#180 – Le syndrome de l’imposteur

Bonjour à toutes et tous et bienvenue dans Se Sentir Bien, le podcast qui est là pour vous aider à devenir votre propre coach, je suis Esther Taillifet, coach certifiée et dans ce 180ème épisode nous allons parler du syndrome de l’imposteur.

Le très connu syndrome de l’imposteur, je sais que de nombreuses personnes voulaient que cet épisode voit le jour, je crois que cela fait partie des épisodes que l’on m’a le plus réclamé. J’en ai parlé des dizaines de fois, j’en ai parlé dans des dizaines d’épisodes différents, mais il n’y avait pas un épisode consacré à lui. 

Qu’est-ce que le syndrome de l’imposteur ?

C’est une sorte de doute maladif qui touche à nos réussite, nous avons l’impression que tout nos succès et nos réussites ne sont pas attribuables à nous-mêmes, même s’il s’agit de réussite personnelles, nous allons avoir tendance à attribuer cela à des circonstances extérieures : la chance, les pistons, des situations favorables diverses et variées, les personnes en face de nous qui étaient complètement inconscientes de nous délivrer nos diplômes (cela vaut dans tous les domaines de vie). C’est cette sensation d’être une imposture, de ne pas être à sa place, de ne pas mérité sa place, d’avoir l’impression que l’on va être démasqué à tout instant, soit parce qu’on est incompétent illégitime etc… Nous avons ce sentiment très fort, qui prend beaucoup d’ampleur, c’est maladif. Nous avons tous eu des moments où nous avons du faire face à des moments de doute plus ou moins grands, on parle de syndrome de l’imposteur lorsque cela occupe beaucoup de place dans notre esprit, qui nous empêche de fonctionner, de faire les choses qui nous intéressent, de nous épanouir dans notre milieu personnel et professionnel.

Si vous avez le syndrome de l’imposteur vous pensez des choses du type :

« J’ai eu mon travail actuel parce qu’ils avaient besoin d’une femme pour l’égalité hommes/femmes, et non pour mes compétences/mon expérience »

« Pour qui je me prends à vouloir écrire un roman, alors que je n’ai jamais fait d’études littéraires, je n’ai même pas lu les grands classiques »

Il va y avoir ce type de questionnements.

Le symptôme au quotidien est que vous n’allez pas vous sentir assez, vous allez tout le temps avoir l’impression qu’il faille apprendre de nouvelles choses, ça va être quelqu’un qui va constamment se former, lire de nouveaux ouvrages, écoute tous les podcasts, qui fait de nombreuses formations, qui a de nombreux diplômes à son actif, qui a besoin de toujours plus d’expérience.

Par exemple, si vous avez un diplôme de psychologue, vous avez fait votre master, vous pouvez ouvrir votre cabinet, vous mettre sur Doctolib et proposer vos services, et vous ne le faites pas, vous mettez des mois et des années à vous décidez. Vous vous dites qu’il faut d’abord que vous fassiez des stages, que vous preniez des patients sans les faire payer… Parce que vous ne vous sentez pas assez légitime, que vous avez l’impression tenace de ne pas avoir assez d’expérience dans votre domaine, parce que vous vous dites que vous n’avez pas mérité votre diplôme… Entre temps on devient fou (façon de parler), cela occupe beaucoup d’espace mental, cela est très fatiguant émotionnellement et mentalement, on a toujours besoin de validation, ce n’est jamais assez, il faut toujours faire de nouvelles choses afin de valider ses compétences. Je vais beaucoup parler du syndrome de l’imposteur dans la sphère professionnelle, c’est encore plus le cas avec les nouveaux métiers qui émergent, il n’y a pas de « validation standardisée », il n’y a pas un diplôme du youtubeur/youtubeuse… y compris tous les métiers qui gravitent autour de la création de contenu par exemple.

Ce sentiment d’imposture est encore plus forts dans ces métiers là car il n’y a pas quelque chose d’institutionnaliser qui valide, je ne dis pas que ça n’arrive qu’aux personnes autodidactes, mais c’est encore plus flagrant chez les personnes qui ont appris une compétence par elle-même. Pour reprendre l’exemple de la psychologie, on lui a dit qu’il ou elle pouvait exercer, mais ils ne le font pas. Je pense notamment aux personnes qui ont eu leur permis de conduire, si vous avez ressenti un syndrome de l’imposteur lorsque vous avez eu votre permis de conduire, il arrive très souvent que des personnes qui viennent d’avoir leur permis de conduire, elles ne conduisent pas et disent « j’ai eu beaucoup de chance le jour de mon permis, en faite je ne mérite pas mon permis, il faut encore que je prenne des leçons de conduite, il faut encore que je conduise sous la supervision de quelqu’un d’autre » alors que non, elles sont en réalité tout à fait légitime à le faire, mais ce syndrome de l’imposteur vient se mettre en travers de leur chemin, qui vient les bloquer et les empêcher d’avancer.

C’est un sentiment d’imposture qui nécessite constamment une validation extérieure pour vérifier que nous sommes bien à notre place, que nous avons le droit d’être là et en même temps l’incapacité à recevoir cette validation extérieure, comme si les personnes qui le faisaient n’avaient pas d’autres choix, qu’elles nous aiment bien… C’est assez paradoxal quand on y pense : que l’on nous valide ou non, dans tous les cas, lorsque l’on est face au syndrome de l’imposteur nous ne pouvons accepter cette validation extérieure.

La question est pourquoi ressentir ce syndrome de l’imposteur ?

Qu’est-ce qui fait que l’on se sent comme une imposture ?

Qu’est-ce que l’on cherche lorsque l’on veut avoir la validation par un diplôme, par une énième formation etc… 

Combien d’entrepreneurs créent des services et au qui ne se font pas payer au début car dans l’incapacité totale à recevoir de l’argent, ils ne se sentent pas légitime à recevoir de l’argent. 

Ce qui manque dans cette situation, ce n’est pas la validation extérieure mais la validation de soi à soi.

Ce qui manque, c’est que vous vous validiez, que vous vous dites que vous avez le droit d’être psychologue par exemple, j’ai le droit de conduire, j’ai le droit de monter mon entreprise, de donner mon avis en réunion… C’est à nous de nous donner cette validation interne. On ne se donne pas le droit de s’auto-valider, on se dit « pour qui je me prends ? »

Il n’est pas question de faire semblant, on ne veut pas être une imposture, on ne veut pas être dans le faux semblant, on veut être en mesure de savoir ce que l’on pense de cette situation. 

« Est-ce que je suis une imposture »

« Qu’est-ce que je pense de mon diplôme ? Est-ce que je le trouve bien ? Est-ce que je suis allé assez en profondeur dans ce domaine là ? Est-ce que je peux approfondir ce sujet par moi-même ? Est-ce que je fais semblant ? Est-ce que je suis en train de prétendre être quelqu’un que je ne suis pas ? »

Quand j’ai écrit un roman et que je le publie, est-ce que je prétends être un écrivain ou une écrivaine que je ne suis pas ? 

Non.

Je mets mon nom sur le roman, je ne mets pas le nom de quelqu’un d’autre sur la couverture.

C’est à soi que l’on doit se donner cette validation.

C’est là que l’on voit que la base du syndrome de l’imposteur est en réalité un problème d’estime de soi. 

Qu’est-ce que je pense de mon droit à exprimer cette compétence, qu’est-ce que je pense de mon droit à exercer ce métier, de mon droit à faire cette action, à exercer cette passion, à dire ce que je pense, à exprimer ma créativité… qu’en est-il de ma légitimité à faire tout cela ?

C’est vraiment une question de se poser de soi à soi.

Lorsque l’on se dit que l’on est pas légitime, il est question de se rappeler qu’à aucun moment il n’est question de se prendre pour quelqu’un qu’on est pas.

La problématique que l’on rencontre dans ces moments là c’est que l’on a l’impression que si on se dit écrivain parce que l’on a écrit un livre, on se prend pour quelqu’un d’autre. Alors qu’on a juste le droit d’exprimer au monde qu’on a fait telle ou telle action. Quand on se dit artiste parce qu’on a créé une peinture, on ne se prend pas pour un artiste très prestigieux, qui a fait ses preuves, et qui a eu une carrière extraordinaire… On prétend juste être quelqu’un qui a créé une peinture à un instant T, est-ce qu’on ne peut pas tout simplement se ramener à ça ?

C’est l’une des choses que j’ai apprises de part mon parcours personnel, c’est une des grandes réalisations que j’ai eu lorsque j’étais en doctorat, j’ai compris que les scientifiques ne savaient pas. J’avais une admiration immense pour les chercheurs, c’est pour cette raison que cela m’attirait de faire de la recherche parce que c’est un domaine que j’admirais, que je voyais comme au-dessus des autres métiers, quand j’ai réalisé que les chercheurs ne le savent pas. Je me suis juste pris la réalité en face : ce sont juste des être humains qui font des trucs, quand ils ne savent pas qu’ils lisent des livres sur le sujet, ils apprennent les compétences qui leur manque. Et c’est vrai pour tous les domaines, dans tous les domaines, les gens que vous admirez, le pied d’estale sur lequel vous mettez la chose que vous ne pensez pas que vous pourriez atteindre, les gens qui font ces choses sont juste des être humains. Ils ont appris les compétences qui leur manquaient, en le faisant ils ont appris etc… 

Vous pouvez tout à fait devenir le professionnel que vous avez envie de devenir, c’est à vous de vous demander si c’est le bon choix, par exemple être psychologue requiert un master en psychologie, ou « je ne peux pas être artiste peintre, je n’arrive pas à utiliser la peinture à l’huile, je vais faire une formation sur le sujet, je vais apprendre, je ne peux pas me prétendre peintre en peinture à l’huile parce que je ne sais tout simplement pas m’en servir… ». C’est à vous de vous poser la question : « qu’est-ce que j’en pense ? »

« Est-ce que mes compétences sont suffisantes, est-ce que ce que je crée est bien ? »

Si je ne m’estime pas assez compétent pour estimer mes propres compétences, je peux me demander : « qui est compétent pour estimer mes compétences ? », a priori, lorsque vous passez le permis par exemple, vous ne pouvez pas estimer si vous êtes vous-même estimer si vous êtes compétent-e à conduire, donc quelqu’un d’autre va le faire à votre place, quand il vous dit que vous l’êtes, votre travail est de le croire. 

Si vous ne passez pas par cette auto-école, vous ne croyez pas en la compétence des gens qui me forment dans cette auto-école et donc je vais me former ailleurs. 

Si vous-même ne savez pas comment estimer votre compétence à faire quelque chose, demandez à quelqu’un qui sait, si vous faites votre compte Instagram pour la première fois, en effet il n’y a pas de diplôme, demandez à quelqu’un qui est compétent selon vous, qui tient un compte depuis longtemps et demandez lui de jeter un coup d’oeil à votre compte. Ce qu’il va se passer c’est que dans tous les domaines de votre vie vous allez apprendre par le biais de formations, de livres, d’expériences… Vous n’êtes légitime que si vous avez envie de faire.

Posez-vous la question : « Est-ce que je me trouve compétent-e dans ce domaine ? »

« Est-ce que je pense que je suis une imposture ? »

Et si je ne suis pas capable d’en juger, autant faire appel à quelqu’un qui l’est. 

Si je me dis que je ne suis pas compétent à faire un tableau avec de la peinture à l’huile, je me lance, je le fais et si je n’y arrive pas j’aurais eu le mérite d’essayer et d’aller au bout du processus.

La réalité est que tout le monde peut être médecin, artiste dans un domaine, c’est une question d’avoir envie et que cela se situe dans sa propre incarnation que d’avoir envie d’apprendre les choses qu’il faut apprendre pour créer ce qu’il y a à créer dans chacun des domaines que je viens de citer.

C’est là qu’on en vient à son intuition profonde, son « qu’est-ce que j’en pense et est-ce que j’en ai envie ? ».

Je vous disais à l’instant que l’on est légitime que si on a envie de faire les choses en question. Je ne parle pas d’une petite envie passagère, je parle d’une envie profonde. A un moment donné, si ça fait des mois et des années que vous vous dites : « j’ai envie de faire ça » mais qu’à chaque fois vous vous arrêtez parce que vous ne vous sentez pas légitime, vous avez le syndrome de l’imposteur lorsque vous mettez des actions en place, dites vous : « la seule raison pour laquelle je suis légitime c’est parce que j’en ai envie, j’ai un feu intérieur en moi qui me dit que c’est la bonne direction », tout le reste, c’est à dire : les compétences, les chances, les actions, je vais les provoquer, je vais les apprendre. A l’inverse, si vous vous sentez « imposture », demandez-vous pourquoi ?

C’est hyper intéressant comme sentiment, il y a une vraie possibilité que vous en soyez une, c’est légitime de penser ça. Demandez-vous, si je m’en remets à mon intuition, à mon feu sacré, à ma flamme, est-ce que je suis à la bonne place ? Ou est-ce que je fais semblant ? Peut-être que vous n’êtes pas ultra bon à faire ce que vous faites, que vous avez de la chance et que personne ne s’en est aperçu, vous vous n’avez pas mis les actions en place, vous ne vous intéressez pas au sujet, parce que vous n’avez peut-être pas envie d’être là, et c’est à vous que vous mentez, ce n’est pas que les autres vont vous démasquer mais que vous-même vous avez peur de vous démasquer, de vous dire : « qu’est-ce que je fous là, j’ai pas du tout envie d’être là, ma petite flamme intérieure elle veut m’emmener ailleurs et je me convaincs que je suis à ma place alors que ce n’est pas le cas. Evidemment que je me sens imposture, ce n’est pas parce que vous n’êtes pas compétent, ce n’est pas parce que vous ne faites pas bien votre travail, c’est juste que vous savez au fond de vous que vous n’avez rien à faire là, vous n’avez pas cette envie de monter en compétence dans ce domaine, ce n’est pas quelque chose qui vous anime, et c’est en cela que vous êtes une imposture mais ce n’est certainement pas parce que vous n’êtes pas compétent-e ».

C’est un vrai travail qui consiste à se regarder, et souvent nous avons peur, ce que je vous raconte c’est quelque chose que j’ai vécu avec l’astrophysique, j’étais très compétente dans le domaine, j’avais mes diplômes, j’avais travaillé mes examens, mais j’avais le sentiment d’être une imposture, pas du tout parce que je n’étais pas compétente, ou parce que je faisais mal mon travail, mais j’étais une imposture vis-à-vis de moi-même, c’est à moi que je mentais dans l’histoire, ce n’est pas à mes chefs. Ce n’était pas ma place, ce n’était pas là que mon feu interne voulait m’emmener, ma voie n’était pas là.

Lorsque je vous dis « vous », je m’implique dedans et je connais très bien ce sentiment. 

Souvent nous avons peur d’aller regarder, je vous parle de source sûre car je l’ai vécu, je le vois constamment avec les personnes que l’on coach. Souvent on a peur de se poser la question, parce que si on se pose la question on risque de se rendre compte que l’on est vraiment incompétent, mais en général ce n’est pas ça qu’on trouve, quand on a peur de se poser la question, c’est qu’on se rend compte qu’on l’est et qu’on s’est voilé la face depuis le début et que nous sommes à notre place, qu’on la mérite, mais qu’on a juste besoin de s’auto-valider, et de se dire « je suis tellement badass, ce que je fais c’est génial, c’est du bon travail, et là où je pense que ce n’est pas du bon travail, je me dis que j’ai trop envie d’apprendre dans ce domaine en particulier, il me manque telle compétence ? J’ai l’élan d’aller l’acquérir, et c’est une observation qui est utile ». Une partie d’entre nous, lorsque nous faisons ce travail de s’auto-évaluer, « qu’est-ce que je pense de la propre légitimité à faire telle ou telle chose ? », c’est qu’on se rend compte qu’on est une imposture, mais pas pour les raisons pour lesquelles on le croyait initialement.

Notre problème c’est qu’on le se ment à soi-même depuis le début, par exemple : on a pas envie de faire de compte Instagram (pour reprendre l’exemple de tout à l’heure), ce n’est pas que nos photos ne sont pas belles, que notre SEO est mauvais, c’est qu’on s’est raconté qu’il fallait absolument créer un compte Instagram mais en faite ce n’est pas quelque chose qu’on aime profondément. On fait ça pour d’autres raisons : pour la reconnaissance sociale, on fait ça parce qu’on a peur, parce qu’on pense que c’est ce qu’il faut faire et non parce qu’on en a vraiment envie. 

Il y un vrai travail d’honnêteté et de légitimité, de se regarder, de s’écouter, tu as le droit de faire les choses que tu as envie de faire, tu es légitime dans tout les cas, tu n’es jamais une imposture si tu fais les choses qui te sont dictées par ton intuition, par le feu profond qui dort en toi. 

Pour le reste, il va peut-être falloir passer des diplômes, faire des formations, apprendre sur le tas, faire des trucs nuls d’abord. Peut-être qu’effectivement, ça va t’aider d’avoir un coup de chance par-ci par-là, d’avoir une personne qui te donne un petit coup de pouce mais il n’empêche que tu seras toujours légitime à faire quelque chose qui est partie de ton coeur/ton intuition.

Peut-être que tu vas te rendre compte qu’il y a pleins de domaines dans ta vie dans lesquels tu te voiles la face, dans lesquels tu es peut-être une imposture, mais pas du tout pour les raisons que tu penses, je suis certaine que dans tous les cas tu n’as pas volé ta place, dans tous les cas tu as bossé pour être là où tu en es, dans tous les cas tu as les compétences mais tu sais que ce n’est pas ça le problème. 

J’ai envie de vous donner un petit exercice : si tu as le syndrome de l’imposteur, tu peux te poser quelques minutes et te demander : si tu as l’impression que tu as obtenu cette chose dans ta vie parce que tu as eu un coup de chance par exemple, liste toutes les actions que tu as faites pour obtenir cette réussite. Toutes les choses que tu as mises en place toi, personnellement. Tu vas voir qu’il y en a surement un paquet. Je ne veux pas que tu t’arrêtes avant d’en avoir trouvé 20, tu vas me dire « non mais il n’y en a pas 20 puisque je suis une imposture ». Je pense à une personne à qui j’ai parlé en coaching cette semaine, elle m’a dit qu’elle avait obtenu des résultats sportifs et qu’elle pensait que c’était grâce à sa génétique (je rigole), je trouve ça incroyable de voir à quel point le cerveau est fou pour nous empêcher de s’auto-valider nous-même. On nous as appris socialement que ce n’était pas bien de s’auto-valider, c’est synonyme d’être hautain. On ne parle pas de se placer au-dessus des autres, d’aller crier sur tous les toits « regardez comme je suis génial », on parle de s’auto-valider de soi à soi, on a pas besoin de le dire à qui que ce soit, de se dire : « je suis fière de ce que j’ai fait, c’est cool, j’ai encore envie de faire des choses comme ça », cette personne venait de faire 3 mois de sport intensif, elle avait eu des résultats sur son physique, elle se disait que c’était grâce à la génétique ». Est-ce qu’il ne valait pas le coup de lister toutes les actions qu’elle avait mises en place. Alors peut-être que dans son cas la génétique rentrait en jeu, en effet il y a parfois quelqu’un dans notre entourage qui nous donne un coup de pouce, on a de la chance, mais pour moi, toutes les actions que vous mettez en place vous prépare pour l’instant où vous serez là au bon endroit et au bon moment. 

Vous serez forcément au bon endroit et au bon moment, il y aura des coups de chance que vous pourrez saisir et d’autres qui vous passeront sous le nez parce que vous ne serez pas au bon moment dans votre vie, ce qui m’intéresse ce n’est pas forcément que vous ayez eu des moments de chance dans votre vie, on en a tous eu statistiquement, mais c’est plutôt de voir ce que vous avez fait pour les saisir. Listez toutes les actions que vous avez faites, que ce soit de saisir une chance qui se présentait à vous, apprendre des compétences, soulever des poids… Toutes les actions individuelles que vous avez mises en place ont amené cette réussite. 

Vous verrez que vous ne l’aurez pas volé, que cette réussite personnelle est le fruit de votre travail, même s’ il y a eu des circonstances extérieures qui ont pu vous aider, ces choses là mises à part n’auraient pas pu créer ce résultat sans vos actions.

Le deuxième exercice que j’ai envie de vous proposer si vous avez du mal à vous valider à titre personnel, même si vous voyez que vous avez objectivement les compétences etc… C’est de vous poser la question : « qu’est-ce qu’une personne qui est légitime dans le domaine ? ».

Listez toutes les choses qui constituent cette personne, je parlais d’un écrivain, d’un professionnel dans tel ou tel domaine… Quels sont les choses qu’elle doit cocher pour être légitime et pour avoir le droit à cette dénomination selon vos propres critères ?

Et demandez vous pourquoi vous mettez tous ces éléments dans votre liste.

Pourquoi il faut y avoir tous ces éléments pour mériter cette dénomination ?

Demandez-vous si vous êtes d’accord avec vos raisons ? 

Vous allez peut-être vous apercevoir qu’il y a des raisons avec lesquelles vous n’êtes pas d’accord, peut-être que vous avez décidé que pour être légitime dans ce domaine, c’est si on a fait telle ou telle formation, « la raison c’est que parce que maman l’a dit », ok, est-ce que vous êtes d’accord avec ça ? Bon voilà cela vous permet d’avancer. J’adore ma maman mais il n’en reste pas moins qu’elle n’est pas compétente dans ce domaine en particulier. Je donne un exemple un peu idiot, mais cela va être un exercice vraiment intéressant de faire ce travail là.

J’ai travaillé sur cette thématique là parce que la semaine prochaine, je suis en team building avec l’équipe SSB, on va aller travailler sur ce qu’on va faire de beau au deuxième trimestre 2021, on travaille et on fait du team building et on va connecter comme on travaille toutes à distance, c’est chouette de pouvoir se voir physiquement. En général, ce qui nous lie c’est la passion commune du développement personnel, on travaille sur un domaine et on fait un exercice ensemble, je prépare des choses qu’on peut faire ensemble et j’ai prévu de travailler sur le syndrome de l’imposteur parce qu’il s’est trouvé qu’on a fait une restructuration d’SSB, plusieurs personnes ont changé de postes, ont pris des posts à responsabilité et évidemment il en est ressorti de nombreux syndromes de l’imposteur. Et moi j’ai poussé mes filles et j’ai fait en sorte qu’elles se débarrassent du syndrome de l’imposteur.

Vous pouvez connecter avec nous et vous savez que chez SSB aussi on va aussi faire les exercices que je suis en train de vous donner.

Sachez que c’est quelque chose de tout à fait normal, que nous sommes nombreux à la ressentir à différents moments de nos vies et c’est constamment une question d’auto-validation et d’auto-légitimité et de se reconnecter à sa propre estime de soi, n’hésitez pas à aller écouter l’épisode sur l’estime de soi et la confiance en soi.

Je m’arrête là pour cette semaine, je vous embrasse, je vous souhaite un excellent vendredi, une excellente semaine et je vous dis à vendredi prochain !

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