#129 – Peur de réussir


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet, coach certifiée et dans ce 129ème épisode nous allons parler de la peur de la réussite.

C’est un sujet que j’ai vraiment envie de traiter depuis longtemps, il va dans le sens de ce que moi j’appellerais “ma mission de vie”, après on peut mettre la signification que l’on veut derrière cela mais l’objectif et le message que je veux porter dans ce podcast c’est qu’il faut oser, ce n’est pas votre passé qui crée votre identité, c’est vous qui l’a choisissez au présent, peu importe ce qu’il vous est arrivé dans le passé, peu importe ce qu’il vous arrive aujourd’hui, c’est vous qui décidez de votre propre bonheur aujourd’hui parce que tout part de votre état d’esprit, de vos pensées et personne ne peut vous enlever ça, et je me faisais la réflexion parce que je viens de rentrer d’un voyage avec le reste de mon équipe, notamment avec les responsables des pôles dans mon entreprise Se Sentir Bien et nous étions au Canada, parce que l’un de nos collaboratrices était au Canada, elle ne peut pas prendre l’avion facilement à cause d’une maladie chronique qui l’en empêche, et nous sommes toutes allées au Canada, c’était une belle expérience en terme de team building, le fait de faire un voyage extraordinaire, parce que nous n’avons pas toutes l’occasion de faire cela, c’était vraiment génial de se voir physiquement parce que l’on travaille toutes à distance. Leila est au Canada, Pauline est en normandie, Claudia qui est en Corse, Marina scribe est à Paris avec moi et Marina coach habite à Nantes…. Nous sommes toutes dispatchées, nous sommes toutes réparties partout dans le monde et c’était agréable pour le noyau dur de l’entreprise qui prenait de nouvelles décisions, eh bien de se rencontrer toutes. A cette occasion, nous avons parlé des objectifs de l’année 2020 pour l’entreprise, des postes de chacunes, des projets que l’on avait envie de faire, nous allons faire des projets à but non-lucratifs cette année, notamment Woman Up. J’ai relu avec elles la vision de l’entreprise pour 2020, mais aussi ce que je m’étais donné comme mission et ce que j’avais envie de porter comme message à long terme et ça m’a obligé de le réécrire, chose que je fais au moins une fois dans l’année et que j’avais fait la dernière fois au mois de septembre dernier, c’était très intéressant de le relire et je me suis dit que j’avais envie de vous le lire et je l’ai jamais fait ici sur le podcast. Je vous parle bien entendu de la version courte, je ne vais pas revenir sur la vision de l’entreprise pôle par pôle parce que ça n’aurait pas de sens de vous partager ça.

Je vais vous lire les quelques phrases et vous allez voir le lien avec ce que je vais vous raconter aujourd’hui dans ce podcast. Si je devais résumer en une phrase la raison pour laquelle je suis ici, et le message que j’ai envie de porter, autrement dit dans l’entreprise si on devrait définir le “what we stand for ?”, je ne sais pas ce que je veux dire mais souvent dans une entreprise on se demande pourquoi nous sommes là et quel est le message que l’on porte ? 

La vision chez Se Sentir Bien

La phrase qui résume ce que je fais ici c’est : “vas-y, ose, fais-le, tu peux le faire”. C’est vraiment ce que j’ai envie de dire, quel que soit le rêve en question, l’objectif auquel vous pensez. Je parle beaucoup d’entrepreneuriat, c’est souvent le type de personne que j’attire à moi sur ce podcast, en réalité c’est ce qui me parle à moi, avec mon biais personnel mais je pense ça pour à peu près tout, qu’il s’agisse d’objectif créatif, dans le fait de fonder une famille, d’aller vivre à l’étranger, de faire quoi que ce soit qui nous inspire. 

Voici la version longue que j’ai lu à l’équipe de Se Sentir Bien :

Notre vie sur cette terre est courte et la prendre au sérieux est une distraction, ça n’a pas de sens de s’excuser et de faire semblant, notre seul rôle en tant qu’être humain c’est d’être nous de façon entière, authentique et inspirée, c’est en le faisant que notre contribution sera massive et que notre vie aura un sens à nos yeux et que notre expérience humaine sera sereine et heureuse.

C’est tellement un message que j’ai envie de porter, cet aspect de : “tu peux y aller, le seul risque que tu prends c’est d’être mal vu pas d’autres personnes, mais en réalité tu n’as pas le temps de faire semblant, tu n’as pas le temps de t’excuser de qui tu es vraiment”, parce qu’a priori si tu as envie d’aller dans telle ou telle direction c’est parce que ça t’anime, c’est parce qu’il y a quelque chose au fond de toi et la vie est trop courte pour prendre tout ça au sérieux. Pour prendre le regard des autres au sérieux, dans quelques dizaines d’années nous ne serons plus là, est-ce que cela vaut le coup de s’intéresser à ce que pense les autres. C’est quelque chose qui m’agace au fond de moi, comment cela se fait qu’on a réussi à être aussi aveuglé par toutes cette pression sociale, par tout cet environnement alors qu’on ne voit pas ce qui est comme le nez en plein milieu de la figure, c’est à dire que la vie est très courte et que prendre tout cela au sérieux est juste un moyen de se distraire des choses qui sont réellement importantes, c’est à dire d’être heureux, que notre vie ait un sens à nos yeux, cela passe par les personnes que l’on aime, c’est souvent quelque chose que l’on oublie de mettre au coeur de notre vie, les choses qui ont du sens pour nous, ce que l’on aime faire, pour certains ça va être de l’art, pour d’autres créer des entreprises, passer du temps avec sa famille et éduquer ses enfants… Peu importe, on oublie de passer du temps à faire ce qui est important pour nous, et ça c’est quelque chose qui me rend folle quand je pense à mes clientes ou aux personnes qui commentent mes vidéos sur YouTube par exemple, qui me parlent du fait qu’elles ne se lancent pas de par la peur du regard des autres, et je me rends compte que ce qui se cache derrière ça c’est en réalité la peur de réussir.

Ce qu’il y a derrière la peur du regard des autres, ce n’est pas tant l’échec, il y a très souvent cette peur de l’échec mais très souvent elle est levée par l’obtention de diplômes qui nous apprend des compétences où le fait de tout simplement trouver d’autres personnes qui l’ont fait avant nous et qui ont balisés le chemin pour nous et qui nous ont proposés un plan d’actions à suivre. Ces personnes me disent qu’elles ont peur de l’échec, mais en réalité lorsque l’on creuse, la réelle peur qu’elles ont c’est la réussite, parce qu’en effet on va faire de l’essai/erreur, oui on va se planté et ce n’est pas grave mais il y a souvent des livres qui existent sur le sujet, des personnes qui ont entrepris des choses similaires auparavant, des coach et d’autres personnes qui vous montrent le chemin. Le vrai truc c’est d’avoir peur que ça marche, de se dire : “si j’applique tout ça, et si ça marchait ? Si j’étais capable de devenir coach et de réellement faire le métier que j’ai envie de faire dans ma vie”, ou “et si j’étais capable d’avoir mon diplôme, celui que je veux absolument et sur lequel je travaille”. Ce qui se cache derrière la peur de la réussite, il y a la peur du changement, la peur de ne plus être la même personne, d’avoir évoluer, d’avoir dû changer, effectivement si on a réussi à faire quelque chose, que ce soit l’obtention d’un diplôme ou la réalisation d’un projet business, la création d’une entreprise… dans les trois cas il a fallu changer, il a fallu apprendre de nouvelles choses, il a fallu se comporter différemment et se comporter, et probablement faire des choses que l’on avait jamais fait auparavant, et il y a cette peur d’être une personne différente à la fin. Il y a aussi la peur du regret qui pointe son nez, souvent on me dit : “j’ai peur que si je réussis, j’aurais des regrets de ne pas m’être lancé plus tôt”, “si c’était si facile j’aurais pu le faire avant et j’ai peur de regretter, donc je préfère à continuer à m’auto-saboter plutôt que de risquer de me montrer que c’était facile et de risquer de réussir maintenant”. Derrière la peur de la réussite se cache la peur de ne pas mériter : “oui mais si je réussi, et si c’est facile, est-ce que je vais me sentir légitime ? Est-ce que c’est juste que je réussisse ?”, il y a toujours ce truc : “oui mais ce n’est pas juste que moi je réussisse parce qu’il y a d’autres personnes qui ne réussissent pas donc moi si je réussis je leur passe devant”, un peu comme si cela leur enlevait quelque chose. En réalité, si vous réussissez dans le domaine dans lequel vous vous lancez, quel que soit le domaine, ou quel que soit l’objectif que vous avez dans votre vie : qu’ils soient sportifs, des objectifs de perte de poids, d’arrêt de la cigarettes, de trouver un travail dans une branche différente… Quel que soit la chose que vous entreprenez, cela n’enlève rien à personne au contraire, quand vous réussissez, vous inspirer davantage les personnes autour de vous, vous êtes davantage présent pour les autres, quand je parle de réussite, cela désigne n’importe quelle chose qui est importante pour vous, je ne parle pas forcément de réussite sociale au sens, réussite sociale comme par exemple avoir de l’argent et avoir des biens matériels… Je parle de ce que vous jugez comme étant une réussite. 

Derrière cette peur de la réussite il y a des peurs liées à l’identité, on a peur de la personne que l’on est vraiment et on se dit : “attend, si je réussis, est-ce que je ne risque pas de devenir une mauvaise personne”, cette réflexion revient beaucoup à mes oreilles notamment en ce qui concerne la perte de poids, j’en rigole avec tendresse parce que ce sont des croyances que j’ai pu avoir par le passé, il y a ce truc de : “oui mais si je suis mince, est-ce que je ne vais pas devenir une allumeuse ? Est-ce que je ne vais pas devenir une personne imbue d’elle-même et qui se regarde trop dans le miroir”, en réalité il y a une peur d’être qui l’on est vraiment, on ne se connait pas bien et on a peur d’être quelqu’un que l’on a pas envie d’être, comme par exemple la peur d’être quelqu’un de égocentré ou narcissique, il y a une part de nous qui n’est pas totalement sûre qu’on ne l’est pas. Dans la peur du changement c’est un peu le même mécanisme qui est à l’oeuvre : “et si les personnes de mon entourage me regardaient différemment si je réussissais, et si ils me laissaient tomber, et si cela ferait le tri dans mon entourage, si je me mettais à gagner plus d’argent ?”. Souvent, la question du fait de gagner plus d’argent arrive sur le tapis : “cela changerait mon statut social, est-ce qu’il n’y a pas des personnes qui me tourneraient le dos, qui arrêteraient d’être amis avec moi ?”, il y a vraiment cette peur de se dire : “est-ce que moi je vais changer ? Et est-ce que les personnes autour de moi vont changer elles aussi si je réussis ? Est-ce que leur regard sur moi va changer ?”

En réalité, lorsque l’on a peur du regard des autres, on a peur du regard de soi sur soi. Le regard des autres n’est autre qu’un miroir, quand nous avons peur que quelqu’un le pense c’est qu’il y a une part de nous qui le pense vraiment. Tout ce bullshit fait que l’on reste bloqué et qu’on reste dans la même situation. Mais j’aimerais que vous vous rendiez compte dans ce podcast que lorsque l’on regarde toutes ces pensées, est-ce que cela est vraiment important ? A l’échelle de sa vie, le fait de se dire que l’on ne mérite pas, peut être que je vais devenir différent, peut-être sur mon entourage va me juger… Est-ce que cela vaut un rêve ? Est-ce que cela vaut le coup, pour ne pas avoir ça, de ne pas vivre la vie qui nous inspire, est-ce que cela vaut le coup de se mettre en situation d’échec par procrastination, par auto-sabotage, parce que l’on a peur de réussir ? Est-ce que cela ne vaut pas plutôt le coup de se demander : “pourquoi j’ai peur de réussir ? Qu’est-ce que je me raconte au sujet de cette réussite ?”

Si je reprends l’exemple de devenir coach, si pour moi être coach cela implique de travailler énormément, et qui ne compte pas ses heures, qui n’est pas payé beaucoup et qui en plus est un charlatan, forcément je n’ai pas envie de devenir ça. Je n’ai pas envie de travailler beaucoup, de ne pas compter mes heures et d’être complètement crevé jusqu’à risquer le burn-out et en plus de cela, d’être perçu comme un charlatan socialement, bien sur que je n’ai pas envie d’être ça. 

Idem si avoir mon diplôme, cela implique : être quelqu’un qui sacrifie toute sa vie sociale, et être un geek inintéressant socialement, évidemment que je n’ai pas envie d’incarner cette image. 

La question à se poser lorsque l’on a un objectif et que l’on a peur de réussir, qu’est ce que j’imagine que cela impliquerait de réussir dans ce domaine en particulier ? Quel est mon imaginaire autour de la réussite ? Si je gagne plus d’argent, si je gagne trois fois ce que je gagne actuellement je vais tout dépenser chez Louis Vuitton ? Qu’est-ce que tu comptes faire de cet argent ? Est-ce que tu as l’intention de tout dépenser chez Louis Vuitton et en quoi c’est une peur ? Est-ce que c’est une peur qui est légitime, est-ce que c’est vraiment quelque chose que tu vas faire ? Derrière cette peur se cache celle de ne pas vraiment se connaître, de ne pas savoir ce que l’on va vraiment faire avec cet argent.

Si j’ai mon concours d’avocat, les personnes autour de moi vont peut-être arrêter de me parler ou trouver que je suis un peu pédant, ok et de quoi j’ai peur ? Est-ce que j’ai vraiment peur que si j’ai mon diplôme je vais devenir quelqu’un de pédant ? Est-ce que c’est moi, est-ce que cela me ressemble ? 

A chaque fois c’est juste une non-connaissance de qui l’on est vraiment, à partir du moment où l’on sait qui l’on est, que l’on sait que le choix que l’on a fait est complètement aligné avec qui l’on est, eh bien nous n’avons pas peur du regard des autres, le regard des autres nous glisse dessus, par parce qu’on ne veut pas l’écouter, pas parce que l’on n’écoute plus les critiques constructives, pas parce que l’on est pas intéressé de savoir ce que pensent nos parents ou de quoi ils ont peur pour nous, pour la suite.

Cela veut juste dire que l’on est tellement certains de la direction dans laquelle on va parce qu’on y réfléchit en partant de notre intuition, que le regard des autres, en comparaison à cette vision que l’on a de ce que l’on veut faire, n’a pas d’importance, il est bien plus minime. 

C’est vraiment ce que j’ai envie de vous transmettre ici, quand vous vous rendez compte que vous avez peur de la réussite, même si vous vous “bullshitez” en vous disant que vous avez peur de l’échec ou que vous avez peur de manquer de légitimité, remarquez comme il peut avoir la peur de la réussite en filigrane avec tous les changement que cela va impliquer. Ce que j’ai envie de vous dire : “ose être toi, ose être la personne que t’es vraiment, c’est une façon de t’honorer toi, et c’est la meilleure façon d’être présent dans ce monde”. Comme je le disais dans ma vision, pour moi, notre seul rôle sur cette terre, et c’est vraiment quelque chose que je crois profondément, c’est d’être nous-mêmes, on est pas là pour prendre soin des autres, où les faire aller bien, nous n’avons pas le pouvoir sur leurs émotions, nous ne sommes pas là pour réaliser des tâches précises, nous sommes là pour être juste nous, et en étant nous-même on sera là où nous sommes le meilleur, on étant là où on est le meilleur c’est là que l’on contribuera le plus. Si il se trouve quand dans votre cas, cela passe par le fait de prendre soin des autres, faite le d’une place qui est alignée pour vous, vous le ferez de manière éclairée, et de manière inspirée mais ne le faites pas dans le but d’avoir l’approbation des autres, dans le but de ne pas avoir un mauvais jugement, d’avoir par extension une mauvaise image de vous-même. Travaillez plutôt sur l’image que vous avez de vous-même et demandez-vous pourquoi vous avez peur de ça, pourquoi vous avez peur de réussir dans les domaines qui sont vraiment ceux vers lesquels vous vous sentez attirés, ceux qui vous inspirent réellement. 

J’ai vraiment envie de vous transmettre, ça, si on a une vie qui est alignée avec qui l’on est vraiment, c’est aussi là que l’on sera plus présent pour les autres, c’est souvent quelque chose qui revient dans la peur de la réussite : “si je deviens un chef d’entreprise à succès, je vais être absorbé par mon travail et je ne vais plus être présent pour les autres”, c’est faux. Ça peut être vrai si vous décider que c’est vrai, si vous-même vous êtes quelqu’un d’absorbé par le travail et que vous n’avez pas à coeur d’être présent pour les gens que vous aimez, que vous soyez chef d’entreprise ou non, ce peut être quelque chose qui vous arrivera d’être absorbé, nous n’avons pas besoin d’être chef d’entreprise pour être absorbé par son travail. Il y a de nombreux autres métiers où c’est le cas, et ce n’est pas la faute du métier en soi, c’est plutôt une question d’identité, une question de personne. Derrière ça, il y a toujours ces questions de : “Qui suis-je ? Ou vais-je ? Est-ce que je crois en qui je suis ? Est-ce que je suis sûre de la personne que je suis ?”, c’est très utile comme information que de se rendre compte que j’ai peur de la réussite, qu’est-ce que je me dis sur ma réussite, qu’est-ce que je pense que cela va changer dans mon environnement, dans ma personne etc… ? Ces pensées que j’ai ce sont des choses sur lesquelles je ne me connais pas encore assez bien, sur lesquelles je n’ai pas encore assez travaillé, sur lesquelles je n’ai pas de certitudes et ça vaut le coup d’aller creuser soit avec votre coach ou en auto-coaching grâce aux outils que je propose dans ce podcast et d’aller faire un flot de pensées là-dessus, d’aller faire un modèle de Brooke Castillo là-dessus, et de se demander : “quand je me dis que si je fais des études, je vais sacrifier ma vie sociale”, comment cela me fait me sentir, quels résultats cela crée dans ma vie, et de remarquez comment cette pensée là est ce qui crée le sacrifice, alors qu’en réalité il y a de nombreux autres choix possibles. On peut très bien faire des études longues, qui prennent beaucoup d’énergie sans pour autant sacrifier sa vie sociale, c’est juste que j’ai choisi de voir les choses d’une certaine manière ou c’est une pensée qui m’a été proposé par l’inconscient collectif, j’ai la possibilité de voir les choses autrement. 

Le message ici : laissez-vous l’opportunité d’oser aller vers vos rêves, n’ayez pas peur de la réussite, elle est juste là pour vous sublimer, pour sublimer vos projets et l’aide et la contribution que vous pouvez apporter dans ce monde. Pour moi c’est très important de contribuer et de se laisser cette opportunité là. 

J’en avais parlé dans un épisode qui s’appelle le talent, qui est le numéro #83, où beaucoup de personnes ont peur de leurs talents cachés et ne se sentent pas légitimes et où je vous disais que si il y a quelque chose sur lequel vous êtes meilleur que d’autres, quelque chose qui vous paraît naturel et pour vous ça vous semble tellement nul dans la mesure où vous savez le faire et que c’est presque inné chez vous, si vous n’utilisez pas ce talent, vous privez le monde entier, ce talent vous a été donné sans raison particulière, vous êtes né-e avec ce talent, vous avez cette capacité, ça peut être un talent artistique comme on l’entend souvent mais ça peut être une capacité d’écoute, une capacité d’empathie… peu importe, mais quelque chose qui vous définit, cette chose là vous ne l’avez pas demandé et votre rôle c’est de le mettre à contribution, et pour cela il ne faut pas s’excuser de réussir. Même si cette réussite vous l’avez parce que vous avez cette facilité à faire les choses. Par exemple, moi j’ai une facilité à parler devant une caméra ou devant un micro, c’est facile pour moi, parler d’un sujet pendant 25 minutes, c’est plus facile pour moi que pour la plupart des gens, est-ce que cela signifie que la réussite sur mon podcast ou sur ma chaine YouTube est illégitime ? 

Je n’en sais rien et cela m’est égal en réalité. 

Je vois juste que si je ne mettais pas ce talent à contribution, ce talent qui ne dit absolument rien sur moi et qui ne m’appartient pas, qui m’a été donné sans aucun raison et je n’ai aucun mérite à l’avoir, si je ne le mettais pas à contribution parce que je me disais que j’étais illégitime par exemple, si j’avais peur de réussir dans ce domaine là, je ne pourrais pas contribuer comme je le ferais, et je donne mon exemple parce que c’est celui que j’ai sous la main et que vous le connaissez mais c’est vrai pour tout le monde.

C’est vraiment quelque chose que j’ai vraiment envie de vous encourager à faire, c’est d’aller vers votre réussite, de prendre votre place et j’ai encore plus envie de le dire aux femmes parce que l’on vit dans un monde où on a un passé patriarcal qui nous suit et qui est encore présent, et il y a encore beaucoup de femmes qui sont dans le sacrifice, et qui ne sont pas en train d’aller attraper leur réussite, ne vous excusez pas d’être là, allez-y, vous n’écrasez personne, vous n’enlevez rien à personne lorsque vous réussissez, au contraire, vous rayonnez, vous brillez, et vous donnez l’opportunité à d’autres de faire la même chose, c’est juste inspirant, c’est la meilleure façon de contribuer avec les talents qui sont les vôtres.

J’ai vraiment envie de vous encourager à aller dans cette direction là et avant de vous laisser je vous encourage à écouter les épisodes #59 et #16 parce que j’avais parlé respectivement d’auto-sabotage et de la peur de l’échec et je pense que cela peut faire écho à ce que j’ai dit aujourd’hui avec des outils qui peuvent compléter ce que j’ai évoqué aujourd’hui.

Je m’arrête là pour cet épisode, je vous embrasse, je vous souhaite un excellent week-end, un excellent vendredi et je vous dis à la semaine prochaine !

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