est le phénomène du tampon émotionnel.

Ce qu’il faut comprendre c’est que notre cerveau, son grand but dans la vie s’il en a un et si on peut le personnifier c’est de nous maintenir en vie.

Son objectif ce n’est pas qu’on soit le plus performant ou qu’on soit la meilleure version de nous-mêmes, ça lui est égal à notre cerveau, il a surtout envie qu’on reste en vie, et dans l’évolution, rester en vie ça signifiait :

  • favoriser les émotions positives
  • fuir les émotions négatives

Pourquoi ?

Parce que tout ce qui est agréable est aussi nécessaire à la vie ou du moins à la pérennité de l’espèce. A l’inverse, les émotions négatives comme la peur, le stress etc… sont des émotions qui nous permettent de fuir des dangers.

La peur avait pour but de nous permettre de nous rendre compte d’un danger imminent et immédiat. C’est ce qui a permis de maintenir notre corps en vie et c’est de cette manière dont on a évolué. C’est ce qui a fait que notre espèce est telle qu’elle est aujourd’hui.

Naturellement notre cerveau va avoir tendance à nous demander de fuir les émotions négatives et désagréables et de chercher les émotions positives et agréables.

C’est pour cela que lorsqu’on l’on se retrouve face à une situation qui nous fait peur, notre cerveau a tendance à nous bloquer  et nous prévenir que l’on peut potentiellement être en danger de mort et va nous orienter vers quelque chose qu’on a davantage l’habitude de faire, quelque chose d’agréable comme par exemple manger ou regarder une série Netflix plutôt que d’appeler le dentiste ou de rédiger son mémoire de Master.

Fuir les émotions négatives grâce à la procrastination

C’est aussi ce que l’on appelle la procrastination, c’est le faire de chercher absolument le plaisir immédiat plutôt que de se concentrer sur les choses qui sont réellement importantes pour nous et qui peuvent nous procurer une émotion négative. C’est une sorte de guerre entre notre système limbique et notre cortex préfrontal.

Cette guerre est souvent gagnée par le système limbique de fait puisque c’est ce qui nous a permis d’évoluer dans le sens dans lequel on a évolué au cours de notre évolution d’êtres humains.

En fait ce qui se passe, pour être plus précis que juste dire on cherche les émotions positives et on essaie de fuir les émotions négatives,  c’est qu’à partir d’un certain moment, quand l’émotion négative est très forte et que le stress est très intense ce qui se passe c’est que notre amygdale va bloquer le cortex pré-frontal et va dire : ” non mais toi ton raisonnement on s’en fiche ce qui est important tout de suite c’est de nous maintenir en vie, c’est d’aller vers du plaisir immédiat de chercher plutôt quelque chose de plaisant comme par exemple courir après des émotions positives en faisant de la course à pied ou en allant manger ou plutôt faire faire un truc qui n’est pas désagréable “.

L’exemple de l’ours qui nous court après n’est pas l’un des meilleurs mais juste pour en finir avec lui, au moment où on est sur le point de mourir, c’est n’est pas forcément le moment pour que notre cortex pré-frontal commence à se poser des questions du type : ” ça serait bien peut être de rédiger notre mémoire “. C’est pour cela qu’il peut paraître très difficile d’éviter la procrastination.

Alors ce n’est en aucun cas une excuse, je ne suis pas en train de dire que si vous procrastiner ce n’est pas de votre faute parce que je suis en train de dire c’est qu’il y a des raisons biologiques qui font qu’on a plutôt tendance à la procrastination et le fait de comprendre tout ça va nous permettre de désamorcer ces mécanismes et notamment de désamorcer la peur qui à l’origine du fait que notre amygdales va bloquer notre cortex pré-frontal.

Cela va permettre d’essayer de comprendre d’où vient cette peur ? De quel besoin elle veut mettre en avant ?

C’est un travail qu’on est en train de faire avec ceux qui sont actuellement inscrits au programme d’auto-coaching du mois d’octobre. On travaille notamment sur les notions de procrastination et de tampons émotionnels : toutes les activités dont on se sert pour fuir les émotions négatives et avoir des émotions positives à court terme.

Les tampons émotionnels peuvent prendre pleins de formes comme par exemple Netflix, YouTube, le chocolat…

Ce que je vous propose c’est de plutôt que d’aller vers les tampons émotionnels c’est d’essayer de ressentir les émotions (plutôt que d’essayer de les fuir à tout prix) et d’essayer de se les décrire à soi-même notamment avec l’exercice dont je vous parlais un peu plus tôt.

Vous l’avez sûrement remarqué mais socialement ce n’est pas toujours très bien vu d’être quelqu’un de très émotif ou toujours porté sur les émotions et de faire des choix basés sur nos émotions plutôt que basés sur notre réflexion, notre raisonnement, notre intelligence, notre cortex pré-frontal.

La raison à ça c’est parce que l’on visualise le raisonnement comme la partie la plus évoluée finalement de l’être humain alors que tout ce qui concerne le système limbique, tout ce qui concerne les émotions est vécu comme quelque chose de plus primitif.

Je ne dis pas que c’est une bonne chose mais ça vient de là. C’est absolument non pertinent d’essayer de se défaire de nos émotions parce que tout ce qu’on risque de faire c’est de les fuir. Il nous est complètement impossible de nous en affranchir.

On est fait comme ça, on ressent des émotions, c’est ce qui est le propre de l’être humain.

Donc voilà pour ce 7ème épisode n’hésitez pas à aller sur sesentirbien.coach/podcast/7. Vous aurez toutes les ressources qui ont permis de créer ce podcast et vous aurez aussi la possibilité de commenter et de poser des questions.

Je m’arrête là et je vous souhaite un excellent week end et je vous le dis vendredi prochain !

Ressources

 


Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)

16 commentaires

  1. Deparde Elsa

    Merci Esther de partager toutes ces richesses, cela m’ouvre vraiment une nouvelle voie un nouveau moi que je ne savais pas comment explorer que je découvre avec plaisir lors de la mise en application de tes excercies. Thanks

  2. Douce-amère

    Bonjour Esther, j’apprécie beaucoup la démarche que tu as de nous rendre accessible ce que tu as appris ces dernières années d’introspection. Je le vois comme de la vraie générosité 😉 tes podcasts sont en plus très bien présentés, agréables et clairs. Juste une chose, j’aimerais avoir accès à tes sources, une bibliographie ou autres si possible.

  3. Laurine

    Merci Esther pour tes podcasts très intéressants ! Je profite de mon congé maternité pour les écouter et vu le nombre d’épisodes qu’il me reste, il a des chances pour que tu m’accompagnes pendant mes premières contractions !! 😉

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  6. Pingback: #33 – Le surpoids (Partie 2) – Se Sentir Bien

  7. Ségolène

    Intéressant ton explication sur le fait que la psycho et la socio sont des sciences empiriques ^^ ça me rappelle un travail de fin de cycle pendant mes études vétérinaires, où j’étais supervisée par une psychologue parce que mon sujet était sur l’équithérapie, donc à mi chemin entre les sciences vétérinaires et la psycho. Bref j’avais eu un petit accrochage avec ma tutrice parce que je disais que si c’était empirique ça voulait dire que ça n’avait pas été prouvé, et elle me soutenait que si si, empirique ça veut dire justement que c’est prouvé x) Tu m’apportes enfin l’explication à ce petit différend ^^

  8. Pingback: #32 – Le surpoids (Partie 1) – Se Sentir Bien

  9. Cassandra

    Bonjour Esther,
    J’ai tiquer quand tu as dit que le problème éthique était partiellement résolu grâce à l’expérimentation animal dans la recherche scientifique..
    En quoi est-ce éthique de faire naître un animal, qu’on utilise comme outil expérimentale ?

    1. Esther

      Bonjour Cassandra,

      C’est résolu pour les personnes pour qui une vie animale à moins de valeur qu’une vie humaine, ce qui est l’éthique majoritaire dans notre société. Ici la question n’est pas de savoir ce que j’en pense et encore moins de savoir si c’est bien ou mal car la réponse n’existe pas dans l’absolu et dépend de nos valeurs personnelles et donc de l’éthique de vie personnelle que nous choisissons (l’éthique etant pour moi un ensemble de valeurs complémentaires qui forment une sorte de ligne de conduite dans notre vie). Dans la mesure où l’éthique partagée par la plus grande partie des êtres humains, c’est que tuer des animaux n’est pas ok sauf si cela permet de sauver ou de faire vivre des vies humaines, les tests sur les animaux résouds, à l’échelle de la société donc, la majeure partie du problème éthique. Le problème éthique qu’il y a pour toi et moi, n’est pas le même que celui qu’il y a pour la majeur partie de la société. Je n’ai pas dit qu’a mes yeux il n’y avait pas de problème éthique de faire naitre un animal pour en fait un outil expérimental. C’est ta pensée qui dit que je pense ça. La circonstance est “Esther dit dans son podcast que le problème éthique est résolu partiellement grâce à l’expérimentation” et la pensée que tu as qui est quelque-chose du type “Elle pense qu’il n’y a pas de problème éthique a faire des tests sur les animaux.” en est ton interpretation. Qu’en penses-tu ?

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