#132 – Le rêve caché


Retranscription écrite du podcast :

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet, coach certifiée et dans ce 132ème épisode nous allons parler de rêve, vous savez que c’est un sujet que j’aime tellement, vous parler de rêves, de projections de vie, et aujourd’hui nous allons parler en particulier du rêve caché.

Peut-être que vous ne savez pas à quoi je fais référence lorsque je parle de “rêve caché”, c’est un terme que j’ai emprunté à l’une de mes coach parce que vous le savez, chez Se Sentir Bien nous avons une équipe de coach qui ne cesse de grandir depuis 2019, chacune a sa propre personnalité et l’une d’entre elle qui utilise souvent ce terme de rêve caché et je trouve cela super inspirant, elle l’utilise notamment avec les personnes qu’elle reçoit lors de leur premier appel parce que c’est une coach qui reçoit beaucoup de personnes lors des premiers appels gratuits. D’ailleurs je ne sais pas dans quel mesure je ne le vous dis pas suffisamment ici sur le podcast, il est possible pour vous d’avoir un premier appel, un premier coaching gratuit qui sert un peu de diagnostic si vous voulez, pour savoir quelle est la problématique que vous rencontrez, sur quoi vous avez besoin de coaching exactement et est-ce que l’on peut vous aider. Sachant que nous on aide particulièrement les personnes qui ont à la fois envie d’oser, de se lancer et de créer des choses, des personnes qui savent qu’elles ont 10 millions de projets sur le feu, et qui aujourd’hui sont bloquées parce qu’elles ont de nombreux tampons émotionnels et notamment liés à la nourriture. Si vous êtes à la fois un profil de personne qui sait qu’elle aimerait perdre du poids, vous savez que vous avez envie de vous libérer de l’emprise de la nourriture a sur vous, que ça vous obsède et que vous passez beaucoup de temps dans vos journées à penser à la nourriture plutôt qu’à être dans votre vraie vie, à consacrer votre attention à des choses qui vous inspirent vraiment et à créer vos projets parce que vous vous demandez quel est la prochaine chose que vous allez manger et que tout votre espace mental est pris par ça et vous bloquez dans votre vie en vous disant que tant que votre poids ne sera pas perdu de toute façon vous vous sentirez bloqué-e dans vos projets, et que vous savez que vous savez que vous avez envie de vous lancer dans de l’entrepreneuriat, venez vers nous et demandez nous un premier appel, cela vous permettra d’avoir pas mal de clarté.

Pour demander un premier appel, la démarche est simple, il suffit d’aller sur sesentirbien.coach/coaching

Sur cette page on vous explique ce que l’on fait, et ensuite vous avez un calendrier où vous pouvez prendre un rendez-vous directement avec l’une des coach.

Et l’une d’entres elles qui est Céline, parle souvent du rêve caché. Souvent, on s’embourbe dans notre quotidien, dans nos “rêves de surface”, sans aller voir le fameux “rêve caché”.

Je vais vous raconter ma propre histoire, même si je l’ai déjà fait de différentes manières, vous le savez peut-être si vous me suivez depuis longtemps, et si vous venez d’arriver je vous souhaite la bienvenue. 

D’astrophysicienne à coach en émotions spécialisée dans la perte de poids

J’ai fait des études scientifiques, j’ai un doctorat en astrophysique, j’ai travaillé en tant que chercheuse dans un laboratoire pendant 1 an, j’ai fait 1 an en thèse puis 1 an en post-doc (pour celles et ceux qui connaissent le système vous savez ce que cela signifie). C’est l’équivalent de chercher en CDD. L’astrophysique a nourrit ma vie depuis que je suis enfant, vers l’âge de 7 ou 8 ans, j’ai commencé à m’intéresser aux étoiles et à l’astronomie comme beaucoup d’enfants j’ai eu mes propres lubies et ça ça aurait pu typiquement rester une lubie sauf que je m’y suis accrochée et j’avais ce rêve de devenir cosmonaute, de devenir astronaute, de faire de l’astronomie. Quand j’ai commencé à faire de la physique au collège j’ai trouvé ça génial, on peut comprendre le monde, c’est très pratique, les forces, les atomes, j’ai trouvé cela absolument fascinant et je posais pleins de questions, moi qui n’étais jamais attentive en cours parce que je suis du type multipotentiel, qui s’intéressent à de nombreuses choses à la fois, je faisais de la musique, de l’art, du sport et en même temps des mathématiques etc… J’étais une petite fille un peu dure à canaliser on va dire, et là j’étais fascinée par ce cours et je me souviens de ma camarade au collège à côté de qui j’étais assise en cours de physique, qui m’a dit : “t’aimes l’astronomie, t’aime la physique, t’as qu’à faire astrophysicienne”, moi j’étais en 5ème et je n’avais jamais entendu ce mot de ma vie auparavant. En plus je viens d’une famille où l’on avait pas forcément accès à la culture, c’est mon histoire personnelle qui explique cela. 

J’étais une enfant qui n’avait pas particulièrement était soumise à des choses intellectuelles. Je n’avais donc jamais entendu ce mot, ce qui fait que je vais voir mon professeur de physique, et je lui demande : “Monsieur Bonnet [dans mon collège de Thonon-les-bains en Haute-Savoie], comment on fait pour devenir astrophysicienne ?”, ce à quoi il m’a répondu : “il faut avoir son brevet des collèges”, une réponse très pragmatique, typique de celle d’un professeur. 

Moi je suis partie avec cette idée en tête d’avoir mon brevet, après mon bac scientifique… Je n’osais pas dire autour de moi que je voulais faire de l’astrophysique, parce qu’à chaque fois que je disais ça aux gens, où je mentionnais aux gens cette passion là, je me rendais compte que j’avais moins la passion que d’autres personnes qui connaissaient tout sur tout, qui avaient lu tous les livres. Il faut savoir que dans les choses qui m’intéressent dans ma vie, j’ai une approche très pratico-pratique, intuitive aussi, mais très dans le concret et très basé sur l’expérience. L’expérience de l’astrophysique c’était davantage en club d’astronomie, ou dans des expériences de physiques que je faisais dehors pour tenter de comprendre les phases de la lune, le soleil etc… Davantage dans l’expérimentation avec mes sens on va dire que dans la lecture de livres. Les années sont passées et j’ai continué à m’intéresser à l’astrophysique et je ne disais pas aux gens qui m’entouraient que je souhaitais m’orienter dans cette voie parce que tout le monde me disait que c’était dur, qu’il n’y avait peu d’élus… J’ai fini par faire ça, à la force de l’implication, à la persévérance, je n’étais pas particulièrement une élève extrêmement douée, j’ai eu mon bac en redoublant ma 1ère S, j’étais une élève pas très attentive, disons que le fonctionnement global de l’école n’était pas celui qui me correspondait le mieux et ça a été un peu mieux à la façon car j’étais un peu plus autonome, mais j’ai toujours gardé cette idée en tête de l’astronomie” à tout prix. 

Je me suis un peu raccrochée à ce rêve et c’était devenu mon identité, c’est à dire qu’autour de moi, on m’identifiait comme “la fille qui fait de l’astrophysique”, j’étais la gamine qui s’intéressait à l’astronomie, ma mère m’identifiait de cette façon. C’était vraiment mon rêve, quand on me demandait quel était mon rêve, je disais : “je veux faire astrophysicienne”. J’ai trouvé ces études passionnantes, c’était intéressant du point de vue intellectuel, je me suis beaucoup dépassée, je me suis prouvée que j’étais capable de faire des choses difficiles. Passer des échelons, travailler à la façon en autonomie ce n’est pas forcément facile, la licence, le master, le doctorat, écrire la thèse… Sachant que je ne suis pas la meilleure personne en terme d’écriture, ce qui fait que pour moi ça a été un vrai challenge d’écrire une thèse, la soutenir, l’obtenir (avec des félicitations), et ça c’était cool ! Et ensuite faire ma vie, et quand je suis arrivée à la fin de ma thèse, je me souviens très bien m’être dit : “mais qu’est-ce que je fais ?”.

L’évidence que j’avais avant, qui était : “c’est ça mon rêve, c’est ça que je veux faire, c’est ça mon rêve depuis toujours”, parce que finalement je me trainais ce rêve là depuis que j’avais 13 ans, et avant ça j’étais déjà passionnée d’astronomie depuis mes 8 ans. Ce truc là a été dans mon identité et ça m’a fait me questionner pendant longtemps.  j’ai eu des allers/retours parce qu’à un moment donné j’ai voulu être diététicienne, du fait de ton mon passif avec l’alimentation etc… Je l’ai vraiment envisagé dans le sens où je me suis renseignée sur les BTS quand j’étais au lycée. Ce rêve d’astrophysique c’était LE rêve évident, quand je suis arrivée à la fin de mes études je me suis dit que j’avais atteint mon objectif : j’étais astrophysicienne, j’ai mon diplôme, je suis docteur de l’école doctorale de l’école d’astrophysique et d’astronomie de Paris, je suis astrophysicienne, c’est mon métier. 

Je me suis retrouvée en me disant : “Qu’est-ce que je fais avec ça ?”. Je vous parle de ça et c’est assez récent, c’était en 2014, là il ne s’est passé que 6 ans depuis cette prise de conscience, ma carrière de coach n’a début qu’à partir de ce moment là. Ma mère m’a dit quelque chose que j’ai trouvé extrêmement puissant et que j’ai déjà mentionné en vidéo, je ne crois pas l’avoir mentionné sur ce podcast. 

Tu sais Esther, ce n’est pas parce que c’était ton rêve de petite fille que ça doit être ton rêve de jeune femme.

Et quand elle m’a dit ça, elle m’a donné cette autorisation de remettre en question ce rêve, parce qu’au final, je n’étais pas heureuse avec ce rêve accompli, j’avais le statut social ça c’est sur. Lorsque tu es astrophysicien et que tu vas en soirée, on te demande ce que tu fais dans la vie, c’est clair que tu gagnes le jeu social sans même avoir essayé de jouer. Vous savez si vous me suivez que j’adore les jeux de statut social, c’est mon truc préféré en société (ironie). 

Quand elle m’a dit ça, elle m’a donné malgré elle l’autorisation : “mais si t’as envie de faire quelque chose d’autre de ta vie, si ton rêve est ailleurs, même si socialement, tout le monde à l’air de dire que c’est trop bien ce que tu fais, tu as le droit d’aller chercher quelque chose d’autre”

Et c’est ça le rêve caché.

C’est s’autoriser à aller chercher quelque chose d’autre : “oui je sais ma vie est trop bien, mon rêve ça devrait être d’avoir des enfants, de fonder une famille, d’avoir de belles études”, c’est à dire avoir toutes les choses qui sont valorisées socialement, typiquement un doctorat d’astrophysique, les études de médecine… Cela va dépendre d’une famille à l’autre. Il y a des choses qui sont universellement valorisées : avoir des enfants, fonder une famille, acheter une maison, avoir un statut social, une carrière professionnelle ancrée… De se dire : “quel est mon rêve caché ?”, quel est le truc que je ne m’autorise pas à aller chercher. Ce truc où je me dis : “non mais je n’ai pas le droit de vouloir ça”. Ce que je me dis c’est : “ce n’est pas accessible pour moi, c’est trop bien, il est trop tard, je suis trop vieille, si j’avais voulu faire ça il aurait fallu que je le fasse il y a bien longtemps…”. C’est quoi ce truc qu’on enfouit au fond de soi, où est ce rêve caché ? C’est vraiment important de se poser ces questions là parce que tant qu’on ne le fait pas, on ne peut pas être dans l’authenticité avec soi-même, on ne peut pas être dans la présence à soi, être là pour soi. Très souvent on vient me voir et on me dit : “je n’ai pas de rêves”. Je vous en parlais notamment dans le cadre du programme où l’on vous propose des premiers appels, c’est généralement celui pour lequel vous venez, pour certaines d’entre vous c’est plutôt un mentorat avec moi lié à l’entrepreneuriat, mais pour la plupart d’entre vous il y a vraiment cette dimension de perte de poids, de rapport à la nourriture et de tampons émotionnels et derrière tout ça il y a le rêve caché, et souvent vous me dites : “tu sais Esther, moi je n’ai pas de passion, je n’ai pas de choses qui me drive…” et en faite j’ai envie de dire à ces personnes qu’elles sont dans la répression. Soit c’est parce que ton rêve tu trouves qu’il n’est pas assez bien, parce que socialement on t’as dit que ce n’était pas assez bien, peut-être que ton rêve c’est d’être mère au foyer, et comme t’es féministe et qu’on est en 2020, tu te dis que ce n’est pas assez bien, que ce n’est pas assez valorisé socialement, si ton plus grand rêve c’est d’avoir une famille de 7 enfants, de le voir grandir, d’être à 100% là avec eux, de jouer avec eux, de faire des jeux de rôles, d’organiser des jeux de sociétés, c’est ça qui t’éclate dans la vie… Ou peut être que ce rêve tu ne t’autorise même pas à aller le regarder, peut être que ton rêve c’est de faire le tour du monde, d’être tout le temps en voyage, c’est d’avoir personne qui te dicte ta conduite, de ne pas avoir de boss, de ne pas avoir de contraintes, tu te dis que concrètement ce n’est pas possible dans notre vie, il faut bien vivre, payer ses factures etc…

Ce n’est pas la question, alors évidemment qu’il va te falloir de l’argent, bien sur qu’il va te falloir un lieu pour vivre, où un endroit sécurisé pour dormir, c’est une évidence. Le truc actuellement c’est que tu n’as qu’un seul “comment ?”, tu crois que la seule façon d’avoir de l’argent, d’avoir de quoi vivre c’est un boulot et une situation stable parce que c’est ce que l’on t’as dit depuis que tu es enfant mais oublie le “comment”, oublie la façon pragmatique de le faire et pose toi la question : “c’est quoi le rêve caché, le truc que tu veux vraiment faire ?”. Et souvent il faut aller le chercher derrière ce truc de façade, et souvent pour ces personnes qui ont conscience qu’elles n’ont pas vraiment de rêves, vous savez déjà qu’il y a quelque chose à aller chercher, que cela va aller demander d’enlever les sur-couches de peurs sociales etc… Pour les gens comme moi, qui avaient ce truc très social et très visible de : “moi je suis un artiste, moi je suis un scientifique…” c’est un peu plus difficile de se regarder face à un miroir, est-ce que j’en ai quelque chose à faire de l’astrophysique ? Parce que moi, concrètement, mes week-ends, je ne les passait pas à aller regarder ce qu’il se passait pour la dernière comète, où le dernier module posé sur je ne sais quel astéroïde, j’avais des amis qui me retweetait des trucs, tout le week-end ils allaient lire des articles sur le sujet… alors que moi non. Ce n’était pas mon vrai rêve, c’était un rêve de façade, c’était ce à quoi je m’étais accroché pour donner un sens à ma vie, mais mon vrai rêve c’était autre chose, et la seule façon d’aller chercher ce que c’est de se demander : “Qui je suis vraiment ? Quelles sont mes vraies valeurs ? Qu’est-ce qui m’intéresse vraiment dans la vie ?” et d’être OK avec ce qui se joue pour nous à ce moment là, parce que très souvent : on a peur de ça, on se juge énormément : “tu devrais quand même te tenir informée de ce qu’il se passe à la NASA, tu es quand même astrophysicienne…”, s’autoriser à se demander : “quel est mon vrai rêve ?”. Mon vrai rêve était simple : je voulais faire ce que je veux, quand je veux et où je veux. Facile, tu te dis que je vis sur un nuage. Le vrai rêve caché c’était ça, et la vraie volonté qui se cachait derrière c’était de contribuer, de connecter avec les gens et c’est ça qui me parle, c’est pour ça que j’ai cette chaîne YouTube et ce podcast que vous êtes en train d’écouter actuellement.

Le vrai rêve caché pour moi c’était de connecter avec des gens sur internet, c’était d’être là et de transmettre, de parler d’humain à humain, de se parler d’âme à âme et de grandir ensemble et d’apprendre, de transmettre, de laisser cette bouteille à la mer qu’est ce podcast comme j’aime à le dire.

C’était ça mon vrai rêve : aider les gens pour moi, je ne suis pas dans une démarche altruiste du tout, souvent on me dit : “t’es vraiment généreuse Esther”, et moi je réponds simplement que j’ai un gros besoin de contribution, j’ai envie de faire ma part, mais en soit j’envoie des bouteilles à la mer et c’est vous qui faites en sorte de vous approprier les outils et les notions que j’aborde dans le podcast. C’était ça le vrai rêve, mais sur le papier ce n’était pas forcément super cool, je passe de : “je suis astrophysicienne” (où tu gagnes le jeu social malgré toi) à “je suis coach et je fais du contenu sur internet”, ce qui équivaut à “je ne fous rien sur Instagram et je me prends pour une star” et “coach” équivaut dans l’imaginaire collectif à charlatan, alors vous pouvez aisément imaginer bien ce que cela peut bien vouloir dire. Je sais que ce que vous êtes en train d’écouter a le potentiel de changer votre vie, pas le podcast en lui-même mais ce que vous vous allez en faire. J’ai envie de vous dire : “bouge-toi, va chercher ce rêve caché, va t’autoriser à être qui tu es vraiment, fais-le, va creuser, donne-toi le temps qu’il faut, va voir un psy si c’est nécessaire, va chercher ce rêve caché et autorise-toi à être la personne que tu veux vraiment être”.

Je vais vous laisser là-dessus aujourd’hui, faite un flot de pensées sur le sujet s’il vous inspire, si vous avez envie d’aller chercher ce rêve caché, sans vous juger, qu’est-ce que je m’interdis dans ma vie ? Posez-vous cette question, qu’est-ce que je trouve trop grand pour moi que je ne m’autorise pas à faire ? 

Je m’arrête là pour aujourd’hui, je vous souhaite un excellent week-end, et je vous dis à la semaine prochaine !

6 commentaires

  1. Pauline C

    Bonjour Esther,
    Ce n’est pas la première fois qu’un podcast semble tomber exactement au bon moment (merci le biais de validation 🙂 ) Je suis justement dans une phase de réflexion sur ce que je veux vraiment, ce que j’aime faire… Alors que je suis en plein questionnement sur ma vie pro/perso. Merci pour ces réflexions, ça m’aide beaucoup!

  2. Peu importe

    Bonjour Esther,
    Mille mercis pour ce podcast qui vient de me procurer un sentiment de soulagement incommensurable, complètement inattendu et inespéré !
    Le (pas si simple du tout) fait d’écrire, à une personne absolument étrangère, sur un site internet, témoigne de ces sentiments de libération immense et de gratitude.
    Très bonne journée et encore merci.

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