#106 – Leçons apprises en 2 ans de podcast

Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet et dans ce 106ème épisode on va parler des leçons que ce podcast m’a appris en 2 ans, parce qu’au moment où j’enregistre ce podcast, cela fait déjà 2 ans qu’on est là tous les vendredis sur “Se Sentir Bien”, au début on ne se retrouvait uniquement sur SoundCloud et progressivement on s’est retrouvés sur toutes les plateformes, Deezer, Itunes, Spotify… C’est juste dingue la chemin parcouru ensemble en l’espace de 2 ans, en même temps cela me semble être passé très vite et j’ai l’impression que c’était hier que je lançais ce podcast, et en même temps je peux voir l’évolution, je peux voir la direction que ce podcast a donné à ma vision de ce que je voulais faire dans ce monde et de ce que je considère comme ma mission de vie, en tout cas celle que je me suis donnée. Ce podcast a changé la personne que j’étais, c’est surtout de ça que j’ai envie de vous parler ici, j’ai envie de partager l’évolution de quelqu’un qui en même temps lance un projet comme celui-ci, et de vous montrer ce qu’il est possible de faire par mon exemple, non pas que je sois un exemple à suivre à la lettre, parce que nous sommes tous différents et que ce n’est donc pas forcément une bonne idée que de suivre mon exemple à la lettre, mais de vous montrer un exemple de ce qui est possible. Je dois dire que ce podcast est synonyme d’entreprenariat, c’est à dire que je me suis lancée à mon compte plusieurs fois dans ma vie, j’ai fait plusieurs fois marche arrière, par peur, par manque de compétences et par peur d’investir sur moi pour pouvoir les acquérir, et quand je me suis lancée dans ce podcast, c’était vraiment le début de mon aventure entrepreneuriale depuis seulement quelques mois avant de lancer ce podcast, et ça marque vraiment le début de quand je me suis lancée en tant que coach et le moment où j’ai commencé à vendre des produits, à me dire que je voulais apporter de la valeur à des personnes, autrement qu’avec du contenu gratuit, me lancer en tant qu’entrepreneure à proprement parlé. Pour moi, toute aventure entrepreneuriale, je me suis aperçue que l’entrepreneuriat était avant tout du développement personnel, si on veut évoluer dans son entreprise, si on veut créer de nouvelles choses, si on veut créer des produits, de la valeur, si on veut devenir indépendant, si on veut créer une vie sur-mesure, c’est avant tout du développement personnel, ce ne s’agit pas de compétences, ou de chance, de trouver des clients…. Il ne s’agit pas de toutes ces choses qui semblent si essentielles à l’aventure entrepreneuriale, c’est vraiment le travail sur soi qui va faire la différence. Le travail sur ses émotions, sur son identité, sur ce que l’on croit et ça s’est avéré tellement vrai dans ma vie que j’avais envie de vous partager en détail, quelles sont les choses que j’ai vraiment noté qui ont dû changer chez moi pour que cela soit possible d’être aujourd’hui en train de vous parler là maintenant en 2019 et en train de vous dire que j’ai un podcast qui fête ses 2 ans, où j’ai publié 2 ans d’affilée sans exceptions, sur lequel j’ai créé une communauté dans laquelle j’ai une clientèle, des individus qui ont changé leurs vies grâce au contenu gratuit et grâce au coaching que j’ai pu apporter à travers mon entreprise et que j’ai pu moi aujourd’hui vous dire que j’ai crée de la valeur dans ce monde à travers cette petite entreprise qui était la mienne et qui est en train de grandir, cet espèce de petit bébé que j’ai nourri de manière un peu incertaine au début, dans la douleur, avec des nuits blanches, des biberons à pas d’heure, avec des moments où je doutais, je me demandais si j’allais y arriver, et ce que cela valait vraiment le coup ? Et je me demandais : “pourquoi je me suis lancée là-dedans, qu’est-ce que j’essayais de me prouver déjà ?”. Aujourd’hui, je pense que c’est l’une des meilleurs décisions que j’ai prises de ma vie, et de me lancer dans l’entrepreneuriat de manière générale et dans le coaching en particulier. 

Savoir que l’on peut changer

Ce qu’il a fallu que j’apprenne en particulier, pour en être là où j’en suis aujourd’hui, ce podcast a encore énormément de marge de progression et c’est ça qui est génial, je vois à la fois tout le chemin parcouru, mais aussi tout ce qu’il reste à faire et tout ce qui peut être amélioré et toute la marge de manoeuvre pour grandir et c’est ça qui est super. Ce que j’ai appris ici en faisant ce podcast c’est que l’on peut vraiment changer, en tout cas on peut changer ce que l’on croit être nous, il est vraiment possible pour chacun d’entre nous de devenir la personne que l’on a envie d’être et que ce changement va s’opérer qu’à partir du moment où l’on va décider d’être bienveillant vis-à-vis de soi-même et de se regarder avec compassion et amour. J’aimerais tellement parvenir à retranscrire ça avec justesse, j’ai passé beaucoup d’années à me lancer dans des projets comme beaucoup d’entre vous, d’avoir envie mais en même temps, de laisser tomber au bout d’un certain temps, en me disant que je n’arriverais pas jusqu’au bout de ce projet, que je n’étais de toute façon pas assez motivée, que j’étais quelqu’un qui était intéressée par trop de choses différentes ce qui fait que j’ai tendance à me disperser, ce qui fait que je ne pourrais pas faire la même chose durant des mois et des années… Je m’étais créé une identité à propos de ça, et qu’au moment où j’ai vraiment eu cette envie de créer ce podcast et que ce soit pour longtemps, quand je l’ai créé je m’étais donné un an mais au fond de moi j’avais envie que ce soit pour plus longtemps que ça, j’avais une espèce de flamme, je sentais qu’il y avait quelque chose de spécial dans ce projet, une mission de vie, quelque chose qui me pousse et qui est en dehors de moi, et en même temps j’avais cette peur de me dire : “oui mais c’est encore une de tes lubies Esther, est-ce que ce n’est pas encore un projet que tu vas lancer, et que tu vas laisser tomber”, quand bien même j’avais cette certitude au fond de moi que c’était vraiment quelque chose que je voulais faire et que je voulais vraiment monter une entreprise dans ce domaine là en particulier. L’entreprise existait déjà depuis 2014 en réalité mais je ne m’étais jamais donné les moyens, je m’étais lancée et arrêtée à plusieurs reprises, là j’avais vraiment cette flamme intérieure.

Ce que j’ai appris avec ce podcast, ce n’est qu’une question de ce que moi je décide. La façon de créer quelque chose de nouveau, ce n’est pas dans l’affrontement, ce n’est pas dans la douleur, ce n’est pas dans la résistance, ce n’est pas en créant des émotions non constructives, des émotions non-créatrices comme je les appellent sur ce podcast. Jusqu’à maintenant, lorsque je m’étais lancée dans des projets, je me disais : “cette fois-ci Esther il ne fait pas que tu te lâche, comme tu te connais, tu sais très bien que tu vas t’ennuyer assez vite, ce qui fait que tu vas vite arrêter, il faut que dès le début tu sois intransigeante avec toi-même, et que tu fasses les choses et que tu t’astreignes à ça”, dans un état d’esprit de résistance et de force. Quand j’ai commencé ce podcast, j’étais dans cette énergie là tout au début, je me disais que j’allais y arriver, que ça aller être génial, je ne voulais pas me lâcher même les jours où c’est difficile. J’étais vraiment dans l’affrontement avec moi-même. Evidemment, il y a des jours où j’ai posté le podcast de justesse, il y a des jours où j’avais procrastiné sur l’écriture, parfois le sujet ne me plaisait pas alors je réenregistrais, ce que j’ai appris à travers cela, c’est qu’il fallait que je me laisse tranquille et que je sois juste bienveillante envers moi-même. Ce projet je le voulais parce que je le voulais, je n’avais pas besoin de foncer dedans et de m’affronter.

Bien sur que cela demande malgré tout de l’auto-discipline, j’ai fait de ce podcast une priorité, pendant ces deux dernières années et cela va continuer à être le cas. C’est un contrat que j’ai signé avec moi-même, je suis extrêmement fière, pour vous. Je suis heureuse que vous ayez accès à un podcast tous les vendredis depuis 2 ans, c’est une sorte de contrat de confiance entre vous et moi mais c’est surtout vis-à-vis de moi même que j’ai fait ça, parce que finalement, que le podcast sorte le jeudi ou le samedi, cela ne change pas grand chose. Je me suis prouvée, c’est le chemin qu’il a fallu que je fasse pour moi en tant qu’identité, il a fallu que je change mes pensées qui étaient : “mon dieu tu te connais Esther tu vas te lâcher”, en “non, tu veux vraiment créer ce podcast, c’est aligné avec qui tu es, fais-le avec passion, avec plaisir et ne le fais pas dans une énergie d’affrontement, de résistance, choisis les émotions que tu veux vivre ici, choisis l’espace émotionnel que tu veux créer dans ce podcast, que veux tu ressentir à travers ce podcast, pourquoi tu le fais ?” C’est quelque chose que je me demande à chaque fois que je me pose face à mon micro, et que je m’apprête à enregistrer, je me dis : “voilà, comment ai-je envie de me sentir pendant l’enregistrement de ce podcast, qu’est-ce que j’ai envie de délivrer, qu’est-ce que je souhaite à travers ce podcast ? Et c’est vraiment quelque chose que j’ai appris au cours des épisodes, au fur et à mesure”. C’est une forme de lâcher prise en quelques sortes, dans le sens où il y à moins de pression, c’est surtout me redemander pourquoi je fais ça, qu’est-ce qui me pousse à le faire ? Qu’est-ce qui fait que j’ai envie de le faire et dans quelle énergie j’ai envie d’être et du coup quelle personne il va falloir que je devienne pour être dans cette énergie là et me regarder avec bienveillance. Il y a des fois où je trouve qu’il y a des podcasts qui sont moins bons, rétrospectivement je me dis que j’aurais pu citer d’autres sources, d’autres auteurs. Toutes ces choses là, j’ai dû apprendre à les gérer, c’est juste que je fais de mon mieux dans l’instant présent par rapport à ma capacité de délivrer un contenu, avec toute mon âme et mon intuition, avec tout ce que j’ai et en toute authenticité et c’est suffisant, en tout cas c’est assez pour moi, c’est tout ce dont je suis en mesure de délivrer à un instant T, je ne pourrais jamais donner plus.

C’est vraiment quelque chose qui a été vraiment formateur pour moi, j’ai toujours cette quête de perfectionnisme, cela fait d’ailleurs partie des épisodes qui auraient pu être améliorés quand j’y pense, avec plus de temps et de recul. Dans cet épisode, je vous explique la différence entre le fait d’être perfectionniste, et avoir peur du regard et du jugement des autres. Dans mon cas c’était vraiment le perfectionnisme, je n’étais pas du tout dans la peur qu’on pointe du doigt une de mes erreurs, mais bien moi qui essaie de faire au mieux dans ce que je suis capable de faire, j’exigeais toujours plus de moi, et je me disais à un moment donné, une fois que j’avais terminé quelque chose, je me demandais déjà comment j’aurais pu mieux le faire, ce qui fait que je me poussais à faire mieux. Quand on ne s’autorise à délivrer que ce qui est fini, où nous n’avons rien d’autre à apprendre, il se trouve que ça n’arrive jamais, on a toujours à apprendre.

Ce qui veut dire que j’aurais toujours des choses à délivrer dans ce podcast, je serais toujours en constante évolution, en train de grandir, et je pense que la chose principale que j’ai apprise ici c’est de me dire : “je peux délivrer ce que j’ai à un instant donné, et me donner l’autorisation de grandir et me laisser grandir”, et en faite c’est ça l’aventure entrepreneuriale. L’aventure de ce podcast c’est de me dire que j’ai grandit grâce à lui, et notamment dans le fait de me laisser tranquille, de me laisser du temps, tu peux te regarder avec bienveillance, même si cet épisode que j’ai fait n’est pas parfait il peut être beau malgré tout. C’est beau parce que cet épisode représente là où j’en étais au moment  où je l’ai enregistré, peut être que j’en ferais un autre sur le même sujet. 

Je dirais que la majorité du travail que j’ai fait en matière de développement personnel grâce à ce podcast, c’est de m’autoriser à grandir, de me laisser le temps de grandir, de m’autoriser à délivrer des produits intermédiaires, et m’autorisant à ne pas être parfaite, non pas que je pensais qu’il fallait que je le sois à tout prix, mais là c’est encore plus intégré au moment où j’ai commençais ce podcast.

L’évolution de mon état d’esprit par rapport à l’argent

La deuxième partie de développement personnel que j’ai vraiment fait à travers cette aventure podcast et création d’entreprise, c’est l’évolution de mon état d’esprit avec l’argent. Ça a été quelque chose d’assez incroyable à ce niveau là. Quand j’ai commencé, j’ai directement proposé des produits en ligne et c’était vraiment un énorme challenge pour moi, je n’ai pas encore réecouté les premiers épisodes où je vends mes premiers produits mais je pense que je devrais le faire, je l’ai fait avec beaucoup d’amour, de joie. J’avais tellement peur de le faire et maintenant je crois tellement au fait de créer de la valeur et de recevoir de l’argent en échange.

Plus on vend quelque chose de cher et plus la personne en face va s’autoriser à investir sur elle et à créer de la valeur pour elle.

Parce que finalement, c’est la personne que l’on coach qui elle-même va opérer des changements dans sa vie, finalement le prix auquel on vend le produit, c’est la hauteur de ce que l’on est capable de délivrer en terme de valeur, c’est vraiment un chemin à emprunter. J’étais tellement à mille lieux de ça lorsque j’ai commencé, quand j’ai commencé je me posais tellement de questions au niveau du prix auquel je proposais mes produits, et maintenant je sais pertinemment que tout cela n’est pas à propos de moi, c’est à propos du coaché et du chemin qu’il est en train de faire lui/elle dans sa vie, et ça fait longtemps que ce n’est plus à propos de moi, mon état d’esprit par rapport à l’argent a complètement changé et dans le bon sens du terme et désormais je n’ai plus envie de m’excuser de gagner de l’argent, j’ai envie d’en gagner beaucoup, j’ai envie de créer beaucoup de valeur et d’en redistribuer, de faire les choses que je trouve belles dans ce monde et on m’aurait dit il y a deux ans qu’à travers ce podcast (pas le podcast en lui-même dans la mesure où il n’est pas monétisé) mais au travers des crachins qui en découlent, cela a généré 200 000 euros de CA depuis deux ans, principalement sur l’a deuxième année, la première année j’avais peur de vendre et je vendais des produits vraiment pas chers. On m’aurait dit cela il y a quelques années, je ne l’aurais jamais cru. Le pire dans tout ça, c’est qu’il y a avait malgré tout une part de moi qui le savait, et je vous le rappelle mais on créé nos résultats avec nos pensées, j’avais une part de moi qui savait qu’elle allait pouvoir aller plus loin, et aujourd’hui j’ai cette vision et je sais pertinemment que cette entreprise va atteindre le million d’euros de CA, je le sais au plus profond de moi-même, c’est tellement une certitude au fond de moi que c’est fou de me dire que comme je créé les émotions, puis les actions dont j’ai besoin pour y arriver, je sais que je ne suis pas encore la personne qui est capable de générer cette somme là par son entreprise, mais pour le devenir j’ai des actions à mettre en place, j’ai des choses à changer, mon état d’esprit doit changer, une façon différente de délivrer un produit, je suis en train de le faire. Même lorsque j’ai commencé, je savais que c’était possible, je me souviens très bien du tout premier épisode de podcast que j’ai entendu de Brooke Castillo qui abordait le sujet de l’argent, et c’est vraiment elle qui m’a fait faire un chemin incroyable sur cette thématique, à travers notamment la formation certifiante que je suis en train de faire, elle va se terminer dans quelques semaines au moment où je vous en parle. C’est vraiment cet épisode où elle parle de ses clients qu’elle accompagne pour parvenir à gagner leur premiers 100 000 euros, je me disais qu’elle était folle, je me demandais qui pouvait bien gagner 100 000 euros. Maintenant je comprends tellement mieux pourquoi cela était nécessaire de passer par un chemin sur l’argent, pour pouvoir de créer cette valeur.

On ne peut pas créer une valeur que l’on est pas capable de recevoir. 

On crée seulement ce que l’on est capable de croire, et si on est pas capable de délivrer une valeur importante, admettons, 5000 euros pour la personne en face de soit, si nous ne sommes pas capables nous-même de recevoir cette valeur, eh bien nous ne sommes pas capables de la délivrer non plus, que ce soit en accompagnement, en coaching, en outils qu’on va développer, je pense que c’est une notion assez abstraite pour des personnes qui n’ont jamais coaché ou qui n’ont jamais été coaché mais c’est vrai pour un produit également, c’est vrai pour un produit physique également. Si l’on a pas nous-mêmes la capacité de recevoir cet argent, on ne sera nous-même pas capable de créer de la valeur, si je pense que je ne mérite pas de gagner plus de 1000 euros par mois, je ne vais pas me créer un travail ou même postuler pour des emplois qui permettent de gagner davantage, juste parce que je ne suis pas en mesure de recevoir cet argent. Je ne suis donc pas capable de délivrer davantage pour mon employeur, et ça c’est vraiment quelque chose que j’ai du apprendre et que je continue d’apprendre à l’heure actuelle, je ne suis pas capable de recevoir certaines sommes, je suis capable uniquement de recevoir l’argent que je gagne aujourd’hui, c’est à dire de délivrer la valeur que je délivre aujourd’hui, je vois l’état d’esprit, c’est génial de se voir grandir et de voir tout le chemin en terme de développement personnel qu’il faut faire au passage, il y a toutes les peurs qui viennent : celle de la peur du regard des autres, la peur de la légitimité, la peur du changement, la peur de la réussite. je vous en avais parlé notamment dans un podcast sur l’argent, alors que l’argent n’est en réalité qu’un révélateur de qui tu es. Si tu es une mauvaise personne, tu seras juste une mauvaise personne avec beaucoup de pouvoir en réalité. Par contre si tu es une belle personne avec de bonnes intentions et de vraies belles valeurs, avec de l’argent ce qu’il va se passer c’est que tu vas juste faire plus de belles choses. L’argent n’a aucun pouvoir.

Cette fameuse analogie du couteau, celui là même avec lequel tu peux couper tes carottes ou tuer quelqu’un. Ça a été une énorme partie du travail que j’ai fait, réussir à poser son prix, et se dire que je peux me faire rémunérer pour la valeur que je créé, je peux peut-être créer plus et peut-être que cette personne a envie de me payer plus parce qu’elle souhaite investir davantage sur elle etc… 

Je pense que l’état d’esprit avec l’argent en dit long sur une personne. 

Cela dit de nombreuses choses sur ces croyances et je pense que c’est le travail le plus intéressant que j’ai pu faire ici dans ce podcast et il a fallu que je le fasse dans le cadre de mon travail entrepreneurial, c’est vraiment un travail que je vous encourage à faire si vous avez des blocages sur l’argent parce que c’est vraiment très intéressant. 

“Enjoy the process”

Le troisième et dernier point que j’ai envie de lever ici, c’est de vous mentionner ce que j’ai appris. C’est de vraiment kiffer sur le chemin, de se dire : “si je fais tout cela c’est que je ressens une véritable passion pour cela, je sais que c’est le chemin qui est le mien et il ne faut pas que j’oublie de prendre du plaisir dans tout cela, pourquoi je fais ça”. Il faut que j’accepte que lorsqu’il y a trop de charge de travail et quand ce n’est plus possible de le faire seul-e, de déléguer auprès d’autres personnes, ça a été un travail considérable pour moi que d’y parvenir. Un des plus gros changement pour moi a été d’accepter de l’aide, vous l’avez compris, l’ego que j’avais et que j’ai encore, je suis d’avis d’avoir un ego qui reflète une partie de soi-même, c’est un ego sain, si nous n’avons pas d’ego du tout, nous n’avons pas non plus de mécanisme de défense dans ce monde, nous n’avons pas d’image de soi, nous sommes presque un être uniquement spirituel et pour moi ce n’est pas ce vers quoi je tends, ce n’est pas quelque chose auquel j’aspire mais l’ego que j’avais avant de commencer ce podcast, c’est cet ego de : “je vais le faire toute seule, et si je ne le fais pas seule ça n’a pas de valeur”. Encore une fois c’était une question de confrontation avec soi-même, d’aller au front, de se dire que j’allais le faire et enfoncer les portes plutôt que de se dire : “c’est censé être plaisant, cette aventure si je la fais c’est parce qu’elle est censée me nourrir, et je peux accepter l’aide, je ne suis pas obligée d’être une badass H24 qui fait tout toute seule, je peux déléguer, ça ne fait pas de moi quelqu’un de moins fort, au contraire, ça fait de moi quelqu’un de plus fort, si je suis capable de déléguer et de faire confiance, si je suis capable de me faire aider d’autres personnes qui ont des compétences que moi je n’ai pas, qui sont meilleurs que moi dans d’autres domaines, je vais juste être capable de délivrer à travers l’entreprise quelque chose de meilleur pour mes clients, pour vous mes auditeurs et auditrices. Et ça ça a été un chemin compliqué pour moi de juste me dire : “Il faut que j’accepte que je dois déléguer”, en réalité il n’y a pas d’obligation dans ce “je dois”, si je veux aller dans la direction que je veux aller, c’est à dire que si je veux assouvir mes aspirations qui sont de faire de grandes choses, je sais qu’il y a de grandes choses que j’ai envie de créer dans ce monde, et bien pour y parvenir, je ne pourrais y arriver seule. Il y a un vrai travail à faire sur l’ego et tant que je n’ai pas accepté ça, que je ne me suis pas dit : “la seule façon pour atteindre cet objectif que je me suis fixé, de cette montagne que je me suis donnée à atteindre comme défi, cela va se faire avec l’aide de personnes qui ont des compétences que je n’ai pas, avec des personnes qui vont pouvoir apporter leur aide dans ce projet”. Je crois que c’est encore quelque chose que je suis en train d’apprendre, je suis en train d’apprendre à déléguer, de manager d’une certaine manière. 

Il y a encore quelques mois, je travaillais beaucoup trop, j’étais au bord de l’épuisement parce que j’avais oublié cette part de plaisir, non pas que je n’aimais plus ce que je faisais, mais j’avais oublié que cela faisait parti du but recherché, j’avais le droit et le devoir, si je voulais créer ce que j’ai l’ambition de créer ici, de déléguer, de faire confiance et que c’était au contraire une preuve de force et non pas une force de faiblesse que d’accepter de l’aide. 

En conclusion

Voilà ce qu’ont été mes points de travail principaux, ces trois dernières années, parce que j’ai commencé à sérieusement lancé mon entreprise à peu près 1 an avant le podcast, et de cette aventure entrepreneuriale, c’est vraiment le message que j’aimerais faire passer. J’ai l’impression que tous les entrepreneurs le disent, c’est très courant d’être intéressé par le développement personnel quand on est entrepreneurs parce qu’en faite, ta capacité à grandir en tant qu’entrepreneur, à créer de nouvelles entreprises… la façon dont on mesure le degré de réussite d’une entreprise c’est par le chiffre d’affaire parce que c’est simplement ce qui est mesurable mais l’on pourrait le faire avec le nombre d’employés mais ce n’est pas très représentatif car cela dépend de la structure et de la nature du projet. Une façon facile de mesurer le succès d’une entreprise c’est le chiffre d’affaire, si tu veux augmenter cela, tu es obligé-e de toi-même t’élever en tant que personne, et de devenir la personne qui est en mesure de recevoir cet argent et qui est donc capable de délivrer de la valeur, et pour y arriver il y a tout un travail à faire là dessus, sur son ego, sur ses propres défauts, sur ses propres blessures, sur nos propres mécanismes de défense que l’on a créer, sur nos propres croyances que l’on à propos de soit, tout cela ce sont juste des croyances que j’avais à propos de moi. Le fait de me dire qu’il fallait que je fasse tout toute seule sans quoi ça n’aurait pas de valeur, ou le fait de me dire qu’il faut absolument que le travail soit difficile sinon mon argent n’est pas mérité, ou qu’il fallait que j’enfonce des portes et que j’affronte parce que je me connais soit disant… Je suis la personne que j’ai envie de devenir et je décide que je veux être et c’est vraiment ça le coeur du travail que l’on a à faire lorsque l’on créé une entreprise et c’est d’ailleurs pour cette raison que j’aime autant l’entreprenariat. Je pense qu’au delà de ce métier de coach que j’adore et que j’aime par dessus tout, je sais que je continuerais toujours à créer aussi d’autres entreprises et que j’investirais dans d’autres projets parce que je pense que c’est l’école de la vie, c’est la meilleure façon de grandir, c’est une façon de se confronter à ses peurs et de se lancer. Et se dire : “Je me lance dans un rêve, je me lance dans ce truc que j’ai imaginé dans mon esprit, je le fais et j’affronte la peur que j’ai dans ma tête de le faire”. Je trouve ça génial, gratifiant.

J’espère que je suis parvenue à vous transmettre ici ma joie et les leçons que j’ai apprises grâce à ce podcast.

Peut-être aussi vous montrer la réalité de ce que c’est, je sais que c’est très facile d’idéaliser quelqu’un, surtout dans un podcast comme celui-ci où je vous parle pas vraiment de moi, même si je vous parle de mon parcours à travers des exemples, vous ne savez pas forcément des choses sur ma vie personnelle mais vous savez ce que je pense et la façon dont je vois les choses puisque je vous parle beaucoup d’état d’esprit que je vous propose d’adopter, que est celui qui me sert, des propositions d’état d’esprit que je vous propose et que vous pouvez adopter ou non. J’aime bien, à travers cet épisodes ou d’autres épisodes du même type dans le passé, de vous parler de moi en tant que personne et que vous puissiez voir que dans tous les épisodes de développement personnel où je vous parle avec une posture de coach, vous pouviez avoir l’impression que pour moi c’était facile, que j’avais une sorte “d’aura supérieure”, c’est très facile d’idéaliser les autres parfois. Ce que j’aime bien vous montrer dans ces épisodes de podcast en particulier, ce n’est pas toujours facile. Nous sommes tous des êtres humains avec des émotions, nous avons tous une cognition, nous avons tous des pensées, des émotions, des actions et finalement, c’est vraiment comme ça que ça marche, c’est comme cela que l’on évolue, c’est en faisant ce travail sur son identité, en changeant sa manière de penser, je suis vraiment contente de pouvoir partager cela avec vous, et je suis vraiment reconnaissante de l’existence d’Internet et de cette parole qui m’est donnée ici à travers ce podcast.

Je vais m’arrêter là pour cet épisode, merci de l’avoir écouté, merci d’avoir été là pendant 2 ans pour ceux qui sont là depuis le début, merci à ceux qui viennent de le rejoindre, je n’arrive pas vraiment à estimer combien vous êtes à écouter ce podcast, je sais que vous êtes nombreux, si ce podcast vous a apporter, que ce soit par le biais de cet épisode ou d’un autre, je ne peux que vous demander de me laisser un avis sur la plateforme sur lequel vous l’écoutez : Itunes, Spotify, Deezer, SoundCloud…

C’est quelque chose qui aide et qui booster le podcast !

Je vous embrasse je vous souhaite un excellent vendredi, un excellent we et je vous dis à vendredi prochain !



3 commentaires

  1. Cytoplasme

    Bonjour Esther,

    Merci pour ce nouveau podcast ainsi que pour tous les autres.

    Je ne sais pas si tu l’as remarqué mais sur Spotify, il n’y a plus les podcasts numéro 1 à 6. J’ai comme l’impression qu’il y a un “bridage” du nombre de podcast à 100 episodes et que dès que tu en sors un nouveau, un du tout début disparaît. Je ne pense pas que cela ça soit normal.

    En tout cas bonne continuation et merci encore pour tout ce que tu fais et les outils que tu mets à notre disposition.

  2. Aniah

    Bonjour je découvre sincèrement et je trouve ça à demain je découvre sincèrement et je trouve ça admirable et merci pour ce partage et surtout je suis en plan en plein chemin de création ça va dans tous les sens certes mais cette croyance profonde que quelque chose c’est une chose normale de se questionner

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