#82 – Pourquoi je mange ?


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet et dans ce 82ème épisode nous allons parler de nourriture et en particulier de cette question qui est : “pourquoi je mange ? “.

Depuis que j’ai commencé à vous parler de ce sujet là, il y a souvent une question qui revient qui est : “je n’ai pas trouvé la raison pour laquelle je mange, je ne sais trop pourquoi je mange alors que je n’ai pas faim, j’ai bien compris qu’il s’agissait de tampons émotionnels mais je ne sais pas trop quelle émotion je tamponne, je pense que c’est lié à lorsque j’étais enfant, j’ai manqué d’amour de la part de mes parents ou il m’est arrivé telle expérience de vie à l’école, ou dans ma famille, ou j’ai perdu un membre très proche de ma famille, je cherche dans mon enfance ce qui a bien pu se passer qui fait qu’aujourd’hui je mange et je compense avec la nourriture mais je n’arrive pas à trouver et si je me pose la question, la seule réponse que je trouve est qu’en faite, je mange tout simplement pour me faire plaisir, je rentre chez moi après le travail, j’ai juste envie de me faire plaisir et je mange parce que c’est bon”, et ça c’est vraiment une question sur laquelle je veux prendre le temps de revenir, depuis que je vous ai dit cette phrase :

Si le problème n’est pas la faim, la solution n’est pas de manger, parce que le seul problème que résout la nourriture c’est la faim.

La question qui se pose est la suivante : “quel est le problème en réalité ?”. Il y ces deux cas de figures, soit on ne sait pas trop, soit on parvient à identifier ce qui cause cela : quelque chose dans l’enfance, soit on ne sait pas et on le cherche, cela peut aussi être quelque chose qui s’est produit à l’âge adulte, quoi qu’il en soit on est à la recherche d’un traumatisme, il y a aussi cette question de la notion de plaisir.

En réalité il existe 3 raisons pour laquelle on mange aujourd’hui, 3 rôles que remplit na nourriture dans nos vies : tout d’abord est de se nourrir, manger pour nourri son corps, lui donner des vitamines, des minéraux, des protéines, des lipides, des glucides… dont le corps a besoin, c’est le rôle principal de la nourriture. Aujourd’hui il y a également un deuxième rôle que l’on a donné à la nourriture qui est davantage un rôle qui est socialement construit (même s’il s’explique d’une manière physiologique) qui est le rôle de plaisir, nous avons attribué ce rôle à la nourriture qui est un divertissement en quelque sorte, de la même manière qu’une activité autre pourrait être plaisante. Vous me direz que c’est normal parce que la nourriture donne de la dopamine et c’est naturellement plaisant, ce n’est pas nous qui lui avons attribué ce rôle là, en réalité, il est intéressant de regarder que d’un point de vue social nous avons donné ce rôle là à la nourriture, nous en avons fait son objectif, et d’ailleurs, lorsque vous vous posez la question quand vous rentrez chez vous le soir ou quand vous allez au restaurant, souvent la question que l’on se pose est : “de quoi j’ai envie ? Qu’est ce que je mangerais bien, qu’est-ce qui me ferait plaisir, qu’est ce que j’ai envie de manger ?” plutôt que de se demander : “qu’est ce qui me nourrirait ?”.

Nous avons vraiment transformé l’usage de la nourriture en façon de se faire plaisir, alors qu’il y a pleins de choses qui sont naturellement plaisantes, que l’on n’a pas détourné en hobby ou en activité de divertissement. Je pense par exemple au sommeil, le sommeil c’est naturellement plaisant, c’est normal, c’est régénérant, nécessaire à notre survie de la même manière que manger, mais nous n’en n’avons pas fait un hobby, je ne crois pas qu’il y ait des clubs de marmottes, peut-être que je me trompe mais je ne pense pas que vous puissiez dire que vous avez une passion pour le sommeil, je suis sure qu’il y en a qui disent cela, mais nous n’en avons pas fait quelque chose de social. La troisième raison pour laquelle on mange est le tampon émotionnel, c’est à dire que l’on utilise la nourriture comme un moyen de fuir une émotion désagréable. Très souvent on se raconte une histoire en se disant : “je fais ça pour me faire plaisir, parce que je ça va me faire du bien, je fais ça pour avoir un goût agréable dans la bouche”, alors qu’en réalité la vraie raison qui se cache derrière tout cela c’est cette volonté de fuir son émotion négative, j’ai envie de revenir un peu là-dessus, et parler de cette différence entre : le tampon émotionnel et le plaisir parce que c’est quelque chose que je vois très souvent en coaching, le travail que je fais avec les filles qui travaillent avec moi, d’ailleurs si vous souhaitez travailler avec moi sur cette thématique n’hésitez pas à faire une demande d’appel, vous allez être en appel avec moi ou avec l’une des coach de mon équipe pour voir si mon programme peut vous correspondre mais pour que vous le sachiez, il s’articule sur ces trois points : remettre la nourriture à sa place en tant que manière d’apporter tout ce dont votre corps a besoin, l’utiliser comme un plaisir comme one souhaite sachant que ce n’est pas une obligation, il existe d’autres cultures où la nourriture n’est pas forcément si central que cela, après il est vrai qu’il existe quelque chose de culturel, mais dans ce cas c’est uniquement pour cela et il s’agit de retrouver le vrai plaisir, parce que la plupart d’entre nous l’on croit que l’on prend du plaisir avec la nourriture alors qu’on a oublié que l’on a ni le goût, ni l’appréciation parce que l’on utilise la nourriture en tant que tampon émotionnel et on associe cela à du plaisir, et le troisième est de débloquer les tampons émotionnels et de ne plus avoir besoin de tampon émotionnel. C’est ce que l’on apprend à faire ensemble, d’être dans cette situation où la nourriture n’a plus besoin d’être un tampon émotionnel. Nous sommes à un stade où la nourriture n’est plus un problème, parce que cette obsession face à la nourriture qu’il y a autour du tampon émotionnel qui est un problème.

A terme : on mange pour se nourrir, on peut manger pour se faire plaisir sans que cela ne parte en obsession qui fasse que l’on ne parvienne plus à s’arrêter et on peut tout à fait se retrouver dans une situation où a vu un gâteau sur la carte qui nous aurait fait envie d’habitude mais là nous n’en avons absolument pas envie et nous n’avons pas cette urgence et cette obligation de le manger parce qu’il est là et parce qu’il le faut et parce que nous ne savons pas faire autrement.

On articule le travail sur ces trois points précis et l’une des choses que je remarque c’est que cette non-distinction entre le plaisir et le tampon émotionnel qui est parfois assimilé. J’aimerais prendre le temps de discuter avec vous, de ce pourquoi nous mangeons à ce moment là et d’arriver à faire cette distinction aujourd’hui dans ce podcast.

Dans les 3 raisons que je vous ai donné par rapport au fait de manger, la raison pour laquelle on mange, ce sont des raisons qui sont très présentes et très concrètes :  “j’ai faim, j’ai envie de me faire plaisir, je n’ai pas envie de vivre une émotion désagréable”, c’est très concret, c’est très dans le présent, mais nous dans le présent, nous cherchons une explication à l’extérieur de nous, une explication qui appartient au passé, une explication psychologique etc… Et je pense que c’est faire fausse route, alors cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas une explication qui nous dit pourquoi aujourd’hui nous avons adopté ce comportement qui est d’utiliser la nourriture comme tampon émotionnel, effectivement pour beaucoup d’entre nous, et moi la première, c’est quelque chose que l’on avait appris dans l’enfance, parce qu’à un moment donné nous avions eu des émotions à gérer, et nous n’avons pas déduction autour des émotions et c’est bien là tout l’intérêt de ce podcast d’ailleurs, ce qui fait qu’à un moment donné on cherche une façon de gérer cette émotion là, et ce que l’on a à notre disposition à ce moment là, c’est peut-être les jeux vidéos, la télévision, la nourriture, le chocolat, les bonbons… parce que nous n’avons pas de cigarettes ou de films pornographiques à disposition… ce qui fait que l’on va développer des tampons émotionnels autour de ces choses là et très souvent la nourriture en fait partie, en particulier le très sucré/très salé/très gras.

Effectivement qu’il peut être intéressant de se demander ce qu’il s’est passé et d’essayer de savoir s’il y a une cause identifiable et unique, une cause qui va pouvoir être intéressante de traiter dans le cadre d’une thérapie, d’essayer de bien comprendre ce qu’il s’est passé et d’être au clair avec ça. Mais garder cela aujourd’hui ne sert à rien, il s’agit ici de laisser partir le passé. Même si vous tombez sur une cause et que vous comprenez qu’effectivement étant enfants, vos parents ont divorcés quand vous avez 7 ans et que c’est à ce moment que vous avez commencé à manger, et qu’aujourd’hui vous continuez de gérer vos émotions avec la nourriture, comprenez qu’en faite ce n’est pas à cause de quand vous étiez enfant, le moment où vous étiez enfant et ce qu’il s’est passé explique le comportement qui est acquis mais ce n’est plus la cause. Souvent on me dit : “mais je ne comprends pas ce que j’essaie de combler, pourquoi je mange ?”, pour moi c’est faire fausse route. A part si ce problème n’est pas réglé, c’est souvent le cas quand vous venez me voir, vous avez déjà fait des thérapies, vous avez déjà compris ces choses là, il faut laisser partir tout cela, cela appartient au passé, et même si c’est très intéressant de le comprendre et absolument nécessaire et je serais la première à vous encourager à aller chercher cela.

Mais aujourd’hui il ne faut pas que cela devienne une excuse, il ne faut pas que ce soit un moyen de rester dans l’inaction : “je ne peux rien faire, tu comprends parce que quand j’étais petite, j’ai manqué d’amour du coté de ma mère donc je ne peux rien faire aujourd’hui et c’est ce que j’essaie de combler”, aujourd’hui ce que je comble et qui me pose problème, c’est que mon bosse aujourd’hui m’a contrarié, que ma journée à été pénible ou qu’en rentrant j’ai juste envie de manger un biscuit. Aujourd’hui il y a 3 raisons principales pour lesquelles je mange : je mange pour me nourrir, je mange pour me fuir ou je mange pour me faire plaisir, c’est tout ce qu’il se passe concrètement aujourd’hui.

Maintenant pourquoi mangeons-nous aujourd’hui ? Pourquoi lorsque l’on rentre du travail et que l’on arrive chez soi, pourquoi l’on se met à manger, pourquoi je vais au placard, pourquoi je mange un paquet de biscuits, pourquoi c’est un paquet de biscuit et pas un paquet de chips, pourquoi je vais dans cette boulangerie acheter une baguette que je vais manger avec du Nutella, pourquoi c’est une baguette et pas deux ? Que se passe t-il à ce moment là ? Qu’est ce que je suis en train de faire, et dans quel état je me mets et pour quelle raison ? On ne fait pas les choses comme ça, par hasard. Le corps et le cerveau ont un intérêt à faire cela. Notre cerveau recherche quelque chose et à  ce moment là on se dit souvent : “je recherche le plaisir, le plaisir de manger”, si vous vous posez la question et si vous faites cet exercice, je vous recommande d’être en présence avec ce que vous êtes en train de vous dire au moment où vous êtes en train de manger, posez-vous la question au moment où vous mangez : “qu’est-ce que je ressens, quel gout ça a, est-ce que c’est sucré/salé”, de prendre le temps de gouter l’aliment, et vous verrez que quand vous êtes dans une situation de tampon émotionnel, c’est un exercice qui est extrêmement difficile à faire parce qu’à ce moment là vous n’êtes pas en train de gouter, vous n’êtes pas dans le plaisir, vous n’êtes pas dans le plaisir avec l’aliment, vous croyez que vous mangez pour le plaisir, mais en faite pas du tout, on est là dans cette espèce de routine presque machinale, je donne l’exemple de lorsque l’on rentre du travail parce qu’il revient très souvent auprès de mes coachés, on rentre du travail et on mange, mais on ne sait pas vraiment ce qu’il se passe en réalité ? Pourquoi faisons-nous cela ? Et non, cela n’a rien avoir avec le fait que quand j’étais petite… aujourd’hui cela n’a plus d’impact sur moi présentement. Cela a expliqué comment j’ai appris ce mécanisme là, mais aujourd’hui, cela n’a pas d’impact là maintenant, qu’est ce que je me dis à ce moment là, qu’est-ce qu’il se passe dans ma tête, à quoi mon cerveau pense, parce que vous le savez, les actions que je mets en place proviennent de pensées, mes pensées créent mes émotions et c’est à cause de cette émotion que j’agis, mon émotion ici c’est l’envie de manger, qu’est ce qui produit l’envie de manger ? C’est ça qui est la cause de pourquoi je mange.

Pourquoi quand je rentre du travail je vais me dire : “je l’ai bien mérité, oh j’aurais bien besoin de souffler, oh j’ai eu une grosse journée, je suis enfin seule c’est mon moment à moi, ce sera bon, il faut que j’en profite avant que les enfants rentrent…” Qu’est ce que traduisent toutes ces pensées vers lesquelles je vais me tourner, qui vont créer l’envie et qui vont faire que je vais avoir envie de manger ? Il y a cette volonté, de se mettre dans un état de déconnexion, c’est en réalité le principe du tampon émotionnel, je me déconnecte de moi-même pendant ce laps de temps, c’est à dire que je ne suis pas connectée à mes émotions désagréables à ce moment là, si je rentrais du travail et que je ne mangeais pas, je serais dans un stress, dans une peur, peut-être dans un inconfort global pou dans une solitude, mais je ne serais dans une situation où je ressentirais quelque chose qui ne m’est pas agréable et je me dis que je vais manger, et dans quel état je vais me mettre en faisant ça ? Remarquez que l’état dans lequel on se met à ce moment là c’est ce que l’on appel l’état de flow, je vous en ai déjà parlé dans un épisode qui lui était dédié, je vous y renvoie.

L’état de flow est un moment où toute notre cognition est prise par l’activité que l’on est en train de faire. Notre cognition c’est l’ensemble de nos pensées, de nos émotions et de nos actions. A ce moment là il n’y a pas d’autre place pour autre chose, nous sommes complètement accaparé par l’activité en question. Et c’est ce qu’il se passe quand on rentre le soir et qu’on mange après le travail, c’est que l’on recherche cet état de déconnexion, toute notre cognition est prise par ce que l’on est en train de faire, nous sommes en train de manger le paquet de gâteau, peut être qu’on les mange un à un, peut-être qu’on les mange dans un certain ordre, peut-être que l’on coupe la baguette dans un certain sens et pas dans un autre et que l’on racle le pot de Nutella d’une certaine manière, il y a tout un rituel qui prend tout notre esprit, et qui prend tout notre cognition à ce moment là.

“J’ai besoin de décompresser”

Et c’est ce que l’on recherche, c’est cette déconnexion et le cerveau aime ça et il a besoin de ça, le flow est un état et vous vous êtes complètement accaparé parce que vous faites, vous voyez la finalité de ce que vous faites, c’est très clair, vous voyez dans quelle direction vous allez, vous savez quoi faire, il y a une ligne toute tracée qui est directrice et simple. Lorsque l’on mange c’est exactement ce que l’on est en train de faire, on sait exactement dans quel ordre faire les choses, et parfois si on cherche plus de déconnexion on va aller chercher un épisode Netflix en même temps que l’on mange, parce que l’on cherche un état qui ne laisse plus de place pour les autres pensées, parce que notre cognition est complètement accaparée parce que l’on fait, il n’y a plus de place pour le stress, les pensées de la journée, c’est d’ailleurs ce que l’on appelle “décompresser”. Et à ce moment précis nous ne sommes pas vraiment en train de rechercher le plaisir, à ce moment là on est en train de chercher à s’anesthésier. La question à se poser ici est : qu’est-ce que je recherche ? Pourquoi je recherche des états de flow à ce moment là ? Là je vous donne l’exemple de quand on rentre du travail et je mange, mais cela peut être à un autre moment de la journée, cela pour être pour d’autres raisons, cela peut se passer au travail, où je vais prendre un gâteau dans un tiroir de mon bureau bien caché, cela peut aussi être avant d’aller se coucher. Pourquoi manger avant d’aller se coucher ? Qu’est ce qui pourrait se passer si je ne parvenais pas à m’endormir ?

Il en va de même pour Netflix, beaucoup de personnes tamponnent avec les ordinateurs ou la télé pour repousser le moment du coucher, pourquoi recherche cet état de flot ? Qu’est ce qui m’a manqué ? Pourquoi mon cerveau a-t-il besoin de cet état de flow maintenant et pas à un autre moment dans ma journée/dans ma vie ?

Je vous l’avais déjà dit d’une autre manière sur ce podcast, si le moment le plus plaisant de ma journée c’est le moment où je me retrouve à manger chez moi en revenant du travail, la solution pour être plus heureux ce n’est pas de manger plus de gâteaux, c’est plutôt de changer le reste de sa journée. Pourquoi je retrouve cet état de flow uniquement avec la nourriture ? C’est tout à fait humain comme désir, d’être complètement accaparé par ce que l’on fait et de se voir évoluer et de voir la finalité de ce que l’on fait. Il y a beaucoup de métiers où l’on a pas cette chose là, c’est à dire que l’on ne voit pas la finalité de ce que l’on ait, on en sait pas dans quelle direction l’on va et il y a beaucoup de métiers qui sont assez vide de sens et il y a beaucoup de personnes qui ne trouvent pas de sens dans leur journée et dans leur travail, il n’y a pas de plaisir (pas forcément au sens de faire des activités plaisantes en elle-même, mais de plaisir au sens aboutissement, au sens épanouissement, au sens “je repousse mes limites et je crée quelque chose de nouveau”). Et cela peut nous manquer, et cela peut être l’une des raisons qui nous poussent à manger le soir venu. Quand je me dis le soir venu : “je l’ai bien mérité, je vais décompresser, j’ai travaillé dur aujourd’hui, j’ai été stressé”, cela nous dit quelque chose, ce que j’ai envie de vous encourager à faire dans ce podcast, c’est de faire cet exercice de manger en présence et de voir réellement ce qui l’en ressort et de vous-même vous rendre compte qu’en faite à ce moment là ce n’est pas vraiment le plaisir que vous recherchez, et la deuxième chose que j’ai envie de vous encourager à faire c’est de vous poser la question : “Pourquoi je mange ? Qu’est ce que j’essaie de fuir ?” Sans aller chercher des choses très loin dans le passé, mais de me demander quel est le signal ? Parce que l’émotion désagréable que je tamponne elle est là pour me donner le signal. Une émotion désagréable est juste le signal d’un besoin non-comblé. Pourquoi suis-je là en train de manger maintenant des choses complètement insensées à mes yeux, et qui ne sont pas du tout pour me nourrir et même pas pour me faire plaisir parce que je ne prends même pas le temps d’avoir le goût de l’aliment que je mange, pourquoi ?

Arriver à faire cette distinction entre le plaisir et le tampon, c’est à dire que la distinction entre les deux est simple : il y en a un où l’on sent le goût et l’autre pas, il y a aussi une question d’urgence, c’est la différence entre une activité de tampon émotionnel et une activité plaisante, ça marche pour la nourriture et pour tout autre activité, si là j’ai une certaine urgence, si on me l’enlève, si ce soir je te dis que tu ne vas pas manger (les gâteaux/la baguette Nutella…) et que pour toi c’est un drame interne, c’est qu’on est sur un tampon, si c’était juste quelque chose comme : “ce soir tu n’auras pas ton éclair au chocolat parce que le magasin est fermé du coup tu l’aurais dans 3 jours” et que ça ne provoque pas de réaction disproportionnée, et qu’il n’y a pas d’attachement émotionnel par rapport à cela, là nous sommes dans le plaisir. Pour la plupart d’entre nous il y a cette espèce d’urgence, on y pense même la journée, on se dit qu’on a hâte, on se dit que c’est même une soupape pour tenir, c’est là que cela nous montre qu’il y a quelque chose dans le reste de notre journée, parce qu’on se dit que ça va aller parce que ce soir ne rentrant je vais pouvoir manger telle ou telle chose et cela permet de nous calmer, cela nous permet d’avancer, est-ce que vous ressentez cela ? Dans ce cas, demandez-vous ce qu’il se passe dans votre journée ?

C’est un travail que l’on fait ensemble, à la fois dans LE Groupe, on va chercher ces questions là, on va aller se poser la question de qu’est-ce qu’il se passe dans votre tête, et c’est aussi un travail que l’on fait en atelier. La différence entre les deux, c’est qu’en atelier on va vraiment aller chercher votre “pourquoi ?”, on va aller chercher ce déclic (d’où le nom de l’atelier), c’est vraiment aller chercher ce qui fait que vous vous mangez dans votre situation ? Qu’est ce que vous n’êtes pas en mesure de voir et de comprendre seul et qui fait que vous en êtes là et comment pouvons nous débloquer cela ? Pour qu’une bonne fois pour toute vous puissiez débloquer et avancer sur cette question là. Si vous avez envie de mon aide là-dessus, si vous voyez qu’en faisant ces exercices que vous procrastinez (même sur la tâche d’aller creuser cette question), ou que vous voyez qu’en faisant l’exercice ce n’est pas suffisant pour vous, que vous n’arrivez pas à mettre le doigt dessus. Venez en atelier.

Si vous voulez faire ce travail de coaching, que vous n’avez plus envie d’être en conflit avec la nourriture, et sans avoir besoin de la nourriture en guise de tampons, demandez un premier appel venez en coaching avec moi et on fera ce travail ensemble. Bien sur la conséquence direct est que vous allez perdre du poids, ce n’est pas que l’on travail vraiment sur la perte de poids mais c’est mathématique, si on arrête de manger quand on a pas faim, on remet la nourriture à sa place, on se fait plaisir, on mange pour se nourrir et on a plus besoin de la nourriture comme une soupape émotionnelle, évidemment que l’on perd du poids si l’on est en surpoids.

L’objectif premier est surtout d’arrêter cette obsession et d’arrêter d’être constamment en train d’y penser. 

Je vais m’arrêter là pour aujourd’hui, je vous dis à vendredi prochaine et je vous souhaite une excellente semaine !



4 commentaires

  1. Charlène

    Très intéressant… Ça fait 20 ans que je me suicide à petit feu entre anorexie et boulimie vomitive. La nourriture, je me rends compte en écoutant ce podcast que c’est mon moyen pour ne pas ressentir, pour ne pas faire, pour ne pas penser. Mais alors pour pallier cette addiction, ça me semble insurmontable… Et donc ça me donne envie de bouffer/vomir 😅. Merci en tout cas, tu donnes matière à réfléchir et j’espère que d’autres que moi réussiront à s’en servir pour se sortir de cet enfer 😊

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