#95 – Accepter son corps


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est à pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet et dans ce 95ème épisode nous allons parler d’accepter son corps.

C’est un sujet qui peut être sensible pour certaines personnes, nous avons tous un corps, pour certains il est vu comme le véhicule de l’âme, en tout cas ce qui est certain c’est que nous avons le même de notre naissance jusqu’à notre mort et c’est celui avec lequel nous allons passer tout les évènements de notre vie, les plus positifs, les plus désagréables et c’est avec lui que l’on va arpenter les choses qui vont venir à nous dans notre vie, et rien que pour pour le fait qu’il nous permet d’expérimenter la vie, nous avons de multiples raisons de l’aimer. Rien que pour ça.

Accepter son corps : un challenge dans notre société ?

Accepter son corps tel qu’il est ce n’est pas toujours facile pour la plupart d’entre nous parce que nous sommes bombardés socialement de corps parfaits, nous en voyons partout, et même si c’est en train de changer et qu’il y a de plus en plus de discussions autour de corps, et des corps qui sont montrés dans les médias, et sur les médias sociaux, dans les publicités et les films etc… Il y a vraiment une discussion qui est en train de s’ouvrir autour de cela, il n’empêche que c’est extrêmement bien ancré en nous que que le corps doit être beau, parfait, de nombreuses choses qui dépendent d’ailleurs de la société dans laquelle nous sommes, cela va dépendre du pays, de la culture, de si nous sommes en Europe, aux US, au Japon, en Inde… Les codes autour de ce que devrait être un corps varient et cela varie également au cours des époques, le corps parfait n’est pas le même aujourd’hui que le corps parfait d’il y a 10, 20, 30, 100, 1000 ans etc…

C’est important de voir que le corps parfait en lui-même est subjectif, c’est lié à un choix de pensées que l’on décide collectivement d’avoir vis-à-vis d’un type de plastique, mais que finalement c’est quelque chose de très subjectif, c’est quelque chose qui se choisit et qui est dépendant de ce que nous nous choisissons de penser par rapport à notre corps. C’est nous qui choisissons de penser si nous le trouvons beau. Même si notre choix de pensées nous appartient, il a malgré tout été influencé par des codes sociaux dont il est intéressant de prendre conscience, si nous en prenant conscience, cela va nous permettre de nous rendre compte que le jugement que nous avons par rapport à nous-même et à notre corps, lorsqu’il est en accord avec ces valeurs véhiculées socialement, cet avis ce n’est pas vraiment le nôtre mais c’est plutôt l’avis de la société sur notre corps. Ce qui est très différent en réalité. Très souvent, nous ne nous sommes pas posé la question de ce que nous nous pensons de ce corps, on s’est plutôt dit : “ce n’est pas acceptable qu’il soit comme ça, parce qu’on m’a appris en tant qu’homme que je devrais être grand, mince et musclé, là je suis petit donc ce n’est pas bien, par rapport à ce que l’on m’a appris”. Mais finalement cette pensée de : “je suis trop petit”, ce n’est pas une pensée qui m’appartient, elle appartient à la société et aux codes sociaux qui m’ont étés transmis, cela peut être intéressant de se demander : “et moi alors, qu’est-ce que j’en pense ? Est-ce que dans mon quotidien, faire cette taille là c’est trop petit, est-ce que je suis d’accord avec le fait que je suis trop petit ?” Si pour une femme, je pense que je n’ai pas assez de poitrine, c’est pareil. Est-ce que je suis d’accord avec cette pensée là ? C’est surement quelque chose qui m’a été transmis par la société et il y a peu de chances que ce soit moi qui y ait pensé seule. Et se demander si je sis d’accord avec cela ? Est-ce que c’est trop petit à mes yeux ? Si je réponds “oui” instinctivement, il s’agit de de creuser et tenter de déconstruire cela, se demander ce que j’en pense de ce corps, qu’est-ce que je vois.

Un exercice facile pour apprendre à apprivoiser et aimer son corps

Un exercice intéressant à faire, c’est de se mettre devant un miroir, nu-e et de scanner son corps de la tête au pieds et de regarder chaque partie de son corps, ses cheveux, son front, son nez, ses joues, sa bouche, son cou, descendre petite partie par petite partie… En le regardant dans le miroir et en se demandant ce que j’en pense ? Se demander : “en quoi j’aime cette partie là de mon corps ?”, ça peut être des choses assez basiques comme : “mes oreilles me permettent d’entendre, mon nez de sentir et de se poser la question de qu’est-ce que j’aime sur ce corps ?”. Qu’est ce que je lui trouve de beau, de fonctionnel, de pratique ? Comment puis-je avoir de la gratitude envers ce corps. C’est un super exercice à faire et je vous le recommande vivement, je le donne régulièrement à ms coachés, à faire plusieurs fois et avec la volonté de trouver quelque chose que l’on aime à propos de son corps. C’est davantage dans une démarche d’apprendre à aimer son corps.

Pourquoi est-ce important d’accepter son corps tel qu’il est ?

Et en quoi cela n’est pas incompatible avec la volonté de vouloir le changer ?

Très souvent quand je dis : “il faut accepter son corps tel qu’il est”, et que je dis cela à des personnes qui coach avec moi sur la perte de poids, elles vont me dire : “oh non je ne veux pas parce que si j’accepte mon corps, je n’aurais plus envie de maigrir, je ne veux pas l’accepter telle quel parce que cela voudrait dire que je renonce à perdre du poids”. Quand je parle de perte de poids, il y a des personnes qui m’en veulent et qui me disent que je ne suis pas du tout dans une démarche bienveillante d’accepter son corps, ce qui est très drôle en réalité, parce que je prône les deux. Cela montre combien cela parait compliqué que les deux aspects soient compatibles, parce que socialement on nous a véhiculé l’idée que la seule raison pour laquelle nous aurions envie de changer c’est si la chose en question de nous convient pas. Si la chose en question on la déteste, comme par exemple : “j’ai envie de changer de travail parce que je le déteste, idem pour mon mari, idem pour mon copain, idem pour mon corps”, on ne voit pas qu’en réalité on peut changer les choses juste parce que nous sommes dans une quête de devenir davantage soi-même. Et pas parce que l’on déteste qui l’on est maintenant. Quand j’accepte mon corps, que j’accepte ce qu’il est, je ne fais pas un acte héroïque, je ne suis pas en train de changer quelque chose de particulier lorsque je fais cela, j’accepte juste la réalité pour ce qu’elle est, j’arrête de croire des choses qui sont fausses, j’accepte juste que la réalité eh bien c’est le corps dans lequel je me trouve maintenant, avec ses qualités et ses défauts.

Quand j’accepte mon corps j’accepte juste ma réalité, j’arrête de négocier avec cette réalité.

C’est la preuve de notre humanité en quelque sorte, nous avons envie d’avoir le contrôle sur la réalité mais le fait est que la réalité est ce qu’elle est indépendamment de ce que l’on en pense, je peux juste décider d’accepter la réalité plutôt que de négocier avec elle.

On me dit souvent qu’accepter c’est renoncer à changer mais en réalité c’est l’inverse.

Que se passe t-il quand nous n’acceptons pas notre corps tel qu’il est, que faisons nous à la place ?

Nous allons le détester, nous allons se dire qu’on est gros, pas assez musclé, moche, qu’on est pas assez bronzé, qu’on a des cheveux blancs, qu’on est trop ridés… On va se dire de nombreuses choses. Et si vous prenez ces pensées une à une et que vous vous demandez ce que vous ressentez lorsque j’ai ce type de pensées là ? Vous verrez que cela ne crée pas d’émotions agréables, cela va plutôt créer de la haine, du désespoir, du dégout, de la souffrance, de la tristesse, du découragement, des émotions molles et qui ne sont pas très constructives, pas des émotions qui vont nous mettre en action. Que se passe t-il lorsque l’on ressent des émotions désagréables ? La plupart du temps, si nous ne les acceptons pas (parce que nous avons le choix de les accepter et de les reconnaître pour ce qu’elles sont et se dire qu’on peut la laisser nous traverser et d’accepter sa présence). Si on n’accepte pas notre corps ni les émotions désagréables que l’on ressent, que l’on accepte pas notre réalité et que l’on est constamment dans la négociation et la résistance, ce que je vais faire c’est que je vais les fuir, et je vais très certainement les tamponner, cela veut dire se tourner vers de la nourriture, vers la cigarette peut-être, des séries, ou une combinaison de plusieurs de ces tampons émotionnels.

Ce qui est intéressant de remarquer c’est que les activités que je vais mettre en place lorsque je me déteste : manger, fumer, boire, rester dans mon canapé à regarder la télé, ce ne sont pas des actions qui vont aller dans le sens de changer ce corps ou de l’accepter d’avantage, ce sont des actions qui vont aggraver ma situation. Si je déteste mon corps parce que je me trouve gros, et que je me dis qu’il ne faut surtout pas que j’arrête de le détester parce que sinon je ne vais jamais maigrir, en pensant que c’est en détestant son corps qu’on maigrit, ce qui plutôt contestable. On en maigrit pas pour autant en utilisant cette stratégie. Si je me déteste, si j’ai des pensées désagréables à longueur de journée sur moi, à quel point je suis gros-se, moche, pas belle, vieux/vieille, que mon corps me dégoute, et que je ressens cette émotion de plein fouet qui est du dégout, le résultat est que je ne vais rien changer et que je vais continuer de me trouver gros et qu’il y ait des chances que ma nouvelle circonstance soit l’état émotionnel dans lequel je me trouve et que cela ne soit insupportable et que je décide pour me changer les idées eh bien de manger par exemple, de fumer… de faire des choses qui auront pour résultat de ne pas améliorer la situation voire même l’aggraver. Si je me trouve gros, manger des chocolats et ne pas aller au sport, ce n’est pas tellement ce qui va m’aider. Si je trouve que mon corps est trop maigre, que mon teint est blafard et que je n’ai pas l’air en bonne santé et que je ne me trouve pas beau, fumer et regarder Netflix, ce n’est pas forcément ce qui va m’aider.

Ce qui est important de voir c’est que le fait de se détester en espérant que cela nous motive pour changer ne marche pas.

Se détester va être juste un motif pour tamponner davantage. La seule façon de se motiver pour changer c’est d’avoir une réelle motivation de changer, une motivation interne qui est profonde, d’incarner la personne que l’on veut devenir. Si on veut devenir quelqu’un de mince pour qui le rapport au corps n’est plus un problème, que le poids et la nourriture ne sont plus des problèmes… Il faut se poser la question de : “Comment pense une personne pour qui le corps et la nourriture ne sont pas des problèmes ?”, quelles sont les pensées au quotidien de cette personne là ? Qu’est-ce qui l’anime ? Très certainement que cette personne ne passe pas ses journées à se dire qu’elle est trop grosse, moche, et qu’elle ferait bien de faire un régime. Probablement que cette personne mange lorsqu’elle a faim et s’arrête de manger lorsqu’elle n’a plus faim et elle ne se pose pas un milliard de questions du type : “est-ce que je vais prendre ou non un dessert ?”, parce que la décision a été pris en avance et elle a décidé que le midi au restaurant d’entreprise, eh bien ce n’était pas le bon moment pour manger des profiteroles parce que ce n’est pas là qu’elles sont le meilleur, et là tout ce que l’on veut c’est ne pas avoir faim cette après-midi et que les profiteroles ça ne nourrit pas et que cela va juste nous faire somnoler toute l’après-midi. Pour elle ce n’est même pas une question, parce que d’après elle, ce n’est pas de cela que l’on se nourrit.

Cela va être important pour nous de voir que la personne que l’on veut devenir si l’on veut changer notre corps, n’est justement pas une personne qui déteste son corps, ce qui détermine le résultat que vous avez dans votre vie, ce sont les pensées que vous avez, votre vie reflète les pensées que vous avez. Si veut savoir comment vous pensez, il suffit de regarder votre vie, si on la regarde, si on regarde votre réalité, votre quotidien, cela reflète votre état d’esprit, le corps que vous avez aujourd’hui c’est à la fois une part de vos circonstances, de votre génétique, de la valise avec laquelle vous êtes partis dans votre vie, de vos moyens, de vos connaissances en ce qui concerne la nutrition, mais il y a essentiellement une part de vous et de vos comportements dans votre vie. Vos comportements sont liés à vos émotions, à ce que vous ressentez. Si vous vous sentez mal et que vous détestez votre corps, effectivement, cela ne va pas créer des actions positives pour votre corps.

S’auto-flageller, détester son corps en pensant que c’est utile et que cela sert notre objectif de perte de poids, cela ne marche pas.

On peut se poser la question de : “Qu’est-ce qui marcherait alors ?” : accepter son corps est la première étape.

Accepter la réalité.

Pourquoi c’est important d’accepter la réalité ? Au de la du fait que cela nous permet de ne pas nous détester et donc de ne pas tamponner davantage, cela va nous permettre de ne pas être dans la fuite de qui l’on est, d’être à l’écoute de qui l’on est, d’être en présence, de monter sur cette balance et de se dire : “voilà, je fais 100kg”, c’est ma réalité à ce moment là, c’est juste là où je suis aujourd’hui. Ces 100kg représentent toutes les actions que j’ai mis en place dans les semaines et les mois qui ont précédés, c’est toute mon histoire, mes comportements, ces comportements sont liés à mes émotions dont je n’avais pas forcément conscience, je n’avais pas les outils pour comprendre. Je peux me regarder dans un miroir, regarder mon corps et me dire : “c’est mon moi d’aujourd’hui et c’est là où j’en suis, j’accepte cela comme étant ma réalité”. De toute façon si je ne l’accepte pas je vais juste résister à cette réalité, mais cela ne change en rien son existence. Accepter ma réalité c’est juste être plus bienveillant avec moi-même, c’est juste me dire : “voilà où j’en suis aujourd’hui”. Etre en présence c’est l’un des premiers actes d’amour que l’on peut faire envers soi. C’est se regarder en face, c’est aussi s’approprier son corps, c’est aussi s’autoriser à être de nouveau présent avec son corps. Une fois qu’on a accepté son corps, on peut choisir de le changer, parce que d’une part on sait d’où l’on part pour commencer. Pour aller vers une destination, il va être compliqué de prendre un billet pour aller à Marseille si on ne sait pas d’où l’on part. Ça va être compliqué de se dire : “je veux être à Marseille ce soir” si je ne sais pas si je pars de Paris, ou si je pars de Londres ou d’Amsterdam, ce n’est pas pareil. Il faut que je sache d’où je prends mon billet d’avion. Accepter le corps que j’ai maintenant, c’est savoir d’où je pars. C’est regarder ma réalité, en prendre conscience, accepter sa présence et décider d’où je pars.

Peut-être que je vais me dire : “tiens Paris c’est pas mal finalement, je n’ai peut-être pas besoin d’aller à Marseille et c’est ok”.

Effectivement, en ayant accepté mon corps, peut-être que j’aurais décidé que j’aime bien mon corps tel qu’il est que je n’ai pas envie de le changer, qu’il me ressemble et qu’il est tout à fait moi. Et à l’inverse, je peux tout à fait aimer mon corps et décider malgré tout que j’ai envie de le changer. Pourquoi le changer ? Parce que j’estime que les comportements que j’ai vis à vis de lui : ce que je mange, ce que je fume, ce que je bois, ce n’est pas ce que mon corps mérite, ce n’est pas ce que je veux lui apporter. Je vais faire cette démarche de vouloir changer mon corps, pour qu’il soit mieux et en meilleure santé et je peux prendre cette décision là même si j’ai accepté mon corps, je peux même l’aimer et me dire : “waouh je suis vraiment canon, mais j’ai quand même envie d’être en meilleure santé et de perdre 30kg, parce que là je suis en surpoids, et je ne le fais pas parce que je me déteste mais parce que je m’aime justement, j’ai beaucoup de gratitude pour ce véhicule de mon âme, et je veux le meilleur pour lui. je peux tout à fait aimer mon corps et le changer, ou ne pas le changer”.

Autrement dit, quelqu’un qui décide de maigrir où de faire du sport pour prendre de la masse, ce n’est pas forcément quelqu’un qui se déteste, c’est même peut-être quelqu’un qui s’aime, c’est pour ça qu’il le fait. Quelqu’un qui reste au poids qu’il est, quel que soit ce poids, ce n’est pas forcément quelqu’un qui s’accepte, c’est peut-être quelqu’un qui se déteste intérieurement, qui ne se donne pas l’opportunité de voir sa réalité, et de prendre ce billet d’avion pour Marseille pour changer sa réalité, il n’a pas les cartes en main pour le faire, il ne sait pas d’où il part donc il ne peut pas agir là dessus.

Autrement dit, accepter son corps, c’est en aucun cas renoncer à le changer, en aucun cas c’est le bon plan pour se motiver à perdre du poids, ça c’est complètement se tromper de voie. Si vous êtes dans une démarche de perte de poids aujourd’hui, que vous avez envie de travailler avec moi, sachez que vous pouvez prendre rendez vous pour un premier appel (lien ci-dessous : “Demander un premier appel pour un coaching”), ce sera l’une de mes coach qui vous recevra en premier appel et qui sera là pour évaluer avec vous si ce coaching est ce qui vous correspond le mieux. Je m’arrête là pour aujourd’hui, je vous souhaite un excellent week-end, une excellente semaine et je vous dis à vendredi prochain !



Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)

4 commentaires

  1. Shona

    Bonjour Esther. j’ai vraiment adoré vos podcasts.je vous écoute tous les soirs .
    Je souhaiterai savoir le prix d’un coaching pour être aideé car je mange très souvent des choses pas saines par « plaisir » et j’ai du mal à résister à mon mental qui me dit non, et j’ai pris du poids depuis mon adolescence (j’ai 31 ans). Cela fait des années que j’aimerai perdre ce poids mais je n’y arrive pas justement donc je voudrais savoir si j’ai les moyens de pouvoir me faire coacher par vous .
    En vous souhaitant une belle journée.

    Shona

    1. Esther

      Bonjour Shona.

      On ne communique pas le prix des coachings en dehors de l’appel gratuit que tu peux demander via notre calendrier. Sache qu’il s’agit de coaching haut de gamme à plusieurs milliers d’euros. Il s’agit d’une engagement au resultat et non pas sur un nombre de séances.
      Je t’invite à écouter / lire / regarder les contenus de témoignages des anciennes coachées à ce sujet.

      Belle journée à toi.

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