#169 – Conflits et désaccords

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet, coach certifiée et dans ce 169 ème épisode nous allons parler de conflits et de désaccords. Je me suis dit que ce serait une super thématique à aborder en cette période. Je ne sais pas si vous allez tous connecter avec cela mais nous sommes dans une période où vous êtes plusieurs à m’avoir amené en coaching des problématiques de conflit avec la famille en cette période de Noël au temps du covid-19 qui est un Noël un peu particulier. Là où se pose des questions de : « Doit-on se réunir ou pas ? » « est-ce qu’on met le masque à la maison ? Est-ce que l’on se réunit en plus petit groupe ? »… Cela crée des désaccords, il y en a qui ne souhaitent pas venir mais s’ils ne viennent pas la famille risque de leur en vouloir, cela peut créer de la culpabilité, personne ne prend la responsabilité de ses émotions, c’est de la faute des autres, tout le monde s’en remet aux circonstances. Nous sommes dans des conflits avec des choses qui ne sont pas forcément dites frontalement mais qui sont dans la culture familiale, qui est dans le « passif-agressif », et ce n’est pas forcément facile à vivre en cette période qui est anxiogène pour tout le monde parce que les médias ne contribuent pas à acquérir un sentiment de calme auprès de la population. Personne ne sait sur quel pied danser, chacun à ses propres valeurs et sa propre vision des choses dans ce cadre là et cela peut amener des conflits. Ce que je vais vous dire ici ne s’applique pas uniquement aux conflits autour de la période de Noel en période de covid-19, si vous écoutez ce podcast plusieurs années après sa sortie, ce que vous allez y apprendre pourra s’appliquer de toute manière, nous allons apprendre à bien s’engueuler.

Cela peut être utile d’être en désaccord et que cela se passe bien malgré tout. Il faut bien se rendre compte d’une chose : c’est que l’on ne sera jamais tout à 100% d’accord. Nous avons tous des visions des choses et des valeurs qui sont différentes. Notre système de valeurs est basé sur notre culture, sur notre expérience personnelle et un joli mélange de culture sociale que l’on partage avec les autres êtres humains qui proviennent du même endroit que nous sur la planète, mais aussi des choses qui nous sont propres et qui sont propres à notre propre histoire, ce qui peut faire que nous avons des différends avec des membres de notre famille avec lesquels on a grandi, on peut malgré tout être en désaccord avec eux. La question est : que faire dans ces cas là ? Comment peut-on vivre ces désaccords de façon beaucoup plus sereine et comment peut-on les gérer, en sortir, faire en sorte que cela se passe bien ? 

Je pense que la première chose à comprendre c’est que cela est normal, de ne pas se dire que l’on a un problème, et que l’on devrait être toujours d’accord parce que l’on a à faire à sa famille. Nous avons tous des valeurs différentes donc il est tout à fait normal de parfois être en désaccord. Toutes les actions que l’on fait en tant qu’être humain, mais aussi tous les êtres humains de notre entourage : nos parents, nos amis, notre famille, nos amis… Nous faisons ces actions dans l’espoir de se sentir d’une certaine manière, on agit pour se sentir mieux ou pour fuir un inconfort émotionnel. Pourquoi voulons-nous fuir un inconfort émotionnel ? Parce que c’est désagréable et que c’est synonyme d’un besoin non-rempli, donc nous essayons de remplir nos besoins par nos actions quoi qu’il en coûte. C’est de cette manière que l’on se retrouve à faire des choses qui ne vont pas forcément dans le sens des personnes autour de nous mais qui sont là pour nous permettre de remplir nos propres besoins. Comprendre que toutes les actions que l’on entreprend en tant qu’être humain, nous y compris, pas seulement notre grand oncle qui insiste pour que l’on prépare du foie gras à Noël alors que l’on est végétarien, nous y compris. Peut-être que notre grand oncle lorsqu’il fait cela, il a besoin que cela soit comme il y a 30 ans, il a besoin que tout se passe son la tradition, parce que cela le rassure, parce que cela remplit un de ses besoins de sécurité émotionnelle, qu’il y ait du foie gras à table à ce Noël comme tous les autres, même si cette fois-ci c’est vous qui héberge le Noel de cette année et que vous êtes végétariens, vous n’aviez pas prévu d’en proposer à Noël mais lui s’en fiche, et ce n’est pas qu’il vous en veux à vous à titre personnel, même si il formule des choses qui ne vont pas dans votre sens, son véritable besoin à lui n’est pas tant qu’il y ait du foie gras à table, c’est plutôt que les choses soient comme elles ont toujours été, qu’il se sente en sécurité émotionnelle. Il est primordial de comprendre que toutes les actions des personnes autour de vous sont faites pour remplir l’un de leur besoin. Ce besoin peut simplement être celui d’être en accord avec leurs valeurs. Cela peut être une valeur liée à la famille, à la convivialité, par rapport au respect, il y a peut-être des choses avec lesquelles vous allez être en désaccord parce que vous n’avez pas la même vision de ce qui se cache derrière certaines valeurs.

Il est donc primordial de comprendre que nous sommes tous différents parce que nous n’avons pas tous les mêmes valeurs, que toutes les actions que l’on fait sont là pour remplir un besoin, vous avez peut-être votre besoin de « faire un dîner végétarien », mais votre grand oncle à l’inverse a le besoin qu’il y en ait à table, là nous sommes en désaccord parce que nous n’avons pas les mêmes besoins et les mêmes valeurs. Comprendre que ce n’est pas quelque chose de personnel mais bien un besoin humain, mais cela nous aide lorsque nous sommes dans une situation de conflit. Cela nous évite de prendre la chose personnellement, même si il le formule comme si il vous en voulez à vous personnellement, en réalité, il a juste son besoin humain qui s’exprime ici. 

La troisième chose qu’il faut comprendre ici est que la plupart des gens n’ont absolument pas conscience que ce qu’ils disent est en accord avec leurs valeurs et qu’ils essaient de remplir des besoins qui leurs sont propres. La plupart des gens n’ont absolument pas conscience que c’est une question de valeurs, il pense que leur manière de penser est universelle, que cela ne se fait pas de penser autrement.

Ils ne se rendent pas compte que c’est leur propre référentiel qui est à l’œuvre, que ce n’est pas respectueux pour eux et non dans l’absolu.

C’est une question de vision des choses, peut-être que dans votre propre référentiel, ce qui n’est pas respectueux c’est d’imposer le dîner lorsque l’on est invité chez quelqu’un. Beaucoup de personnes qui ne ce sont pas forcément penchées sur le développement personnel, c’est un comportement humain. Etre un être humain est synonyme d’être penché sur soi, nous voyons les choses à travers notre propre prisme, nous n’avons pas la possibilité de voir à travers le prisme de quelqu’un d’autre, sauf si cette personne nous le propose, mais ce ne sera toujours qu’une vision partielle de sa réalité. C’est normal que ce que cette personne pense est universel (même si ce n’est pas le cas). Vous avez surement déjà été confronté-e à ce cas de figure, que vous vous rendrez à l’étranger pour la première fois, et que vous entendez des personnes parler d’étrangers en disant : « ils sont bêtes de faire comme ça », ce n’est pas qu’ils sont bêtes mais juste qu’ils ne voient pas les choses de la même manière, ils sont juste le fruit d’une autre culture. Le premier instinct que l’on va avoir face à des comportements qui diffèrent des nôtres sera de se dire que cela est stupide, ou n’est pas comme cela devrait être. Nous n’avons pas conscience que notre vision des choses nous est propre. Et cela est le cas pour la plupart des gens. Avoir cette conscience là va être important pour comprendre ce qui est en train de se passer lorsque l’on est en train de vivre un conflit. 

La dernière chose qu’il y a à comprendre selon moi, c’est que la plupart des personnes ne pensent pas que leurs émotions proviennent de leurs propres pensées. Rappelez-vous, lorsque vous avez découvert cela grâce à ce podcast, ou à travers un livre, cela a été un mind blow improbable, votre cerveau a complètement été bluffé par la découverte de cette information, cela est tellement évident maintenant que vous le savez, mais pendant des années, vous avez cru que la raison pour laquelle vous vous sentiez mal, c’est parce que votre boss avait dit telle ou telle chose, que votre mère avait fait telle ou telle chose, c’est parce que la conjecture actuelle, vous pensiez que c’était les circonstances extérieures qui étaient responsables de vos émotions, parce que depuis tout petit on vous a enseigné cela malgré vous. On a l’habitude de penser que les autres peuvent nous faire du mal, que les circonstances nous font du mal, que si l’on se sent mal ce n’est pas à cause de nous mais à cause de facteurs extérieurs. Ici nous faisons face à la même situation, si votre grand oncle se raconte que c’est très grave un Noël sans foie gras à table, la raison pour laquelle il passe un mauvais Noël : c’est de votre faute. Vous en êtes responsable, vous êtes une circonstance pour lui, c’est vous qui n’avez pas de foie gras chez vous, c’est vous qui lui faites passer un mauvais Noël. Ce n’est pas parce qu’il vous en veux personnellement, c’est juste qu’il n’a absolument aucune conscience qu’il est responsable de comment il se sent ici. Il n’a pas conscience parce que lui pense que c’est très grave de ne pas avoir de foie gras sur la table de Noël et parce qu’il a un besoin de sécurité émotionnelle (si c’est son besoin), donc il vous exprime le conflit comme étant tourné vis-vis de vous, c’est vous le problème dans son prisme. Vous faites la même chose, même en ayant conscience de tout ce que l’on raconte ici, là c’est facile de dire toutes ces choses lorsque l’on a la tête froide et que l’on est pas dans l’émotion de comprendre cela et de l’intellectualiser mais quand nous sommes dans la situation à chaud, évidemment on prend les choses personnellement, nous sommes porté par notre ego qui est là pour nous protéger et nous voyons tout comme une potentielle menace, lorsque nous avons un besoin qui est potentiellement rempli, on le voit comme une menace et nous allons avoir tendance à être dans la réaction. Voici les différentes choses que je pense et qui sont importantes à comprendre lorsque nous sommes dans une situation de conflit/de désaccord. 

Tout le monde n’est pas forcément formé au développement personnel, toutes ces réactions sont très humaines. Comprendre cela va nous permettre de prendre du recul, de relativiser la situation et ne pas plonger dans le conflit tête baissée.

Comment faire pour gérer les conflits en pratique ? 

Je ne vais pas apprendre le développement personnel à mon grand oncle, « tu n’as qu’à penser autrement et ce n’est pas de ma faute si tu passes un mauvais Noël », même si il y a des membres de votre famille qui seraient ravies d’entendre parler de développement personnel, nous sommes tous au courant que ce type de travail sur soi c’est quelque chose qui vient de soi, ce n’est pas quelque chose que l’on peut imposer à l’autre et votre grand oncle n’en a peut-être rien à faire du développement personnel et il est peut-être très content dans la situation dans laquelle il se trouve actuellement en se disant que c’est de votre faute si il passe un mauvais Noël, il n’a pas forcément envie de penser autrement. 

Ce que je vous propose ici est de ne pas tenter de changer les autres, je sais que cela nous arrangerait que les autres changent, mais d’appliquer à soi tout ce que l’on se dit dans ce podcast. Les autres ne l’appliqueront pas forcément à eux-même mais vous vous avez ce pouvoir d’appliquer pour vous-même tout ce que l’on apprend ici. Vous pouvez vous dire :

Ok, je peux décider comment je me sens, c’est moi qui décide de comment je vois les choses, si je me fais accuser de telle ou telle chose, ou si une personne de mon entourage se trompe à mon égard

Je laisse à l’autre le droit le plus strict de penser ce qu’elle veut à mon égard. Je peux lui dire que je ne suis pas d’accord, je peux lui faire part de pourquoi je ne suis pas d’accord, mais c’est elle qui pensera ce qu’elle veut. Je ne peux pas changer ses actions, si j’ai envie qu’elle vienne pour Noel mais qu’elle ne le fait pas, je ne peux pas changer cette personne là. 

Ce que je vais vous inviter à faire lorsqu’il y a des conflits et des désaccords c’est d’être ok avec le fait de ne pas être d’accord, que cela arrive et peut arriver très régulièrement parce que nous sommes tous très différents, d’apprécier la richesse de ces désaccords et de ces différences de points de vue, et d’accepter la situation, d’accepter qu’il y a des gens qui pensent des choses à propos de nous avec lesquels nous ne sommes pas d’accord, des choses qui nous semblent complètement fausses dans notre propre référentiel, et être ok avec le fait qu’il y a des personnes qui vont penser des choses fausses à notre propos et que cela ne dit rien à propos de qui nous sommes vraiment. 

Cela va vouloir dire : aborder les choses avec sérénité, et se poser la question : « Comment je veux me sentir à Noël ? Quelles actions j’ai envie d’avoir et s’assurer qu’on agit en accord avec nos valeurs », si nous n’avons pas envie d’entrer en conflit frontal, ne pas le faire, si nous n’avons pas envie de venir eh bien de ne pas le faire et de ne pas se forcer, ne pas être dan sel sacrifice et faire des actions qui sont alignées avec nous-mêmes et cela va vouloir dire faire des choses qui ne sont pas totalement alignées avec nos valeurs, mais qui vont nous permettre de remplir certains besoins. Peut-être que vous allez décider d’aller chez telle personne alors que l’on est pas d’accord avec la façon dont se déroule les choses ou certaines décisions qui ont été prises par cette personne, parce que cela remplit une autre valeur/un autre besoin. L’invitation que je vous fais ici est d’être honnête avec vous-même et d’être ok avec les raisons qui nous poussent à faire toutes ces choses. Il s’agit de se concentrer sur soi et sur la manière dont on a envie de se comporter dans ce conflit, de la manière dont on a envie de se sentir dans ce conflit, et de ne pas aller en confrontation et résistance avec ce conflit, de vouloir que tout le monde soit d’accord et apaisé parce que c’est ok d’être en désaccord et c’est même normal.

Il faut être ok de nous rappeler que ce qui nous rassemble dans une famille ce ne sont pas les valeurs, c’est le sang qui coule dans nos veines, et les unions entre les personnes. Il n’a jamais été question d’être tous d’accord. Autant dans un groupe d’amis qu’on a choisit, évidemment nous avons envie d’être en accord avec les valeurs et qu’on ne se forcera plus à se voir si nous ne sommes pas d’accord, on arrêtera de se voir parce qu’on arrêtera d’être amis, mais avec la famille on va faire le choix de se voir même pendant 30 ans, d’être attablé avec l’oncle qui nous casse les pieds pour parler poliment, et de voir qu’à ce moment là nous ne tentons pas d’être d’accord, nous ne sommes pas en train de passer un agréable moment avec lequel on partage des idées communes, nous sommes réunis pour Noël, Noël est un moment passé en famille et que cette personne fait partie de notre famille et que cela nourrit notre besoin d’appartenance, et c’est tout ce que l’on essaie de faire à ce moment là. 

On peut, si on le souhaite, se mettre à la place de la personne en face, être en empathie, lui adoucir ses circonstances parce que quoi qu’il arrive il ne va pas penser d’une autre manière, il n’en a pas envie, il n’a pas envie de faire le choix de penser différemment afin de se sentir mieux, on peut choisir d’adoucir les circonstances de la personne en face mais il faut être certain-e de ne pas être dans le sacrifice et d’être d’accord avec nos raisons.

Voilà ce que j’avais envie de vous proposer pour gérer les conflits de manière générale, c’est d’être ok avec le fait que cela existe, de ne pas essayer de changer les personnes, et de travailler sur soi et de s’assurer que mes actions et mes paroles sont alignées avec qui je suis et pour le reste c’est entre vos mains.

Je vous rappelle qu’actuellement, sur mon compte Instagram, nous sommes en train de mettre en place un calendrier de l’auto-coaching, si vous voulez nous rejoindre c’est totalement gratuit, on pose une question par jour sur le thème de l’auto-coaching. Le but est d’apprendre à se connaître à travers une question. Chaque question que l’on se pose chaque jour est un moyen de se rapprocher un peu plus de qui l’on est et d’apprendre à se connaître. 

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Nous sommes en train de refondre LA Communauté avec l’équipe pour vous proposer un produit encore mieux dès janvier, n’hésitez pas à nous rejoindre dès à présent. Je m’arrête là pour ce podcast aujourd’hui, je vous souhaite une excellente journée, je vous embrasse et je vous dis à vendredi prochain !

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