#86 – La pression sociale



Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet et dans ce 86ème épisode nous allons parler de la pression sociale.

Qu’est-ce que la pression sociale ?

C’est ce sentiment d’être un peu poussé dans ses choix par notre environnement, par notre entourage, par la société de manière générale si on veut employer un mot vaste, nous ne sommes pas tout à fait maitres de ce qu’il nous arrive parce que nous avons cette espèce de pression autour de nous et que dès que l’on veut faire quelque chose d’un peu différent, ou aller dans une autre direction, nous avons cette pression qui nous étouffe.

C’est un épisode qui fait suite à l’épisode de la semaine dernière, je pense que ce sont deux épisodes qui se complètent assez bien. La semaine dernière nous parlions du fait de vivre une vie de choix et de s’apercevoir lorsque l’on s’enlève ce pouvoir de décisions dans nos vies. Aujourd’hui avec le sujet de la pression sociale, j’ai envie de commencer par une ligne directrice classique que j’ai pu remarquer, c’est évidemment emprunt de mon expérience et c’est surement extrêmement biaisé.

Je ne sais pas si vous vous en souvenez mais lorsque vous étiez petits, vous n’aviez aucune pression, on est capables de danser, de chanter, de courir dans tout les sens… il n’y a pas de regard des autres qui tienne. Nous n’avons pas peur de ce que les autres pensent de nous, nous ne sommes pas non plus dans le jugement, nous prenons les choses telles qu’elles sont et quand vous étiez petits, peut-être que votre famille vous avez demandé : “qu’est ce que tu voudrais faire dans la vie ?” et peut-être que vous aviez répondu que vous vouliez être chanteuse. A ce moment là, tout le monde trouvait ça très mignon, vous étiez là à faire des spectacles pour votre famille, à Noël… Vers l’adolescence, vous avez pris des cours de chant parce que c’était vraiment une passion pour vous, peut-être même des cours de piano, vous aviez cette idée en tête et au moment de faire le choix pour le bac, vos parents vous on dit : “tu sais, ce serait mieux si tu faisais plutôt une filière scientifique”, sachant qu’en France, la filière scientifique est considérée comme la voie royale, ce qui est complètement idiot si vous me demandiez mon avis. C’est la filière qui est censée ouvrir toutes les portes, même si nous ne faisons pas de science après, il vaut mieux faire une filière scientifique parce que cela montre que l’on est bon à l’école et cela nous donne un bon dossier, même si nous voulons faire, par exemple, une école d’art.

Vos parents vous on dit : “non mais tu as le niveau, tu devrais aller en filière scientifique, les professeurs aussi on tous insisté, c’est quand même dommage d’aller en filière littéraire”, du coup vous avez suivi l’avis de vos parents et fait une filière scientifique, pas très convaincue mais vous l’avez fait malgré tout, vous avez eu votre bac et vous avez au fond de vous cette envie de faire de la musique, mais plus vous avancez dans le temps, plus vos parents parviennent à vous convaincre que c’est difficile de devenir chanteuse, qu’il faut être repérée puis reconnue, il faut de la chance… Ce n’est pas facile, il y a beaucoup d’appelés et peu d’élus, ils continuent de dire qu’avec les notes que vous avez ce serait judicieux d’aller en classe prépa parce que tu as le niveau pour y aller, de toute façon vous vous dites que si vous ne faites pas de la musique vous ne savez pas vraiment ce que vous allez faire.

Vous vous retrouvez en classe prépa, après avoir redoublé, parce que les mathématiques et la physique ne sont pas vraiment votre passion, vous y arrivez malgré tout, vous faites votre école d’ingénieurs (la meilleure classée pour la reconnaissance sociale, car à aucun moment vous vous êtes demandé ce que vous aviez vraiment envie de faire), vous allez dans cette école et vous vous retrouvez diplômée à ba+5.

Pendant les études vous avez rencontré quelqu’un, je pars du principe que vous êtes une femme dans cet exemple, après avoir fait un ou deux Noël chez l’un et l’autre, la famille commence à demander : “alors, c’est pour quand le mariage ?”, parce que vous avez assisté au mariage des grands frères et des grandes sœurs, puis à un moment donné vous voyez les 27 ans arriver, et vous vous dites qu’il serait peut-être temps de se marier, c’est maintenant chose faite, une fois mariée, rebelote : “ce serait peut-être bien d’avoir un enfant, il ne faut pas trop attendre parce qu’après la trentaine arrive”. Pendant ce temps, vous vous êtes retrouvée dans un travail en sorti de diplôme, avec de la chance vous vous êtes retrouvée ingénieur mais dans un label musical, vous vous dites : “bon je suis quand même dans un label musical, c’est quelque chose qui fonctionne très bien socialement”, vos amis et votre famille disent de vous : “tu as bien réussi, tu es dans ton domaine, c’était ta passion”, alors qu’au fond de vous, vous savez très bien que ce que vous faites n’est absolument pas de la musique, vous vous en contentez, vous vous dites que c’est bien, que vous faites du piano dans votre coin, que vous avez votre chorale et que ça se passe bien.

Et ce qui devait arriver arrive, vous êtes enceinte de votre premier enfant. Vous êtes dans le rush de la naissance, dans le rush des premières années de l’enfant, peut-être un deuxième à mettre en route parce qu’il faudrait bien lui faire un petit frère, tout le monde à Noel : “alors, c’est quand que vous lui faites un petit frère ?”, et vous avez toute cette pression de la famille et cette attente qui vous applique des “manuels de bonne conduite”, de ce que devrait être l’enfant parfait qui fait tout dans les règles de l’art, et vous vous retrouvez à faire un deuxième enfant voire un troisième et un jour vous vous réveillez, vous avez 40/45 ans, vous vous dites : “mais qu’est-ce que je fous là ?”.

Je suis mariée, j’ai 3 enfants, j’ai un travail qui ne m’intéresse pas plus que ça, je fais de la science toute la journée alors que moi ce qui m’intéressait c’était la littérature, l’histoire de la musique… je voulais chanter, qu’est-ce que je fais là ?

Ça c’est le résultat de la pression sociale.

Je ne saurais pas comment l’exprimer avec des mots, mais c’est quelque chose qui me rend tellement triste. Et en même temps ça se comprends. Pour qu’une société fonctionne, effectivement qu’il faut un ensemble de pensées communes où tout le monde va plus ou moins dans la même direction, sinon la société partirait dans tout les sens. C’est intéressant de se demander ce qui nous a amené à faire cet ensemble de choix que l’on a fait nous-même, je vous renvoie à l’épisode de la semaine dernière, qu’est-ce qui nous a poussé à faire tout ces choix ?

Tout ces choix sont faits par l’intermédiaire de la raison, c’est un peu ce qui est valorisé dans notre société, alors que les émotions ne sont elles pas valorisées. Je vous en parle tout le temps, les émotions ne sont pas reconnues socialement, la plupart d’entre nous avons appris à cacher nos émotions. Ce n’est pas un choix émotionnel, c’est un choix rationnel. C’est beaucoup plus raisonnable d’aller dans un bac S qu’un bac L, parce qu’avec un bac S tu ne te fermes aucune porte, alors si tu as envie de faire une école de musique tu pourrais, alors qu’à la base tu n’avais pas du tout envie de faire une école d’ingénieur. Ce qui nous pousse à prendre toutes ces décisions qui sont parfois à côté de la plaque par rapport à ce que nous nous aimerions réellement, si nous avions suivi notre intuition et la vraie personne que l’on est, évidemment c’est assez difficile quand on a 18 ans et qu’on n’a pas tout le recul que l’on peut avoir en grandissant.

Ce qui nous fait prendre toutes nos décisions c’est d’abord l’inconscient collectif, c’est la pensée commune, et tout cela s’apparente aux codes sociaux, c’est toutes les constructions sociales, qu’il faut penser de telle ou telle manière, et ce sont des choses qui ne sont jamais remises en question. Toutes ces constructions sociales régissent nos vies malgré nous et à aucun moment nous nous demandons ce que nous nous en pensons réellement, on ne se pose pas la question du : “qu’est-ce qu’il serait bon de faire dans cette situation ?”, puis on pose la question à notre entourage, chacun y va de sa petite phrase, qui est un mix de la soupe d’idées qui a été proposé par la société de manière générale. Dans une société on optera plutôt pour un certain modèle, ou un autre dans une autre société. C’est pourquoi il est très intéressant de regarder ce qui se fait dans les autres pays, et de s’apercevoir que les constructions sociales ne sont pas les mêmes partout. J’en parlais récemment avec un ami, mais en ce moment au Japon, ce n’est pas du tout dans les mœurs de faire un enfant, parce qu’il existe une pression sur le fait d’être présent pour son enfant et en même temps il y a un refus de travailler lorsque l’on a un enfant… Toutes ces pressions sociales font que les personnes font des choix qui ne sont pas ceux qu’ils auraient fait instinctivement s’ils se seraient posés la question.

Que faire de cette pression sociale ?

Je pense que la première chose serait de conscientiser son existence et de comprendre qu’elle est là, et qu’elle est là pour une raison, qu’elle est là pour assurer la cohésion sociale. Les constructions sociales sont un ensemble de “manuels de bonne conduite” qui ont été appliqués à l’ensemble de la société. Votre maman attend de vous que vous lui fassiez des petits enfants, c’est son manuel de bonne conduite à elle, si vous n’êtes pas familier avec cette notion je vous renvoie à l’épisode qui lui est dédié. Pour votre maman, la bonne conduite à avoir serait d’avoir un enfant à partir d’un certain âge, et de lui faire des petits enfants. Elle a aussi la conviction que faire un enfant après 30 ans est problématique, c’est un manuel de bonne conduite qui a été proposé par la société. Cette pression sociale représente tout un tas de manuels de bonne conduite, ce que j’ai envie de vous montrer ici c’est que ce sont les manuels de bonne conduite des autres, ou d’une société dans laquelle vous évoluez, et vous n’avez pas l’obligation de les suivre.

Vous n’êtes pas obligé de suivre ce que les gens vous disent de faire, ce qui est attendu de vous, et vous avez le choix, à tout moment de faire les choses différemment dans votre vie. Je ne dis pas que c’est facile. La contrepartie consiste à accepter l’émotion désagréable qui va s’en suivre, c’est d’accepter le fait que la personne en face n’est pas du tout familière avec cette notion de “manuels de bonne conduite”, elle n’est pas familière avec le fait qu’elle crée elle-même ses émotions avec ses pensées et que les circonstances sont neutres, mais vous en changeant sa circonstance, c’est à dire en changeant votre comportement, cela va crée des émotions désagréables chez elle, elle va donc croire que c’est de votre faute. Elle va peut-être vous le reprocher, peut-être que si vous décidez de ne pas avoir d’enfants, votre maman va vous dire : “regarde comme je suis malheureuse à cause de toi parce que je n’ai pas de petits-enfants”. On peut appliquer le manuel de bonne conduite à un autre exemple comme celui de la pâtisserie végane, si vous vous lancez dans le projet de lancer une pâtisserie dégante et que vos parents ne sont pas du tout familiers avec l’entreprenariat, il y a des chances pour qu’ils aient une construction sociale. Il y a juste certaines constructions sociales qui sont communes à toute la société, il est possible que pour vos parents qui ne connaissent pas du tout l’entreprenariat, vous disent : “c’est très risqué, tu ne devrais pas faire ça, pourquoi tu ne prends pas un CDI ?…” parce qu’il s’agit de leurs propres constructions à eux, ils vont vous mettre une certaine pression, en faite vous allez ressentir cette pression de la part des personnes autour de vous et en l’occurrence de vos parents. La question à vous poser, n’est pas de se dire : “j’envoie balader toutes les pressions sociales”, il y a aussi de nombreuses pressions sociales qui sont là pour vous aider dans vos choix et qui ne sont pas forcément négatifs pour vous, il y a de nombreuses situations où vous ne savez pas quoi faire et que finalement elles sont aussi là pour protéger la société, tout n’est pas à jeter, ce qui est intéressant c’est de se poser la question, de se rapprocher de son intuition, c’est à dire de la personne que l’on est vraiment, je vous renvoie à l’épisode sur l’intuition si vous voulez creuser davantage ce sujet, de se demander si je suis d’accord avec cela ? Qu’est ce que j’ai envie de faire dans cette situation ? Qu’est ce qui est bon pour moi ? Pour ne pas se retrouver dans cette situation ou à 40 ou 45 ans, on se retrouve à se dire : “mince alors, qu’est-ce que je fais là ?”.

Pour moi, la crise de la trentaine ou de la quarantaine, c’est la même crise en réalité. C’est le temps qu’il nous a fallu pour apprendre à nous connaitre, et réaliser que vous n’avons pas une vie à notre image, mais une vie à l’image de l’environnement social dans lequel nous avons évolué.

Ma petite blague et la suivante : la crise de la trentaine intervient quand on n’a pas eu d’enfants et qu’on a eu le temps de cerveau disponible pour apprendre à se connaitre.

Si nous faisons face à une crise de la quarantaine, c’est parce que pendant 10 ans nous n’avons pas eu le temps de se poser la question, et si on fait une crise de la cinquantaine c’est parce que nous avons eu 2 ou 3 enfants et que pendant 20 ans nous n’avons pas eu le temps de se poser la question. C’est ma vision des choses.

Disons que plus tôt on se pose ces questions là, j’espère que parmi mon audience qu’il y a des personnes jeûne qui auront l’occasion d’avoir ce type d’éclairage dans leur vie et de voir qu’elles ne sont pas obligées de suivre toutes ces pressions sociales, que même si elles sont là pour les protéger en quelques sortes. C’est à dire que vos parents pensent vraiment à bien lorsqu’ils vous disent : “fais un bac S plutôt qu’un bac L”, c’est pour vous protéger, parce qu’à un moment donné, la seule personne qui sait ce qui est bon pour vous, c’est vous-même. C’est à vous de vous poser la question, à vous de vous demander si cela vous convient. Et peut-être qu’effectivement qu’avoir des enfants avant 30 ans et quelque chose qui va vous convenir, parce que c’est votre truc, peut être que faire un bac S va vous convenir parce qu’au final vous n’êtes pas si sûr que cela que vous voulez faire de la musique au final, vous n’en savez rien…

Posez-vous la question de ce que vous voulez faire dans votre vie et d’où cela vient ? Qu’est ce qui se cache derrière cette envie ? Essayez de suivre votre intuition. Lorsqu’il s’agit de mettre cela en pratique et de le faire, ayez-conscience que vous allez avoir toute cette pression qui va vous être balancé à la figure. C’est assez drôle parce qu’il y a à la fois toutes les personnes qui attendent que vous respectiez leur manuel de bonne conduite; qui attendent de vous que vous respectiez cette sorte de construction sociale et de normalité, et il y a aussi une sorte de jalousie qui peut se développer qui ressemblerait à : “non mais attend, toi tu t’autorises à faire ça alors que moi je ne m’y autorise pas, ce n’est pas normal, moi je n’ai pas le droit de le faire parce que tout le monde m’en empêche alors toi non plus tu ne devrais pas avoir le droit de le faire”. Dans ce moment là, il est question d’être très bienveillant vis-à-vis de soi-même et des autres et d’essayer d’interagir avec eux et de comprendre ce qui les amène à dire toutes ces choses là.

Lors de ma reconversion professionnelle, lorsque j’ai arrêté de faire de la recherche en astrophysique pour me mettre au coaching et me faire certifier en tant que coach, dans l’inconscient collectif, le métier de coach est soit un métier qui n’est pas du tout connu, soit c’est considéré comme un charlatan, surtout les coachings que je propose qui sont des coachings haut de gamme.

Qu’est-ce que le coaching haut de gamme ?

Le coaching haut de gamme qu’est-ce que c’est ? C’est un coaching où l’on travaille au résultat et pas au nombres d’heures, c’est à dire que lorsque vous allez coacher avec moi, je ne travaille pas à la séance. Je vais vous dire que je vais vous suivre pendant 6 mois, et si au bout de 6 mois vous n’avez pas atteint votre objectif je vais continuer à suivre la personne pour qu’elle obtienne son résultat, et c’est donc une implication qui est tout à fait différente, c’est une façon de coacher qui est un peu “à l’américaine”, et ça coûte généralement plusieurs milliers d’euros. Vous imaginez bien le regard des autres autour de moi, qui était : “tu as fait un doctorat, c’est socialement accepté et reconnu, et là tu vas devenir une sorte de charlatan à la place ?!”.

C’est justement là que ça devient intéressant de se demander de là où vous venez, et de vous demander ce qui vous pousse à faire ces choses là et d’être connecté à votre intuition et de savoir à l’avance que vous allez avoir ce genre de remarques, vous allez être confronté à des personnes qui vont vous dire : “non mais c’est dommage, avec toutes les études que tu as faites” (adaptez cela à votre situation). Vous savez, et vous anticipez ces réactions, cela fait parti des constructions sociales, cela fait parti de l’inconscient collectif, cela fait parti de ce qui est connu et reconnu socialement et c’est OK. Si vous-même vous le savez, au moment où on va vous le dire, cela ne changera pas votre décision parce que vous savez exactement ce que vous voulez. Et si cela vous fait douter, voyez cela comme un challenge, c’est génial, cela vous indique que vous-même vous n’êtes pas sûr de votre décision et c’est super de le savoir, que vous n’êtes pas totalement connecté à votre intuition, que vous n’avez pas fait le travail jusqu’au bout et c’est important de faire le travail jusqu’au bout.

Le doute fait tout à fait parti de ce travail là, c’est à vous d’aller creuser la question et de vous poser la question, quel est le problème, quels sont mes doutes, quels sont mes peurs etc.. Attendez-vous à cette pression sociale qui sera appliqué sur vous.

Je vais m’arrêter là pour cet épisode, je vous souhaite un excellent week-end, un excellent vendredi, une excellente semaine et je vous dis à vendredi prochain !

Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)

3 commentaires

  1. Aurélie84

    waouh, ce podcast arrive à point nommé Esther, merci encore! J’ai 34 ans et je n’ai pas forcément choisi la voie canonique (je n’ai pas d’enfant par exemple et je suis très impliquée dans mon boulot qui me passionne) et la pression sociale est qqch que je rencontre tous les jours par mes proches et même par des gens que je connais peu (“ah bon, vous n’avez pas d’enfant, mais pourquoi?”). Du coup, ce podcast me fait un bien fou, j’arrive à imposer mes choix et à vivre comme je le souhaite mais je ne parviens pas encore à accepter les émotions désagréables que cela peut engendrer de manière sereine, donc je pense que j’écouterai ce podcast-là régulièrement pour m’en inspirer! Bref merci à toi!

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