#98 – Oser voir grand


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet est dans ce 98ème épisode nous allons parler d’oser voir grand.

Lorsque j’ai commencé à écrire ce podcast, à la base je l’avais nommé “l’ambition”. Quand j’ai recherché le terme “ambition”, je me suis aperçue que son premier sens, qui est son sens commun, était bien celui que j’avais mais que très souvent, le deuxième sens que l’on lui attribuait n’allait pas dans le sens de ce que moi mettais dernier ce mot. C’est pour cela que j’ai voulu préciser cela, en ajoutant dans le titre de cet épisode, ce que moi j’entends réellement par “ambition”, dans le fait d’oser voir grand, oser désirer, d’oser désirer quelque chose de grand, peut-être quelque chose qui nous dépasse, et pour moi c’est ça avoir de l’ambition.

Si l’on regarde la définition du Larousse, c’est :

Le désir ardent de posséder quelque chose, de parvenir à quelque chose et/ou à faire quelque chose.

On ne précise pas dans quel domaine et on ne précise pas quoi posséder, mais c’est caractérisé par “ce désir ardent”. C’est ce désir fort de parvenir à une certaine réussite qui peut se caractériser par le fait de faire quelque chose, d’être parvenu à obtenir quelque chose qui sera donc le marqueur de cette réussite. Si on regarde la deuxième ligne de la définition, et celle qu’on peut trouver dans d’autres dictionnaires, ce désir ardent est un désir “de gloire, d’honneur et de réussite sociale”. Chose qui pour moi n’est pas du tout présent dans le terme “ambition”. La façon dont j’expérimente ce mot dans mon quotidien ne tiens pas compte de cela, et ne prend pas en compte que cela soit pour la réussite sociale. Ça nous en dit davantage sur les intentions qu’il y a derrière l’ambition, que de dire que c’est pour la réussite sociale par exemple, que ce qu’est l’ambition en elle-même. L’ambition en elle-même c’est le désir ardent d’obtenir ou de faire quelque chose. On a tendance à laisser de côté cette chose là, ce n’est pas forcément bien vu, en partie à cause de cette deuxième partie de définition qui est proposée, qui doit certainement faire partie de l’inconscient collectif, même si moi ce n’est pas l’usage que j’ai de ce mot, on associe à ce mot là le fait de vouloir des choses qui ne sont pas pures d’un point de vue judéo-chrétien, le fait de vouloir réussir, le fait de vouloir des choses matérielles, de vouloir de la reconnaissance sociale, tout cela n’est pas forcément bien vu ni spirituel.

Comment je perçois l’ambition ?

Ce que j’ai envie de vous proposer de voir dans ce podcast, toute cette connotation négative qu’il peut y avoir derrière l’ambition et le fait de désirer voir grand, c’est assez dépassé, ce n’est plus tellement d’actualité. C’est à dire qu’aujourd’hui, nous ne sommes plus dans une société qui est chrétienne, dans une faux semblant de : “je me sacrifie pour les autres”, on a pas de besoin de jouer les Mère Teresa, on peut juste être honnête envers soi-même et se dire que nous sommes des êtres humains avec des désirs et des besoins et aujourd’hui en tant qu’individus, si on comprend le fonctionnement de l’être humain eh bien on comprend que parmi les besoins de l’être humain il y a ce besoin d’accomplissement, il y a ce besoin de croissance et de dépassement de soi, il y  a ce réel besoin d’aller de l’avant et de se voir avancer, un être humain qui stagne est un être humain qui est malheureux très souvent, parfois non parce qu’il ne stagne pas sur tout les aspects de sa vie en même temps, mais si vous avez déjà expérimenté ce sentiment de stagnation, c’est un sentiment qui n’est pas agréable. C’est important de reconnaitre qu’en tant qu’être humain nous avons ce besoin de se dépasser, d’aller chercher grand. Et surtout de comprendre d’oser se regarder en face et se dire que j’ai en effet envie de ce grand objectif, ce n’est pas manquer d’humilité, ce n’est pas manquer d’empathie, ce n’est pas se placer au dessus des autres, ce n’est pas dénigrer les autres, ce n’est pas se prendre pour qui l’on est pas, ce n’est pas oublier que l’on n’a pas de légitimité. Oser voir grand c’est juste s’autoriser à être pleinement soi, ce vous qui a peut-être été entouré sous des couches et des couches de masques sociaux. En réalité le vrai vous, est juste un enfant plein de joie qui a envie de s’exprimer et qui a envie de faire des choses qui le dépassent, des choses belles, grandes et alignées.

Avoir cette ambition, c’est à dire s’autoriser à avoir se désir ardent de succès, d’aller chercher cette chose en question, ce n’est pas un manque d’humilité, ce n’est pas parce que vous vous posez un objectif hyper ambitieux, que vous êtes en train de vous dire que cette année au sein de votre entreprise, vous souhaitez générer quelque chose comme 100 000 euros de CA, ce n’est pas parce que vous vous mettez cette ambition là dans votre entreprise que vous êtes en train de prétendre être en mesure de le faire. Vous n’êtes pas en train de prétendre être quelqu’un que vous n’êtes pas, vous n’êtes pas en train de dire : “je suis quelqu’un qui peut générer 100 000 euros”, vous êtes en train de dire que vous ne l’êtes pas encore mais vous allez le devenir. C’est dans cette direction que je veux aller, vous n’êtes pas en train de manquer d’humilité dans le sens où vous n’êtes pas en train de prétendre être quelqu’un que vous n’êtes pas. Vous savez qu’au moment où vous posez vos ambitions sur la table, au moment où vous vous autorisez à rêver, qu’en réalité vous êtes en train de réfléchir à devenir une personne que vous n’êtes pas encore.

De la même manière que lorsque vous vous inscrivez à l’université en licence, vous n’êtes pas en train de prétendre que vous avez un niveau licence, vous ne l’avez pas, vous savez que vous y aspirez et que c’est cela votre ambition, votre ambition est de réussir à avoir votre licence. Si l’on reprend la définition de l’ambition c’est : “le désir ardent de réussir à posséder quelque chose ou de réussir dans un domaine”, eh bien c’est ce que vous êtes en train de faire au moment où vous vous inscrivez. Vous avez cette ambition là, vous n’êtes à aucun moment en train de vous dire : “j’ai déjà le niveau et c’est pour cela que je m’inscris, parce que je sais que je mérite une licence”, non ce n’est pas de ça dont il s’agit. Vous ne méritez rien du tout à ce moment là et vous savez que vous avez encore de nombreuses choses à apprendre.

S’autoriser à voir grand ce n’est pas manquer d’humilité, c’est simplement autoriser son “soi” à s’exprimer, autoriser la personne que l’on est réellement à exploiter son plein potentiel et toutes les possibilités qu’elle voit dans son esprit, parce que le vrai vous, lorsqu’il ferme les yeux et qu’il se demande : “qu’est-ce que je veux vraiment dans ma vie ?”, si je devais mourir demain, qu’est-ce que je ferais de ces 2 ou 3 jours, de ces dernières heures, je peux vous assurer que lorsque vous posez cette question sur la table la question se clarifie vraiment très vite et très rapidement et il n’y a pas de questions d’ambition ou d’humilité qui tienne. Vous voyez avec clarté la chose qui compte vraiment pour vous. Vous verrez que cette chose là, ce n’est pas une toute petite ambition, c’est toujours quelque chose de grand, parce qu’en tant qu’être humain on voit grand, on a envie de beaucoup, on a envie d’aimer beaucoup, on a envie de donner beaucoup, on a envie de construire, d’évoluer et de s’épanouir, et si vous fermez les yeux et que vous vous demandez de quoi vous rêver, qu’est-ce qui serait vraiment génial de faire à l’échelle de votre vie, qu’est-ce que vous pourriez faire qui vous rendrait fier ? Cette chose qui vous permettrais de vous dire que vous vous sentez comblé-e et rempli-e. Souvent nous avons peur de cela, parce que lorsque l’on se pose cette question on voit grand et que l’on ne s’autorise pas à voir grand. Et pourtant et le temps et compté et on sera de l’autre côté et c’est juste tellement dommage de ne pas s’autoriser à ça. A partir du moment où l’on s’autorise cela, on s’autorise également à être soi, on s’autorise à voir en face la personne que l’on est réellement et à aller dans cette direction là.

M’inspirer de l’expérience de ma mère

Je voulais vous raconter une anecdote à propos du week-end dernier (au moment où j’enregistre ce podcast). J’étais en train de faire un atelier du déclic qui est un atelier que je donne à la relation émotionnelle à la nourriture : “Comment avoir le déclic pour enclencher ce changement et commencer à utiliser la nourriture comme quelque chose pour se nourrir et arrêter de l’utiliser en guise de tampon émotionnel”. Cet atelier était assez particulier pour moi, c’était le dernier de la saison. Il y a une certaine nostalgie parce que j’en ai fait 11 cette année, c’était vraiment intense émotionnellement parlant, et en plus c’est un atelier qui s’est déroulé à Genève, moi j’ai grandi à Thonon les bains, à la frontière suisse, au bord du lac, ce qui fait que j’ai inviter ma mère à venir à l’atelier. Ma mère à 72 ans, elle a exercé un métier qui l’a amenée à rester debout toute sa vie, un métier qui était très fatiguant physiquement, elle a passé la moitié de sa vie en obésité voire en obésité morbide, aujourd’hui ce n’est plus le cas mais elle reste malgré tout en obésité. Vous imaginez bien qu’à 72 ans, cela réduit la mobilité d’avoir un mode de vie comme celui-ci, son métier était très difficile physiquement parlant. Elle a beaucoup travaillé toute sa vie, elle est entrepreneuse et elle a travaillé de ses mains en tant qu’artisans, elle n’a pas eu eu vie facile.
Et malgré son jeune âge, parce que 72 ans ce n’est pas vieux pour une personne retraitée, elle ne peut pas se déplacer et elle n’a pas la mobilité qu’elle pourrait avoir, et surtout qu’elle est atteinte d’une sclérose en plaque, cela ne simplifie pas la réalité du quotidien. Pour venir à l’atelier, il lui était impossible de juste prendre un train, j’habite à Lyon (à Paris désormais), pour venir jusqu’à Genève, sur les quais des gares c’est compliqué, les marches sont très hautes et lorsque notre mobilité est réduite il faut quelqu’un pour nous aider à monter et elle a très peur de tomber et de ne pas être aidée par quelqu’un qui ne saurait pas comment l’aider, ce n’est pas évident lorsque nous sommes handicapé physique d’expliquer aux personnes autour de nous eh bien comment nous venir en aide. Parfois les personnes veulent bien faire mais elles sont maladroites et c’est compliqué. Ce qui fait que pour elle ce n’était pas possible, moi j’ai choisi de la rejoindre à Thonon les bains, de prendre un taxi ensemble pour aller jusqu’à Genève, nous aurions pu en effet prendre un train mais on a préféré cette option. Nous sommes restées environ 45 minutes dans ce taxi. C’est intéressant parce qu’elle vient juste d’être en retraite et de léguer son magasin, c’est très émotionnel pour elle du coup nous avons parler de cela ensemble, du coup je lui ai demandé ce que cela faisait d’être à cette période de sa vie où la majorité de sa vie était derrière elle et non devant elle. On peut parler de ces choses là elle et moi de façon très sereine, je sais que dans certaine famille ce n’est pas forcément des sujets faciles à aborder.
Ce qu’elle m’a dit c’est qu’aujourd’hui, à quelle période de sa vie elle aimerait revenir, elle dirait : “aujourd’hui, mais sans les douleurs”, parce que nous ses enfants nous sommes grands désormais, elle n’a plus de preuve sociale et de responsabilité à avoir, elle aurait toute la liberté et l’accomplissement d’elle-même, toute la connaissance d’elle-même qu’elle a acquis tout au long de sa vie qui fait qu’aujourd’hui elle est beaucoup plus épanouie que ce qu’elle pouvait être plus jeune. Quand je lui demande si elle a des regrets, elle me dit que non, et l’une des choses qu’elle est vraiment contente d’avoir faite c’est d’avoir fait un métier qui lui a plu, d’avoir fait tout ce qu’elle voulait de toutes ses journées de toute sa vie.
C’est vraiment une leçon pour moi que je voudrais vous transmettre ici, cette leçon m’a tellement portée, c’est ce côté : se lever le matin et de voir que ce que l’on fait a un sens. Ma mère a toujours aimé être dehors, c’est hyper important pour elle de profiter de la nature, de prendre l’air, c’est assez étrange dis de cette manière mais pour elle, l’idée même d’être enfermée dans un bureau à longueur de journées était tout à fait inenvisageable pour elle, elle a fait les marchés et elle a toujours profiter du soleil. Je me souviens tellement d’elle quand j’étais enfant et qu’elle me disait : “regarde c’est magnifique on fait le plus beau métier du monde, puisque là on est au soleil, je suis payée pour être au soleil”, de la même manière que moi je dis : “je fais le meilleur métier du monde parce que je suis payée pour permettre aux gens de réaliser leurs rêves”. A mes yeux c’est le plus beau métier du monde et à ses yeux son métier était le plus beau métier du monde.
J’ai envie de vous poser la question : “est-ce que vous vous êtes autorisés à voir assez grand aujourd’hui pour que vous soyez vous aussi capable de dire : mon métier, c’est le plus beau métier du monde”. Est-ce que vous pouvez vous dire cela dans votre vie aujourd’hui. Et si ce n’est pas le cas, j’ai envie que ce podcast soit l’occasion pour vous de remettre tout cela en question, de vous poser la question, et de vous demander quel est le rêve inavoué que vous avez au fond de vous ? Ce qui vous n’osez dire à personne, que vous n’osez même pas vous avoue à vous-même. Autorisez-vous à voir grand, autorisez vous à le poser sur le papier, autorisez-vous à voir cet objectif, à voir ce rêve et à ne pas savoir comment l’atteindre. A ne pas savoir si c’est possible, ne pas savoir comment l’atteindre. Quand on y pense, ma mère m’a dit que quand elle était jeune, elle voulait faire ce qu’elle voulait quand elle voulait et ou elle voulait, c’est quelque chose que j’ai retranscris pour moi-même et que je vous ai dit à plusieurs reprises aujourd’hui, mon but dans la vie c’est de faire ce que je veux, quand je veux et où je veux. Je tiens ça d’elle, et quand on y pense, cela parait impossible, c’est un rêve tellement grand (“et la marmotte a mis le chocolat dans le papier d’alu”). Et si on s’était pas autorisé à voir grand, à rêver un rêve impossible, on ne l’aurait tout simplement pas réalisé, c’est aussi simple que ça.
Tout est possible (dans le cadre de l’expérience humaine j’entends), c’est une question à se poser dans ces termes là : “sur quoi je ne m’autorise pas à voir assez grand ?”, quel est l’opportunité de voir encore plus grand que ce que je vois là, si je ferme les yeux et que je me dis que je vais mourir dans quelques jours, qu’est-ce que j’aurais comme regrets ? Qu’est-ce que j’aurais envie de faire de ces quelques jours ? Tout cela dit des choses sur moi, vers quoi je veux aller ? Qu’est-ce qui me fait vibrer aujourd’hui ? Qu’est-ce qui donne un sens à ma vie ? Qu’est-ce qui pourrait me rendre fier une fois que je l’aurais accompli quand j’aurais 72 ans et que je n’aurais pas ma mobilité ? Qu’est-ce que je serais contente d’avoir fait ? Quelque chose qui ferait que je me dirais que j’ai bien profité de la vie, j’ai toujours été à l’extérieur, j’ai toujours fait un métier qui m’a plu et chaque journée a compté. Je sais que cela peut sembler très idéaliste de voir les choses de cette manière mais la réalité est qu’on va tous mourir, et je sais que ça peut être hyper négatif de voir les choses de cette manière mais c’est vraiment une réalité. Il n’y a pas à négocier ou à tergiverser, personnellement je me dis que je n’ai pas le temps de me préoccuper du regard des autres, je n’ai pas le temps pour la critique. Je n’ai pas de temps pour écouter les jugements. Je ne me remets en question que dans l’unique but que d’être encore meilleure, dans le sens où je veux aller encore plus dans le sens de ma réussite et dans le sens de mon ambition et je n’ai pas le temps pour la critique. Je n’ai pas le temps pour le doute et je le pense vraiment sincèrement et c’est vraiment ce que j’ai envie de vous transmettre aujourd’hui dans ce podcast.
Est-ce que vous avez le temps de vous poser milles questions et se demander ce que votre tante Jacqueline va se dire sur ce que vous êtes en train de faire ?
Est-ce que sur votre lit de mot vous serez heureux ou heureuse de vous êtres dit de vous être dit : “je suis resté dans ma zone de confort, je n’ai pris aucun risque”.
Je ne crois pas que ce soit le cas, j’aurais presque pu appeler ce podcast : “prenez des risques”. Je pense qu’on ne regrette jamais ses prises de risque par contre on regrette de ne jamais en avoir pris. Osez juste voir grand, enlevez toutes les croyances qu’il peut y avoir à propos de vous quand vous voyez grand, toutes ces croyances que c’est “trop ambitieux”, que c’est trop prétentieux mais ça ne l’est pas. Vous ne prétendez pas d’être qui vous n’êtes pas, si vous voyez juste grand et que vous vous dites : “waouh ce serait génial si j’atteignais cet objectif” et donc je vais me le fixer. Là vous n’êtes pas en train de rabaisser les autres, vous n’êtes pas en train de vous prendre pour qui vous n’êtes pas, vous n’êtes pas en train de porter préjudice à qui que ce soit, vous êtes juste en train de focaliser votre cerveau sur un objectif qui est beau, qui vous parle et qui a du sens pour vous et ça c’est positif. Vous n’avez pas besoin de vous excuser de cela, de voir plus grand, de voir plus haut, au contraire. Comment allez vous apporter le plus au monde extérieur ? Comment allez vous apporter le plus aux personnes autour de vous, si ce n’est que vous même en vous élevant ? On n’élève pas les autres ans e rabaissant, cela ne fonctionne pas comme ça. Se rabaisser ne sert à rien et ça n’apporte rien à personne. La meilleure façon de servir c’est de vous-même vous élever, de vous-même vous porter, de vous même vous foutre des coup de pied aux fesses, d’aller de l’avant et d’oser voir grand, d’oser atteindre la vie que vous voulez réellement, oser être épanoui et heureux pour pouvoir transmettre cette énergie là positive aux personnes autour de vous.
Je vais m’arrêter là pour cet épisode aujourd’hui, je vous embrasse, je vous souhaite un bon vendredi et je vous dis à vendredi prochain !


Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)

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