#97 – Devenir coach


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet, et dans ce 97ème épisode nous allons parler du métier de coach et de comment devenir coach ?

C’est un sujet qui me passionne et dont j’ai très envie de parler, je suis très heureuse de faire ce podcast avec vous aujourd’hui. C’est un sujet sur lequel vous me questionnez régulièrement, je reçois régulièrement des emails privés où l’on me demande comment on peut faire pour devenir coach, quelle formation il faut suivre ? Quelles sont les législations existantes en France pour devenir coach en France ? Est-ce qu’il faut avoir plus de 30 ans ou non, ou peu importe l’âge, pour être coach. On me pose également beaucoup de questions sur mon avis sur ce que je pense du métier de coach, ce que je pense de la non-régulation du métier etc… J’ai envie de faire un épisode où je vais répondre à toutes ces questions là et vous partager ce que je sais et ma vision à moi, au moment où j’enregistre cela, c’est à dire que nous sommes au tout début de juin 2019, c’est avec ce que je sais à ce moment là et mon expérience qui est celle de quelqu’un qui a deux ans d’expérience dans le métier, ce n’est pas non plus une expérience de dingue mais c’est la mienne et c’est en mon nom que je vous parle ici. Evidemment, je ne pense pas avoir la réponse universelle à cette question qui est : “Comment devenir coach ? “ parce que c’est une question qui est tout de même assez vaste, il y a mille est une façon d’exercer ce métier.

Pour moi le métier de coach qui font partie de ces tout nouveaux métiers qui sont certainement apparus grâce à Internet, ils auraient pu apparaitre sans Internet mais cela a permis de propulser les coach sur le devant de la scène, le métier de coach est un métier d’accompagnement, l’objectif d’un coach, tout comme un coach sportif qui est un pan du coaching qui est plus connu et mieux accepté socialement, le but est d’aider un individu d’aller d’un point A à un point B dans sa vie. Dans le cadre d’un coaching sportif, cela va être d’aller du point A : je n’ai pas de performance du tout/je suis nul-le en course à pied, à un point B : mes performances sont géniales et désormais j’ai du muscle et je peux courir le marathon.

L’objectif du coach va être de permettre à cette personne d’aller faire ce point B en appliquant des outils.

Que ce soit des exercices sportifs, de l’alimentation, des choses liées au corps, tout comme des choses liées au mental et à l’intellect, parce que dans ce cas là, et bien sur que dans ce cas là le coaching est aussi mental et émotionnel, il faut que la personne y croit, il faut que la personne n’ait pas de pensées limitantes qui l’empêchent d’aller vers cet objectif.  Dans le cadre du coaching, dans les autres domaines que celui du coaching sportif, c’est exactement la même chose, le métier de coach est quelqu’un qui accompagne une autre personne dans la réalisation de ces objectifs. Ces objectifs peuvent être des objectifs de vie personnelle, de vie professionnelle, de santé, de vie de couple…. Cela se retrouve vraiment à tous les niveaux de la vie, c’est un métier que je trouve extraordinaire et passionnant, qui est tou nouveau, qui n’a pas de réglementation à proprement parlé pour le moment.

Quelles réglementations pour le coaching en France ?

C’est un métier qui, au moment où je vous parle, n’a aucune réglementation. C’est à la foison avantage et un défaut de ce métier. Le défaut qui est évident, comme n’importe quelle chose qui n’est pas réglementé on peut voir des coach qui ne sont absolument pas compétents, des coach qui n’ont pas d’outils, qui ne savent pas adopter une posture de coach et qui ne sont pas formés pour cela. Ce n’est pas forcément qu’ils font du mal à leur client, pour faire du mal à un client en coaching il faut être vraiment très maladroit et ne pas savoir s’y prendre, mais très souvent ce sont des coach qui sont juste inefficaces avec leurs clients et qui ne leurs permettent pas d’aller vers leurs objectifs.

C’est l’une des problématiques du fait que les coaching ne sont pas réglementés, mais l’avantage c’est que c’est un métier qui laisse des opportunités et qui donne sa place à pleins de personnes qui seraient susceptibles de se lancer. C’est aussi l’occasion pour nous en tant que coach, de faire ce métier de la manière la plus personnelle, sachant que notre but en tant que coach est d’accompagner des personnes vers leurs objectifs de vie, leurs objectifs professionnels, et que pour cela il y a de nombreuses manières de le faire. Il y a de nombreuses façon d’accompagner quelqu’un, et c’est là qu’entre en ligne de compte les différentes écoles qui vont apprendre différentes façon de voir les choses, différentes façons de coacher, il y a des écoles qui sont davantage portées sur le performance, sur le productivité, d’autres écoles qui sont plus portées sur les émotions, sur la pensée, sur le coaching mental… Cela va vraiment dépendre des objectifs que vous avez dans votre vie si vous avez envie de devenir coach, j’imagine qu’une bonne partie d’entre vous êtes intéressés par cela parce que vous suivez un podcast qui s’appelle : “Se Sentir Bien : Devenir Son Propre Coach”, vous êtes intéressé par la démarche d’apprendre les outils, et d’apprendre à coacher (en priorité pou l’appliquer à vous-même et pourquoi pas pour l’appliquer aux autres. Et en effet il y a plusieurs façon de coacher et en faite, comme il n’y a pas de législation, aujourd’hui tout le monde peut se présenter en tant que coach, alors évidemment il faut se déclarer en tant que coach dans la profession. Il faut faire cela légalement, c’est à dire créer son entreprise, se déclarer en activité de coach. Mais il n’y a pas de nécessité d’a voir un diplôme, il n’y a pas de nécessité d’avoir fait un voeu d’adopter tout le temps la posture de coach, de ne pas être dans le conseil.

C’est l’une des choses qui pourra être améliorée et qui le sera dans les années à venir, on arrivera à une sorte de charte sur “Comment devrait se comporter le coach”. Il existe des chartes qui essaie de s’auto-proclamer législation autour du métier de coach alors qu’en réalité ce n’est pas le cas. Il y a des chartes qui existent malgré tout et qui permettent de cerner les bonnes conduites en tant que coach. Je pense qu’elles ne sont pas complètement à jeter à la poubelle et que cela veut le coup d’aller y jeter un coup d’oeil. En tout cas au moment où je vous parle il n’y a pas de législations et que cela pourra être bénéfique. De la même manière que vous avec l’ordre des médecins, ou qu’il y un des règles à respecter lorsque l’on est psychologue, qui permettent de valider votre professionnalisme, d’autant plus dans un métier comme celui-ci qui à attrait à la personne, c’est un métier d’accompagnement qui change les vies, je trouve que cela pour être très apprécié que cela soit réglementé à l’avenir. Mais parlons d’aujourd’hui, au moment où je vous parle ce n’est pas le cas. Cela veut dire que si vous vous m’écoutez et que vous avez envie d’être coach, eh bien vous pouvez, il n’y a rien qui vous en empêche. Evidemment, il va vous falloir des outils, si vous êtes coach et que vous vous auto-proclamé en tant que tel, et que vous n’avez pas d’outils entre les mains, cela va être compliqué parce que vous n’allez pas pouvoir aider votre client d’aller d’un point A à un point B. Cela va être important pour vous de vous assurer d’avoir les bons outils. Et pour cela il va falloir vous former. Il est certain que si vous êtes client et que vous chercher un coach, s’assurer que son coach a fait une formation, lui demander quelle formation il a fait, quels sont ses diplômes, sachant qu’aujourd’hui il n’y a pas de diplôme à proprement parlé, il y a des formations reconnues par l’Etat (dans le sens où elles sont dans une liste dont l’Etat est au courant), il y a aussi des masters qui comment peu à peu à s’ouvrir, qui sont des masters de coaching qui sont plutôt dérivés des cursus universitaires liés aux ressources humaines, c’est assez intéressant que les universités sont en train de commencer à créer des diplômes qui sont des diplômes d’Etat au niveau Licence/Master/Doctorat, ce qui est plutôt une bonne chose à mon sens. A ma connaissance, je n’ai pas regardé quelles étaient les formations dans le domaine des masters de coaching, de mon expérience, c’était beaucoup d’écoles qui délivraient un niveau master qui étaient en réalité plutôt vides. Dans les masters qui eux ne le sont pas, puisqu’ils proviennent des universités, ils ne sont pas vides dans le sens où de par le règlement de l’université d’avoir un projet pédagogique bien précis, et de vraiment accompagner ses étudiants.  De ce que j’avais regardé, c’était des choses qui étaient très éloignées de la réalité du métier, les formations sont crées par des personnes qui ne connaissent pas forcément bien le métier du coaching, qui étaient des personnes qui étaient davantage assimilées aux ressources humaines qui parlaient plutôt de coaching au sein de l’entreprise, ce qui peut malgré tout être quelque chose de très intéressant à étudier au demeurant, mais ce n’est pas la vision que moi j’ai du coaching et celle que vous avez à travers moi, du moins en partie, parce que j’imagine que je ne suis pas la seule coach que vous suivez.

Les formations dans le domaine ne sont pas des choses dans lesquels j’ai beaucoup d’expertise, je vous encouragerais à aller chercher de votre coté, mais en effet cela va être important pour vous si vous voulez devenir coach, d’avoir une batterie d’outils à votre disposition. Et vous si vous voulez vous faire coacher, cela va être important de vous assurer que que la personne vers laquelle vous vous tournez à soit des diplômes qui assurent qu’elle a cette batterie d’outils entre ses mains, soit si elle n’a pas de diplômes, de vous faire des recherches sur cette personne afin de vous assurer qu’elle a les outils et qu’elle peut vous aider. Par exemple, quelqu’un comme moi qui crée du contenu, cela va être l’opportunité pour vous de voir si cette personne vous parle avec des outils qui sont fonctionnels pour vous, est-ce que lorsque vous suivez mon podcast, le modèle de Brooke Castillo c’est quelque chose qui vous parle et qui vous est utile, est-ce que la manière dont j’enseigne le coaching vous parle. Par exemple, vous aurez remarqué que je parle beaucoup des valeurs, la façon dont j’aborde le coaching c’est pas le biais des émotions, je me considère coach en émotions avant tout, c’est à dire que je travaille sur les pensées et les émotions et pour moi chacun d’entre nous cherche à avoir une vie en accord avec ses valeurs, c’est de poursuivre un sytème de valeurs qui est le vôtre et par extension de reconnaitre les besoins non-comblés, notamment celui de vivre une vie en accord avec ses valeurs et de changer les circonstances si cela est nécessaire pour que cela soit le cas. Tout cela est une façon d’enseigner le coaching et le développement personnel qui m’est propre, j’imagine qu’il y a d’autres personnes qui voient les choses de façon très similaires, honnêtement je ne suis pas énormément de coach alors je ne suis pas vraiment en mesure de le dire. J’ai fait une sorte de mélange entre tous les outils que j’ai pu apprendre par le biais de Brooke Castillo, et de The Life Coach School à laquelle je suis formée, je n’ai pas encore la certification (update 2020 : je l’ai !), j’ai d’abord fait une formation en ligne qui n’est pas diplomate, qui n’est pas certifiante, au sein de The Life Coach School et au moment où je vous parle je suis en train de passer la certification, si tout se passe bien j’aurais ma certification en septembre prochain, je crois que le dernier examen a lien la semaine du 7 septembre, je ne sais pas à quel moment nous aurons nos certifications, mais probablement aux alentours de fin septembre, je vous tiendrais au courant dans le podcast.

J’ai forcément ce biais là, sachant que Brooke Castillo ne parle pas du tout de tout ce qui tourne autour des valeurs, c’est toute une dimension qu’elle ne considère absolument pas dans le coaching, ce n’est pas quelque chose dont elle parle, ce n’est pas quelque chose qu’elle s’est appropriée, elle n’en tient pas compte dans sa manière de coacher, alors que moi c’est quelque chose de central dans ma façon de coacher. Ce sont des outils que j’ai attrapé de droite à gauche dans d’autres formations non-diplomantes en ligne, des choses que je ne vais pas forcément vous citer ici, je ne considère pas que je vous oriente vers elles. Si il y a une seule formation vers laquelle que j’ai envie de vous recommander, ce serait le travail de Brooke Castillo, je considère er c’est pour cette raison que je me fais certifier par cette école là. Je considère aujourd’hui que c’est la meilleure école de coaching que j’ai pu trouver, ce n’est pas drôle qu’elle soit américaine parce que j’aurais préféré que ma certification soit française, j’imagine que niveau preuve sociale et en terme de confiance que je pourrais dégager auprès des personnes qui viennent de découvrir mon travail ce serait mieux, mais je pars du principe que j’ai crée suffisamment de contenu aujourd’hui pour que vous puissiez savoir si ma méthode, ma façon de parler et de coacher peut vous convenir si un jour vous voulez travailler avec moi, ce qui fait que je n’ai pas beaucoup d’inquiétudes à ce sujet. J’aurais préféré vous recommander une école française et ce n’est pas le cas. La formation coute 18 000 dollars au moment où j’enregistre ce podcast. Cela représente 15 000 euros, c’est une somme à investir, il faut être en mesure de la débourser, je vous avoue que si je n’avais pas eu un an d’expérience dans le coaching, si je n’avais pas déjà coaché avant de me lancer là-dedans, je n’aurais pas eu la trésorerie pour pouvoir payer cette formation.

La façon dont je vois le coaching aujourd’hui, je vois cela comme un service haut de gamme, je vois le coaching comme quelque chose qui est de l’ordre du luxe, je considère que le service que je rends aux personnes : c’est à dire de les aider à avoir une vie complètement épanouie, de les aider à avoir un e vie complètement en accord avec leurs valeurs, à avoir une vie qui rempli leur dernier besoin sur la pyramide de Maslow, c’est à dire celui de l’épanouissement de soi, c’est un luxe. Ce n’est pas quelque chose de nécessaire dans la vie d’avoir du coaching, ce n’est pas nécessaire d’avoir une vie qui ait du sens, ce n’est pas nécessaire à la survie.

La façon dont j’aborde le coaching, je vois cela comme quelque chose de luxueux, comme quelque chose qui est réservé à des personnes qui ont les moyens. Ce ne serait pas en accord avec mes valeurs et avec qui je suis de savoir que par mon métier, certaines personnes se mettent en danger financièrement parlant. Ce ne serait pas ma responsabilité à vrai dire mais disons que je n’ai pas envie de faire un métier où je propose un service à des personnes qui n’en ont pas besoin, parce que ce n’est pas leur besoin primaire actuellement. Pour moi le coaching s’adresse à une certaine catégorie de personnes, qui aujourd’hui dans leur vie ont un certain niveau de revenus et qui sont actuellement dans une situation financière qui leur permet de se poser toutes ces questions et de se faire accompagner.

Je ne dis pas que la quête de sens, et c’est bien la limite de la pyramide de Maslow dont je vous ai déjà parlé, je ne dis pas que cette quête de sens ne s’adresse qu’aux riches, je ne dis pas que seuls les riches se posent des questions du type : “Est-ce que oui ou non ma vie à un sens ?”, ce n’est pas vrai. Et c’est d’ailleurs pour cette raison que je crée ce podcast, que je crée cette possibilité de devenir son propre coach, car pour moi il est très important plutôt que de coacher les personnes eh bien plutôt de leur apprendre à le faire eux-mêmes. Une de mes valeurs principales reste l’indépendance, je trouve que plutôt que de donner du pain à quelqu’un, eh bien d’apprendre à quelqu’un à en fabriquer. Plutôt que d’aider les personnes dans leur projets, plutôt les aider à s’accompagner seuls dans leurs projets, est c’est d’ailleurs pour cette raison que je fais autant de contenus gratuits. Le coaching tel que je l’envisage aujourd’hui c’est de le faire dans une version haut de gamme, c’est une vision à l’anglo-saxonne. Cela va être important pour vous de savoir où vous vous positionnez et comment vous voyez le coaching au moment où vous vous lancez pour savoir où vous faire former. Vous n’allez pas avoir la même philosophie dans telle ou telle école, moi je vois le coaching à l’américaine, comme un accompagnement haut de gamme qui doit couter plusieurs milliers d’euros, pour qu’il est un certain niveau d’engagement et un certain niveau d’efficacité sur la personne, c’est un vrai engagement personnel de la part du client, qui investit sur lui-même, il y a vraiment cette démarche d’investissement d’une somme qui est importante pour soi dans le but de se faire accompagner et en aucun cas, c’est quelque chose qui est abordable pour tout le monde. C’est OK et je trouve cela sain que ça ne le soit pas.

Je trouve cela sain qu’une personne qui a des difficultés à fini le mois, que la question du coaching ne soit pas pertinente dans son cas, c’est vraiment ma vision des choses, de la même manière que je ne trouve pas cela sain d’acheter une Lamborghini quand on a le SMIC. Encore une fois, c’est ma vision des choses et pour certaines personnes ça semblerait complètement injuste : “alors ça voudrait dire que le coaching n’est accessible qu’aux riches, tout le monde devrait y avoir le droit”, encore une vois, il n’y a pas de bonne  ou de mauvaise façon de voir les choses et c’est vrai que si vous voyez le coaching à la française, c’est à dire un peu comme la psychologie, c’est à dire par le biais de séances qui vont être facturées à la séance justement, alors que dans le cadre du coaching haut de gamme on s’engage envers un résultat, on signe un contrat ensemble et on accompagne la personne coachée vers son résultat quoi qu’il arrive. Alors que dans un coaching à la séance, il ne va pas avoir un résultat d’attendu, on va coacher la personne vers plusieurs questions transversales, il y a peut-être moins cette question d’objectif.

Je pense que cette façon de voir les choses m’attirent beaucoup moins, parce que ce que j’aime dans mes coaching et dans mon travail en général c’est justement qu’il y ait cet objectif, cette notion de dépassement de soi, on prend des risques et on se lance. Dans un coaching à la française on prend plus son temps, on va faire le coaching à la séance, et on ne sait pas forcément dans quelle direction on va aller et on coach au fur et à mesure des séances, il y a malgré tout une ligne directrice, parce que le coaching reste un accompagnement dans un but précis, mais on peut avoir des séances les unes à la suite des autres et ça peut durer longtemps, c’est facturé dans des prix qui sont de l’ordre de 80 à 200 euros la séance environ. Au final, si on fait le calcul, on peut également couter plusieurs milliers d’euros, si on mets tout bout à bout. Si il y en a parmi vous qui ont déjà fait des thérapies, vous savez que cela peut couter quelques milliers d’euros, la démarche est totalement différente.

Ce qu’il faut savoir avant de se lancer en tant que coach

Ce qui va être important pour vous avant de vous lancer de vous poser la question de comment vous voyez les choses, de ne pas choisir une façon de coacher en fonction de vos croyances limitantes et en fonction de ce que vous sentez capables de faire. Il est possible que vous vous disiez que le coaching à la séance vous rassure en quelques sortes et que vous ayez peur de proposer quelque chose de plus cher parce que vous ne vous sentez pas encore légitime, vous avez peur de gagner de l’argent peut-être… Faite ce travail sur vous-même en amont, cela va être votre travail en tant que futur coach, de vous poser avec vous-même, de décider de la manière dont vous voulez travailler et de faire votre travail par rapport à vos croyances limitantes, pour pouvoir délivrer le meilleur des coaching.

C’est important que vous proposiez le coaching qui vous semble le plus juste et non pas le coaching qui vous semble accessible selon vos croyances limitantes et votre peur de la réussite/de l’échec ou de la non-légitimité. Voilà ma façon d’aborder le coaching, je trouve que c’est un métier extraordinaire. Il faut savoir que c’est un nouveau métier, il n’est pas forcément très bien compris, comme il n’est pas du tout réglementé pour le moment, il y a des abus, comme dans tous les domaines on retient en priorité le négatif (c’est le biais de négativité qui est à l’oeuvre grâce à notre cher cerveau d’être humain, on entend beaucoup plus parler de dérives dans le coaching que de toutes les vies qui ont étés transformées grâce à des coach. Je l’ai déjà constaté à l’échelle de mes deux ans de pratique, c’est un métier qui évolue, je suis hyper heureuse d’exercer ce métier en 2019 et où c’est perçu négativement, parce que j’ai la certitude que ce métier dans 20 ans sera comme avoir un coach sportif. Dans toutes les entreprises il y aura des coach en émotion, en croyances limitantes, je suis certaine que tout entrepreneur ou tout créateur de projet aura un coach parce qu’on se rendra compte de la valeur inestimable que peux apporter le coaching.

Ce qui est vraiment extraordinaire là-dedans nous avons le pouvoir de transformer des vies en permettant à des personnes d’atteindre le résultat qu’elles souhaitent profondément. C’est ça qui est très beau dans ce métier c’est le complètement d’un thérapeute, d’un psychologue typiquement, qui aurait accompagné quelqu’un dans la compréhension de son passé et qui maintenant aurait envie d’aller à l’étape suivante et de changer, d’évoluer. Le coach va arriver et prendre la relève, va lui permettre d’aller dans cette direction. Il y a quelques petites choses qu’il faut absolument apprendre, notamment la posture de coach.

Qu’est-ce que la posture de coach ?

La posture de coach est une posture neutre, je dirais que c’est la chose la plus importante à savoir encore coaching : le rôle du coach n’est absolument pas de conseiller. En tant que coach vous vous devez d’être à l’écoute de votre client, de façon neutre, de voir quels sont les croyances qu’il a.

Votre métier c’est de montrer à votre client ce qu’il pense et ce qu’il ressent et de l’aider à faire la lumière là-dessus, de lui montrer ce qu’il y a dans sa tête.

De lui montrer ce qu’il y a dans sa tête crée les résultât qu’il a aujourd’hui dans sa vie. Votre rôle est de lui montrer comment cela pourrait être différent dans sa tête en quelques sortes, comment il pourrait penser différemment. C’est un métier dont l’objectif est d’influencer la personne en face de vous, c’est un métier d’influence. Alors j’ai conscience que cela peut faire peur dit comme cela, parce que c’est de la manipulation mentale et émotionnelle mais elle est volontaire et à l’avantage de votre coaché. Votre coaché vient vous voir et vous dit qu’il aimerait monter son entreprise dans les 3 prochains mois et vous aller l’aider en lui proposant de nouvelles façons de voir les choses, en l’influençant pour changer sa façon de penser, pour qu’elle passe du stade où elle croit qu’elle n’est pas légitime, qu’elle n’y arrivera jamais, et vous votre rôle va être de la manipuler. Même si j’ai conscience que ce mot est connoté de façon négative, je n’ai pas de pendant positif pour expliquer cela, votre rôle va être d’aider la personne à changer son système de pensées. Elle a un système de qui ne lui crée pas le résultat qu’elle veut dans sa vie, et vous vous allez l’aider à changer ce système de pensées vers un qui va être en accord avec ses valeurs, en accord avec la personne qu’elle veut devenir et qui va l’aider à changer et à créer des résultats qu’elle souhaite dans sa vie. C’est de la manipulation puisque la personne va changer son système de pensées à votre contact.

Vous avez, en tant que coach, une responsabilité énorme dans le sens où votre métier est de manipuler la personne dans le sens qu’elle veut, et l’amener à devenir la personne qu’elle souhaite vraiment, et ne pas la manipuler à votre avantage évidemment, cela va de soi mais cela peut être une dérive du métier, cela est important pour vous d’en prendre conscience et si à tout moment lors de votre propre coaching vous ressentez une sorte de malaise et vous vous dites qu’il vous emmène dans une direction dans laquelle vous ne voulez pas aller, eh bien de changer de coach et d’arrêter le coaching parce que ce n’est peut-être pas la personne qu’il vous faut. Dans la posture de coach, la posture principale à avoir ce n’est pas d’accompagner la personne à aller dans une direction qui vous parait juste pour elle mais bien dans la direction qui est juste pour elle. Cela demande un vrai travail de détachement, de neutralité, de non jugement, ou la personne a la place de s’exprimer, d’exprimer ses croyances limitantes, ses peurs, ses doutes, ses émotions et la place de trouver des solutions.

La principale chose à apprendre si vous désirez devenir coach c’est : apprendre à adopter cette posture neutre. Et pour cela il faut se former, lire des livres sur le domaine du coaching, je vous recommanderas la formation de Brooke Castillo à titre personnel, il y a très certainement d’autres qui sont très bonnes en France, faite vos recherches, je ne pourrais pas vous en recommander d’autres dans la mesure où je ne les ai pas faites à titre personnel, je ne me vois pas vous conseiller des formations que je n’ai pas faites moi-même, si vous avez des recommandations à nous faire n’hésitez pas à nous le partager. Cela peut intéresser d’autres personnes même si cela est voué à évoluer.

L’autre chose à savoir c’est que comme c’est un nouveau métier, la principale façon d’être coach aujourd’hui c’est d’être entrepreneur avant tout, c’est quelque chose à savoir. Ce n’est pas la seule façon possible parce que d’autres corps de métiers commencent à embaucher des coach, personnellement j’ai des coach dans mon entreprise, disons que si vous avez une version totale envers l’enrtrepreunariat, que vous ne voulez pas être entrepreneur et que cela ne vous correspond pas, je pense qu’aujourd’hui c’est compliqué de commencer une carrière de coach.

J’imagine qu’il y a d’autres façons de l’être, je n’ai pas envie de vous mettre une croyance limitante ici, mais faite votre recherche de votre coté, mais en tout cas c’est mon ressenti à l’heure actuelle, ce métier passe principalement par l’entrepreunariat. C’est à vous de voir si c’est quelque chose avec lequel vous avez des affinités.

Je tenais à préciser que c’est un métier dans lequel on peut vite se sentir isolé puisque c’est un métier parce que nous sommes très nombreux à faire seul en général, on est souvent solo-preneur.

Je crois que c’est à peu près tout ce que je voulais vous dire à propos du métier de coach, je pense que j’ai balayé pas mal de sujets même s’il y aurait encore beaucoup à dire, j’ai un amour profond pour le travail que je fais aujourd’hui parce que je me sens extrêmement utile, toutes les personnes qui m’ont coachées ont littéralement changer ma vie, je suis complètement en phase avec ce métier, je sais qu’au vu de la personne que je suis ce ne sera jamais le seul métier que je vais exercer, je suis également créatrice de contenus, j’ai aussi été maquilleuse artistique jusqu’à très récemment (j’ai depuis stoppé cette activité). J’ai toujours des projets artistiques en parallèle, le métier de coach est un métier qui va me suivre pendant le moyen/long terme parce que je ne me vois pas ne plus l’exercer tellement c’est un métier humain et beau. Avoir des personnes qui se préoccupent de votre réussite et qui s’inquiètent sincèrement de cela c’est assez rare et c’est d’ailleurs pour cela que je fais ce métier par le biais de coaching haut de gamme, dans le haut de gamme, quand on coach au résultat et que l’on investit plusieurs milliers d’euros sur la table, c’est vraiment un type de coaching où votre coach est obligé de s’investir dans votre réussite. Il est évident que la responsabilité de votre réussite est entre vos mains et non entre celles de votre coach puisque c’est vous qui allait mettre en place les actions, votre coach n’a pas la solution, la solution est en vous, il faut que vous soyez prêt-e à aller la chercher, il y a une réelle volonté de la part de votre coach à vous voir réussir. Non pas que ça ne soit pas le cas dans le coaching à la séance, je trouve qu’il y a une dimension vraiment différente, je trouve qu’aujourd’hui c’est très rare de trouver quelqu’un qui s’implique et qui en a réellement quelque chose à faire de là où vous en êtes et qui veut réellement votre bien. Ce serait quelque chose que des amis ne pourraient pas faire sans être rémunérés avec une somme suffisante pour pouvoir en vivre, c’est vraiment génial. Je dois vous dire aujourd’hui que si vous avez la fibre pour ce métier là de vous lancer parce que je suis très heureuse de faire ce métier, je vis confortablement aujourd’hui, en faisant ce que je considère étant le plus beau métier du monde, nous sommes payés à aider des personnes à réaliser leurs rêves, je ne sais pas si on peut rêver mieux comme métier. C’est juste extraordinaire de vivre cette vie lia, je suis pleine de gratitude d’avoir la chance d’exercer ce métier, et pour rien au monde je ne laisserais de côté ce métier, c’est un métier qui pour moi permet de redistribuer les richesses, dans la façon dont je l’exerce.

C’est grâce à des personnes qui ont de bons moyens financiers, viennent vers moi pour avoir des coaching individuels, c’est grâce à ces personnes là que je peux moi-même avoir cette activité et redistribuer tout ce contenu gratuit et proposer un produit comme LA Communauté qui est à 19 euros (update 2020 : 34 euros pour s’inscrire désormais), ce qui est un prix vraiment dérisoire pour du coaching, parce qu’il y a cette façon là de coacher et je pense que sans Internet nous n’aurions jamais pu redistribuer les richesses de cette manière là. C’est ma façon de voir les choses, je suis vraiment très heureuse de faire partie de cela. Je me dis que j’ai un métier où j’aide les personnes qui ont les moyens de se faire aider sur ce sujet là à réaliser leurs rêves, en réalisant leurs rêves elles vont mieux servir les autres, parce qu’on est heureux et épanouis, qu’on fait ce qu’il nous semble être le plus juste pour nous ce qui fait que l’on est davantage présent avec notre famille par exemple, et ce faisant je gagne suffisamment d’argent pour pouvoir créer tout ce contenu gratuit et de permettre à d’autres personnes de le faire par elle-même, d’apprendre à s’auto-coacher ou de le faire par un produit intermédiaire : un atelier.

C’est extraordinaire de faire ce travail et c’est quelque chose qui me semblait tout à fait impossible quand je regardais la société capitaliste dans laquelle j’ai grandie, cette société avec laquelle je ne suis pas toujours d’accord, c’est à dire que politiquement et concernant la répartition des richesses je ne suis pas toujours d’accord avec ce qu’il se passe, je me dis qu’avec le métier que je fais, j’ai la possibilité de redistribuer une partie des choses, à mon échelle et d’une manière qui semble improbable mais je suis vraiment très heureuse de faire partie de cela et je ne peux que vous remercier vous qui écoutez ce podcast parce que je crois que je vous ai remercié des milliers de fois à ce stade mais je le pense vraiment sincèrement, je pense que nous sommes en train de vivre une aventure exceptionnelle et si vous avez vous aussi envie de vous lancer dans ce métier eh bien faite-le, j’ai hâte que l’on soit des centaines et des milliers de coach suer cette planète et je trouve que c’est un très beau métier qui traduit aussi que la société va de mieux en mieux, parce que si la problématique la plus brulante des gens c’est la quête de sens c’est que par ailleurs tout les besoins vitaux sont comblés, ou en tout cas pour une bonne partie de la population et c’est juste génial qu’on puisse constater cela dans notre société.

Je m’arrête là, je vous souhaite un excellent week-end, une excellente semaine, et je vous dis à vendredi prochain !


Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)

2 commentaires

  1. Estelle FLAUJAT

    Bonjour Esther,

    J’écoute tes podcasts depuis plus d’1 an, et je les trouve inspirants et aidants. Un grand merci pour tout ça.
    À l’écoute de ce dernier épisode, je t’ai entendu dire que tu ne trouvais pas de d’équivalence positive au mot “manipulation”. Or dernièrement, j’ai suivi une formation de management (et en particulier sur la posture du manager) et pour décrire le spectre positif/négatif du même spectre de caractéristiques, le formateur (coach en entreprise par ailleurs) a utilisé le terme d’influence par opposition à manipulation. L’influence étant l’utilisation de compétences pour le bien de tous, pour donner un cap, tirer l’équipe (l’organisation, le système etc) vers un but commun, à l’opposé de la manipulation qui est d’utiliser de ces mêmes compétences pour son seul et unique bénéfice.
    Je ne sais pas si ça peut répondre à ton questionnement, mais je trouvais ça plutôt facile à appréhender comme concept
    Merci encore et à bientôt.

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