#78 – La maturité émotionnelle

Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet et dans ce 78ème épisode nous allons parler de maturité émotionnelle.

Je suis ravie de vous parler de vous parler aujourd’hui, au moment où je vous parle je suis dans une chambre d’hôtel à Big Island, je suis dans ces iles qui sont tout particulièrement chères à mon cœur parce que lors de mes études j’ai passé un peu de temps à Hawaï et c’est ce qui m’a fait découvrir les iles, cela ne m’était jamais arrivé auparavant, d’aller quelque part et d’être triste au moment de partir, alors que normalement c’est plutôt l’inverse, j’ai plutôt hâte de rentrer chez moi après un voyage, j’ai vraiment eu un coup de cœur pour cet endroit, j’ai envie de dire qui n’en aurait pas, mais j’imagine qu’il y a beaucoup de personnes qui n’aiment pas particulièrement la vie insulaire parce que c’est assez particulier et on peut vite avoir l’impression d’être à l’étroit, j’adore Hawaï et je suis surtout très contente d’être là parce que j’ai pris quelques jours de vacances, j’avais prévu de prendre une semaine, ce qui ne m’est pas arrivé depuis longtemps, tout celles et ceux qui ont lancés une entreprise à un moment donné savent qu’au début nous ne comptons pas nos heures, là je suis vraiment dans une période où je fais beaucoup d’ajustement au niveau de mon planning, je suis en train d’apprendre, notamment parce que j’ai lancé LA Communauté au mois de janvier, cela demande un changement de rythme de travail parce que je publie deux vidéos sur la chaine principale sur YouTube, un podcast/ semaine, plus 7 contenus sur LA Communauté par semaine… ce à quoi s’ajoute les coachings… c’est assez de travail pour avoir une semaine de travail bien rempli, cela demande de nombreux ajustements et j’avais besoin de ces quelques jours de déconnexion totale, lorsque l’on est sur les réseaux sociaux, on peut assez facilement laisser sa vie privée se faire envahir par le travail et c’est vraiment quelque chose avec lequel je suis encore en apprentissage aujourd’hui.

Je suis très heureuse de pouvoir me remettre à mon micro aujourd’hui pour enregistrer ce podcast, j’ai d’ailleurs prévu d’en enregistrer plusieurs à la fois, cela va me permettre de reprendre l’avance que je n’avais plus et que j’avais perdu, et comme vous le savez la planification et le fait de prendre de l’avance sur son travail est la clé de la liberté c’est donc quelque chose qui me tient tout particulièrement à cœur et c’est pour cela que je suis heureuse d’être là aujourd’hui. Je suis aussi pleine de gratitude vis-à-vis du travail que je fais aujourd’hui parce que je peux travailler à l’autre bout du monde et c’est moi qui organise mon temps et mes journées et que cela est possible et accessible parce que je m’en suis donné les moyens (certes), j’ai crée et ce que je continue de faire grandir, c’est une satisfaction intense, et il y a aussi cette communauté qui s’est crée autour du podcast, de la chaine YouTube et maintenant autour de LA Communauté qui porte bien son nom, qui s’adresse à tous les auditeurs de ce podcast qui ont envie de mettre en place les outils dont je parle et qui ont besoin d’un coup de main et de motivation au quotidien, je suis très fière de cela et remplie de gratitude parce que je m’éclate dans ce que je fais et que je sais la chance immense que j’ai d’avoir cette opportunité de faire ce qu’il me plait et j’espère qu’à travers ce podcast et à travers l’épisode d’aujourd’hui sur la maturité émotionnelle, c’est un message en trame de fond que j’essaie de vous transmettre ici : c’est aussi possible pour vous d’accéder à vos rêves, notre capacité à créer l’impossible se résume juste dans notre capacité à vivre l’inconfort émotionnel, parce que l’inconfort émotionnel fait partie du processus qui permet de grandir et d’apprendre et donc par extension de créer des choses qui nous semblaient impossibles dans le passé, c’est vraiment cela que j’ai envie de transmettre ici entre autres.

La maturité émotionnelle, qu’est-ce que c’est ?

La maturité émotionnelle se résume par le fait d’être adulte dans le rapport à nos émotions, c’est à dire de pouvoir avoir un certain recul et une certaine maturité vis-à-vis des émotions, d’avoir compris qu’il est normal de ressentir des émotions, cela fait partie de l’expérience humaine, y compris les émotions désagréables, qu’elles sont procurées par nos pensées, nos pensées sont empreintes de notre système de valeurs, de notre expérience, c’est surtout quelque chose auquel nous pouvons accéder et que l’on peut choisir volontairement et que ces mêmes émotions ne proviennent pas de l’extérieur, elles ne sont pas liées à des circonstances extérieures indépendantes de notre volonté, mais liées à notre système de pensées.

La maturité émotionnelle est cette capacité que l’on va avoir d’être responsable de ses propres émotions et être indépendant vis-à-vis d’elles, pour pouvoir créer tout ce que l’on veut dans notre vie.

Tout passe par notre capacité à accepter l’inconfort. Je vais également aborder aujourd’hui les différents stades de la maturité émotionnelle, de ce qu’il se passe lorsque l’on prend conscience de tout cela et que l’on commence à faire ce travail, mais aussi de comment le faire et de ce que cela implique. Ce qu’il y a derrière c’est que cela implique une certaine discipline, cela implique un certain travail conscient, c’est quelque chose que l’on oublie assez régulièrement et que l’on n’a pas envie de réaliser très souvent, parce que l’on associe la discipline à quelque chose de négatif. Soit nous sommes dans le laxisme total, soit nous considérons l’autodiscipline comme quelque chose qui nous oblige à nous auto-flageller et on l’on s’impose des choses avec malveillance et avec culpabilité, sans être dans la bienveillance. Ce que j’ai envie de vous montrer aujourd’hui c’est que lorsque l’on parle du fait de devenir adulte émotionnellement, nous ne parlons pas forcément du fait de s’auto-flageller.

Je vais utiliser une analogie que j’utilise très souvent, le fait de considérer notre cerveau l’apprentissage de notre cerveau comme celui d’un enfant. Lorsque l’on n’a pas du tout conscience de ses émotions, que l’on ne connait pas du tout ce dont je vous parle, nous sommes un peu comme un enfant de 5 ans qui est en réaction lorsque l’on lui dit “non”, il est dans la réaction émotionnelle, dans les pleurs, dans les cris, dans la crise, dans le caprice… Je ne sais pas si vous vous êtes déjà retrouvé dans une situation où vous

n’avez pas envie de manger un tampon émotionnel mais que vous envisagez de le faire et que vous êtes dans une sorte de crise où vous vous dites : “je veux ce bonbon !”, nous sommes dans cette immaturité émotionnelle présente.

Ensuite vient le stade de l’adolescence, le stade où nous avons malgré tout pris de nombreuses choses, nous avons compris nombreux de nos mécanismes mais nous sommes encore dans la négociation, dans la négociation avec nos parents où l’on se dit : “je sais que c’est ça la règle mais je pourrais tout à fait faire autrement” et on se ment à nous même et on se raconte des histoires comme un adolescent le ferait à nos parents en croyant que les parents croient à ces histoires alors que ce n’est pas du tout le cas. Les parents sont souvent très au courant qu’il y a anguille sous roche, et là c’est la même chose, lorsque l’on se raconte à nous-même que : “c’est très urgent de nettoyer la maison plutôt que de faire cette chose importante sur laquelle on procrastine”. Dans cette situation, nous sommes encore dans l’immaturité émotionnelle, pas autant que lorsque l’on n’a pas conscience qu’il y a une émotion.

Ensuite il y a le stade de l’âge adulte où nous sommes capables de reconnaitre les émotions, de comprendre d’où elles viennent, et de les accepter, de voir quelles font parties de la vie et de l’expérience humaine et accepter le fait que parfois, pour pouvoir grandir, nous avons besoin de faire des choses inconfortables et c’est OK. A ce moment là, nous ne sommes plus dans la négociation, plus dans l’autocomplaisance. Pour en arriver là, cela va demander de nous éduquer, comme nous éduquerions un enfant. Cela va nous demander d’être dans l’écoute, d’être dans l’éducation et la discipline.

Très souvent, lorsque je dis ça, on me rétorque : “non mais Esther, moi je ne veux pas me flageller en faite”, c’est comme si, pour reprendre l’analogie de l’enfant, on adopte un style d’éducation complètement laxiste, on l’éduque pas du tout et on le laisse l’enfant partir dans tout les sens, soit on est dans la punition et l’autorité abusive. Il y a de nombreuses autres possibilités, il y de nombreuses façon d’éduquer un enfant et nous ne sommes pas obligés d’être dans une éducation malveillante, nous ne sommes pas obligés d’être dans quelque chose qui est rempli d’amour et de bienveillance. C’est ce que j’aimerais vous transmettre aujourd’hui.

Comment se manifeste l’immaturité émotionnelle ?

Je vais vous donner quelques exemples pour illustrer à quoi ressemble l’immaturité émotionnelle dans le quotidien. Cela va se manifester sous de nombreuses aspects, c’est un peu comme l’immaturité d’un enfant finalement, cela va se manifester dans sa compréhension des choses, mais aussi dans sa réaction aux situations. L’immaturité émotionnelle va se manifester par le fait de prendre tout pour soi, de tout prendre comme une attaque, de ne pas avoir de recul sur les émotions que l’on ressent et de penser que tout provient de l’extérieur. Cela va se traduire par la susceptibilité, par le fait de penser que chaque mot, chaque parole, chaque action des autres est dirigée contre nous et est à propos de nous, ce qui n’est pas le cas. Dans 100% des cas, les personnes extérieures à nous agissent à travers leurs propres systèmes de pensées, cela part de leurs émotions et elles font les choses pour combler leurs propres besoins, pour agir selon leurs valeurs et ce n’est pas à propos de nous. Par exemple, cela peut se manifester dans la situation où nous sommes au travail, nous allons prendre mal le fait que notre patron nous ait proposer une autre façon de faire et nous a dit que la dernière fois lorsque l’on a fait ce travail en particulier, ce n’était pas réellement ce qui était le mieux, ce qui serait le mieux c’est que désormais tu le fasses plutôt de telle ou telle manière.

L’immaturité émotionnelle va se traduire par le fait de prendre la chose comme étant quelque chose à propos de nous : “je suis incapable, je fais les choses mal”, en faire quelque chose à propos de nous et de notre identité. Plutôt que de se dire : “c’est notre patron qui nous dit quelque chose de factuel à propos d’une situation qui ne veut rien dire à propos de moi, cela veut juste dire qu’il souhaite que les choses soient faites différemment, peut-être que cela me fait ressentir quelque chose, cela ne doit pas dire que je dois refouler ce que je ressens”, ce n’est pas ça être une adulte d’un point de vue émotionnel, ce n’est pas refouler ce que l’on  ressent, de prendre du recul en se disant : “si à ce moment là je trouve que je suis nul-le dans cette situation c’est que cela me dit quelque chose à propos de l’estime que j’ai de moi-même, pourquoi ai-je besoin que mon patron soit content du travail que je fournis, est-ce que pour moi c’est important qu’il soit content et si oui pourquoi ? Quel est le besoin que je cherche à combler ici ? Cela ne veut pas dire que je dois refouler cette émotion, ce n’est pas ce que je suis en train de dire, ce n’est pas de ne pas vivre les émotions et d’être impassible sur tout et de ne jamais rien ressentir”.

La maturité émotionnelle c’est de se dire : “lorsque mon patron me rapporte cela sur mon travail, je suis en effet susceptible sur ce point là, je ressens cet inconfort, je ressens de la peur, de la tristesse, des reproches” et cela va être intéressant pour moi de chercher à comprendre pourquoi je ressens cela, pourtant cela ne dit rien sur moi. Même si mon travail n’était pas à la hauteur, cela ne dit rien à propos de moi, juste que ce travail n’était pas bon donc actuellement, je peux m’améliorer et j’ai une marge de progression. Cela peut ressembler à cela l’immaturité émotionnelle dans le quotidien.

Un autre exemple que je peux vous donner, lorsque j’étais adolescente, il m’est arrivé une fois où je me suis retrouvée à la porte de chez moi parce que j’avais claqué la porte en laissant mes clés à l’intérieur et que je n’avais pas pris mon trousseau de clés et je m’en suis aperçue le soir en rentrant des cours et lorsque j’étais face à la porte où je me suis aperçue que je n’avais pas mes clés et que je n’allais pas pouvoir rentrer chez moi, il allait falloir que j’aille rejoindre ma mère à son magasin, soit que j’attende qu’elle rentre du travail, ce qui voulait dire rester une ou deux devant la porte. Cette situation m’a fait me sentir très mal, je me suis mise à pleurer et à en faire tout un drame émotionnel à propos de ça, parce que les pensées que j’avais à ce moment là étaient : “Mais comment peut-on être aussi nulle ? Je ne suis pas du tout quelqu’un de responsable”, j’étais dans cette résistance à cette situation. Dans l’immaturité émotionnelle on retrouve souvent cet espèce de résistance qui fait que l’on essaie de négocier, ou de se justifier lorsque quelqu’un nous dit : ” le travail que tu as rendu ne correspondait pas à nos attentes”, il y a une volonté de se justifier parce que l’on veut négocier avec cette réalité qui est que quelqu’un nous a dit que ce que l’on a fait n’est pas correct, il y a une sorte de résistance face à la réalité : “je ne veux pas être à la porte, ce n’est pas possible, comment j’ai pu faire ça”.

Dans l’immaturité émotionnelle il y a cette résistance à ce qui est.

Tout comme un enfant résisterait à un “non”, si vous êtes dans un magasin avec un enfant et que vous êtes au rayon bonbons et que vous avez juste prévus de faire les courses et que vous ne lui avez pas donné d’instructions, il y a des chances pour qu’il vous demande un bonbon, et lorsque vous lui dites “non”, il va être dans la résistance et il va se mettre à pleurer. Dans ma situation c’est exactement ce qui s’est produit pour moi, devant cette porte lorsque je pleurais, et où je donnais un sens sur qui j’étais par rapport à cette situation qui était juste que je suis juste à la porte sans mes clés et la seule option qui s’offre à moi est d’accepter les faits, accepter cette circonstance qui va être que je ne vais pas pouvoir rentrer chez moi, il y a cette frustration à accepter.

Accepter ce qui est, accepter les circonstances telles quelles sont et donc de vivre potentiellement la frustration de ne pas pouvoir changer les choses. Je vous le rappelle, la frustration fait partie de la vie, c’est d’ailleurs l’une des premières émotions auquel fait face un enfant, les circonstances sont ce qu’elles sont et il y a des choses qui sont indépendantes de notre volonté et qu’on ne peut pas changer. Dans cette situation précise, on ne peut pas changer le fait que quelqu’un vient nous dire que notre travail devra être fait d’une manière différente, et on ne peut pas changer non plus le fait que la porte est fermée et que nos clés sont à l’intérieur.

Dans ce cadre là, la maturité émotionnelle se traduit par le fait de comprendre que dans cette situation, être à la porte de chez soi ne dit absolument rien sur qui l’on est et que c’est juste une circonstance et donc d’en tirer les leçons de cette circonstances là et peut-être aussi vivre cette frustration, si nous avions des attentes pour cette soirée et que nous n’avions pas envie de marcher 20 minutes pour aller au magasin de sa mère, accepter l’émotion désagréable d’être à la porte de chez soi.

Autre exemple que je peux vous donner ici est celui du tampon émotionnel, il va s’agi d’immaturité adolescente, nous sommes dans cette situation où nous avons des choses à faire et où l’on procrastine dessus. Comme par exemple, quelqu’un nous a invité à un repas mais nous n’avons pas envie d’y aller, soit on procrastine à lui dire que l’on ne va pas venir ou à lui dire qu’on va venir parce que l’on est encore dans l’hésitation ou même y aller malgré tout alors que l’on a pas envie d’y aller pour que cette personne ne soit pas triste, parce que nous n’aimerions pas qu’elle pense des choses négatives à propos de nous.

Je vous rappelle l’épisode de la fausse générosité où je vous parlais de cette situation similaire, nous n’avons pas envie que la personne en question pense des choses désagréables à propos de nous, ce qui fait que l’on fait malgré tout quelque chose que l’on a pas envie de faire, ce qu’il se passe souvent c’est que l’on procrastine sur cette décision, on repousse la chose, on y va à reculons. C’est aussi une manifestation de notre immaturité émotionnelle, parce que si dans cette situation nous étions émotionnellement mature, nous pourrions tout simplement que nous n’avons pas vraiment envie d’aller à cet évènement, de prendre conscience que l’on n’a pas besoin que cette personne nous aime pour être la personne que l’on est, que l’on peut tout à fait lui dire que l’on a pas envie de venir à cette soirée, cela n’a rien à voir avec toi… Peut-être que vous avez besoin de votre temps d’introversion.

La maturité émotionnelle va représenter le fait d’être capable, dans toutes ces situations du quotidien, de ne pas prendre les choses personnellement, de ne pas donner un sens sur notre identité aux émotions que l’on ressent et aux situations qui se produisent, et plutôt de les aborder de manière sereine et avec conscience, cela ne veut pas dire de ne plus être en colère, cela ne veut pas dire de ne plus ressentir d’émotions, cela veut au contraire dire de vivre ses émotions et accepter qu’elles font parties de l’expérience humaine, ne pas résister à la réalité et ne pas résister aux émotions qu’elles amènent, cela va vouloir dire, de prendre consciemment la décision de comment nous souhaitons réagir face à cela, et de décider d’être un adulte d’un point de vue émotionnel.

Lorsque l’on est adulte, on décide d’aller au travail même si ce n’est pas agréable, payer ses factures… Nous allons décider que lorsque quelqu’un nous dit quelque chose qui nous ait désagréable, de ne pas en faire une affaire personnelle et de décider que l’on fait toujours les choses qui sont inconfortables mais qui nous permettent de grandir, en effet cela est inconfortable, cela nous fait sortir de notre zone de confort de faire telle ou telle action, mais nous allons le faire malgré tout, et de prendre consciemment cette décision. Cela va vouloir dire aussi d’avoir une certaine autodiscipline, de la même manière que l’on disciplinerait un enfant, nous allons lui donner des règles pour qu’il puisse savoir dans quelle direction aller, pour reprendre l’exemple que je donne très souvent en atelier. Une des façons de régler la problématique du caprice dans le rayon des bonbons, il y a la possibilité de le punir mais ce n’est pas forcément la méthode que vous avez envie d’employer avec vous-même, c’est une méthode que beaucoup de personnes s’appliquent lorsqu’ils veulent s’imposer une discipline au quotidien, moi ce n’est pas ma façon de voir les choses, pour moi la bienveillance et l’amour de soi sont très important. L’autre façon de faire est d’expliquer à cet enfant, au moment d’aller au supermarché, que l’on y va uniquement pour faire les courses et que l’on n’achètera pas de bonbons et de jouets, qu’on peut le responsabiliser en lui disant que son rôle aujourd’hui est d’aider ta maman à pousser le caddie ou à compter le nombre d’articles que l’on a acheté et de voir si l’on a bien tout les éléments de la liste.

L’idée va être de le faire avec bienveillance et avec amour, c’est vraiment quelque chose que l’on peut faire avec nous-même. Cela veut dire qu’on peut s’expliquer à soi-même que l’on va se lever à 6h du matin pour aller au sport et c’est la règle et c’est d’ailleurs ce que l’on va faire, ou cette après-midi nous allons faire le travail que nous avions prévu de faire même si c’est inconfortable, ou encore dans une autre situation lorsque l’on nous fera une remarque au travail, que l’on a pas envie d’entendre eh bien nous resterons en présence avec cette remarque et nous accepterons l’émotion désagréable qui se produit. Il s’agit de décider en conscience de le faire et de se donner une discipline pour le faire malgré tout dans cette situation, c’est comme cela que l’on arrivera à un résultat pour nous-même. Bien sur que notre cerveau va nous proposer de procéder autrement. Bien sur que lorsque le réveil va sonner à 6h du matin, notre cerveau va nous dire : “on ne pourrait pas rester une heure de plus au lit à dormir plutôt que d’aller au sport ?”, notre cerveau va nous le proposer, de la même manière que l’enfant dans le supermarché, au moment où l’on passe dans le rayon bonbons, va nous demander d’en avoir, sauf que la différence est qu’à ce moment nous lui expliquerons : “tu te rappelles de la règle ? Là il n’y a pas de bonbons”.

Cela va être très important pour nous aussi de faire ce que l’on a dit que l’on ferait et de le faire malgré l’inconfort et de ne pas céder à nous-même, pour moi c’est ça la véritable bienveillance, le véritable amour de soi, c’est d’être capable à ce moment là de le faire malgré l’inconfort émotionnel, de le faire malgré tout, de dire non à cet enfant parce que l’on sait que c’est pour son bien et parce que l’on est dans la discipline, et cela ne veut pas dire de lui répondre méchamment ou de lui crier dessus, cela veut juste dire de lui dire non avec bienveillance. De la même manière que lorsque l’on se lève le matin et que l’on a décidé d’aller au sport, ce n’est pas forcément évident et se dire à soi-même : “tu savais que ce ne serait pas facile, et c’est OK et c’est justement pour cela que tu veux le faire parce que tu sais que c’est important pour toi”. Pour moi, la façon d’accéder à la maturité émotionnelle, ce n’est pas juste d’être dans l’observation ou de comprendre vraiment tout ces mécanismes là mais c’est vraiment d’aller les appliquer dans sa vie et pour moi cela passe par l’autodiscipline et cela passe par le fait de s’éduquer soi-même et de prendre les décisions en conscience de comment nous souhaitons agir dans les différentes situations de notre vie et comment nous voulons aborder nos émotions au quotidien et cela ne veut pas dire être dans la fuite de nos émotions, cela veut dire être dans la présence avec nos émotions et pour moi c’est très important de développer ces compétences là parce que cela nous permet de réaliser tout ce que l’on a envie de réaliser dans notre vie, si nous sommes capables d’accepter l’inconfort émotionnel et de vivre n’importe quelle émotion, et de se rendre compte que tout se gagne par le biais d’une émotion inconfortable, on y gagne et on peut accéder à tout ce que l’on désire dans notre vie puisque plus rien n’est impossible pour nous, et c’est ce que j’essaie de vous enseigner dans ce podcast.

D’ailleurs si vous souhaitez appliquez cette autodiscipline avec bienveillance et amour et que vous voulez développer cet ami de soi, c’est ce que l’on fait dans LA Communauté, nous appliquons tout ce que je vous enseigne dans le podcast. LA Communauté est un abonnement mensuel, qui coûte 19 euros/mois et qui est fait pour être abordable financièrement et qui a pour but de vous aider à développer vous-même votre propre routine d’autocoaching, de vous-même développer cette compétence seul-e, et d’apprendre à devenir votre propre coach, c’est d’ailleurs ce que l’on fait ici sur ce podcast, en appliquant tout les outils que je vous propose, cela passe par un environnement bienveillant. Nous avons besoin d’être influencé, de se laisser influencer avec de nouvelles pensées, faire ce travail là est en faite un moyen d’adopter de nouvelles façon de penser et de nouvelles façons de voir les choses pour pouvoir se rendre compte que l’on est capable de faire toutes ces choses pour lesquels on se croyait incapable et nous avions développer cette identité de : “je ne suis pas capable de le faire”. Ce que je fais pour LA Communauté est que je crée du contenu de façon quotidienne qui est là pour vous envelopper de cette motivation et de ces informations et de répondre à vos questions qui peuvent subvenir au fur et à mesure des jours et des mois qui passent, ce qui vous permet de vous donner cet environnement positif dont vous avez besoin.

Vous le savez peut-être mais nous sommes la moyenne des personnes que l’on fréquente le plus, c’est quelque chose que j’ai entendu dans plusieurs livres et dans plusieurs contenus, c’est vraiment quelque chose que je constate dans mon quotidien, notre système de pensées est proche de celui des personnes que l’on côtoie et ce que je vous propose dans La Communauté est de vous partager mon état d’esprit, et ma façon de penser qui a pour but de vous aider, à adopter cette bienveillance et cet apprentissage de vous-même et à aller vers vos objectifs.

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je vous souhaite un excellent week-end, je vous souhaite d’être mature émotionnellement et d’apprendre à vous connaitre de jour en jour et de devenir un sage d’un point de vue émotionnel, c’est quelque chose qui grandit au cours de la vie, c’est génial de se voir grandir.

 



2 commentaires

  1. Manon G

    Merci pour cet épisode et ces notions innovantes pour moi et tellement claires avec ce parallèle enfant / ado / adulte, c’est pour moi hyper motivant alors que j’avais perdu la motivation d’aller chercher la réponse de mes procrastinations et complaisances (et pourtant je suis inscrite à La communauté). Je vais donc me remettre à travailler sur tout ça avec le défi de passer à l’âge adulte. Me remettre à suivre plus assidûment La communauté : D Je sais que je ne suis pas loin de l’âge adulte sur certains aspects et plus loin sur d’autres, beau travail en perspective. Merci Esther !! Et écoute ton besoin de repos c’est important. L’argent nous permet de faire des choses super quand on est qqn de super comme tu dis, c’est aussi le cas de l’énergie mais elle n’est pas inépuisable… Orthosympathique-parasympathique, on est actif, on se régénère, on est éveillé, on dort! La vie, et de manière plus restreinte ton travail avec nous, c’est pas un sprint mais un marathon : ) Je trouve super que tu passes à 5 podcasts semaine plutôt que 7, on a tous besoin de vrais off et ton contenu est largement assez riche je pense. Merci encore Esther !!!

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