#116 – Stress, se donner le temps

Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet, coach en émotions certifiée, et dans ce 116ème épisode nous allons parler de stress.

Ça fait tellement longtemps que vous me réclamez un épisode sur le stress, j’ai constamment des questions sur “comment gérer le stress du quotidien”, “est-ce que tu as des conseils pour changer ses pensées liées au stress pour gérer son emploi du temps quotidien différemment”

Ça fait longtemps que j’ai un podcast en préparation, nous allons donc aborder ce sujet là aujourd’hui. J’ai en effet pas mal de choses à vous partager à propos du stress, et j’ai envie, au delà de juste vous donner de nouvelles façons de penser qui vont vous permettre de gérer votre stress différemment. J’ai envie que l’on réfléchisse ensemble sur l’impact du stress sur notre vie, qu’est-ce que l’on entend par là et en quoi c’est quelque chose qu’on ne veut plus. La réalité c’est que le stress est une émotion qui est généralement accompagnée d’autres, d’agacement, d’irritabilité, d’impatience, et comme toutes les émotions, elles sont optionnelles. C’est à dire que c’est quelque chose que l’on peut choisir de garder ou de se défaire, dans la mesure où nous avons accès aux pensées qui créent l’émotion. Il faut que l’on comprenne pourquoi l’on est stressé ? Que se passe t-il dans notre tête qui fait que l’on est stressé ? Dans ce cas nous allons pouvoir aller travailler sur ces pensées là en particulier, se proposer des alternatives, se proposer des pensées intentionnelles qui seront différentes et qui nous permettront de nous sentir différemment, donc pas stressé, et qui nous permettront d’avoir des résultats différents dans notre vie. 

Comme à chaque fois que l’on fait un changement de pensées dans notre vie, ça va être important d’avoir une raison qui motive ce changement, une vraie raison de ne plus vouloir être stressé. Si vous êtes stressé actuellement, votre cerveau n’est pas idiot, si il fait ça, c’est que celui lui sert à quelque chose. Cela va être important d’être certain que l’on a envie de changer ça, que ce n’est pas quelque chose que l’on veut dans notre vie, et que cela nous empêche d’être la personne que l’on veut réellement être, si cela ne nous empêche pas vraiment d’être la personne que l’on est, nous allons avoir moins de motivation à changer, parce que pour l’instant c’est confortable et c’est ce que l’on connaît, on a l’habitude d’être stressé, et même si ce n’est pas confortable en soit, le fait que ce soit quelque chose que l’on connaît, fait que l’on veuille inconsciemment la reproduire. On va regarder cela ensemble et creuser un peu la question.

La différence entre stress et anxiété

Avant de rentrer dans le vif du sujet, j’ai envie de faire la distinction entre le stress et l’angoisse, en particulier la crise d’angoisse, qui est une question qui revient beaucoup, lorsque l’on me pose des questions sur le stress, on me demande également des astuces pour gérer les crises d’angoisses.

Dans le cas d’une crise d’angoisse, nous n’allons pas pouvoir aller travailler sur la pensée, dans le cadre du stress, vous aller y avoir accès, alors peut être pas sur le moment, car vous n’avez jamais fait l’exercice auparavant et que cela demande un peu de travail d’introspection, cela demande un peu d’apprentissage sur ce que je pense actuellement, ce qui m’a généré cette émotion, qu’est-ce qui se passait dans mon esprit, de quoi avais-je besoin à ce moment là, mais c’est quelque chose qui vous est accessible physiologiquement. Dans le cadre de la crise d’angoisse, même si la personne a accès aux pensées, elle voit par exemple qu’elle est en train d’angoisser parce qu’il y a des personnes autour d’elle et qu’elle à l’impression qu’elle va étouffer, cela paraît totalement irrationnel, la personne n’est pas en mesure de rationaliser sa pensée, elle ne peut pas en changer sur le moment. Si vous avez déjà fait une crise d’angoisse ou si vous avez déjà eu des personnes de votre entourage qui en ont déjà fait, et que vous avez essayer de l’aider à rationaliser, vous avez du voir à quel point cette démarche était inutile. Dans la situation, la personne est complètement hors de contrôle, physiquement parlant. Cela ne veut pas dire que le coaching ne va pas pouvoir permettre de travailler sur les pensées qui sont liées à l’angoisse, cela veut juste dire qu’au moment de la crise d’angoisse, la crise est une circonstance et non une pensée. Ce sera important de traiter la crise angoisse comme une circonstance.

Par contre on va pouvoir travailler en amont sur toutes les pensées à l’origine de cette crise d’angoisse, tous les jugements qui lui sont liés, mais sur la crise d’angoisse en elle-même, cela relève davantage de la psychologie, c’est généralement quelque chose que je conseille vers moi avec cette problématique, c’est de combiner les deux. Utiliser le coaching pour travailler sur ce que l’on pense à propos de ses angoisses, l’identité que l’on s’est créé autour de la crise d’angoisse, travailler sur la crise d’angoisse en elle-même nécessite de passer par le biais de la psychologie car le coaching en lui-même sera insuffisant dans ce cas de figure en particulier. 

C’est la même distinction que j’ai fait par le passé dans le podcast, avec la dépression, où la personne n’a plus accès à ses pensées, les pensées dépressives sont tellement présentes, elles tournent tellement en boucle que physiologiquement, la personne ne parvient pas à voir la vie autrement, n’arrive pas à accéder à ses pensées et à les rationaliser, ce n’est pas possible, et il y a des raisons neuro-biologiques à ça. Dans ce cas là, le coaching ne sera pas d’une grande utilité, il pourra l’être après la phase dépressive, pour essayer de comprendre ce qui l’a créé, travailler sur l’identité pour ne pas s’identifier à sa dépression/ à sa crise d’angoisse. 

Je voulais quand même le préciser ici parce que lorsque l’on parle de stress, on va souvent venir avec cette problématique d’angoisse qui pour moi est différente. 

Lorsque je vous parle de stress ici, je vous parle de situations stressantes, je vous parle de journées stressantes, de vie stressante.

Je vais vous donner un exemple de ma vie qui a fait que j’en suis venue à faire cet épisode maintenant.

Déjà pour commencer : je ne suis pas quelqu’un de stressée (vous voyez déjà l’importance de ce que je viens de vous dire), je ne me considère pas comme quelqu’un de stressé. Ce n’est pas mon identité, c’est très important de comprendre ça, l’histoire que vous vous racontez autour du stress, le fait que vous vous identifiez à quelqu’un de stressé, va beaucoup jouer sur comment vous allez vivre les évènements de votre quotidien. Moi je ne me considère pas comme quelqu’un de stressé, et pourtant ma vie a beaucoup de mouvements et je suis certaine que pour beaucoup de personnes, il y aurait de quoi trouver cette vie là très stressantes. Dans mon cas, j’ai décidé de penser que je n’étais pas quelqu’un de stressé. Je ne suis pas quelqu’un soumise aux angoisses.

Je ne suis pas stressée, mais ces deux derniers mois, j’ai fait énormément de déplacement à Paris, à l’heure où j’enregistre ce podcast j’habite encore à Lyon, je vais déménager à Paris et vous allez comprendre pourquoi. Je fais de nombreux allers/retours à Paris, entre 3 et 5 allers/retours dans le mois. Ça commence à faire beaucoup, j’y suis quasiment toutes les semaines. Je suis constamment dans le train, que ce soit pour des ateliers, pour des évènements, pour des shootings photos, pour rencontrer des collaborateurs, pour des tournages, il y a toujours une bonne raison d’être à Paris, et j’ai aussi une bonne partie de ma famille qui est là bas, j’ai en plus des raisons personnelles qui me poussent à aller à Paris.

En soit, cela pourrait être perçu comme quelque chose de stressant, moi ce n’est jamais le choix de pensées que j’ai fait, mais récemment je me suis surprise en étant dans la gare, je passe mon temps entre la Gare de Lyon et la Part Dieu à Lyon, je sais très bien que tel ascenseur ne fonctionne pas, que tel escalator est souvent bloqué, je connais les chemins les plus courts pour optimiser mon trajet. Je connais les gares comme ma poche, limite je connais la personne du café où je vais qui connais ma commande par coeur tellement elle a l’habitude de me voir. C’est un peu ma deuxième maison et pour moi, cela veut dire qu’en pratique, lorsque je suis dans la gare, je me suis surprise mon café au Starbucks de la gare de la Part Dieu, et de me dire intérieurement que la personne devant moi était en train de ranger ses affaires avec sa grosse valise, et je l’ai trouvée lente, je me suis fait la réflexion que mon langage corporelle était froid vis-à-vis de cette personne et que ce n’est pas la personne que j’ai envie d’être. Je n’ai pas envie d’être quelqu’un qui répond sèchement aux gens, je n’ai pas envie qui à cause de son stress, de sa fatigue, qui fait qu’elle n’est pas bienveillante, qui n’est pas souriante ni quelqu’un d’avenant. Comme je vous le disais plus tôt, le stress vient souvent accompagné d’autres émotions comme de l’agacement, de l’irritabilité ou de l’impatience, je n’ai pas envie d’incarner ces émotions là, je n’ai pas envie d’agir de manière impatiente, agir de manière irritée ou agacée, cela ne me convient pas. Je me suis surprise à agir de cette façon là alors c’était dans mon langage corporel, ça ne se traduisait pas directement dans mes actions, mais c’était déjà trop pour moi. Et j’étais persuadée que c’était le genre de choses qui n’arriverait plus, que cela faisait longtemps que j’avais surpassé ce genre de choses.

J’y ai vu une vraie raison de repenser mon stress différemment.

Là réalité c’est que je devais être stressée ce jour là en particulier, j’avais très peu de train pour prendre mon train, j’étais un peu juste par rapport à d’habitude et comme je connais très bien la gare je connais très bien les temps de trajet. Ce qui fait que je me suis rendue compte que je n’avais pas envie d’être cette personne là, que ce n’était pas moi, que mon stress ne me servait à rien, ça n’allait pas faire que mon café allait être servie plus rapidement, ça n’allait pas faire que cette personne allait comme par enchantement ranger ses affaires plus rapidement, mon stress ne me servait à rien à ce moment là. C’est quelque chose qui arrive très souvent lorsque l’on a une habitude et qu’on se crée un stress assez facilement. Je me souviens que lorsque j’habitais à Paris et que j’allais dans un travail conventionnel, je prenais le métro tous les jours, je connaissais le trajet par coeur, j’étais très facilement agacée si quelqu’un marchait trop lentement. J’imagine que c’est la même chose pour vous si vous prenez la voiture pour aller au travail, vous connaissez la file exacte sur laquelle vous mettre pour optimiser votre trajet etc… Ce qui fait que très vite, lorsque quelque chose ne se passe pas comme prévu, vous pouvez très facilement vous créer des pensées qui créent du stress, de l’agacement, de l’irritabilité, de l’impatience, alors que dans cette situation, peut être que vous avez du temps devant vous, peut être que ce stress n’est pas vraiment justifié, mais vous vous le créer tout seul avec des pensées du type : “il faut que ça aille vite, mais pourquoi cette personne met autant de temps à faire sa valise, je ne vais jamais avoir le temps, je vais être en retard…”, toutes ces pensées ce sont elles qui créent le stress. 

Le but du jeu, ce que je vais vous proposer ici dans ce podcast, au delà du fait de se rendre compte que ce sont bien ces pensées là qui créent le stress, ce n’est pas la situation en elle-même.

Je pense que nous sommes tous au clair avec ce que je viens de dire, depuis le temps que vous m’entendez vous faire la distinction entre circonstances et pensées, ce n’est pas votre vie qui est stressante, ce n’est pas de la faute de votre travail, ce n’est pas la route, ce n’est pas le métro parisien, ce n’est pas la Gare de Lyon ou la gare Part Dieu, ce n’est pas la personne qui prend son temps pour ranger sa valise, ce n’est pas la vie ou notre société, c’est les pensées qui sont générées par ces circonstances qui créent du stress. Nous sommes d’accord pour dire qu’une partie de ces pensées que l’on génère automatiques en lien avec ces circonstances, il y en a beaucoup qui nous sont proposées par la société. ce sont des choses que l’on a socialement apprises, nous avons tous l’habitude collectivement de penser de telle ou telle manière, en cela, nous ne l’avons pas vraiment décidé, en tout cas pas consciemment, on nous l’a inculqué. 

Mais il n’empêche que la raison pour laquelle vous êtes stressé n’est pas liée à un facteur extérieur, quel qu’il soit, ce sont les pensées qui sont générées par ces circonstances.

Les pensées du type : “il faut absolument que…/ Je ne vais jamais avoir le temps de… / Il ne me reste que tant de temps pour faire…/ Je vais encore être en retard / Qu’est-ce qu’ils font devant moi dans cette file d’attente…”.

La chose que j’ai envie que l’on se demande ensemble est la suivante : Quels sont les actions que je fais lorsque je me sens stressé-e dans ces situations ? Lorsque je pense ces choses là. Est-ce que je suis ok avec les actions que je mets en place, quel est le résultat que cela crée pour moi-même. 

Le résultat que cela crée pour moi-même c’est davantage de stress.

Par exemple si je reprends l’exemple que je vous ai donné tout à l’heure : 

Action : J’étais passive, j’avais un visage fermé et un langage corporel pas des plus agréables, pas du tout avenant, et c’était volontaire, je faisais sentir à la personne en face de moi qu’elle prenait trop de temps à mon goût pour ranger ses affaires.

Les pensées qui tournaient en boucle dans ma tête à ce moment là : Je vais rater mon train, je ne vais jamais avoir le temps, mais ce n’est pas possible de prendre autant de temps pour faire ça… Tout un tas de pensées qui avaient pour résultat final de ne pas changer la situation et de faire que j’incarnais à ce moment là une personne que je ne suis pas, ne pas être la personne que j’ai envie d’être dans cette situation là et accroître mon stress. Au final, la situation ne se débloque pas pour autant, je ne suis pas la personne que je veux, en plus j’accrois mon stress qui valide ma pensée de départ qui est que tout ça est bien lent à mon goût et que ça ne devrait pas se passer comme ça, je la valide moi-même avec mon propre système de pensées. Autrement dit, je suis la propre personne qui génère mon stress dans ce cas de figure, et ce stress crée un résultat qui ne me convient pas. Je ne veux pas être cette personne qui juge les personnes qui l’entourent, même si cela ne m’a pas fait adopter des comportement que je juge répréhensible, mais mon vécu, la façon dont je vis ma journée ne me convient pas. Posez-vous la question pour vous-même, là je vous donne un exemple bateau tiré de mon expérience, mais je suis certaine que dans votre propre vie, est-ce que cela vous convient de vivre ce stress toute votre journée, est-ce que cela change quelque chose que vous le fassiez avec stress et avec toutes ces pensées de stress, d’irritabilité et d’agacement ?

Est-ce que vous êtes la personne que vous voulez être lorsque vous allez chercher votre fils à l’école et que vous étiez irritable parce qu’il y avait du monde sur la route, est-ce que vous lui parlez de la manière dont vous voulez lui parler, est-ce que vous êtes la maman que vous avez envie d’être à ce moment là ? Est-ce que vous êtes le conjoint ou la conjointe que vous avez envie d’être à ce moment là à la fin de cette journée où vous avez créé du stress pour vous-même. 

Est-ce que vous êtes vraiment qui vous voulez être ?

Parce que si ce n’est pas le cas, c’est là qu’il va être intéressant de travailler sur vos pensées de stresse et vous dire que la manière d’être moins stressé-e n’est pas de changer la circonstance, ce n’est pas d’avoir moins de choses à faire dans ma journée, ce n’est pas que mon patron se doit d’arrêter de faire telle ou telle chose, ce n’est pas que mon enfant arrête de se comporter de telle ou telle manière, ce n’est pas que mon copain arrête de faire ci ou ça, ce n’est pas les gens sur les routes qui doivent changer leur façon de conduire, ce n’est pas que la SNCF arrête de faire des grèves, ce n’est pas ça qui va faire que je ne sois plus stressé, mais c’est le fait de changer ma façon de penser. Du coup il y a une vraie décision à prendre vis-à-vis de soi, qui est : comment je veux aborder les choses, avec quel état d’esprit je veux aborder ma journée, comment je veux aborder ce trajet en voiture. Peut-être que je pars avec 5 minutes de retard, comment je veux me sentir ? Est-ce que je veux me créer du stress ? Est-ce que je veux composer avec ma réalité, j’ai 5 minutes de retard et c’est OK. Peut-être que ce n’est pas ok avec mes valeurs mais qu’est-ce que je peux changer pour la prochaine fois ? Mais là tout de suite, me créer du stress ne va pas me faire gagner du temps. Se poser la question de : qui je veux être et comment je veux incarner ces valeurs là dans mon quotidien. Cela va vouloir dire de se donner le temps de prendre le temps, on peut se dire que l’on peut aborder les choses sans précipitation, je peux aborder les choses sans m’en faire toute une montagne, je peux juste décider de le faire avec sérénité. Quelles pensées je vais pouvoir créer pour moi-même pour être plus sereine, qu’est-ce qui va me permettre de me sentir mieux, de ne pas vivre ce stress et donc de ne pas agir sur ce stress et être une personne que je n’ai pas envie d’être. Comment je veux aborder cette situation ? Comment je veux aborder cette journée ?

Se poser la question en conscience : quelles sont les pensées qui peuvent me créer du calme ? Très souvent on va vouloir créer de la sérénité et du calme face à cette situation, mais aussi de l’alignement, du calme, de la confiance, des émotions qui vont m’être beaucoup plus utiles ici.

Remarquez à quel point vous n’avez pas besoin de changer la quantité de choses que vous faites dans votre journée, le rythme auquel vous faites ces choses là. Vous avez juste besoin de changer l’état d’esprit dans lequel vous êtes. 

Peut-être que votre stress vous amène une information. Vous le savez, les émotions désagréables sont aussi là pour nous donner une information, peut être qu’elle vous transmet une information concernant un besoin non rempli, peut être qu’à terme vous allez vous rendre compte factuellement que les choses que vous faites dans votre journée ne vous conviennent pas. Vous faites peut être trop de choses, ou des choses inutiles à vous yeux, des choses inappropriées et dans ce cas c’est un autre problème qui se pose. C’est quelque chose que vous pouvez effectivement changer mais ne le changez pas pour baisser votre stress parce que ça c’est une mauvaise raison, votre stress peut être changé sans avoir à changer la circonstance, changer la circonstance parce qu’elle ne vous convient pas, changez la circonstance parce qu’elle n’est pas alignée avec qui vous êtes, mais pas parce que vous pensez que cela va vous faire vous sentir mieux. Les circonstances n’ont pas le pouvoir de vous faire vous sentir mieux, ce qui a ce pouvoir ce sont uniquement vos pensées.

Il y a aussi autre chose qu’il est intéressant de voir ici c’est que quoi qu’il arrive, les journées seront toujours comme elles sont, oui vous pouvez peut-être faire moins de choses, si à terme vous vous rendez compte que cela ne vous convient pas d’avoir que 5 minutes entre deux activités, les journées sont justes ce qu’elles sont c’est à dire une enchaînement de choses à faire les unes à la suite des autres, des choses que vous choisissez de faire, ce stress ne va pas partir de lui-même, il n’y a que vous qui pouvez prendre la décision consciente de vous dire : j’ai envie d’aborder cette journée avec sérénité, je n’ai pas envie d’être stressé, qui je suis dans cette situation et qui j’ai envie d’être dans cette situation, est-ce que j’ai envie d’être quelqu’un de souriant, qui est tout le temps aimable, qui ne perd pas patience lorsqu’un autre être humain a des difficultés à ranger sa valise. En quoi la façon dont je vais aborder mon quotidien va changer ça ?

Si vous vous rendez compte que vous n’êtes pas la personne que vous avez envie d’être, que vous ne vivez pas dans votre quotidien comme vous aimeriez vivre, que l’émotion principale que vous ressentez c’est du stress et de la fatigue émotionnelle, et que ce n’est pas qui vous êtes vraiment, posez-vous vraiment la question. 

En soit votre journée ne va pas diamétralement changer, si j’ai cette utopie de me dire : “dans quelques années je serais moins stressée”, ce n’est pas vrai, regardez rétrospectivement, ce qui fait votre stress ce sont les habitudes de pensées que vous avez, demandez-vous comment voulez-vous penser de façon consciente, comment vous voulez aborder les choses et que vous avez peut être envie de vous donner le temps, de vous laisser le temps, de vous laisser cet espace pour ne pas être stressé.

Finalement, ne pas être stressé c’est prendre le temps de faire du calme, de me proposer du calme, de me proposer de lâcher prise sur les situations et de me dire : cela se passe comme ça se passe, je fais de mon mieux quoi qu’il arrive et la réalité est que les journées sont un ensemble d’heures, toutes les pensées du genre : “je n’aurais pas le temps”, ce sont des pensées qui me sont inutiles car je sais pertinemment que je dois être à telle heure à tel endroit. Je fais de mon mieux et je ne suis pas obligé de l’aborder avec un stress parce qu’il ne va rien m’apporter, cela va influer sur mon comportement d’une manière dont je n’ai pas envie, et en plus cela ne va pas me donner un résultat plus efficace.

Je pense que l’exercice que je peux vous donner à faire ici et de vous demander quelle personne vous avez envie d’être ici au quotidien, on parle pas de long terme ni de projet mais juste de qui j’ai envie d’incarner au quotidien, comment j’ai envie de me comporter avec les autres, comment j’ai envie de me sentir au quotidien et en quoi le stress ne m’est pas utile, et quelles pensées je peux générer à la place pour moi-même qui vont me permettre d’aborder mes journées différemment. Je peux vous assurer, sans changer quoi que ce soit dans votre quotidien, si vous faites juste cet exercice, cela va considérablement changer votre rapport au stress. Pourquoi pas remettre en question les actions que vous faites et savoir si vous êtes oui ou non alignés avec elles, et si oui ou non vous pouvez faire les choses de manière différente, pour gagner du temps, pour être plus efficace, pour vous permettre d’avoir plus facilement des pensées qui sont des pensées qui génèrent du calme et non du stress, mais c’est juste une façon plus facile d’avoir ces pensées là, pas de réellement les créer. Ce qui va les créer c’est vous et votre volonté d’être au calme et d’aborder les choses de manière sereine.

Voilà pour ce podcast, je m’arrête là, je vous laisse faire cet exercice et pourquoi pas m’en direz des nouvelles en commentaires. Je vous embrasse, je vous souhaite un excellent week-end et je vous dis à vendredi prochain !

3 commentaires

  1. Zabeille

    L’intensité de stress que je génère est impossible à supporter pour moi sur la durée car je m’épuise sans m’en rendre compte. Et c’est insupportable pour mon entourage dans l’immédiat. J’en suis à une baisse de la fréquence des crises d’angoisse, à une légère dépression chronique basée sur de l’autodépréciation indécrottable. Depuis toute petite, on me reproche la sécheresse de mon ton et ma brusquerie malgré toute la bienveillance que je choisis consciemment. On me prend pour une snob hautaine sauf les gens qui ont besoin de s’épancher ou cherchent les failles et savent d’entrée que je suis la bonne poire. C’est un problème de fond et récurrent. Un fonctionnement de pression que je partage malgré moi.

  2. isabelle

    Merci Esther pour ce podcast très intéressant mais avez-vous augmenter la vitesse des enregistrements ? Votre discours est hyper rapide et j’ai eu beaucoup de mal à écouter sereinement et pourtant c’est super intéressant ! C’est comme si j’allais manquer de souffle en écoutant et c’est dommage. Peut-être que d’autres personnes ont ressenti la même chose !
    En tous les cas bravo pour tous ces partages ! +++++et Merci++++++++++++++
    Isabelle

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