#171 – La solitude comme outil puissant

Bonjour à tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet, coach certifiée, et dans ce 171ème épisode nous allons parler du pouvoir de la solitude.

J’aurais peut-être dû créer ce podcast il y a un an de cela, parce que cette année avec la pandémie, beaucoup d’entre nous ont été isolés au moins une partie de l’année mais c’est aujourd’hui que je lance ce podcast. Aujourd’hui je n’ai pas l’intention de vous parler de la solitude comme une problématique et une source de souffrance, même si je sais que parmi vous, il y en a qui souffrent de cette émotion de solitude et qui cherchent des clés pour remédier à cette problématique, ce sera l’occasion d’aborder le sujet dans un autre podcast.

Nous sommes là pour parler de ce que peut nous apporter la solitude et en quoi cela peut être un outil extrêmement puissant dans le cadre de notre développement personnel, là où il est habituellement admis que la solitude est une problématique, comme quelque chose de négatif. L’émotion de solitude est souvent associée à quelque chose de désagréable, elle est souvent synonyme d’un besoin non rempli, d’un besoin de se sentir appartenir à un groupe. Nous allons voir que créer un espace où l’on est seul peut être un outil puissant, au même titre que d’autres outils que j’ai pu vous présenter sur le podcast comme par exemple le flot de pensées, le modèle de Brooke Castillo, le manuel de bonne conduite, les besoins et les valeurs… La solitude est souvent un outil que l’on oublie et dans cet épisode j’ai envie de vous partager quelques expériences que j’ai eu à ce sujet et vous dire ce que cela à pu m’apporter, pour vous donner une idée de l’impact et la puissance que cela peut avoir.

Je pense que c’est un outil puissant que de se donner de l’espace où l’on est seul, sans personne, sans autre être humain et seul sans source d’information : livres, accès à internet où on va se nourrir l’esprit d’idées d’autres personnes, autrement dit des espaces où l’on serait seul avec nos propres pensées, nos idées et notre esprit et non d’autres sources externes qui viendraient alimenter notre réflexion qu’on le veuille ou non. 

Évidemment lorsque je parle de solitude dans ce cas de figure, je ne parle pas de faire une retraite au fin fond de la campagne, isolé sans internet, sans téléphone, sans livre, à ne rien faire d’autre que méditer toute la journée pendant un mois. Je parle simplement de trouver des temps au sein de sa semaine ou de son année, d’avoir conscience du pouvoir que cela a d’être seul-e, et de créer cet espace où l’on est vraiment seul avec soi. Lorsque  l’on est seul avec soi, nous allons être en présence avec ce qui se joue pour nous, ce qui est présent dans notre esprit et nos émotions, très souvent l’un des problématiques auquel on fait face dans le cadre de notre développement personnel et l’une des raisons pour lesquelles on peut avoir l’impression de stagner ou de ne pas évoluer sur certains domaines, c’est tout simplement parce que nous ne sommes pas présent à soi, donc nous ne sommes pas en train de faire face aux problématiques que l’on vit, nous ne sommes pas en mesure d’écouter ce que l’on ressent, nous sommes très souvent dans la fuite, dans la non-écoute de soi, cela arrive très souvent de croire que tout va bien, qu’on a pas l’impression d’être stressé ou fatigué ou d’avoir besoin d’espace, juste pour la raison qui est que l’on est dans le « faire », et que l’on ne se laisse pas le temps d’être dans l« être »

La solitude va nous permettre d’être dans l’« être » et moins dans le « faire ».

Nous vivons dans une société où on juge les gens à ce qu’ils font et où c’est très important de montrer à l’extérieur qui l’on est par ses actions. On oublie d’être. Même lorsque l’on est dans une démarche de développement personnel, au lieu d’être présent, on va constamment être dans la quête d’actions et de mise en place d’outils. Ce qui nous apporte que si l’on se laisse l’espace d’être présent. C’est génial de mettre en place des outils, à condition de ne pas être seulement dans l’action et que l’exercice en lui-même nous permette d’être présent, et que cela ne soit pas le prétexte de se fuir une fois de plus. Cela m’est déjà arrivé de lire un livre de développement personnel et de vouloir refaire un exercice sans forcément être présente à moi-même. 

Faire pause et utiliser la solitude comme un moyen de se retrouver.

Cela va être un outil que vous allez pouvoir utiliser sur une période plus ou moins longue ou même à l’échelle de la journée. Cela peut être un sous la forme d’une méditation si vous le souhaitez. Cela peut être un moment où vous êtes présent à soi sans distraction, rien à part nous et notre esprit. 

Cela est super intéressant de voir ce qui se présente à nous dans ces moments là et d’être dans une démarche d’accueil de soi. La façon dont j’ai envie de vous proposer cet exercice c’est d’être présent à soi, à l’écoute, de demander à son cerveau : « qu’est-ce qui se joue pour toi en ce moment ? » et d’être là pour soi.

J’ai eu l’idée de vous partager ça ici, même si je n’ai rien inventé ici, ce n’est pas vu comme un outil mais plutôt comme un levier assez puissant qui est souvent connu par le biais de différentes méthodes, cette technique est notamment utilisée dans le domaine de l’entreprenariat/ de la spiritualité. Nous avons conscience que passer du temps avec soi, de faire le vide, de se recentrer sur soi par la pratique corporelle, que ce soit par la pratique de la méditation, c’est quelque chose qui peut être puissant, la raison pour laquelle je voulais vous en parler aujourd’hui c’est parce que je me suis rendue compte en faisant un bilan de ces trois dernières années, dans mon travail, dans ce podcast, en me demandant ce que je voulais pour l’année 2021, je me suis rendue compte que les moments les plus puissants pour moi c’est trois dernières années dans les choix que j’ai pu faire, les grandes décisions qui m’ont amenés à être là où je suis aujourd’hui, dans une vie qui me convient et dans laquelle je me sens extrêmement chanceuse et extrêmement bien, mon quotidien me plait, l’endroit où je vis aussi, les personnes qui m’entourent, mon métier… je ne saurais pas à quel point vous dire à quel point je me sens bien dans ce métier de coach certifiée. Je me suis rendue compte que ces dernières années, les décisions qui m’ont amenées là où j’en suis aujourd’hui, c’est tout le temps parti d’un moment de solitude et de vide où je me suis recentrée sur moi.

Il y a des moments où il s’agissait de retraite, je suis partie cet été lors d’une retraite de méditation. L’été dernier, je suis partie faire une retraite au Costa Rica qui avait pour but de faire un jeûne hydrique de 21 jours. Ce ne sont pas des moments où j’ai été seule durant toute la durée de mes retraites, lors du jeûne par exemple j’étais accompagnée de personnes qui jeûnaient avec moi, il y avait les médecins et les infirmiers qui prennaient ma tension et ma glycémie tous les jours pour m’assurer que je pouvais poursuivre le jeûne, et que je n’avais pas de contre-indication à ce que je le poursuive, c’est tout de même long 21 jours, c’est important d’avoir un suivi médical dans ce cas de figure, si vous envisagez d’en faire un un jour, je n’étais pas seul dans le sens où il n’y avait pas zéro être humain autour de moi qui m’apportait des idées, j’ai été amenée à m’accorder énormément de temps seule, même si ce n’était pas forcément intentionnel. Je me suis rendue compte que j’avais davantage de temps de méditation que lorsque j’étais en France, et beaucoup plus de temps de vie où je n’étais pas dans la discussion à cause de la fatigue, j’avais envie de me reposer et de reposer mon esprit et ce qui fait que j’étais beaucoup plus présente dans mon corps. J’ai eu l’occasion de vivre cela également cet été lors d’une retraite qui était un petit peu différente, qui était centrée sur le corps et la sexualité. Je me suis rendue compte qu’il y a beaucoup de choses que j’ai pu clarifier sur des objectifs futurs, sur l’année qui était en train de se dérouler, sur mon rapport à moi-même, grâce à ces moments avec moi-même. 

Ces deux exemples m’ont permis de me rendre compte qu’il y a un réel avant/après.

Je me rends compte que cette année, j’ai intégré dans ma routine hebdomadaire des moments où je n’ai rien dans mon emploi du temps, je les ai appelé « moments de réflexion » mais des moments où je n’ai rien de prévu pendant une heure, c’est du vide, de la vision, juste du temps avec moi où je me pose, je vois ce qu’il se passe, je l’avais posé dans une intention de trouver des solutions pour l’entreprise, je suis partie du principe que c’était avec mon cerveau et mes pensées que j’allais créer mon entreprise pour les années à venir, c’était en réfléchissant et me laissant du temps pour penser, je m’étais donné ce temps et je me suis rendue compte que j’en ai vraiment bénéficié et que c’est durant ces moments là que je me suis rendue compte des moments qui n’étaient pas alignés avec qui je suis, des choses qui ne me correspondaient pas parce que j’étais vraiment dans l’écoute de ce qu’il se passait, dans la présence avec moi-même. Je me suis dit en faisant le bilan de mon année 2020, je me suis rendue compte que tous ces moments de solitude et de vide avaient été d’une grande puissance dans mon cas. Je ne vous ai jamais parlé de la solitude comme un outil en tant que tel alors que c’en est un. Ce qui est intéressant, c’est que quelqu’un qui a naturellement une tendance introvertie, quelqu’un pour qui cela va être un réel besoin de se recharger que d’être seul-e, cela va être des personnes qui vont se connaitre davantage, des personnes qui vont faire des choix plus alignés dans leur vie, pas parce qu’elles sont plus spirituelles ou plus intelligentes, mais parce que leur mode de fonctionnement et leurs besoins d’énergie font que ce sont des personnes qui passent davantage de temps avec elle-même. J’ai pu observer dans mon entourage que les personnes introverties étaient davantage affirmées dans leurs choix, alors que les extravertis faisaient davantage d’essais/erreurs. Cela a aussi d’autres avantages, je pense que vous connaissez ma passion pour l’essai/erreur, je pense que c’est excellent comme façon de faire et en tant qu’extraverti nous allons avoir davantage la tendance à le faire et à être moins dans la réflexion (même si cela est une tendance générale). Je trouve cela particulièrement intéressant en tant qu’extravertie, de se poser et de se créer des espaces où je ne suis pas en interaction avec les autres et j’ai envie de vous encourager à cela et d’utiliser cet outil là si dans certains aspects de votre vie vous êtes perdus. Il m’est arrivé de nombreuses fois où je ne sais pas ce que je pense, je ne sais pas ce que je veux, je ne sais pas quelle est la bonne décision, je ne sais pas ce que je veux à l’étape d’après… Ou même lors de discussions qui implique des valeurs, de me dire que je ne sais pas ce que j’en pense, je ne sais pas si je suis d’accord avec telle ou telle chose, ce qui fait que je vais beaucoup m’imprégner des argumentaires et des avis des autres autour de moi, sans pour autant réussir à trancher. Je trouve que dans ces moments où l’on a besoin de clarté, de se sentir aligné et de savoir ce que l’on en pense, utiliser la solitude, utiliser le fait de se faire de l’espace et d’être dans l’être » et non dans le faire, mais d’être juste présent, c’est quelque chose d’extrêmement puissant. 

Ce que je voulais vous proposer dans ce podcast, ces moments là ne passent pas forcément par la méditation, je sais que pour beaucoup d’entre vous, la méditation est un outil génial (je le pense aussi), elle permet d’aller au-delà des blocages que l’on peut avoir physiquement, d’accueillir des choses physiques et c’est un outil considérable pour l’acceptation et la mise en présence, mais ce n’est pas la seule façon de faire, je sais que beaucoup de personnes, l’entrée en méditation c’est un frein, cela peut sembler compliqué alors qu’en réalité c’est facile de méditer, il n’y a pas de mauvaises façons de faire. Nous ne sommes pas obligés de partir avec une intention de méditation pour être présent à soi. Cela peut être un moment où on est là et où l’on se donne de l’espace et du vide, où l’on s’assoit par terre, on s’assoit dans un canapé et on l’on s’autorise à bouger sauf que l’on est présent à soi et on pose la question à notre cerveau de ce qu’il se passe maintenant. 

J’ai beaucoup utilisé ces moments de vide et de solitude pour poser des questions orientées à mon cerveau. Vous savez que je crois au fait que pour apprendre à se connaître, il s’agit surtout de dialoguer avec soi et donc de se poser des questions tous les jours, d’ailleurs à l’occasion de Noël on se pose tous les jours une question d’auto coaching sur le compte mon compte Instagram, je crois en cela et il n’y a pas de manière plus puissante d’apprendre à se connaître et se poser des questions et voir ce que notre cerveau répond, voir ce qui sonne juste et moins juste, j’ai beaucoup utilisé ces moments de solitude comme un moyen de poser des questions à mon cerveau, de me dire que j’ai un espace vide, j’ai du temps et j’ai décidé que ce moment j’ai décidé de le passer avec moi-même, qu’est-ce que je peux me poser comme question et sur quoi je peux orienter mes pensées et ma réflexion. 

Je pense que la solitude peut être très utile lorsque l’on se sent débordé-e, lorsque l’on se sent stressé-e, lorsqu’il y a trop de choses à faire, je recommande souvent à mes coachés de faire cet espace là et parfois le cerveau va lutter et dire : « non je n’ai pas le temps ni l’espace, il y a tout ça à faire » et en faite, il va être assez facile de se convaincre que si l’on s’accorde 5 minutes, cela ne va pas impacter nos résultats, nos objectifs etc… Ces 5 minutes peuvent être d’une puissance énorme, juste pour être présent à soi.

En tant qu’extravertie, j’avais tendance à penser que lorsque je manquais d’énergie, le plus efficace aurait été d’aller à la rencontre d’autres personnes, de connecter et de contacter des gens, étant extravertie je sais que c’est un moyen très puissant de recharger mes batteries, c’est intéressant de ne pas oublier que même si l’on a une tendance extravertie, nous avons malgré tout en nous une part d’introversion, ce sont juste des modes de fonctionnement globaux mais nous avons tous besoin des deux facettes. Nous avons tous besoin de connecter avec des humains, même si l’on est très introverti, il y aura un moment où le contact humain va nous manquer, en tant qu’extraverti on s’est rendu compte avec le temps que quand ça ne va pas bien, cela marche très bien de connecter avec d’autres être humains, nous allons avoir tendance à faire ce choix naturellement, et à ne pas se laisser d’espace et de ne pas instinctivement se proposer cet espace. 

Je vous recommande de pratiquer la solitude, notamment si vous vous sentez submergé-e, de faire pause. D’utiliser la solitude comme un outil puissant et de l’instaurer dans une routine au quotidien. A la vue du bilan des trois dernières années, je me rends compte que c’est quelque chose que j’ai décidé d’instaurer dans ma vie, de créer cet espace. J’ai déjà instauré dans ma vie l’habitude de me poser pendant une heure et de créer de l’espace pour réfléchir à la vision pour mon entreprise et c’est juste un espace de réflexion, et où j’interroge mon intuition, est-ce que je suis dans la bonne direction avec SSBB, est-ce que ce sont des choses justes que l’on instaure dans la société, est-ce que je vois qu’il y a une décision importante à prendre… J’ai décidé de me laisser une semaine voire 15 jours par an que j’utilise pour privilégier la solitude. Cela ne veut pas forcément dire être seule durant toute la durée, mais de prévoir un temps dans l’année où je vais faire cet espace, et où je vais me donner l’espace de me recentrer, pour être présente à moi-même. 

Quand on se donne l’espace, c’est là que le cerveau respire, tous les artistes le savent, se donner de l’espace seul permet de créer, même si il faut aussi nourrir cette créativité par des choses extérieures, évidemment on ne crée par à partir de rien. J’avais juste envie de vous partager cet outil là.

Je veux bien vos retours d’expériences à ce sujet, sur votre besoin de solitude, est-ce que parmi vous vous êtes dit que vous ne le faisiez jamais.

Je veux bien que l’on échange ensemble à ce sujet.

Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’années, je vous dis à vendredi prochain !

6 commentaires

  1. Elisabeth Tichon

    Merci pour ce podcast qui tombe a pic dans un moment …de solitude un peu triste.
    Il y a quelques années j avais fait le test du MBTI et j étais I: introvertie a cette période de ma vie je me sentais très souvent seule mais dans la tristesse. L année passée j ai refait ce test et je suis passée a extravertie pourtant depuis quelques années, je recherche bcp plus la solitude et je pars d ailleurs souvent un WE seule dans les bois dans une cabane… Au départ ça me fait toujours un peu peur et puis je me rends compte que ces moments sont hyper riche et je me sens toujours hyper bien après… J écris beaucoup … Mais pour moi c est aussi lié avec la connexion a la nature.. J ai besoin de me sentir isolée du monde aussi physiquement. Et là je me retrouve 🙂 et une fois que je me suis vraiment connectée a qui je suis je peux être bcp plus a même d être dans des relations plus authentiques avec les autres..

  2. Emma

    Je suis tout à fait d’accord avec ton point de vue! Depuis petite j’ai toujours considéré « penser » comme une activité, une occupation tout en étant franchement extravertie. Aujourd’hui ces moments me servent un peu de boussole et de réservoir d’énergie, j’ai la sensation que me laisser la parole sans entrave, de me permet de me dire « tkt Emma je suis là pour toi »

  3. Céline

    Bonjour Esther, merci pour ce podcast il m’a bcp parlé ; pour ma part je fais de la méditation tous les matins ; en tant qu’introvertie j’ai besoin de ce moment avec moi pour me recentrer. J’entends que tu prends du temps pour faire des retraites ; c’est quelque chose qui m’attire de plus en plus ; je vais bosser sur comment l’instaurer pour que ce soit bien perçu par la famille (c’est important pour moi) et pour 2021 je vais me donner les moyens d’y arriver ! Merci à toi ; PS : si tu as des pistes de retraites ou des sites ou aller regarder je suis preneuse 😉

  4. Hello ! Merci pour cet épisode, je partage totalement ton avis 🙂 Etant extravertie, j’ai découvert les bienfaits de me retrouver seule lorsque je me suis sentie perdue dans ma vie et que j’avais besoin de prendre de grandes décisions. Et maintenant je fais très souvent ça pour revenir à moi, sans trop d’interactions extérieures. Laisser les pensées passer, écouter mon intuition et finalement tout sédimente et on y voit plus clair ! C’est prévu pour moi en cette fin 2020, 3 jours dans la campagne seule pour glander, me balader, me retrouver et définir mes objectifs pour 2021 (car grandes décisions à venir également). Etre seule est devenu un besoin quasi quotidien, même pour pas longtemps mais c’est vraiment quelque chose que je ne pourrais pas arrêter et j’adore ça 🤩

  5. Siham

    Merci pour ce podcast. J’ai établi un espace de dialogue avec moi même depuis que je suis petite et on me définit souvent par ma capacité et mon amour pour passer des moments seuls. Dans ma relation, j’ai complètement oublié ces deux habitudes, ce qui fait qu’au bout de 8 mois, je ne savais plus ce que je voulais je ne savais plus ce que je pensais. La rupture a été très bénéfique et j’ai pu complètement me recentrer sur moi grâce à plein d’outils (ce podcast, de la théorie féministe, du patin à roulette) notamment les longues balades en forêts et les sessions devant mon miroir où je dialogue avec moi même, je me pose des questions, je prête attention à ce qui me fait du bien d’entendre, je me pardonne pour les comportements négatifs que j’ai pu avoir (jalousie, colère, impatience etc).
    Comme Esther l’a dit, les grands moments de solitudes sont les plus révélateurs. Cette rupture a été une incroyable opportunité pour moi de redresser la barre et d’approfondir ma connaissance de moi au delà de ce que j’avais déjà acquis. Aujourd’hui j’apprends à aimer d’une autre façon (responsabilité émotionnelle et respect de mes limites, ne plus mettre le partenaire sur un piédestal) et je sais que je suis bien seule, avec moi même. Me remettre avec mon partenaire est donc un choix et non plus une nécessité à mon bien être.
    La solitude a toujours été ma meilleure amie, la patience un peu moins (je suis hyperactive). Il faut les cultiver, tous les jours.

  6. Laura B.

    Hello Esther,
    Je viens d’écouter ton podcast et il fait vraiment écho à plein de choses que je partage.
    Je ressens aussi le besoin de me poser pour pouvoir répondre à des problématiques, sur des sujets actuels de société par exemple, car dans les discussions j’entends et absorbe les avis divergents des uns et des autres et j’ai l’impression que lorsque je veux exprimer mon avis, je suis souvent nuancée, comme influencée par ce que je venais d’entendre… Donc l’idée de prendre du temps, seule, pour y réfléchir, c’est une piste que je vais creuser!

    J’ai pratiqué plus ou moins assidûment la question/jour en décembre (je ne l’ai pas fait au jour le jour et continue de piocher dans les questions pour y répondre) et cela procure un apaisement et un bien-être extrêmement agréable.
    Le point sur lequel je dois travailler est que je ne veux pas prendre du temps pour moi, comme si j’avais peur de « m’affronter ».
    Du coup, de manière plus ou moins irrégulière, je prends du temps pour écrire, flots de pensées, projets, idées, etc et se déconnecter de toute perturbation extérieure fait tout simplement du bien, on a tendance à (s’)oublier!
    Merci encore pour ce podcast super enrichissant 🙂

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