Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet et dans ce 45ème épisode nous allons parler des attentes, sous-entendus les attentes qui proviennent de l’extérieur et qui sont de l’ordre des circonstances pour nous. Nous avons déjà évoqué le sujet dans l’épisode qui s’intitule  » Le manuel de bonne conduite «  où nous avons parlé de nos attentes vis-à-vis des comportements et des dires des autres.
Aujourd’hui nous allons réaborder le sujet mais aussi de parler de nos attentes en rapport avec toutes les autres sortes de circonstances.
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Les attentes à l’égard du monde extérieur

Nous ne nous en rendons pas forcément bien compte, mais en réalité, nous avons de nombreuses attentes au quotidien, nous avons déjà la tendance naturelle à se comparer avec les autres (un sujet de podcast que j’évoquerais un peu plus tard), nous avons tendance à regarder ce qui se fait autour de nous et d’en créer une norme en fonction de cela, et d’être par extension en adéquation avec cette norme que l’on s’est forgé dans notre tête. Soit parce que cette norme nous a été inculqué socialement, soit parce que l’on se l’est construite nous-même, ce n’est pas quelque chose qui est basé sur une vision globale mais davantage sur notre environnement proche. Nous avons des attentes du type :  » elle aurait pu dire merci / elle ne devrait pas se comporter de cette manière en tant que maman / c’est injuste, j’aurais dû avoir le droit à cela, ce n’est pas normal « , je ne suis pas en train de dire que ces attentes sont forcément injustifiées, je suis juste en train de dire que nous avons des attentes du monde extérieur, ce qui entraine cette sensation constante de perte et de manque.
L’idée que j’ai envie que j’ai envie de vous proposer aujourd’hui, c’est que le monde, la vie, les autre et tout ce qui nous entoure, ne nous doit absolument rien, nous n’avons pas d’attentes à avoir, le meilleur cadeau que l’on ait eu c’est la vie est le fait d’être ici, d’être présents, et de pouvoir s’écouter ici. Ce qui fait que nous ne devrions avoir aucune attente supplémentaire du monde extérieur et surtout ce monde extérieur ne nous doit rien.
Les attentes que l’on peut avoir vis-à-vis des autres c’est à dire que l’on a crée ce manuel de bonne conduite, qui est le fait d’avoir construit dans notre tête, ce que l’on pense être la normalité pour une amie/ un enfant/ un fils/ un père/ une mère/ un conjoint… on se dit par exemple qu’après un premier rendez-vous on se doit de m’envoyer un message sinon cela veut dire que l’autre personne n’en a rien à faire de nous, ou encore que tout les dimanches il faut appeler sa mère sinon c’est que l’on s’en fiche, ou encore que la grand-mère se doit de faire des cadeaux à Noël, nous avons toutes ces règles qui sont socialement construites, qui sont liées à notre histoire, à notre famille, à notre culture globale et dont on ne se rend pas compte que ce n’est pas une normalité absolue, que c’est davantage quelque chose que l’on s’est forgé nous-même. Nous imposons cette normalité à toutes les personnes qui sont autour de nous et faute de quoi on ne se sent pas bien, c’est à dire que si toutes les personnes autour de nous n’agissent pas selon cette normalité que l’on s’est forgé dans notre tête (dont elles n’ont pas forcément conscience d’ailleurs), nous partons du principe qu’elles savent parce qu’on s’imagine qu’elles lisent dans nos pensées et/ou qu’elles devraient savoir parce que tout le monde sait que c’est comme ça, alors que parfois ce n’est pas du tout le cas. Si les personnes n’agissent pas comme elles devraient d’après nous : cela engendre que l’on se sent mal.

Nous mettons nos émotions entre les mains du comportement des autres.

Remarquez que nous adoptons ce comportement e dehors du manuel de bonne conduite et que nous agissons ainsi envers la vie en général, on s’attend à une certaine justice en disant des choses comme :  » si je travaille ça finira par payer parce que c’est le karma « , je comprends que l’on puisse avoir des croyances, c’est tout à fait possible qu’on le croit très sincèrement, et que l’on pense que le monde est juste, mais en réalité c’est surtout un biais cognitif, qui est que l’on pense qu’il y a une certaine justice qui sera faite. Nous aimerons que ce soit le cas, je pense que c’est le cas dans une certaine mesure, c’est à dire que si vous avez un comportement bienveillant, gentil et altruiste, il est certain que les autres seront plus volontaires à coopérer avec vous et vous rendrons plus facilement la pareille, mais cela n’est pas parce que cela vous ait dû. De s’attendre à ce que les autres agissent et vous rendent la pareille n’est pas à mon sens un comportement constructif, parce que l’on met entre les mains des autres notre état émotionnel, et nous mettons également notre état émotionnel entre les mains des circonstances.
Nous allons nous attendre à ce que certaines justices soient rendues, à ce que le monde extérieur/ la vie fasse quelque chose, on s’attend qu’un jour il se passe quelque chose, une bonne opportunité. Alors qu’en réalité ce qui est important de voir c’est que tout par de nous, la chose la plus importante que l’on a dans notre vie (je sais que beaucoup de personnes ne seront pas forcément d’accords et volontaires d’entendre ce que j’ai à dire là) mais :

La chose la plus importante dans notre vie c’est notre relation à nous-même.

C’est ce qui est à l’origine que l’on se sente bien ou mal, ce n’est pas en rapport avec le comportement des autres, ce n’est pas en rapport avec les circonstances, ce n’est pas si on a eu de la chance dans la vie, ce ne dépends pas de si les autres sont gentils avec nous… cela dépends de la relation que l’on a avec nous-même et de notre mental. Quels types de pensées nourrissent notre esprit ?

Remarquer les attentes vis-à-vis du monde extérieur

Ce que j’ai envie de vous proposer c’est de remarquer quelles sont les attentes que vous avez vis-à-vis des autres, du monde extérieur, de la vie de manière générale. Qu’est-ce que vous aimeriez que la vie vous donne, à quel moment êtes-vous un peu énervé et que vous pensez que vous subissez de l’injustice. Remarquez cela et remarquez la nature de l’attente. Attendez-vous de l’amour vis-à-vis de votre mère ? Est-ce que vous avez besoin d’être respecté ? Demandez-vous qu’est-ce qu’il se cache derrière vos attentes, quelles valeurs et quels besoins se cachent derrière vos attentes ?
C’est quelque chose que l’on travaille très en profondeur dans le programme Connaissance de soi (remplacé par La Communauté), ce que proposais ce programme était de comprendre quelles sont vos attentes, vos besoins, vos valeurs. A travers cette écoute que vous faites de vous-même que vous faites via des flots de pensées par exemple ou de la méditation, vous allez pouvoir vous demandez quelles sont vos attentes du monde extérieur ? A chaque fois que vous êtes en colère, déçus, qu’il y a quelque chose qui vous contrarie, remarquez votre attente derrière cela. Que vouliez-vous et demandez-vous pourquoi vous ne l’avez pas eu ?
Demandez-vous : est-ce que c’est quelque chose que vous vous donner à vous-même ?
Dans l’exemple que je viens de vous donner je parlais d’amour, du respect… est-ce que vous vous donnez de l’amour, du respect, de l’attention ? Est-ce que vous vous donnez vous-même ces choses là ? Ce que je constate c’est que nous avons des attentes vis-à-vis du monde extérieur, de nos proches, des circonstances et de la vie en général parce que l’on s’attend que ces choses là soient responsables de nos émotions, sauf que nous sommes les seuls responsables de nos émotions, ces attentes là, c’est à nous de les combler nous-même, avec nos propres pensées, notre état d’esprit. On peut choisir dès aujourd’hui de se respecter, de se faire du bien, de s’aimer inconditionnellement et profondément, de faire ce choix là parce que c’est ce dont on a besoin. Souvent on refuse de procéder de cette manière, on se dit que l’on ne veut pas être centré sur soi-même, que l’on ne veut pas être égoïste, je suis quelqu’un d’altruiste qui veut d’abord prendre en compte les besoins des autres avant de prendre en compte les miens.
Ce que je vous propose de faire c’est de régler votre besoin vous-même et de vous centrer sur vous avant de proposer quoi que ce soit au monde extérieur, avant qu’il vous apporte ce dont vous avez besoin. Très souvent, le réflexe que l’on a, et c’est très culturel c’est justement de se dire que l’on a pas envie d’être autocentré, je ne peux pas me dire que la relation la plus importante c’est la relation que j’ai avec moi-même, ce n’est pas vrai, c’est la relation avec mes enfants, mes parents, mon conjoint… Alors que non. En pratique si nous n’avons pas cette relation avec soi, nous allons constamment être dans l’attente vis-à-vis des autres et nous n’allons pas être en mesure d’être à l’écoute.
Comme nous le disions la semaine dernière sur l’épisode sur la communication, nous risquons d’être constamment dans la susceptibilité parce que nous allons chercher la validation, l’émotion positive dans ce que l’autre va nous dire, si on ne reçoit pas cela, cela va remettre en doute l’estime que l’on a de nous-même, cela va remettre en question des choses plus profondes et plus ancrées parce que nous n’avons pas cette relation de confiance avec nous-même, nous ne sommes pas en pleine conscience de qui nous sommes et de nos capacités, de tout ce que l’on peut créer par nous-même et du fait que nous sommes indépendants émotionnellement, si l’on a besoin d’amour/ de reconnaissance/ de sécurité… on peut se le donner.

Nous n’avons pas besoin que l’autre en face nous rassure et nous fasse nous sentir bien parce que l’on est en capacité de répondre à nos besoins seuls.

Quand nous n’avons pas ce besoin là, nous sommes à même d’écouter la personne en face de nous, si elle nous dit quelque chose qui ne donne ni amour, ni validation… nous allons être en capacité d’écouter avec bienveillance ce que l’autre a à nous dire, et de ne pas se sentir piqué dans notre ego, parce qu’il n’aura pas besoin de se manifester à ce moment là. J’ai envie de vous proposer que si vous avez des attentes, est-ce que vous-même vous combler vos attentes, est-ce que vous-même vous nourrissez déjà ce besoin que cette attente sous-entend, est-ce que vous avez cette relation de confiance et d’amour avec vous-même ?
Vous allez surement me dire que c’est un besoin humain que de connecter avec les autres et que d’être aimé et d’avoir des personnes qui vous aiment, vous valident, vous respectent. C’est humain d’avoir des attentes de l’extérieur et d’avoir envie de sécurité, ce que je vous propose c’est de vous dire que même si vous avez effectivement ce besoin, votre état émotionnel de dépend pas du fait que les autres les aient comblés ou non puisque vous faites déjà face à vos besoins primaires, si vous-mêmes vous avez une bonne relation avec vous-même, le fait d’avoir une connexion incroyable avec vos parents, vos enfants, d’avoir une super maison… toutes ces choses seront en quelques sorte la cerise sur le gâteau. Ce n’est pas de cela que va dépendre votre estime de vous, votre capacité à fonctionner correctement, vous ne dépendez pas de cela pour survivre. Vous êtes vous-même votre moteur avant la présence des autres. Cela va vous permettre d’être indépendants émotionnellement et de ne pas être dans l’attente que les autres vous fassent vous sentir bien, ou que les circonstances extérieures vous fassent vous sentir bien.
Imaginez la liberté et le pouvoir que cela vous donne de prendre conscience de cela.
Bien sur que nous pouvons avoir des attentes vis-à-vis des autres si nous nous sommes mis d’accord avec : notre employeur, nos amis, nos parents… nous avons mis en place une sorte de pacte moral où par exemple lorsque l’on s’est marié on s’est juré fidélité, nous avons donc l’attente que notre conjoint respecte d’un commun accord ce choix. Si un jour il ne le respecte pas, notre santé émotionnelle ne va pas en dépendre. Nous en revenons constamment à cette notion qui est que notre état émotionnel dépend de nos pensées et que nous avons cette indépendance émotionnelle à portée de mains, cela ne change rien et que nous avons le droit d’avoir un système de valeurs (c’est ce qui fait notre humanité) de décider que certaines choses sont morales et d’autres non. Lorsque cette moralité ou certaines valeurs sont transgressées, cela n’impacte pas notre état émotionnel, cela peut l’impacter si on le décide mais cela ne remets pas en cause tout notre équilibre, si en amont nous avons forgé une relation solide avec nous-même et que l’on sait nous-même combler nos besoins, nos envies et nos attentes, que l’on a compris cela et que l’on a fait ce travail en amont.
C’est ce que je vous enseigne ici dans ce podcast, lier ce lien fort avec vous-même parce que pour moi c’est la clé et la base de tout. Le fait de bien connaitre son mental, ses émotions et son rapport à soi.
Je vais m’arrêter là pour cet épisode, je vous souhaite un excellent week-end, je vous embrasse fort et je vous dis à vendredi prochain !
Le programme tel qu’il était proposé lors de la sortie de cet épisode, n’est plus disponible. Il a été remplacé par un programme de coaching en ligne de groupe: Cliquez ici pour plus de détails.


Photographie: B.Rep photography (Barbara Repnine)